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Le Drapeau Blanc

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le Mer 13 Fév 2013 - 23:34

    suite de : Relation épistolaire

    Plus que quatre jours avant l’incinération publique du Prince Jean… Chacun des camps connaissait plus ou moins le dessein premier de l’autre, aussi, les brigands comme les soldats du roi se préparaient à la bataille… Une simple bataille qui, si elle était bien menée, pourrait éviter une guerre. Il suffirait d’abattre Kefka, et tous les autres se débineraient. Hélas, les brigands ne connaissaient pas grand-chose de ce bouffon… Robin et d’autres avaient seulement observé qu’il était un redoutable mage, maîtrisant le feu comme la foudre… Le genre de clown à user de tout un tas d’artifices pour leurrer la proie qui se croyait chasseur.

    Mais que pouvait être le vrai objectif de ce shérif devenu régent ? Ca ne semblait en vérité pas aussi évident. Savait-il qui viser ? Avait-il même une cible ? Ou était-ce juste pour lui le moyen le plus efficace pour accélérer la venue de la première confrontation des deux camps…
    Il ne pouvait pas simplement espérer gagner la guerre… Si Ravness ou si le vrai shérif mourait, ça n’arrêterait rien.

    Quelle que soit les réponses à ces questions, la préparation était déterminante pour ce genre de combat. Et tandis que le camp du roi profitait des fournitures et cargaisons du pays entier, transportés par des chariots, de jour comme de nuit, en direction de Nottingham… et bien les brigands se contentaient d’intercepter ces chariots.

    Tiré par deux chevaux avançant au trot, un de ces chariots empruntait un chemin traversant la forêt de Sherwood… Celle-ci était trop grande pour être contournée et arriver à Nottingham en peu de temps, alors même si la forêt était à peu près aussi peu sûre pour les soldats que le château pour les brigands, ils n’avaient pas encore renoncé à la traverser…

    De chaque côté de la route, cachés derrière des arbres, portant des capes vertes foncées, la tête aussi recouverte que leur corps, deux brigands observaient et attendaient, une flèche déjà encochée à la corde de leur arc. Leur cape était suffisamment sombre pour qu’en hiver et dans l’obscurité de la forêt, on ne les distingue qu’avec attention.

    Les chevaux arrivèrent rapidement à leur hauteur…



    « J’entends un bruit de sabots… »

    « On attend le signal. »

    « Ce serait bête de finir écrasé… »

    La commandante tourna légèrement la tête vers son compagnon de combat, un coq, à peine visible sous la pénombre sous-terraine… Seule une lumière timide perçait le plafond de cette prison froide. Ils attendaient là depuis près d’une heure… Le froid commençait à lui faire mal au droit, et rester immobile près de cet homme l’agaçait un peu… Mais elle ne pouvait être à la place des archers, pour cette mission.

    « Petit Jean m’a dit que c’était solide. »

    « Oui mais…

    Elle le coupa d’un « chut » brusque… essayant d’écouter les bruits à l’extérieur.



    Une flèche fusa, déchirant l’air dans un son tout à fait particulier, comme un sifflement qui s’essouffle. Elle frôla le conducteur mais toucha violemment le soldat à ses côtés, transperçant ses côtes et le faisant basculer en dehors du chariot.
    Une demi-seconde s’écoula, une deuxième flèche perça la nuque d’un des archers assis à l’arrière du chariot avec la cargaison, l’abattant en à peine plus de temps.

    Tous les autres se levèrent, à part bien sûr le cavalier, et dégainèrent leurs arc et flèches. Mais le cocher battit l’air de son fouet, propulsant les deux chevaux au galop ! C’était le plus sage… et le plus attendu.

    L’un des brigands sembla paniquer, ayant raté sa cible… mais l’autre agit rapidement, posant ses mains devant sa bouche et produisant un cri, une sorte de hululement.



    « Ce qui veut dire... ? »

    « Il en reste trois et ils viennent vers nous. »

    Ca, elle s’en était doutée… Le son des sabots  était assourdissant, surtout pour eux deux. Elle fit apparaître son épée, posa une main sur le plafond…
    Au beau milieu du chemin, une trappe s’ouvrit… Ce qui semblait plus tôt faire partie du décor n’était qu’un faux tapis de feuilles mortes… et de cette trappe surgirent le coq et Commandant Primus, tout deux couverts de cette même cape.

    Les chevaux n’étaient plus qu’à quelques mètres mais paniquèrent devant les deux personnes si miraculeusement apparus, et surtout face au trou béant dans leur trajectoire.
    Ils s’arrêtèrent brusquement, l’un des chevaux se cabra, malgré ses liens… Son oreille fut déchirée par la flèche que le coq avait tirée, flèche qui atteignit le cocher en plein œil.


    « Ne blessez pas les chevaux !! »

    Elle courut en direction du chariot, tenant fermement son épée, tandis que les deux brigands restants sautèrent de la voiture et atterrirent devant elle, portant hache et épée.
    Elle fit apparaître son bouclier en une seconde à peine et para un violent coup d’épée, asséné presque à corps perdu… Elle tenta de repousser le bretteur d’une attaque horizontale mais d’un sursaut il se mit hors d’atteinte de son épée. Les soldats attaquèrent tout deux simultanément… elle parvint à dégager l’épéiste d’un coup de bottes au ventre mais le deuxième le surprit trop facilement. Et alors que son attaque allait la toucher de plein fouet, elle fit un geste maladroit et peu précis de son épée… réussissant à entailler profondément la cuisse de l’attaquant mais n’évitant pas la lame de la hache qui la coupa méchamment à l’avant-bras.

    Elle fit une grimace tout en se mettant hors d’atteinte de cet ennemi plus ou moins neutralisé… et quand effrayée par  une attaque surprise de l’épéiste, elle le regarda, ce dernier était déjà mort, criblé de deux flèches.


    L’un des deux brigands qui partageait sa nature avec celle d’un blaireau, s’approcha d’elle tout en désarmant l’homme à la hache, à genoux.

    « Vous êtes blessée ?! »

    Elle cacha son bras à ses alliés, tout en appuyant sur la plaie de sa main gauche… Elle masquait assez redoutablement sa douleur. Son attention était portée à cet homme qui l’avait blessé, elle le regardait, un peu perplexe.

    « Ce n’est rien. Regardez comment vont les chevaux et préparez-les… »

    Le seul soldat encore vivant la regardait désormais aussi… Le ton de son visage était passé de violent, dans l’adrénaline du combat, à implorant, dans la peur de la mort. Elle n’aurait pas été étonnée de le voir pleurer, bien que rien ne puisse lui faire moins plaisir.
    Elle s’approcha, maintenant qu’il était désarmé, et le fixa…


    « Je… vous en supplie ! J’implore votre pitié… »

    Elle baissa les yeux, sans pouvoir contrôler son geste. Elle n’avait pas l’air triste… mais on devait reconnaître qu’elle n’avait pas l’air d’aimer ce moment de son métier.

    « Je regrette. »

    Elle détourna désormais les yeux vers le cheval, essayant de reporter son attention sur autre chose.

    « Je vous laisse le temps de prier une dernière fois. »

    Une nouvelle fois elle le regarda dans les yeux. Son visage était dénué d’émotions, elle ne semblait même pas froide…
    Le visage du survivant demanda quelques secondes encore la pitié et puis… n’eut qu’à saisir la maigre opportunité qu’elle lui laissait, joignant ses mains, marmonnant, les lèvres tremblantes. Il parlait de famille, d’enfants, de paix.


    « T’as fini ? »

    Elle adressa un regard… tout aussi dénué d’émotions au  blaireau qui venait de parler, sauf que lui en saisit le sens et se ravisa de reposer la question. Elle ne se prétendait absolument pas généreuse, en faisant cela… A vrai dire, elle ne pensait pas servir dans l’intérêt de la paix en se préparant à exécuter cet ennemi… Elle était tout à fait consciente que le tuer n’apporterait strictement rien, ni paix, ni beau jour, mais simplement son esprit était concentré sur son seul objectif : gagner cette guerre pour qu’enfin règne la paix dans ce monde.

    Le condamné acquiesça finalement, fixa Ravness tandis qu’elle brandissait son épée… mais elle ne regarda que cette gorge qu’elle trancha d’un coup sec.
    Elle soupira, regardant désormais le chariot…



    Une heure plus tard, les quatre brigands étaient sur le chemin du retour, silencieux… et il faisait toujours aussi froid. Peu à peu, la commandante commençait à identifier cette guerre a une succession triste de jours et de nuits glaciales, et elle ne pouvait dissimuler un certain découragement.

    Les choses n’allaient pas si mal, pourtant… C’était le troisième chariot qu’elle pillait, et le dixième ou onzième victime des brigands. Bientôt, le régent ordonnerait sans doute les transports via un chemin plus sûr mais dans tous les cas, il y avait un avantage à tirer. Si il n’y a plus de soldats dans la forêt, ils pourraient manigancer tranquillement, tout en surveillant les entrées et sorties.

    En selle sur Beth, elle laissa sa jument guider son chemin, suivant les autres gardes, tandis qu’elle fermait les yeux et essayait de penser à autre chose.
    Mais la guerre obnubilait ses pensées. La lumière, Oakley, la Coalition noire… elle devait se forcer, se rappeler, pour penser quelques minutes à tout cela. Peut-être était-elle trop impliquée et sans doute aurait-elle voulue l’être moins mais elle n’avait pas le choix.
    Elle ne cherchait même plus à lutter, tout simplement parce qu’elle ne pouvait pas abandonner… et même en essayant d’être loin de tout ça dans ses songes, elle réfléchissait à la stratégie réfléchie pour le jour de l’incinération.

    Et ça l’obsédait…

    Ils arrivèrent au camp…Elle mit pied à terre assez vite et se dirigea vers l’ours,  le shérif. Elle répondit à sa question avant même qu’il ne la pose, légèrement blasée mais toujours aussi catégorique.


    « Il transportait vingt arcs, cinq arbalètes, cent flèches, cinquante carreaux… dix épées et cinq lances. Et nous avons deux chevaux supplémentaires. »

    « Pas de nourriture ? »

    « Juste cinq litres de vin. »

    « Ok, c’est pas mal. (…) Jodie ! Amène des bandages et de l’alcool pour la commandante !! »

    Ravness fronça les sourcils, tout en enlevant son gant et en retroussant sa manche droite, exhibant à l’air froid sa plaie fraiche.

    « Du nouveau ? »

    « Euh… Oui… Kefka a envoyé un messager. »

    « Un messager ?... Chez nous, comme ça ?! »

    Jodie était… une « tortue » adolescente… et comme l’exigeait sa nature, elle prenait son temps pour agir. Ravness la regarda avec une légère méfiance, tandis qu’elle versait de l’alcool mélangé à de l’eau, sur sa plaie, produisant une brûlure… que la commandante avait appris à supporter sans grincer.

    «  Amenez-moi à lui, alors. »


    « On l’a déjà interrogé… »

    « … D’accord et qu’a-t-il dit ? »

    « Que… s’il ne revenait pas vivant, le régent tuerait des dizaines d’innocents. »

    Ravness détacha son regard de Jodie pour fixer le shérif, les sourcils froncés, interrogateurs.

    « Il est venu pour nous dire ça ? »

    « Pour… nous intimider un peu, si vous voulez mon avis. »

    Elle baissa les yeux, perplexe évidemment… laissant Jodie enrouler son bras du bandage, lui suggérant d’un regard d’aller peut-être un peu plus vite.

    « Ce dingue serait bien capable de tuer des innocents uniquement parce qu’on aurait mal pris sa plaisanterie, je l’admets… Bon et bien, où est-il ? »

    « … Il dort ! »

    « … Il dort ? C’est une plaisanterie ? Pourquoi le laisserait-on dormir ?! »

    « Il a beaucoup marché, il est vraiment fatigué puis franchement… Franchement il vaut pas le coup ! Pas la peine d’aller le voir, ça c’est clair ! »

    « Pas la peine ?! Arrêtez vos bêtises et… »

    Elle regarda brusquement Jodie.

    « Bientôt fini ?! Vous n’avez pas l’air pressée mais j’ai une vie, après ça ! »

    « Désolé, j’ai bientôt…

    Elle regarda brusquement le shérif.

    « Il y a une raison à sa venue et je veux la connaître ! Que ça en vaille la peine ou non, shérif ! »

    « Oh écoutez, il sera de mauvais poil si vous le révei…

    « Shérif !! »

    Ses yeux étaient désormais furieux, ses poings crispés... S’il voulait la mettre en colère en un temps record, il avait réussi.
    Il parût légèrement effrayé après cette exclamation qui ressemblait presque à un cri.


    « D’accord, d’accord… »

    Elle allait arracher son bras à Jodie pour finir le travail quand cette dernière se retira doucement, ayant fini… juste… à temps.
    Le shérif la guida vers la partie nord du camp, au milieu de quelques arbres morts et à proximité de la tente principale, dans laquelle on discutait stratégie.
    Elle vit l’homme aux pieds et mains ligotés…


    « C’est un des hommes d’Alpha. »

    Elle le regarda fixement… ne se souvenant pas vraiment de lui, ayant été bien plus choquée par le bull dog, les trois dalmatiens, et son duel avec Alpha.

    « Il serait regrettable de ne pas priver Kefka de l’un de ses meilleurs éléments, cela dit… »

    Robin et Petit Jean se retournèrent en entendant la voix de la commandante, ils la regardèrent, surpris, presque effrayés. Elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils, étonnée d’être si mal accueillie aujourd’hui.

    Elle regarda discrètement Petit Jean souffler quelques mots au shérif. Robin rajouta, un peu plus bruyamment :


    « Elle n’était pas censée le voir !... »

    La commandante détourna les yeux vers le Lévrier, ne pouvant dissimuler son tracas. Elle s’approcha du prisonnier, le regardant avec sévérité. Mais ses paroles étaient adressées aux quelques hommes qui l’escortaient.

    « Il a trouvé le camp tout seul ? »

    « Non, c’est nous qui l’avons capturé alors qu’il rôdait dans la forêt ! »

    Elle regarda l’homme qui avait pris la parole, toujours aussi sévère.

    « Mais on lui a bandé les yeux ! »

    Elle ne répondit rien, plissant juste les yeux.

    « Et on l’a fait tourner ! »

    « … Tourner ? »

    « Sur lui-même ! On l’a fait tourner sur lui-même plusieurs fois pour qu’il ne sache pas dans quel sens on l’emmenait ! »

    … Elle le regarda encore quelques secondes… puis s’adressa au shérif et aux autres qui l’avaient rejointe, l’air las.

    « Messieurs, nous sommes sauvés… Ils l’ont fait tourner ! »

    Petit Jean frappa gentiment le brigand à l’arrière du crâne avant de rigoler. Mais Ravness était déjà concentrée sur le prisonnier…

    « Et donc tu es venu… pour nous menacer ? »

    « Ouais. En clair, vous me tuez, bah… des dizaines et dizaines de femmes, d’enfants, de prêtres, de tout ce que tu veux, seront butées. »

    « J’ai cru comprendre… C’est léger comme motivation. L’ennui c’est que tu sais beaucoup de choses. Alors si nous ne pouvons pas te tuer… On pourrait te couper la langue et les doigts, pour que tu gardes tout pour toi. »

    Il avait proprement l’air de se foutre de ce qu’il disait… Elle était stoïque, tout à fait sérieuse.

    « C’est glauque… »

    « Vous proposez ça mais à coup sûr, c’est pas vous qui devrez le faire. »

    Elle se retourna, indignée !

    « Evidemment ! Jamais je ne toucherai la langue d’un inconnu ! »

    Le lévrier ricana… Elle l’observa une nouvelle fois.

    « Vous vous ennuyez dans votre camp ? »

    « Si on s’ennuie ? »

    Il recommença à ricaner.

    « Non on s’éclate ! Surtout quand on écrit des lettres ! »

    « Des… lettres ? »

    Elle regarda ses compagnons, essayant de comprendre le fil rouge de cette discussion.

    « Tu l’as pas lue, poupoule ? »

    … Fixant toujours le shérif, son regard changea en un éclair… Figée… Outrée.
    Elle se retourna brusquement, malgré elle, elle le frappa d’un puissant revers de main gauche. Ses yeux chargés de haine, elle brandit une nouvelle fois sa main et lui asséna une nouvelle gifle, suivie d’une troisième ! Elle le prit alors par le col, le soulevant légèrement, s’apprêtant à lui loger un coup de poing dans la joue !


    « Commandante ! »

    La voix grave du shérif lui ordonna de se calmer… Ça ne la calma pas du tout mais elle le reposa, et se retira légèrement. Robin prit la parole assez vite, aussi maussade qu’elle, en ce moment.

    « Je savais que ça allait dégénérer... »

    « Où est cette lettre ? »

    Elle tendit la main vers le shérif. Elle ne demandait pas vraiment, elle exigeait.

    « … On l’a brûlée. »

    « Ne vous moquez pas de moi !! Donnez-moi cette foutue lettre ! »

    Elle criait, désormais… Elle criait déjà.
    Robin secoua la tête, déconseillant au shérif de lui donner, tandis que Petit Jean baissa la tête et finit par dire :


    « C’est bon, donne-lui. »

    L’ours sortit de son manteau une feuille de papier plié en quatre, et la glissa entre les doigts de la commandante, cette dernière commença directement à la lire, sérieuse mais énervée.
    Ses yeux sautaient les lignes inintéressantes, mais s’attarda longtemps sur les lignes concernant les menaces… Puis, au milieu du texte, vint les quelques mots qui attirèrent tout particulièrement son attention : « Pour l’envoyée de la lumière, nous avons quelques projets !!! ».

    Elle lut les… très nombreuses lignes du clown… sur la façon dont il comptait la punir… L’ensemble des suggestions sordides faisaient plus de la moitié de la lettre, et l’on ressentait toute la joie du bouffon dans ces mots. (Il s’était même permis de rajouter quelques « Hohoho ! » dans son texte)
    Quand elle eut fini… elle ne put cacher le tremblement de ses jambes et de ses doigts. Elle eut un mal fou à ne pas baisser les yeux et encore bien plus à regarder Robin et les autres.


    « Vous l’avez tous lue ? »

    Ils acquiescèrent, hésitants.
    Elle froissa la lettre dans son poing, le serrant à s’en blanchir les jointures.


    « Moi aussi ! »

    Sans lâcher la lettre, elle se dirigea à pas rapides vers le lévrier, et le prit violemment par le col avant de le tirer vers elle et de lui asséner un puissant coup de poing dans la figure. Elle ne lui laissa même pas le temps d’encaisser et frappa une deuxième fois sur son museau, et une troisième sur son crane ! Elle le laissa s’effondrer sur le sol, n’entendant même pas les cris derrière  elle, elle se remit debout et lui flanqua un coup de pied dans les côtes… avant de recommencer trois fois, déchargeant sa rage à chacun de ses coups ! Elle se sentait… humiliée, rabaissée au rang d’un simple objet ! Et rien ne pouvait la mettre plus en colère !

    D’un pied elle poussa le lévrier pour qu’il soit couché sur son dos, et fut sur le point de continuer ce massacre quand une main la saisit brusquement par le bras. Elle ne regarda même pas le propriétaire de cette main et se contenta de répondre promptement : « Lâchez-moi », comme si ce qu’elle faisait n’était rien.


    « Calmez-vous ! C’est exactement ce qu’il espère qu’on fasse ! »

    « Et c’est exactement ce que j’ai envie de faire… »

    Elle regardait le lévrier avec toute la haine du monde.

    « Vous ne le pensez pas ! Des dizaines de vies sont en jeu pour une affaire aussi stupide ! »

    « Je vais même vous dire… »

    Le lévrier récupérait doucement son souffle, crachant tout le sang qu’il avait dans la bouche, essayant maladroitement de se relever. Le shérif resserrait son emprise sur le bras de la commandante.

    « Le roi m’a même dit un truc ! Il m’a dit qu’il allait partager, tant il était bon ! Et que tout le château et que tout le pays et que tous les prisonniers pourraient vous passer dessus ! Même qu’il m’a dit : Ce sera le dernier repas des prisonn’

    Elle dégagea le shérif d’un coup de coude et se rua vers le lévrier ! Son épée apparût en un éclair dans sa main et visait déjà le cœur de l’homme-chien ! Elle était à deux doigts de se soulager de ce type quand d’énormes bras la saisirent et la souleva comme si elle ne pesait que dix kilos ! Elle ne vit tellement rien venir qu’elle ne put retenir un cri de surprise ! Et ce cri de surprise fut… suivi d’innombrables cris de colère, tandis que Petit Jean l’éloignait de tout cela !

    « Je vous inter.. interdis de me toucher de la sorte !! Reposez moi immédiatement ! Je vais le tuer ! Je vais lui arracher les yeux à ce salopard !! C’est un ordre ! Vous avez vraiment intérêt à me déposer avec une extrême délicatesse ! Shérif, faîtes quelque chose !! »

    L’ours la regarda, un peu paniqué…

    « Enferme-la dans une des cages le temps qu’elle se calme, Petit Jean… »

    « Vous… ! Vous voulez m’enfermer, moi ?! Je ne vous permets pas ! »

 


Dernière édition par Commandant Primus le Jeu 15 Aoû 2013 - 20:11, édité 1 fois

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le Sam 16 Fév 2013 - 18:28
Il y a deux sortes de livres, ceux qui je peux lire en une soirée et ceux qui me gavent dès le premier chapitre. Ici, c'est long, mais pas chiant et ça se lit bien. Bon, je t'avoue que ça me gave, j'ai rarement des choses à te dire, c'est tellement détaillé, facile à lire, aisément reconstituable (je veux dire par là que l'on comprend bien les scènes.) Ce que j'aime dans vos rps, à toi et Kefka pour cette série à Sherwood, c'est le respect du Disney, on est vraiment dans le film. Je trouve que c'est un peu plus présent chez toi, d'ailleurs. J'ai beaucoup aimé le coup classique de la cachette dans le sol recouvert de feuilles.

Donc tu t'en doute, j'ai beaucoup aimé et je crois que mon moment préféré est la toute fin, quand Primus s'énerve. D'ailleurs, c'est sympathique le changement de la taille de police pour ce moment, bien plus subtile que du texte en majuscule. J'apprécie de plus en plus les différents traits de caractères de Primus.

J'ai cru voir une faute, enfin quand je te lis, j'avoue ne pas trop y faire attention, c'est tellement rare.

Donc euh...

Difficile : 35 points d'expérience + 400 munnies + 2 PS en Force + 2 PS en Dextérité.

(Pas de bonus d'xp, tu sais pourquoi.)
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