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le Jeu 7 Fév 2013 - 14:18
    « Entendu, dites au Président que ce sera réglé au plus vite. »

    Je parlais avec un employé, un de ceux qui délivrent les missions.

    « Hum ? D'accord, inutile de les éliminer, je ferais mon possible pour que ce ne soit pas nécessaire. Un équipier ? Très bien, je pensais pouvoir m'en occuper seul, mais je ne discute pas, je l'attendrais à la station d'Illusiopolis. »

    Je n'étais pas chez moi, mais dans un des vaisseau de la compagnie, j'étais venue cherche Bladewolf. Maintenant que je sais que je ne serais pas seule, je me demandais s'il était nécessaire que je le prenne avec moi.

    « Bonjour Sullivan, vous être venu chercher LQ-84i K-9000 ? »

    C'était toujours ce même scientifique, mais aujourd'hui, il ne souriait pas. Sans-doute avait-il mal apprécié mon comportement envers lui la dernière fois. Je réfléchissais, je n'avais aucune idée des aptitude de l'homme avec qui on m'assignait à cette mission.

    « Oui, il est prêt ? »

    « Encore deux petites minutes et c'est bon. »

    « Des améliorations notables ? »

    « Pas encore malheureusement, nous n'avons pas eu assez de données recueillies pour savoir où se situe exactement le problème. »

    « D'accord, j'espère vous en apporter plus cette fois-ci. »

    « Nous aussi, vous allez où ? »

    « Illusiopolis, vous savez, ce n'est pas encore très stable là-bas. »

    « Euh.. Ou-oui, en effet. »

    Que je lui parle plus calmement semblait le troubler. J'en souriais, mais avec mon masque, il ne pouvait le remarquer. Je voyais déjà Bladewolf qui arrivait, nous allions partir.

    « Je vous laisse. »

    « Bonne chance, Sullivan. »

    « Pas besoin de chance. »

    Je me dirigeais vers le hangar accompagné de mon robot.

    « Ta carrosserie va mieux ? »

    « Système originel entièrement opérationnel. »

    « Ouais, bah c'est préférable pour toi que tu assures cette fois-ci, je ne veux pas d'une machine incapable d'avancer. »

    Je ne savais toujours pas si c'était une bonne idée que Rufus Shinra m'ait demandé de prendre ce robot avec moi lors des missions. Il ne remplacera jamais un homme de ma propre équipe, il n'a pas d'instinct, ce n'est qu'une machine incapable de discerner certaines choses. Bien sûr qu'il peut être utile, mais je préfère encore être seule, c'est un fait.

    « Vous êtes anxieuse. »

    « Je ne suis jamais anxieuse, j'ai une maîtrise totale de moi. »

    « Ce n'est pas ce que disent mes analyses. »

    « Bon, écoute, je t'ai dit de la fermer quand ce n'était pas nécessaire que tu parles, ensuite, adresse-toi à moi comme si j'étais un homme et appelle-moi Sullivan. »

    « Homme prénommé Sullivan : information intégrée. »

    « Et arrête de répéter ce que je dis... »

    Je ne voulais en aucun cas que mon équipier durant cette mission sache que je suis une femme, j'ai été très discrète jusqu'ici, ce n'est pas à cause de Wolf que ça allait rater ou il finirait dans une broyeuse. Deux heures plus tard, j'étais dans la station d'Illusiopolis, armée de mon M1911, mon M4 et mon SAA comme à mon habitude. Il serait difficile pour celui que j'attends de me rater. Je préférais être équipée, en plus des armes à feux, il y avait les blanches et les explosifs, de quoi mettre les ennemis en très mauvais posture.

    J'attendais.
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le Ven 8 Fév 2013 - 2:13
S’il y a bien une chose que Renart déteste dans la vie, ce sont les jungles. Il déteste aussi les hommes riches, les chatons, les sans-cœurs, les soirées qui s’éternisent, les gens qui parlent trop, la marche en montagne, les sports d’hiver, les chatons, les nœuds papillon démodés, la lavande, l’eau tiède, les oiseaux qui chantent le matin, les mercredis, les nombres premiers, les plages, les vins de mauvaise qualité, les chemises froissées, la vie, les sans-abris, les gens qui respirent trop fort, les haricots et les chatons, mais plus particulièrement (!!), il déteste les jungles. L’humidité qui te colle à la peau, les racines sournoises qui se placent devant tes chevilles pour te heurter et les bêtes sauvages un peu trop bestiales qui n’hésitent pas à te dévorer… Dieu qu’il en a horreur.

Illusiopolis, c’est aussi une jungle; une jungle qui jamais ne fut. Trop de personnes, pas assez de bonnes manières. Trop d’action, pas assez de calme. Trop de vulgarités, pas assez de respect. En fait, la dernière fois qu’il a mis le pied ici, il a regretté chaque seconde de son périple, en ayant presque envie de mettre violemment fin à ses jours en se tranchant la jugulaire sur la place publique. Il s’était donc dit de ne plus jamais y retourner – sauf pour de très bonnes raisons –, et voilà que notre très cher président a pris la judicieuse décision de le renvoyer dans ce monde de fous…


« … Saligaud de président ! », qu’il se dit en atterrissant à Illusiopolis, déplorable sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Et ce n’est guère tout, lecteur ! En plus de devoir retourner dans cette insanité urbaine, il doit le faire… accompagné. À deux. En duo. Avec un autre employé de la Shinra… Rufus veut sa mort ? Tout le monde sait – oui, même toi ! – à quel point Renart déteste le travail d’équipe (par travail d’équipe, je n’entends évidemment pas toutes les fois où il s’est allié à un ou plusieurs individus le temps d’une mission pour ensuite les poignarder psychologiquement une fois qu’ils avaient le dos tourné). Il aurait ainsi préféré œuvrer seul et accomplir cette expédition avec toute son élégance solitaire, mais on… Par Dieu ! Il regrette déjà la tournure cette pénible maison.

« Si le paiement est divisé, je zigouille Rufus avec ma canne ! », soupire-t-il en cherchant du regard son fameux binôme.

Binôme qu’il ne trouve pas du premier coup d’œil. Il sait un peu à quoi il ressemble, à peu près, très approximativement. Un homme dans une combinaison armé comme cent hommes avec un chien robotique qui parle. Un type totalement normal, quoi. Impatient, Renart patrouille donc dans toute la station à la recherche dudit personnage, qu’il croit apercevoir dans un recoin plutôt sombre du hangar. Il s’en approche et prononce les quelques mots prévus pour conserver le secret de la rencontre !


« La cité de Thèbes n’est plus ce qu’elle était depuis que l’empereur a… »

Il s’arrête en constatant que le processus est fort inutile.

« Au diable les procédures ! Sullivan, n’est-ce pas ? Mes instincts bestiaux ne me trompent jamais ! Je dois avouer que je ne suis pas tellement enchanté de vous rencontrer, mais nous ferons comme si, continue-t-il en tendant sa main droite. Je suis sir Renart, enchanté de vous rencontrer. Vous allez bien ? »

Je le vois dans tes yeux, je vois que tu penses que le Propriétaire assez suspect aujourd'hui ! Je le vois dans tes sourcils bondés de perplexité et dans ton demi-sourire désorienté ! Eh bien, Sherlock, ton esprit de déduction est incroyable : Renart est en effet de mauvais poil, de très mauvais poil.

« Sauf votre respect, je n’en ai rien à faire de vos humeurs du jour. Si vous le voulez bien, commençons immédiatement. J’ai d’autres chatons à fouetter. »

... Tant de douceur !

Dans cette optique, il s’avance un peu au hasard dans la ville, empruntant des avenues aléatoirement. Sans se perdre, il prend des détours considérables, mais fait mine d’être confiant. Il n’a pas tellement envie d’avoir l’air d’un pauvre inapte devant ce bonhomme en combinaison. Alors, il entame la discussion en parlant de stratégie, c'est-à-dire toutes les tactiques qui permettront à Renart d'achever cette mission et de pouvoir reprendre le chemin de son lit !


« Vous êtes stratège ? J’espère bien qu’oui. En dépit de l’esprit infaillible qui me caractérise, je dois dire que je ne sais pas trop comment appréhender cette mission. »

En terminant sa phrase, Renart baisse les yeux vers le clébard mécanique... Je t'épargne les détails de ce qu'il pense.
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le Ven 8 Fév 2013 - 15:10
    La foire aux animaux, dans quoi étais-je tombée ? D'abord, je devais prendre un robot à l'allure canine sur la quasi-totalité de mes missions, mais aujourd'hui, je devais avoir avec moi, un homme à l'apparence de renard... Si je ne connaissais pas le contexte actuel d'Illusiopolis, j'aurais pensé à une blague de la part du président, il n'en était rien. Il me tend la main, je la lui sers pour abréger au plus vite les formalités.

    « Sauf votre respect, je n’en ai rien à faire de vos humeurs du jour. Si vous le voulez bien, commençons immédiatement. J’ai d’autres chatons à fouetter. »

    Je l'attendais depuis un moment et il m'adressait déjà la parole ainsi.

    « Si tu n'avais pas mis tout ce temps, la mission aurait déjà été commencée depuis longtemps. »

    Nous sommes alors sortis de la station. Pour je ne sais quelle raison, c'est Renart qui a pris les devants. Je ne disais rien, mais je voyais déjà qu'il ne savait où aller. Ce sera consigné dans le rapport, je refuse déjà de retourner travailler avec cette... chose. Depuis quand la Shin-Ra recrute à Sherwood, rien que de voir un des habitants de ce monde me donne la nausée. Si je crois ce que l'on dit, un homme au visage de renard est futé, espérons-le, car son sens de l'orientation laisse déjà à désirer. Nous sommes arrivés dans une grande rue, droit devant nous à une cinquantaine de mètres se trouvait le quartier à libérer.

    « Vous êtes stratège ? J’espère bien qu’oui. En dépit de l’esprit infaillible qui me caractérise, je dois dire que je ne sais pas trop comment appréhender cette mission. »

    « Voilà pourquoi je déteste qu'on me colle un type dont je ne sais rien en mission. Je ne sais rien de toi, tu ne sais rien de moi et maintenant quoi ? On doit faire la causette ? »

    Il me vouvoyait, mais de mon côté, j'étais trop agacée pour faire preuve de la même courtoisie.

    « Si on oublie qu'avant tout, j'aurais commencé par ne pas prendre de détour, je pense qu'on est d'accord sur le fait qu'ils nous attendent. Des crétins n'auraient pas pris ce quartier si facilement et ils doivent s'attendre à voir arriver une garnison de soldats. »

    Tout n'était que supposition, mais cela se rapprochait certainement de la vérité. Je regardais Baldewolf, toujours si peu silencieux lorsqu'il marche.

    « T'as des capteurs pour détecter les présences humaines ? »

    « Négatif. »

    Bordel, là où ce robot avait été si utile la dernière fois, il ne servait à rien. Je devais me vider la tête, mettre de côté ma frustration et réfléchir à la tournure de la mission.

    « Passer par là est risqué, ils doivent s'attendre ce qu'on passe par ici et la voie est trop dégagée. Il ne leur faudrait pas plus de vingt secondes pour nous abattre comme des chiens. »

    J'ai failli rire en entendant ce que je venais de dire, je ne l'avais pas fait exprès, mais hors de question que je crève comme eux.

    « Je pense que notre force réside dans l'effet de surprise, ils ne s'imaginent pas que nous sommes que trois ni même que nous allons agir d'ici peu. Il faut la jouer comme ça, les prendre à revers, être discret et efficace. »

    Ils étaient trop loin pour que je puisse distinguer leur présence avec la vision thermique de mon casque. Le pire dans tout cela, c'est que nous ne savons pas s'ils sont dans les rues ou dans les immeubles, ça fait beaucoup de surface à vérifier. La meilleure entrée, c'est par les airs, mais y aller en vaisseau serait tout sauf discret. Je regardais le toit du building le plus proche.

    « Je peux aisément passer d'un toit à l'autre, par contre toi, je ne sais pas, mais c'est certain que Bladewolf ne peut pas. »

    Définir une stratégie avec des éléments inconnus ou défectueux, heureusement que je gardais le but de la mission à l'esprit, sinon, je les aurais déjà laissés seuls. Je pouvais y aller simplement, tout droit avec ma combinaison d'invisibilité, Wolf ferait de même. Non... Trop bruyant pour ça...

    « Et toi, à part être si agréable, t'as des idées ? Si je dois me taper toute la stratégie et la mission, tu peux rentrer chez toi. »

    Peut-être que s'il avait été plus poli alors que je l'attendais, j'aurais fait montre de plus d'indulgence. Un éclair, je venais d'avoir une idée, mais à peine j'y pensais que je la rayais de mon esprit. Je pouvais lui prêter ma combinaison, dans ce cas il passe par devant et moi par le toit, mais ça pose deux problèmes. Le premier implique qu'il voit mon visage, le second c'est que ma tenue n'est certainement pas à sa taille. Plus je réfléchissais et moins mes plans étaient fiables... Et je passais pour quoi dans tout ça ? J'étais l'une des meilleures de la compagnie, mais ce soir, j'étais simplement d'une médiocrité sans nom. Tout ce temps perdu à parler seule... Tss.

    « Si t'as rien d'autre, je passe par le toit et tu te démerdes. »
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le Sam 9 Fév 2013 - 0:15
Un type en combinaison qui se la joue. Un chien robotique à la démarche clairement attardée. Une mission inintéressante à souhait. Et une cohue urbaine bondée d’idiots. Conclusion : du temps perdu, que du temps perdu ! En marchant vers ledit quartier, Renart a l’impression de dilapider des secondes bien précieuses et, donc, des munnies à profusion. Il pourrait faire tant de choses, comme voler les riches pour distribuer leur argent dans ses salles du trésor, ou braquer une banque avec sa canne, ou encore arnaquer des pauvres gens pour leur soutirer de tendres montants ! Il pourrait faire tant de choses, mais pas ça… Qui plus est, cette misérable cité est irrécupérable. Elle est jungle et restera jungle. C’est peine perdue d’essayer vainement de la remettre sur le droit chemin. Les ivrognes le seront éternellement et les imbéciles aussi ! À quoi bon tenter ?

Et, alors que Renart pensait avoir effleuré le fond du baril, voilà que monsieur j’suis-meilleur-que-toi-et-je-porte-un-masque-pour-faire-genre (par le fait même, il est tout de même intéressant de constater à quel point Renart déteste son camarade d’infortune pour son arrogance et que, au bout du compte, il l’est autant et sinon plus !), donc voilà que le dénommé Sullivan entre dans un monologue monocorde et monotone. Il débite des stratégies quelconques, décrète qu’il préfère la discrétion, propose de monter sur les toits… Et blabla ! Bref, des trucs qu’il ne vaut même pas la peine de ressasser. Cependant, Renart doit avouer que, au fond de cette fastidieuse tirade, se cache un fond de cohérence qui pourrait être exploité…


« Par les toits, vous dites ? J’ose donc croire que derrière ce masque d’imbécile se cache une forme d’intelligence quelconque… »

C’est là qu’il se dit qu’il devrait cesser d’être aussi fermé d’esprit et mesquin, car son interlocuteur n’est pas aussi inepte qu’il le croyait initialement…

« Saisissant, stupéfiant ! »

C’est aussi là qu’il décide d’abandonner ce projet.

« Puisque vous semblez à l’aise sur les toits – et puisque je serai à l’aise lorsque vous serez loin de moi (sans offense !) –, allez donc. Trouvez ledit lieu et avertissez-moi dès que c’est le cas. Je m’occuperai de les distraire au sol pendant que vous souillez vos mains pour moi. »

Renart baisse une fois de plus les yeux vers l’amas de fils et de pièces de métal qui se trémousse à ses pieds. En fait, il a envie de dégainer son révolver et de lui tirer dans la tête pour abréger toutes les souffrances qu’il vit. Parce que clairement, ce chien ne doit pas être bien heureux de se voir tous les matins dans le miroir, le pauvre !

Ainsi, après avoir contemplé la pauvre bête en agonie, il relève le regard et suppose.


« Je garderai votre semblant de canidé mécanique avec moi. Il doit bien y avoir une fonction de communication à distance sur ce truc ? Sinon, je vous annonce officiellement que vous trimballez avec vous le truc le plus superfétatoire qui soit ! »

Il prend une pause.

« Et ne jouez pas au héros. Je n'en ai rien à faire de vos principes. Votre acuité et votre agilité à manier vos armes à feu ne m’importent peu. Attendez que je les aie distraits avant de vous élancer. Je retirerai mon magnifique haut-de-forme quand vous pourrez les assaillir, les perforer de mille les balles, les brûler et les décapiter en bonne et due forme. Pas avant ça. »

Dans toute sa majestueuse stature, il prend une orientation au hasard – probablement pas la bonne.

« Et si jamais vous daignez m’atteindre de l’une de vos balles, je viendrai vous hanter pour vous stranguler dans votre sommeil avant de vous éviscérer et de balancer vos organes du bout de mes bras. »
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le Dim 10 Fév 2013 - 17:30
    « Jouer aux héros ? Je n'ai absolument rien d'un héros... Je fais ce pourquoi on me verse un salaire, ça ne va pas plus loin. »

    L'héroïsme est pathétique et le trajet le plus court vers la mort. Avoir son nom fiché partout, je m'en fichais, j'étais vraisemblablement un des meilleurs éléments de la compagnie, mais je gardais al tête froide. Rufus le sait bien, je ne ferais rien pour mettre en péril l'accomplissement de ma mission, je remplis mes objectifs comme je fais ma liste de course.

    « Wolf ne va rester ni avec vous, ni avec moi. Il est là pour une raison précise et je compte en profiter. »

    Je regardais mon interlocuteur, ce qui était certain, c'est qu'il n'avait pas peur. Ce n'était jamais bon, jamais. J'avais régulièrement ce sentiment, mais je ne paniquais pas, je contrôlais mes émotions. C'est ce qui me permet de savoir quel est la bonne tactique. En parlant de plan, j'avais calculé des points précis de la carte du quartier.

    « Bladewolf, tu fais ce qu'on a prévu et ensuite tu active le camouflage et va au point Tango. »

    Il fallait avant tout régler un problème de taille, la population en masse qui circulait dans les rues. Le robot se mit à hurler tel un loup et courrait après les passants pour les faire partir dans la direction opposée au quartier. Il y avait beaucoup de cri, ça courait dans tous les sens et très vite, la rue était vide. Soudain, mon prototype devint invisible pour se diriger vers la position indiquée plus tôt.

    « Cela risque de nuire à notre discrétion, mais si on suit notre plan, tout se déroulera sans accroc. Attends de me voir en haut pour agir. »

    Je me dirigeais vers l'immeuble le plus proche, à l'intérieur, ils n'avaient rien entendu du brouhaha de la ruelle. C'était préférable. Dans cette ville, voir des personnes comme moi, armé jusqu'aux dents n'était pas très étonnant, tout appartient à la Shin-Ra ici. J'avançais vers l'ascenseur, j'appuyais sur le bouton et attendait qu'il arrive. Un tintement retentit et les portes s'ouvrent, je monte. J'appuie sur le bouton du dernier étage et les portes se referment. Personne n'a interrompu ma montée, c'était préférable. L'étage était rempli de bureaucrates, ils ne faisaient pas attention à moi et j'allais en direction de la cage d'escaliers pour atteindre le toit. J'étais agacée, notre plan avait l'air foireux, je ne le sentais pas et je n'avais pas le fusil le plus adapté pour tirer de si loin. Il fera l'affaire, certes, mais la précision reste à désirer.

    Sur le toit, le vent soufflait très fortement, encore un paramètre à prendre en compte. Je devais calculer la déviation des balles en fonction du vent et de la puissance de mon arme. Chaque erreur pouvait coûter ma vie ou celle de Renart. Un souci n'arrive jamais seul, c'est ce que j'ai compris lorsque j'ai vu des sniper posté sur le toit voisin. Ils ne m'avaient pas encore vu, je me mettais accroupi en me dirigeant vers le bord. D'ici, Renart pouvait me voir, je lui faisais signe de ne pas agir en espérant qu'il comprenne un minimum ce langage. Si je n'éliminais pas ces types en priorité, il crèverait la gueule ouverte en moins de temps qu'il n'en faut pour dire ouf. Si j'utilisais mon M4 pour eux, ce serait le même embêtement... Je posais cette arme au sol pour sortir mon M1911 de son étui. J'en profitais pour y visser le silencieux et activer mon propre camouflage optique. Maintenant invisible, j'allais pouvoir agir dans la sécurité de mon équipier sans qu'il ne le comprenne. Une chance que je ne cherche aucune reconnaissance dans mon travail.

    Je prenais mon élan et je me mis à courir vers le toit voisin, une fois au bord du vide, je sautais pour atterrir de l'autre côté. Ma chute ne fut pas très douloureuse, je l'avais amortie par une roulade, mais j'avais fais beaucoup trop de bruit. Je me relevais pour tirer une balle dans la tête de l'homme le plus proche.

    « C'était quoi ça ? »

    J'avais reçu l'ordre de ne pas tous les éliminer, mais si je ne le faisais pas, je ne pourrais pas couvrir pleinement Renart... J'aurais du le faire seule. Je tire dans la tête d'un second, il s'effondre et les autres ont compris ce qu'il se passait. Ils ne pouvaient pas me voir, mais un homme m'a bousculé en marchant à côté de moi. Avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, je me suis mit derrière lui et j'ai passé mon bras gauche autour de son cou. À cet instant, j'arrêtais mon camouflage, ils stressaient tous. Il n'était pas difficile de comprendre ce qu'il se passait dans leur esprit, tirer au risque de descendre leur camarade ou déposer les armes. Je savais aussi qu'ils choisiraient la première option. C'est pourquoi j'ai abattu les trois personnes face à moi avant de craquer la nuque de mon bouclier humain. C'était fini, il fallait que je retourne sur le premier toit récupérer mon fusil pour faire ce qui a été prévu. Je sautais et dans les airs, je pu entendre une balle siffler, elle me perfora l'épaule gauche et je ratais mon atterrissage.

    Par chance, mon autre épaule était plus importante étant droitière, je courais et glissait vers mon M4 pour l'attraper et tuer le dernier sniper en tirant dans sa gorge. Ma précision était sans faille, mais nous devions finir au plus vite, je ne voulais pas me vider de mon sang. De plus, cet abruti avec tiré sans silencieux, les autres allaient rappliqué. Je me mettais en position pour viser la rue en contrebas. Renart était toujours là, personne pour attenter à sa vie. Il devait maintenant jouer son rôle.
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le Dim 17 Fév 2013 - 18:35
« Bladewolf, tu fais ce qu'on a prévu et ensuite tu actives le camouflage et tu vas au point Tango. »

« Entendu. Pendant ce temps, je me rends au point Salsa pour les distraire. »



Renart regarde son très cher camarade d’un air subtilement exaspéré alors qu’un soupir éternel s’échappe de sa bouche. Il se retourne avant même que Sullivan n’ait le temps de terminer ce qu’il a à dire, se dirigeant vers ce qui semble être le bâtiment dans lequel sont confinés les vils flibustiers d’Illusiopolis. Cependant, en marchant, il se rend compte qu’il ne sait toujours pas où il se trouve et comment s’orienter vers sa destination. Il s’en rend compte, mais fait mine de ne pas le savoir ! Il se la joue Indiana Jones, mais en fait, il n’en sait rien. Ah et puis zut ! Sullivan paraissait si confiant; il pourra se débrouiller seul.

Alors que le Propriétaire est sur le point de capituler, il aperçoit le chien déficient à quelques pas de lui. Il apparaît un instant, mais devient aussitôt invisible. Renart, usant de sa fabuleuse intelligence, décide de suivre cette direction et n’est-il pas heureux quand il distingue au loin un bâtiment correspondant aux photographies qu’on lui a données pour cette mission ! À l’intérieur, il est heureux et son cœur se débat de joie, mais à l’extérieur, on ne distingue que la prétention, un visage qui dit : « Admirez-moi, je suis parvenu à ma destination sans savoir par où aller ! » Sacré Renart, peu importe ce qu’il fera, peu importe quel idiot il sera, il réussira toujours ! Le pauvre, il est perpétuellement victorieux !

Il lève les yeux vers le ciel, non pas pour admirer les étoiles, mais pour voir où en est rendu le très admirable Sullivan ! Il croit apercevoir du mouvement sur l’un des toits au loin. Il pourrait agir, il pourrait courir à la rescousse de son collègue, mais n’en a pas envie.


« Alors, on fait quoi, maintenant ? »

Il regarde la porte du bâtiment avec lassitude. De l’autre côté, de bonnes dizaines d’hommes doivent attendre que leur arrivée. Il se dit qu’il pourrait très bien charger dans le tas, mais il n’a pas non plus envie de salir ses vêtements. Le sang est difficile à nettoyer, vous savez. Il opte donc pour la solution tactique par excellence, le stratagème infaillible, le plan de la mort qui lui permettra de tout réussir en moins de deux : sa voix ! Ses paroles ! Son cœur !

Il ne lève pas son chapeau. Il n’avertit pas Sullivan. Il ne fait qu’entrer à l’intérieur. Il traverse un premier portique, mais deux gardes en costard surveillent l’entrée. Ils ont tous les deux en main un doux fusil à impulsion, arme à feu qu’ils braquent en direction de Renart en le voyant arriver.


« On se calme et on respire, très chers. Je suis simplement et gentiment venu discuter avec le chef de votre bande. J’ai une proposition à lui faire. »

Les gardes se regardent ! Ils murmurent quelques mots dans une autre langue que ne Renart comprend pas. L’un d’eux appuie même sur son oreillette pour entrer en contact avec un autre individu.

« Non, je ne suis pas armé, soupire le Propriétaire en voyant les gardes le regarder avec appréhension. Vous n’avez qu’à me fouiller, si vous le désirez. »

Pendant que les deux gardes s’approchent, Renart empoigne subtilement son révolver et le lance à l’avant, de l’autre côté de l’entrée. Le fusil glisse silencieusement sur le sol et termine sa culbute un peu plus loin dans le hall d’entrée. Les surveillants ne trouvent ainsi rien de dangereux sur l’aristocrate animalier. Quelle intelligence !

« Suivez-moi, monsieur. Vous avez deux minutes. »



« Deux minutes, pas une seconde de plus. »

Ensemble, ils traversent le hall d’entrée. Comédien dans l’âme, Renart trébuche faussement sur le pied d’une des armures à glace et fait quelques cabrioles avant d’atterrir tendrement sur son révolver. Il gémit comme un dieu de la tragédie et récupère son arme à feu, l’insérant dans l’encolure de son costume. Il se relève facilement, mais difficilement et reprend sa route en faisant mine de tituber.

En claudiquant tel un pirate avec deux jambes de bois (!), il atteint finalement le bureau du chef de la bande. Pendant qu’il traverse le seuil de l’office, il se demande momentanément comment Sullivan s’en sort à l’extérieur, mais se rend compte que ça lui importe peu. Il se met donc à penser à sa propre grandeur, comme il le fait usuellement.


« Chef, on vous le laisse. On est juste à l’entrée si vous avez besoin de quoi que ce soit. »

Le chef de la bande, un homme dans la force de l’âge et de la moustache, se met à rire.

« Deux minutes, pas une seconde de plus. »

« C’est plus que ce qu’il me faut ! s’exclame Renart en s’approchant de son interlocuteur et en lançant un regard furtif derrière lui pour être certain que les surveillants sont sortis. Mon bon monsieur, j’ai une proposition à vous faire… »

« Déclinez votre identité. »

« Sir Renart Auguste, vingt-troisième du nom ! Illustre propriétaire, fabuleux aristocrate ! Que dire de plus ? »

« … Allez-y. »

« N’y allons pas par quatre chemins. Je suis venu ici vous parler… d’affaires. J’œuvre pour la Shinra – je suis vice-président de la compagnie, même si, officiellement, Rufus est soumis à une acédie perpétuelle qui m’oblige à faire tout ! – et si je suis parvenu jusqu’à vous, c’est pour vous faire une proposition. Nous avons remarqué votre prédominance des dernières semaines sur ce quartier d’Illusiopolis. Nous sommes en fait très impressionnés par votre gouvernance aussi prompte et aussi efficace ! »

« Ne me flattez pas. Je n’en ai rien à faire de vos beaux mots. »

« Ainsi, comme je le disais avant que vous ne m’interrompiez, nous sommes très impressionnés ! Tellement impressionnés que nous aimerions utiliser vos services… autre part. »

« C’est-à-dire ? »

« La Shinra n’aime pas qu’on joue dans ses platebandes, susurre Renart en dégainant son révolver et en appuyant le canon sur la tempe de son interlocuteur. Vous quittez ce quartier ou on vous fait affablement partir. »

« Vous croyez que -- »

« Je ne crois pas. J’en suis certain. Dites à vos hommes de partir immédiatement. Nous vous demandons de nous laisser ce bâtiment et ce quartier. »

« Je refuse ! »

« Vous en êtes sûr ? »

« Je refuse ! », répète le moustachu d'une voix tremblante.

« Dommage. Vous auriez fait un excellent stratège pour la Shinra ! »

Une détonation et une âme de moins dans la jungle qui jamais ne fut ! Renart se dirige vers le bureau du feu chef de la bande et empoigne un microphone ! Il psalmodie quelques vers de victoire avant d’annoncer :

« Bandes de néophytes ! Votre chef n’est plus. Quittez ce bâtiment et ne revenez plus. Vous avez trois minutes pour partir, sans quoi on vous fera partir. Et je ne vous garantis pas que ce soit doux. »

Le Propriétaire se relève satisfait et sort du bureau, traînant le corps du chef derrière lui. En marchant, cadavre à la main, il remarque que la plupart des filous désertent, effrayés par son machiavélisme ! Cependant, quelques résistants refusent de laisser un renard à nœud papillon agir ainsi ! Ils sont au moins cinq à braquer leur fusil et à se ruer en sa direction. Renart, relâchant la dépouille dotée d'une pilosité faciale douteuse, court du mieux qu’il le peut, esquive les balles et quitte finalement le bâtiment.

Une fois à l’extérieur, il retire son haut-de-forme, le lance haut dans les airs en s’exclamant :


« Prouve-moi que tu n’es pas incompétent, Sullivan ! »

Renart, ayant rattrapé son chapeau, continue de courir, évitant la mort à chaque seconde. Qu’il est classe quand il détale !
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le Mar 19 Fév 2013 - 16:58
    Imbécile de la pire espèce, je venais de me faire tirer dessus quand ce renard prend une initiative de la plus grande idiotie. C'était alors à mon tour d'agir en dehors des sentiers du plan établi. Cela me conforte dans l'idée que je ne devrais plus jamais faire équipe avec qui que ce soit. Un spectre tel que moi ne devrait pas être mis en danger par l'idiotie du premier venu. Alors que Renart entrait dans le bâtiment ciblé, je courrais vers les tuyaux d'eau servant en cas d'incendie. La plupart des toits en étaient munis comme chaque étage. Si je m'écoutais, je ferais sauter ce bâtiment avec cette face de rat encore à l'intérieur. Je déroule le tuyau et saute dans le vide, il ne sera pas assez long pour atterrir et certainement trop court pour dépasser la moitié de la hauteur. Quand ma chute fut brusquement arrêtée, je n'ai pu retenir un léger cri de douleur, mon épaule était plus endommagée que je ne l'avais imaginé. Je lâchais alors prise pour atterrir tel un chat dans la ruelle toujours aussi vide.

    M4 en main, je me dirigeais vers le bâtiment, à l'intérieur, je ne voyais pas Renart mis à part une dizaine d'hommes. Avant qu'ils ne me voient, je réactivais mon camouflage optique. Il ne tiendrait pas longtemps, il avait été endommagé quand j'ai voulu couvrir ce connard. Dire que je suis énervée est très loin de la vérité, je ne peux supporter les initiatives qui n'ont pas lieux d'être. S'il pouvait crever dans sa tentative, j'en serais heureuse.

    Dans tous les cas, j'allais renoncer à une partie des ordres de Rufus. « Essayez de ne pas tous les tuer, Sullivan. » J'allais les exterminer jusqu'au dernier, il n'y aura aucun témoin de ce qui allait se passer. Dans la quasi totalité de ma carrière dans la Shin-Ra, on m'a appris à faire disparaître toute preuve aussi minuscule soient-elles.

    Lorsque j'ouvris la porte, les hommes ont à peine eut le temps de remarquer ma présence quand une grenade aveuglante explosa. J'en profitais profitais pour attraper le premier homme et m'en servir comme bouclier humain. De l'autre main, je tenais mon fusil d'assaut et descendait un à un les hommes d'une balle dans la tête. Ayant nettoyé la zone, il ne me restait qu'à briser la nuque de mon otage.

    Ensuite, je me suis mise dans un coin de la pièce, dans un angle mort pour quiconque passerait. Cela ne rata pas, d'autres hommes en fuite passèrent. Étaient-ce à cause de mes coups de feu ou par l'idiotie incomparable et donc totalement effrayante de Renart ? Je les ai tous neutralisés de quelques balles dans les organes vitaux. Je changeais le chargeur de mon arme qui était déjà vide. Un connard qui demande quelle est la stratégie pour finalement en faire fi. Il ne me reste qu'à lui montrer la partie que je n'ai pas encore mentionnée.

    Renart passa juste devant moi, sans remarquer ni ma présence, ni l'amoncellement de cadavres qui baignaient dans une marre de sang. S'il n'était pas capable de remarquer ça, simplement parce qu'il a tué un homme, alors il ne remarquerait pas une arme braquée entre ses deux yeux. Il n'y avait personne derrière lui, alors je suis sortie jetant mon M4 au sol et dégainant mon M1911.

    J'arrivais par derrière, son haut de forme venait à peine de tomber lorsque je désactivais mon camouflage. Je l'ai attrapé par le col, il lâcha le corps sans vie de ce qui semblait être le chef. Je l'ai plaqué contre un mur braquant mon pistolet sous sa mâchoire. Je ne disais pas un mot, mais s'il me voyait sans mon masque, il comprendrait assez vite que je ne plaisante d'aucune façon. C'est à ce moment que Bladewolf redevint visible et s'approchait de moi.

    « Mon protocole m'oblige à intervenir lorsque que deux membres de la Compagnie risquent d'attenter mutuellement à leur vie. »

    Je lâchais mon étreinte tout en gardant l'arme pointée sur mon « équipier », non pas pour obéir à une machine, mais pour attraper le revolver de Renart et tirer dans la caboche de Wolf. Il s'écroula sur le sol dans un bruit électrique et métallique.

    « T'abattre comme un chien d'une balle dans le crâne serait trop simple et on remonterait trop facilement jusqu'à moi. Il pourrait me suffire de dire que tu étais un élément turbulent et que je n'avais d'autre choix, mais ça enlèverait toute la saveur de ce moment. »

    Je reculais de dix pas, sans jamais le perdre de vue, après quoi, j'ai jeté nos armes trop loin pour qu'il puisse les attraper sans que je puisse le stopper. Nous étions désormais à mains nues.

    « Tu n'imagines pas à quel point je peux détester les gens dans ton genre, presque autant les violeurs ou les connards qui frappent les enfants. Si tu as quelque chose à dire, c'est maintenant. »

    Oui, je voulais le tuer, même s'il ne rentre pas dans mes critères, il aura le droit au rituel. Il aura une page rien que pour lui, je ne l'oublierais pas.
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le Sam 23 Fév 2013 - 17:29
Oh ! Que c’est mignon ! L’effroyable et terrible homme masqué de la Shinra joue au héros et ose s’en prendre à quelqu’un de plus grand que lui. Il semble refuser de se soumettre à la puissance et à l’avéré génie de l’aristocrate le plus reconnu de l’univers galactique et intersidéral… Le pauvre, il devra un jour ou l’autre voir la réalité en face. Quant à Renart, il se contente d’écouter les « menaces » de son camarade, mais ses mots n’ont l’effet que d’une brise innocente à ses yeux. Il ne les écoute même pas; il n’en a absolument rien à faire de l’opinion d’un pauvre type qui se prend pour quelqu’un d’autre (non, taisez-vous ! Renart est un être très authentique !).

Quand la fastidieuse tirade de Sullivan tire à sa fin et que ce dernier relâche sa prise, Renart n’a qu’une seule envie : partir, détaler, décamper, s’enfuir, non pas de peur ou d’effroi, mais plutôt par grande lassitude. Cette mission s’est éternisée beaucoup trop longtemps (!!) et la fatigue commence à s’emparer de son corps. Il est trop blasé pour participer à ce duel si quelconque et sans intérêt.

De l’autre côté, ce n’est pas le désir de lui foutre une raclée qui manque ! En fait, Renart aurait bien envie de prendre sa canne et de marteler son très cher collègue de tous les côtés pendant quelques siècles, de façon à le voir souffrir dans d’atroces souffrances. Son attitude le répugne tellement qu’il se dit que la violence pourrait permettre d’extérioriser tout ce dégoût qui l’habite. Il hésite donc ! Il hésite beaucoup ! Il hésite tant qu’il soupire et décide de dialoguer un peu :


« Sullivan, Sullivan, Sullivan… Tu es un homme si intrépide, si impitoyable, si cruel. Je m’incline devant ton impassibilité et ton invulnérabilité, je m’incline. »

Ne mentez pas, avouez que vous êtes étonnés par la tournure des événements ! Renart vient de concéder à un rival certaines qualités. Il est fou ? Que se passe-t-il ?! Ne vous inquiétez pas, il n’a pas encore relâché son ultime mot.

« Néanmoins, qu’il commence en mettant l’accent sur ce premier terme, tu devrais savoir qu’une telle barbarie ne résout rien. Tu pourrais m’occire, certes, mais tu ne te sentirais guère mieux. Je dois te dire : ce n’est point moi le problème dans toute cette histoire, c’est toi. Si tu m’envoyais ad pares, tu ne ferais qu’amplifier le lourd lest qui charge tes épaules. Ta conscience est déjà souillée, maculée; la salir encore un peu plus ne ferait qu’intensifier tout le mal-être qui t’habite. »

Rabaissez ce sourcil suspicieux sur-le-champ ! Je sais pertinemment que Renart a une conscience aussi chargée, mais la grande différence, c’est qu’il est purement et durement égocentrique. Sullivan n’est pas aussi impassible qu’il en a l’air, lui.

« Tu portes un masque. Tu as peur de ton identité, de ta véritable personne. Ne viens pas me faire la leçon sur mes actes alors que tu réprimes les tiens. Tu regrettes tellement, tu as tant de remords. C’en est ridicule, Sullivan. »

Renart s’approche de son interlocuteur. Il n’a pas peur. Il sait qu’il n’attaquera pas. En fait, le Propriétaire adore débiter tous ces propos insipides sur un homme qu’il ne connaît pas. Il joue la carte du renard qui a le cœur pur, mais en fait, il est pire que Sullivan. Ce qui distingue l’un de l’autre, c’est que l’un a une conscience et l’autre n’en a pas. Renart n’en a pas.

Mais que c’est amusant ! Continuons, continuons sans attendre !


« Ce n’est pas en me défiant ainsi que cela fait de toi un homme courageux, hardi ou foncièrement brave. Les plus courageux d’entre nous sont ceux qui émergent de l’adversité sans brandir les poings et qui sont capables de se présenter sous leur vrai jour. À mes yeux, tu n’es rien, Sullivan. Tu es l’ombre d’un guerrier. Tu n’es qu’un robot qui obéit. Tu n’es que le reflet d’un homme qui n’est plus. »

L’aristocrate s’approche encore un peu plus, dans une démarche si lente que c’en est absurde. Il reprend son révolver sous l’œil probablement agressif de Sullivan et le range aussitôt. Il revient sur ses pas, s’avance vers l’homme masqué, à un tel point que le bout de ses orteils effleure presque les siens. Il chuchote :

« Quand tu trouveras une raison valable pour un tel duel, reviens me voir. Nous organiserons alors un véritable tournoi sous le soleil couchant et dans des conditions bien plus favorables. Nous inviterons même plein de convives, si tu le désires. Mais pas maintenant. Tu n’en as pas vraiment envie. Ce n’est qu’une impulsion de rage. Nous ne nous apprécions pas l'un l'autre, c'est un fait, mais tu es mené par une misérable impulsion. Apprends à te maîtriser comme je le fais si bien. »

Au même moment - fabuleux coup de théâtre ! -, Renart prend son élan et assène un coup de poing violent au visage de Sullivan. « Oh, navré ! J'aurais tant dû maîtriser cette impulsion ! » Sans attendre une seconde de plus, il se concentre, frôle la tête de son interlocuteur pour lui infliger de douces céphalées qui le retiendront un moment. Pendant que Sullivan se remet de ses émotions, Renart se dirige déjà vers le hangar. Adieu, Illusiopolis ! À jamais, espère-t-on!
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le Sam 23 Fév 2013 - 18:51
    La seule raison pour laquelle j'ai reçu ce coup, c'est parce que je l'ai laissé faire. Je l'avais vu le préparer, j'avais le loisir de l'éviter, mais j'ai laissé faire. Après ce qu'il avait dit, je voulais le laisser croire qu'il était fort, que ses mots avaient un quelconque impact le temps de quelques secondes. Il commençait déjà à partir, oubliant son arme que je ramassais. « Renart... » Je lui lançais l'arme qu'il attrapait sans mal. Je profitais de ce moment où il s'arrêta pour parler un peu plus.

    « À ton insu, tu viens de me faire un compliment. » Je marquais une pause, je ne parlais pas de ceux qu'il avait cités, mais de celui qu'il n'avait même pas conscience d'avoir fait. « Je suis exactement la personne que je veux être, je n'ai aucun problème avec ça. » Mon frère n'avait jamais été d'accord avec cela, il avait tout d'abord tout fait pour que je ne sois pas ce monstre et enfin, il a agi pour réprimer cet instinct. « Ce masque n'est pas là pour tromper mon propre regard, mais celui des autres qui s'arrêtent à l'apparence. » Je ne savais pas s'il m'écoutait réellement, mais ce que je disais avait son importance, un jour, il s'en rendrait compte.

    Je levais les yeux vers le ciel étoilé, comme s'il n'y avait pas eu de mission, comme si je n'étais pas blessée. J'avais mal, mais n'y faisait pas attention. « Jouer au héros, je te l'ai déjà dit, je m'en fiche, n'être que l'ombre d'un guerrier ne fait aucune importance, car ce n'est pas là que je me voue à être douée. »

    Je ramassais mon arme et j'attrapais ce qu'il restait de Bladewolf par une patte. Je commençais alors à marcher en direction de Renart, non pas pour le rejoindre, il se trouvait simplement sur mon chemin. C'est là que j'avais voulu en venir en le défiant, personne ne se dresse sur ma route, il en prendra vite conscience.

    Alors que j'arrivais à son niveau, je me suis arrêtée, le regardant de bas en haut, il ne pouvait pas voir mon sourire. J'étais quelque peu satisfaite, tout ce que je faisais à la Shin-Ra était pour leurrer les autres et Renart est tombé dans le panneau. Pourtant, je ne pense pas qu'il soit faible d'esprit, mais lui, il joue un rôle qu'il ne connaît pas sur le bout de doigts. C'est parce que je connais mon texte que je peux avoir tant d'assurance.

    « Il est amusant de voir qu'à chaque parole que tu m'adresses, tu te méprends. Je n'essaye pas d'alléger un fardeau, de faire disparaître un profond mal-être. » Je reprends ma marche, traînant cette machine qui me rappelle tout de même que j'ai perdu mon sang-froid. J'allais être patiente et ce n'est pas pour me déplaire. « Sache que si les raisons de mes agissements échappent aux personnes, ce n'est nullement mon problème. »

    Maintenant à dix mètres, je me retourne une dernière fois vers lui. « Au plaisir de te revoir. » J'étais sincère, sans doute ne le remarquerait-il pas. Là encore, cela ne fait aucune importance, je sais d'où je viens et où je vais, comme je me fiche de savoir d'où il vient, mais que je sais où il ira. Je rejoignais maintenant la station Shin-Ra, j'allais rejoindre les scientifiques pour qu'ils réparent Bladewolf et que je puisse enfin rentrer chez moi.
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le Dim 24 Fév 2013 - 21:20
La réponse de Sullivan heurte l’orgueil de Renart. Il reste impassible (= sourire arrogant sur le bout de ses lèvres), mais, à l’intérieur, il est décontenancé. Déconcerté d’avoir eu tort. Déstabilisé de ne pas avoir su triompher de ses justes mots. Alors que l’homme masqué part, Renart se contente de lancer un regard méfiant et ô combien bestial dans le vide. Il est décontenancé. Dieu qu’il ne sait pas comment réagir !

«

Il ment ! Oui, il ment. J’ai eu raison. Je suis la vérité absolue, je suis le verbe le plus divin et le plus authentique ! Il essaie de me déconcerter avec sa fastidieuse tirade, mais il ne m’aura pas. Personne ne peut atteindre sir Renart Auguste, et encore moins démentir mes propos irréfutables ! Il est masqué parce qu’il a peur, rien d’autre ! Il cache ses larmes derrière cette muraille infranchissable, mais je suis certain d’avoir entendu moult jérémiades lorsque je l’assaillais de mes mots. Sullivan est effrayé. Il a peur de moi. Il est parti, … Il est parti parce qu’il était effarouché par ma prestance et par ma vérité.

Monsieur !
tonne-t-il en pointant un passant. Oui, vous, monsieur ! Contemplez ma stature et dites-moi ce que vous constatez ! Un renard franchement séduisant, n’est-ce pas ? Un renard bien confiant, un renard qu’on ne peut contredire ? Oui, vous avez totalement raison. Personne ne désavoue mes paroles. Même pas Dieu !



Allez, au trot ! Décampez, je n’ai plus besoin de vous.

Je n’ai besoin de personne.



Ai-je besoin de quelqu’un ? Non, bien sûr que non. Je divague !

Oh ! Et sa façon de partir. Qu’est-ce que j’abhorre cet homme. Que les cieux le maudissent; qu’ils engendrent intempéries et calomnies dans son existence ! Il m’abandonne en disant qu’il est impatient de me revoir. Quel… insolent ! Oui, il est insolent, hautain, prétentieux. Il fait mine d’être confiant, de savoir où il se dirige, mais il ne sait rien. Sullivan ! Sacré Sullivan ! Il monte sur ses grands chevaux, le pauvre, il chutera très bientôt, et la chute sera brutale ! Personne ne sera là pour lui tendre la main et il souffrira. J’anticipe déjà ce précieux instant avec une impatience marquée…

Et moi, si je tombais, tous seraient là pour m’aider ! Oh oui. Tous seraient là. Il y aurait… Rufus ! Oui, Rufus et tous les miliciens ! Et… tous ! Oui, ils seraient tous là, à espérer que je tombe pour me supporter ensuite. Il est seul, Sullivan, il est misérable et esseulé.



Sullivan ! Par la moustache de mon géniteur, ce Sullivan me dégoûte au plus haut point. Je souhaite sa mort. Un terroriste dans son vaisseau et… abracadabra ! Plus de Sullivan. Quel moment magique ce serait !

Et après tout, pourquoi m’en faire ? Je suis sir Renart Auguste.
»

Sur un soupir interminable, il quitte à son tour. Adieu, et cette fois-ci pour de bon !
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le Jeu 14 Mar 2013 - 20:00
Génial. Excellent.

Non sérieux. Le début de mission est... normal. Oui, hein, c'est pas nul, mais c'est pas au niveau de la suite.

Ouais, a partir de la confrontation si on peut l'appeller comme ça entre Sullivan et Renart, c'est génial. La lecture de ce passage fait carrément oublier le ébut en fait. Là est toute la force de ce RP. Je saurais pas décrire plus que ça, j'arrive pas a exprimer mais c'était... ouais.

Non franchement, le renversement de situation. Bon, d'accord le coup du "ouais s'il m'a frappé c'est parce que j'étais ok", je me suis dit... ouais bon... ils s'est pris un pain et il le gère pas, mais non en fait. Du moins, après lecture de la suite, c'est plus ce ressenti.

Et la fin avec Renart qui est seul, et qui délire complet...

Sullivan :

Mission périlleuse : 40 xp, 370 munnies, 4 PS en Defense.

Renart :

Périlleux : 40 xp, 370 munnies, 4 PS. Deux en psy, un en dex et un en defense.

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