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 La barbe vigoureuse
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Le Propriétaire
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Localisation : Là où il y a un peu d'or !
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Dim 3 Fév 2013 - 17:20
« La barbe vigoureuse »

« Ren— sir Renart, vous revoilà ! »

« Je tiens toujours mes promesses, très cher. Auriez-vous douté de mon verbe divin ? »

« Non, surtout pas, je vous rassure ! »

« Bien, bien. Quel est votre nom ? »

« Caïn. Caïn de Vallaires, fils du feu duc de— »

« Infâme. Votre nom est infâme ! Ça manque de vigueur, de… confiance, d’agressivité ! Non, non, ça ne le fait pas du tout. Vous croyez que ce sera crédible quand vous prendrez d’assaut le Palais des rêves et que vous direz au Prince en personne : “Caïn de Vallaires est dans la place pour vous botter là où le dos perd son nom !” … Non, c’est horrible. Vous serez… Vous serez plutôt… Barbe Vigoureuse ! Oui, c’est beaucoup mieux, beaucoup plus esthétique. »

« Vous êtes sérieux, sir Renart ? »

« Je ne l’ai jamais été autant qu’en ce moment, très cher. Allez, faites-moi visiter un peu les environs. J’aimerais en apprendre un peu sur l’état des lieux, question de vous concocter un stratagème enflammé ! »

« D’accord, suivez-moi. »

« Non, non… Je déteste suivre les gens. Je dirigerai la marche et vous m’expliquerez où nous sommes et ce qui se passe au fur et à mesure qu’on avance, compris ? »

« Si vous le dites. »

« En marche, Barbe Vigoureuse ! »

« »

« Votre nom est fabuleux, j’en suis jaloux ! »

Sir Renart, canne à la main droite, décide de prendre une direction au hasard, s’aventurant dans des lieux qu’il ne connaît que très peu. Rapidement, il rencontre quelques amas de résistants qui, fourches et torches embrasées à la main, scandent des slogans pour le moins haineux.

« Ce sont des résistants, ne sont-ils pas ? »

« Évidemment, sir Renart. Les résistants ont commencé à se regrouper quelques semaines après les premières décisions aberrantes du Prince. Maintenant, ils pullulent dans tout le duché et ne font que crier des injustices pour attirer l’attention du Prince. »

« Et c’est un franc succès, je suppose ? » s’interroge le Propriétaire de la voix la plus sarcastique possible.

« Non. Comme vous l’avez vu – et vécu –, les gardes oppriment chaque action de résistance et s’efforce d’épuiser la population. Nous avons déjà perdu de nombreux résistants qui considéraient qu’une insurrection ne pourrait jamais avoir lieu. »

« Quelle lâche indignité ! »

« Nous nous évertuons pour tenter de garder un maximum de résistants actifs, mais nous ne réussissons pas toujours. Mon groupe reste fervemment actif, toutefois. »

« Votre groupe ? »

« Oui, les résistants sont divisés un peu partout en groupuscules assez indépendants. »

« Je n’ai jamais entendu quelque chose d’aussi absurde, d’aussi grotesque, d’aussi… absurde ! N’avez-vous donc pas écouté mes paroles pleines de sagacité de l’autre jour ? Je disais que la populace de l’empire éloigné d’un continent éloigné d’un monde éloigné s’était unie pour obtenir ce qu’elle voulait : la paix ! Ce n’est pas en vous divisant que— »

« Je suis totalement d’accord, sir Renart, mais certaines personnes sont plus extrémistes, d’autres prônent le pacifisme. C’est difficile d’uniformiser la résistance. »

« Je vois… Ce sera donc au grandiose et fabuleux Renart d’unifier les troupes et de ne faire qu’une seule horde intouchable ! »

« Ce serait un grand pas vers la réussite, j’en conviens. »

« Trêve de bavardages, dirigeons-nous vers d’autres lieux ! »

Renart, accompagné de son fidèle destrier – Barbe Vigoureuse –, quitte cette fois-ci l’orée de la forêt pour s’approcher du château. Il remarque, à quelques pas du palais, un bâtiment fort curieux. Il s’arrête pour se questionner, car on ne marche pas en s’interrogeant, c’est trop dangereux !

« Quelle est cette horrible chose en manque d’architecture ? »

« Les casernes de la légion princière. Je dois dire que c’est le lieu le plus gardé du duché, au-delà même du Palais ! On suppose que c’est là-dedans que sont gardés tous les équipements et toutes les armes des gardes, mais personne n’y est entré, donc personne n’en est certain. »

« Oh ! C’est donc par là qu’on doit passer pour neutraliser tous ces idiots en armure ! »

« Sauf votre respect, sir Renart, ce serait suicidaire. »

« On m’a dit le même avertissement des centaines de fois pour une bonne centaine de raisons différentes, mais, vous savez quoi ? Je suis toujours en vie ! Je suis invincible ! »

« Le vent tournera très bientôt si vous ne faites pas attention. »

« Faire attention, c’est pour les fainéants de première classe, pour les apeurés existentiels et pour les éperdus émotionnellement. »

« »

« Ne vous inquiétez pas pour moi, je m’en sortirai indemne ! »

« Je ne m’inquiète pas pour vous. Je m’inquiète pour la liberté du peuple. »

« Très cher monsieur, fit Renart en empoignant le col de son interlocuteur et en serrant les crocs, oseriez-vous douter de ma confiance et de mes capacités ? »

« Je ne vous connais pas, bien sûr que je doute ! »

« Vous croyez vraiment que je suis assez idiot pour foncer dans ces casernes la tête baissée et sans préparation ? Vous croyez vraiment que je suis aussi imbécile que le souverain à la tête de votre population ? Vous le croyez vraiment ? »

« Je n’en sais rien. »

« Et si j’empoignais ma canne pour vous défoncer le thorax, vous me croiriez ? »

« Non. »

« Et si je dégainais mon révolver pour faire exploser le vénérable crâne qui sert d’habitation pour votre cervelle d’oiseau »

« Encore moins. »

« »

« »

« Bien, bien ! s’exclama-t-il en relâchant sa prise. Première règle dans ce macrocosme de détraqués et d’escrocs et d’escrocs détraqués : ne jamais faire confiance à personne avant quelques bonnes preuves. Vous feriez un excellent stratège. Continuez sur cette bonne voie, très cher. »

« C’était un test ? »

« Entre autres. Allez, au trot, Barbe Vigoureuse ! »

Mais les deux camarades d’infortunes ne gambadent pas très longtemps dans ces champs enchantés, car, quelques secondes plus tard, ils se retrouvent devant la grandeur du Palais des rêves. En chœur, ils s’arrêtent.

« Le Palais des rêves… »

« Oui, c’est bien ça. Ces murs nous séparent de notre affranchissement. »

« »

« Honnêtement, j'ai toujours pensé que le Palais des rêves était intouchable, imprenable, imperturbable. J'ai eu tort. Ça me rend un peu triste de voir à quel point les terres de mon enfance sont dévastées. À quel point il ne reste plus rien de la paix d'antan. À quel point il ne reste plus un once de bonheur. »

« Je permettrai le salut du peuple, ne vous inquiétez pas ! »

« Vous croyez vraiment ? Les gens s'exilent, abandonnent leur résidence pour vivre ailleurs. Ils en ont assez de ce Prince, assez de ses lois, assez du tourment qui hante les environs. J'en ai assez. »

« »

« Vous savez, j'ai un fils à la maison. Un p'tit bout d'homme d'à peine trois ans. Et vous savez quoi ? Il rêve de pouvoir courir dehors et de vivre de grandes aventures dans la forêt, mais il ne peut pas. Si vous saviez comment c'est difficile d'être impuissant et de ne rien pouvoir faire pour faire sourire un enfant. »

« Je suis désolé pour vous », soupire Renart d'une voix si empathique qu'il en est surpris. S'il ne comprend pas l'amour ou l'amitié, il comprend bien une chose : les difficultés qui peuvent obstruer la route d'un père et de son fils.

« Débarrassez-nous du Prince.

« Je ferai de mon mieux, Caïn. »

« »

« »

« On dit Vigoureuse, Barbe Vigoureuse ! »

« »

« Allez, au trot ! Allez nous concocter ce fameux plan infaillible ! »

Renart tire son chapeau, salue son interlocuteur et part, les idées embrouillées, l'esprit tourmenté, les souvenirs bousculés.
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Playboy Milliardaire
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Date d'inscription : 01/04/2012

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286/650  (286/650)
Dim 3 Fév 2013 - 19:12
Eh bien... Encore une fois, très sympa a lire. Ca va vite... c'est, comme la dernière fois en fait. J'ai pas franchement grand chose a dire, ça m'énerve un peu d'ailleurs ^^ Que dire de plus a part "tu fais bien avancer les choses, bravo !" ?

Facile : 10 xp, 110 munnies, 1 PS en psychisme.

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