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La Passionnée

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le Ven 1 Fév 2013 - 6:00
    Avertissement [-18] : Certains passages de ce RP peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ou de toute personne non avertie.


    J'étais devant la porte d'une vieille maison close, perdue dans les quartiers sombres de Paris. J'avais peur d'y pénétrer, j'avais peur de devoir affronter mes souvenirs. Mon épaule me brûlait comme toujours, douleur fantôme de ce fer qui était à l'origine de tout... Je pris une grande respiration et pénétrais dans l'enceinte. Je ne portais pas mon sabre, ni mon pistolet. Seul restait mon coutelas que j'avais fixé sous la fermeture de mon soutien-gorge. Je n'avais pas non plus ma veste, ni mes collants. Je ne portais que ma combi-short et mes hauts talons. Les cheveux relevés, dégageant ma nuque, j'avais conscience que ma tenue était passée de voluptueuse à... vulgaire. Mais je savais qu'avec une telle tenue, je n'aurais aucun problème à me faire passer pour ce que j'avais jadis été.

    Une prostituée.

    J'accostais un homme d'un sourire ravageur et, à son bras, passait le vestibule. La gérante, trop occupée à réprimander une jeune fille, ne me jeta qu'un bref coup d'œil, sans vérifier si je faisais bien partie de ses filles. Déposant un baiser sur la joue de mon ticket d'entrée, je le laissais aux soins d'une femme aux charmes généreux pour me concentrer sur ma recherche. Je m'approchais d'une fille à l'air fatigué, fumant une cigarette dans un coin. « Je cherche Lex. » Elle haussa les épaules sans me prêter attention. « Ecoute... Il m'a demandé un truc spécial, je sais pas vraiment ce que c'est, mais ça devrait me rapporter un paquet de fric. Je ne sais pas où il est, et j'ai vraiment besoin de ça. » lui chuchotais-je d'un air inquiet.

    Elle me regarda, compatissante et m'offrit une cigarette que j'acceptais. « On en est toutes là, ma chérie. » murmura-t-elle. « Il est dans le boudoir, il habite pratiquement ici. Je t'ai jamais vue dans le coin, tu es nouvelle ? » Je hochais la tête, l'air mal à l'aise. « T'inquiète pas... Il est pas méchant, juste un peu tordu. » ajouta-t-elle en me tapotant l'épaule avant d'écraser sa cigarette et de retourner à ses occupations. Je m'efforçais de ne pas me soucier de son sort, je ne devais pas me laisser atteindre par mes émotions, je ne pouvais pas me laisser aller comme je l'avais fait à Port Royal. Cette fois-ci, j'étais seule. Il n'y avait personne pour me relever, et je me devais de marcher debout... Pour Elinor. Il n'y avait pas d'hésitations à avoir.

    Je me débrouillais pour trouver le boudoir, congédiant sur mon chemin une jeune femme qui s'y rendait. Je détachais mes cheveux, poussais la porte d'un air timide et me glissait à l'intérieur. La pièce était plongée dans la pénombre, seulement éclairée par des bougies parfumées. Des teintures, des coussins, un lit immense et des effluves d'opium... Le boudoir respirait le sexe. Et, allongé torse nu, trônait Lex. Lorsqu'il m'aperçut, il se redressa et me détailla. Avec un sourire satisfait, il m'incita à le rejoindre. Je jouais la timide, l'hésitante. Il quitta le lit pour s'approcher, posant sa main sur mon épaule. Cela semblait lui plaire...

    Il m'attira vers le lit et me laissa m'y asseoir, s'agenouillant devant moi, laissant ses mains odieuses parcourir mes épaules, mes bras, pour venir toucher mes seins avant de glisser vers mes cuisses pour enfin caresser mes genoux. Je ne le regardais pas, je m'efforçais d'ignorer ses mains sur mon corps. Je m'étais mise à fixer son visage,, tentant de le sonder pour mieux l'ignorer. Il était bel homme, un visage simple mais bien fait, de courts cheveux noirs et de grands yeux gris. Une balafre lui barrait l'arcade sourcilière et son regard, aussi lubrique soit-il, était dur et froid. Cet homme était sans pitié. Je l'imaginais parfaitement asséner le coup final à ma sœur.

    « C'est étrange... Ton visage m'est familier. » murmura-t-il d'un air pensif en effleurant mes lèvres de son index. Je lui souris, rapprochant mes bras l'un de l'autre, détournant son regard vers d'autres charmes. Il se redressa et, plaçant son genou entre mes cuisses, me repoussa en arrière et me renversa sur le lit. Ses mains naviguaient sur mon corps et je fermais les yeux quand il se glissa dans mon intimité. Il n'attendait rien de moi, je pouvais le sentir, je savais bien que je n'étais qu'un corps à ses yeux. Certains hommes venaient dans ce genre d'endroit à la recherche de compagnie, et d'autres, comme lui, ne voulaient que se donner du plaisir à travers le corps d'une femme. Je n'étais que le vaisseau de son plaisir, à peine plus vivante qu'une poupée à ses yeux.

    Il m'agrippa les hanches et me souleva pour m'allonger au milieu du lit. Il embrassait mon cou, caressait de son nez ma poitrine, me possédait... D'un coup de bassin, je le retournais et me retrouvais au-dessus de lui. Il fronça les sourcils, mais je lui lançais un sourire plein de candeur pour le conforter dans l'idée qu'il restait maître de la situation. Je posais ma main sur mon sein et la laissais glisser le long de mon corps pour défaire la fermeture latérale de mes vêtements. D'un simple mouvement, je dégrafais mon soutien-gorge et, alors que je me penchais sur lui pour l'embrasser, masquant son champ de vision de mes cheveux, tout en passant mon autre main entre ses jambes, je plaçais mon soutien-gorge et le coutelas sous l'oreiller tout en augmentant la pression que ma main exerçait.

    Agréablement surpris, il m'interrogea néanmoins du regard. Les filles de joie n'embrassent pas. Je me mordis les lèvres, l'air de m'excuser. Il lâcha un soupir d'excitation et se redressa vivement pour me plaquer contre lui. Ramenant mes cuisses contre lui, une main sur mes fesses, l'autre sur ma nuque, il m'embrassa avec violence. Il se débarrassa avec hâte de nos vêtements, me laissant seins nus, ne conservant que le plus mince des voiles protégeant ma pudeur. Je croisais mes jambes dans son dos, feignant le plaisir sous ses caresses. Le visage entre mes seins, ses mains palpaient ma chair sans y prendre goût, il me touchait pour lui-même, s'imaginant déjà les instants qui allaient suivre. Je fixais le plafond, faisant passer mes tremblements de haine pour des spasmes de plaisir.

    Brusquement il écarta mes jambes et me plaqua d'autant plus violemment contre lui. Il était brutal, me maintenant par les cheveux contre son cou, et contrôlait chacun de mes mouvements de son autre main placée dans le bas de mon dos. Son souffle sur ma peau était comme une insulte à ma dignité, et le plaisir qu'il en tirait était une odieuse offense à mon deuil... Le sentir dans mon corps de cette façon me révulsait, et je ne pouvais m'empêcher d'imaginer ses mains autour du cou d'Elinor quand il les plaçait autour du mien... Je sentais les battements de son cœur s'accélérer alors qu'il s'était emparé de mes seins, et les miens avec eux tant contenir ma colère devenait difficile. J'aurais voulu me déchaîner sur lui, le meurtrir aussi violemment qu'il m'avait blessée... Mais je devais rester calme, je devais rester en possession de tous mes moyens... Je me pressais alors contre lui tout en passant ma main sous l'oreiller, toute en douceur... Et alors qu'il atteignait le paroxysme de son plaisir, incapable de réagir, je tranchais sa gorge d'un coup sec, le sang éclaboussant mon visage.

    J'observais ses yeux s'écarquiller sous l'effet de la surprise et de l'incompréhension... Je plaçais ma main sur la plaie et dardais sur lui un regard plein de haine. « Ton visage est sans doute la dernière chose que ma sœur a vu avant de mourir... Observe bien le mien. C'est le même que celui de ta victime impuissante, abattue comme du bétail... Et ce soir, c'est toi qui meurs comme un chien. » articulais-je d'une voix vibrante avant de m'écarter de lui, le laissant se vider de son sang.

    Je m'habillais prestement et sautais par la fenêtre. Une fois au sol, je ne pu retenir plus longtemps les nausées qui n'avaient eu de cesse de me secouer, et je laissais la douleur et le dégoût se vider de ma gorge. Je m'essuyais la bouche, tremblante, et me laissais tomber contre le mur. J'avais du mal à respirer, et je ressentais un tel soulagement que les larmes me montèrent aux yeux, purifiant de leurs sillons mon visage souillé par le sang du meurtrier de ma sœur.

    La boucle était bouclée, je pouvais enfin respirer.

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La lance Tourbillonnante.

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Grade: Commandant
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272/500  (272/500)

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le Mer 6 Fév 2013 - 21:30
    Exploit accompli.

    C'est de loin le meilleur des quatre exploits que tu m'as envoyés.

    Il est violent, sensuel, presque dégoûtant ^^. Enfin je veux dire, ce mélange malsain de haine et de sexe (ça me rappelle un truc !), ça rend le mec insupportable et perso, je me suis senti compatissant envers Mila.

    Mais donc, c'est un très bon rendu des émotions, j'ai vraiment accroché;

    Y a pas de défauts sauf un petit détail. Sinon c'est puissant, poignant. Le simple fait que ce soit un rp plus trash, c'est déjà une originalité, alors je suis vraiment content.

    Le petit détail gênant a été annoncé dans mon commentaire précédant : 4 en force, zéro compétence en force, et tu tranches une gorge avec une épée. Ca va pas forcément, tu vois... C'est un détail mais un non respect des statistiques et compétences, et comme j'estime que tu as frôlé cette limite durant les quatre exploits (surtout au niveau de la force), je ne donnerai pas de bonus ici.

    Périlleux.
    35 xp, 300 munnies, 2 ps en vitesse et 1 en sym.

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