Derniers sujets
» Froide Noblesse
par Huayan Song Aujourd'hui à 19:52

» Tombent les masques
par Abigail Underwood Aujourd'hui à 19:25

» Chasse aux corsaires
par Pamela Isley Aujourd'hui à 11:13

» Absences de Pamela
par Milla Maxwell Hier à 16:46

» Promenons-nous dans les bois -
par Agon Wiley Hier à 5:58

» Il était une fois ... Toxine (En cours )
par General Primus Hier à 2:06

» Au fond du donjon, troisième grille à droite
par Shadow Mer 15 Nov 2017 - 16:46

» Sauver Tania [Exploit]
par Chen Stormstout Mer 15 Nov 2017 - 10:56

» Déménagement
par Chen Stormstout Mer 15 Nov 2017 - 10:34

» Contrats - Demande de Mission
par Merrion Dexelo Mar 14 Nov 2017 - 23:00

» Fiche d'Identité de Narantuyaa
par Narantuyaa Mar 14 Nov 2017 - 9:17

» Attaque Nocturne
par Narantuyaa Mar 14 Nov 2017 - 2:54

» Avant de poster dans Histoires de Grimm...
par General Primus Mar 14 Nov 2017 - 0:15

» L'âme d'un chercheur
par Huayan Song Lun 13 Nov 2017 - 15:45

» La fiche d'identité de D.Va
par D.Va Lun 13 Nov 2017 - 15:03


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Une fleur qui revait d'être arbre ...
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Membre
Masculin
Nombre de messages : 27
Age : 35
Date d'inscription : 26/10/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Officier
XP:
33/150  (33/150)
Mar 13 Nov 2012 - 19:28
- Journal de voyage de Flesia, Entrée #1

Citation :

Aujourd'hui est un grand jour ! Ce sera mon premier voyage en dehors du manoir que je ferais toute seule comme une grande et surtout, mon premier jour au Sanctum ! On m'a dit que là bas, on travaille à ce que le monde soit meilleur. Ca m'a l'air d'être très fun comme boulot ! J'espère que moi aussi je pourrais faire le bien à tout ceux que je croise !
Enfin, j'ai dit toute seule ... mais en fait nous sommes trois : Fluffy, bien sûr, que j'aurais pas laissé tout seule comme ça ... ses yeux tristes à l'idée que je pourrais le laisser m'ont fait craquer. Je n'ai pas vu de réglement m'interdisant d'avoir un animal de compagnie donc je l'ai pris avec moi et j'ai dû m'y prendre à deux mains pour l'arréter de bondir de joie partout. Quand au second ... eh bien c'est une idée de Maman : "Comme on a pas le temps de tout apprendre, laisse les spécialistes t'aider !" qu'elle a dit. Et c'est vrai, j'ai jamais pu me mettre sérieusement à la magie, trop de chose à faire déjà ... alors elle a demandé à Luna de m'accompagner et de s'occuper de tout pour moi. Du coup, l'un des esprits résident de notre arbre m'accompagne aussi pour m'assister. Mais je crois que c'est plus pour Fluffy qu'elle est venue ... les deux passent leur temps à s'amuser dans nos jardins, après tout, elle avait peut être peur de perdre son ami. Mais elle semble ravie de m'accompagner aussi, donc pas de souci de ce côté !
Je vais emporter ce carnet avec moi pour que je puisse le donner à lire à ma famille quand je reviendrais les voir, histoire d'être sûre de ne rien oublier.

La joie qu'elle a eu à l'écriture de ces lignes à bien changée depuis ... 40 kilomètres à pied depuis chez elle jusqu'au chateau, c'est amusant sur le papier, et les 25 premiers étaient drôles ... mais ca, c'était avant qu'elle réalise que prendre son temps pour admirer les fleurs, sentir le blé des champs fraîchement moissonnées, faire trois pauses déjeuner ... pour au final, au moment où elle aperçut le soleil couchant, réaliser que sa destination restait encore un point dans le lointain. Car si il est vrai que les formes approximatives des tours rendaient merveilleusement au devant de l'astre céleste, l'idée qu'il reste encore trois heures de marche à un rythme correct l'a soudain rattrappée. Enfin, trois heures ... quand on y voit quelque chose et qu'on ne transporte pas avec soi un lapinou un peu vorace et un sac avec quelques affaires utiles. D'ailleurs, heureusement qu'une bonne partie de ses affaires est stockée de manière non conventionelle car sinon elle ne s'en sortirait pas sans une charette à bras au minimum. Heureusement, un petit cadeau de la part du forgeron qui travaille pour la famille a résolu au moins ce problème sous la forme d'un anneau qui permet de ranger dans un espace magique des affaires spécialement traitées pour ne pas s'encombrer trop d'affaires. L'ennui, c'est que ca marche pas avec tout, d'où le sac à provisions sur le dos, heureusement déjà presque vide ... il faudra juste que la prochaine fois, elle pense à des torches ou une tente ...

Car voilà qu'il fait nuit ! Heureusement pour elle, une forme de lumière de secours, sous la forme d'une lune presque pleine, lui permet d'éviter d'être complétement perdue, mais même ainsi la progression, même prise plus au sérieux, ne se fait que laborieusement. Ce qui aurait été un chemin de promenade avec ses haies d'arbres soigneusement taillés devint d'un coup un hall des horreurs où le moindre battement d'ailes d'un oiseau devenait sinistre, le vent dans les feuilles passant pour le hurlement d'un fantôme en proie au désespoir, tandis que l'on pouvait physiquement sentir une vibration nocive parcourir son dos ... alors que ce n'est qu'un petit Fluffy en train de trembler à l'intérieur du sac où il a trouvé refuge ! Flesia elle même n'était pas plus rassurée, mais elle a connu pire ... cependant dire que cela n'avait pas impacté son avancée serait mentir ... ce qui aurait dû au final prendre la journée se termina non sans mal vers une heure du matin, au pied de ce qui n'avait dans l'éclairage ambiant guère plus que l'apparance d'une silhouette de château dessinée par quelques éclairages de ci de la apreçus tant sur les murs que par les rares fenêtres donnant sur une soupçon d'activité nocturne. C'est les jambes tremblantes de fatigue apres le voyage, de restes de trouille accumulée sur ces derniers kilomètres et aussi maintenant la tension de savoir qu'elle va devoir se présenter, à cette heure qui plus est, a ceux avec qui elle va passer le plus clair de son temps ...

Plus qu'à espérer que quelqu'un soit dans les parages, parce que elle ne voudrait pas en plus finir sa nuit dehors ! Tournant aux alentours de l'entrée, Flesia tente de voir si un garde serait de faction à cet heure ci dans les parages ...
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Dévoué
Masculin
Nombre de messages : 287
Age : 22
Localisation : Tortuga
Date d'inscription : 17/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Lieutenant
XP:
187/270  (187/270)
Dim 16 Déc 2012 - 22:33
L'homme brave les éléments, c'est dans sa nature de survivre. La patience forme un bouclier contre le froid mordant et la nuit envahissante. L'arrivée d'une lettre -anonyme- annonçant l'arrivée d'une prochaine personne pour le Sanctum, une jeune personne en l’occurrence. Je ne pouvais pas juste rester planté à l'intérieur en ne faisant rien du tout. La lune dominait son domaine, mais il me fallait quand même une torche pour y voir correctement. Ces derniers temps les nouveaux venus et apprentis se font rare... Je me concentrais pour percevoir le moindre mouvement dans le noir.

Je posais ma torche un instant, même un homme fort ne peut s'empêcher de se gratter la jambe quand ça le démange, je soulevais la plaque de mon armure et me fit un petit plaisir. Enfin, plaisir, je me comprends. En me relevant, reprenant la torche au passage, je vis quelque chose se dessiner à la lueur de la torche... C'est blanc, ça a des cheveux, un drôle de costume et un sac... Cette "personne" fit quelques pas hésitant, avant de s'approcher et de regarde les portes.

Je me penchais et fit signe << Salutations! Un instant, je vous ouvre! >> suivit d'un garde qui vint me voir pour me dire de faire moins fort. Je me dirigeais vers le levier et ouvrit les portes. Après que la jeune personne soit rentrée je descendis. Gardant la torche en main, j'engageais le dialogue.

<< Eh bien? Vous avez fait bon voyage? On avait prévenu de votre venue. Je prenais en main la lettre, Flesia, c'est bien cela? Je suis Henri, fier membre du Sanctum! Et vous êtes dans le Château de notre bon Roi Stéphane! >>

Je rangeais la lettre et invita la jeune personne à me suivre, j'ouvrais les portes du château et nous nous dirigeâmes vers les cuisines, j'allumais une lampe et me tournait vers les meubles, m'emparant de ce qu'il fallait.

<< Une heure du matin, en voila un temps pour arriver! Je pense que vous devez être affamée. Je vais vous faire un sandwich. Je préparais mon plat favoris, tout en maintenant la discussion. Vous dormirez dans les quartiers du Sanctum, on a des petites chambres individuelles dans un couloir. A moins que vous ne vouliez élire domicile autre part... >>

Je me tournais et lui tendait le sandwich, d'une bonne longueur d'un bon demi pain, du jambon, de la salade, des tomates et du beurre. Tout en souriant.

<< Nous manquons cruellement de sang neuf, et de joie. Nos membres ainsi que le peuple souffrent toujours de la disparition de la Princesse et de notre... "Artéfact" le plus remarquable. Menfin! Un jour on rendra leur monnaie de leur pièce! Et vous, Mademoiselle Flesia Mana? Quel bon vent vous amène en ces temps troublés et noir pour tout ce qui vit? >>
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Membre
Masculin
Nombre de messages : 27
Age : 35
Date d'inscription : 26/10/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Officier
XP:
33/150  (33/150)
Mer 19 Déc 2012 - 19:27
Chance parmis les chances, la porte s'ouvrit ... même à une heure aussi tardive ! Le soupir de soulagement poussé par Flesia put s'entendre malgré le grincement des gongs qui accompagna cette ouverture. Soupir qu'elle ravala en voyant l'imposante silhouette se profiler devant elle, la torche eblouissant ses yeux, lui empéchant de voir pleinement la personne se tenant dans l'embrasure définitivement trop lumineuse pour elle.

Eh bien? Vous avez fait bon voyage? On avait prévenu de votre venue. Flesia, c'est bien cela? Je suis Henri, fier membre du Sanctum! Et vous êtes dans le Château de notre bon Roi Stéphane!

Avec la voix, puissante mais tout de même réconfortante commençait à se dresser une apparence définitivement impressionnante, une carrure d'armoire à glace que l'épaisse armure renforçait tout autant que les traits viril de l'individu engoncé dans celle ci. Ce ... Henri était plus qu'un individu : c'était aussi la tour de garde de l'entrée, le premier obstacle de la petite pour son arrivée au Sanctum. Enfin, du moins, c'est cette impression qui la domina quand cet individu faisant probablement le triple de son poids l'accosta.

C'est un timide hochement de tête qui répondit à l'appel de son nom, sans plus de réaction, de peur de commetre un impair dès son arrivée ... et aussi probablement parce que Flesia était bien trop épuisée pour penser rationnellement maintenant, mais peut on vraiment lui en vouloir ?

Quoi qu'il en soit un simple geste de la main suffit à la convaincre de rentrer, ce pour quoi elle ne se fit pas prier un seul instant dans sa situation. Suivant prudemment la masse métallique, elle découvrit ce lieu où elle allait vivre pendant quelques temps au moins. Le manoir où elle vivait avait beau être vaste, rien de comparable avec les immenses murs se dressant autour d'elle. Des salles immenses qui font passer le colosse pour une fourmi, à peine éclairés par la faible lueur de la torche dans sa main. Des couloirs où de chevaux pourraient circuler à leur aise, y compris dans les volées d'escaliers faisant presque penser à une section de pyramide par leur taille. Mais alors même qu'elle essayait encore de se faire à la vastitude des lieux, l'homme entra par une petite porte bien sur le côté, donnant vers les cuisines.

Et quelles cuisines ! Là aussi, rien a voir, ici c'est une véritable fabrique de plaisir gustative en comparaison à chez elle, avec de quoi préparer des banquets qui sont, littéralement, princier à première vue.


Une heure du matin, en voila un temps pour arriver ! Je pense que vous devez être affamée. Je vais vous faire un sandwich.

Pas de refus ... elle était affamée ...

"Myop?"

Et la petite tête jaune sortant de son sac semblait du même avis. Fluffy venait d'entendre le mot sandwich et en tout bon lapinou apprivoisé il en avait compris le sens. Quand à la petite Mana, elle répondit d'un faible "Merci" alors même qu'elle atterrissait lourdement sur un banc, heureuse de ne plus avoir à supporter tout le poids de son corps et ses affaires sur des jambes branlantes.

Vous dormirez dans les quartiers du Sanctum, on a des petites chambres individuelles dans un couloir. A moins que vous ne vouliez élire domicile autre part ...

... Oui, dormir ici. C'est ce qui était prévu à la base. Sa formation incluait un dépaysement complet et l'idée de vivre ici ne lui semblait, du moins pour l'instant, pas présenter le moindre problème. Bien sûr, elle en jugera mieux le moment venu, mais elle n'avait pas la tête à se poser des questions maintenant. Sa réponse était donc déjà convenue : "Je prendrais un chambre ici, merci de votre hospitalité messire."

Oui, messire, parce que la personne devant elle, même dans toute simplicité, reste un chevalier, hors de question de lui manquer le respect qui lui est dû ... Même si la vue du sandwich en cours de fabrication commençait à éveiller des instinct proprement carnassier envers la bonne victuaille. Deux paires d'yeux observaient chaque ingrédient apporter tout à tour leurs saveurs et textures qui avant même d'être assemblés donnaient une bonne mesure de l'affect morale provoqué par une satiation mesuré. Ou plus simplement, le duo avait la dalle et ça se sentait

Et toute la retenue dont faisait preuve Flesia s'envola une fois le bout de pain tendu, les désirs primaires prenant le pas sur les conventions, les deux estomacs sur pattes se jetant bouche la première sur cette nourriture qui leur faisait défaut après leur voyage.


Nous manquons cruellement de sang neuf, et de joie. Nos membres ainsi que le peuple souffrent toujours de la disparition de la Princesse et de notre... "Artéfact" le plus remarquable. Menfin! Un jour on rendra leur monnaie de leur pièce! Et vous, Mademoiselle Flesia Mana? Quel bon vent vous amène en ces temps troublés et noir pour tout ce qui vit?

Ces mots furent couvert par le bruit de mâchonnage provoqué par l'engloutissement prompt et efficace de ce repas de fortune et pourtant si riche, dont l'une des propriétés fut de remettre une humaine et un lapinou sur pied en moins de deux ... ok, l'animal n'a pas de pieds à proprement parlé ... cependant, cela redonna aussi le sourire à celle qui n'est encore qu'une enfant, appréciant ses petites joies quotidiennes.

"Oh, je suis surtout ici pour me dégourdir un peu, comme le veux ma mère. Elle à peur que si je restais trop longtemps au même endroit, avec les mêmes habitudes, je ne m'épanouirai jamais."

Là voilà plus au naturel déjà, plus ouverte une fois ses forces reprises.

"Alors si en plus je peux vous aider dans l'opération, c'est bien pour tout le monde, non ? Parce que c'est sûr, on va vous aider, hein, Fluffy !", suivit par un "Myuuu !" des plus joyeux.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Argument Imparable
Masculin
Nombre de messages : 315
Age : 26
Date d'inscription : 15/07/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
48/1000  (48/1000)
Jeu 20 Déc 2012 - 3:12
    J’incline la tête… et regarde derrière moi… Personne. Eh ben… on me laissait même pas le temps de me préparer psychologiquement ! Ca voulait clairement dire « Jecht, t’as vraiment intérêt à magner ton cul… »
    De toutes manières, je me sentais pas l’envie de m’éterniser… Je marchais depuis facilement une heure, derrière cette gamine, et il faisait froid… Et v’la qu’elle entrait dans un 4 étoiles. Et Jecht resterait là jusqu’à la fin de ses jours ?!

    Putain non… Certainement pas !

    Alors arsenal classique ?! Bah j’avais ma claymore… qui allait être méga encombrante, si bien que j’hésitais très sérieusement à la prendre ! Puis bon, j’avais aussi un sac en plastique, mon arme ultime… Une arme que j’avais pas maniée depuis longtemps.

    Tout ça pour dire… Ca allait être… Méga sport !

    Voilà j’ai déjà trop traîné !
    Je regarde les remparts… Cinq gardes qui surveillent le pont. Cinq, c’est vraiment beaucoup.
    Allez go !

    Et je commence à courir dans l’obscurité la plus totale, sur le pont, vers cette énorme citadelle qu’est devant moi. Ma course est pas vraiment rapide mais je fais de mon mieux, je donne tout ! Je suis encore trop loin pour que les gardes me voient, et moi-même je suis pas assez proche pour tenter quelque chose !

    Encore une vingtaine de mètres avant d’arriver à la lumière des torches devant les portes du palais ! J’accélère encore…
    Voilà qu’ils sont assez prêts !

    Je continue à courir mais sors un ballon du sachet en plastique… Un ballon mais pas n’importe lequel ! C’est le digne outil du plus grand sport inventé jusqu’à ce jour… Le blitzball ! Et devinez qui est le champion incontesté de cet art !?

    Je laisse tomber la balle de ma main… et mon pied gauche commence le Jecht shot, mettant la force suffisante dans la balle ! Celle-ci le heurte à la tête si violemment qu’elle l’assomme !


    « Hein ?! »

    Les gardes ont juste le temps de voir la balle rebondir et repartir… dans ma direction ! Je ralentis, et accueille la balle d’un pied droit, l’envoyant dans les airs ! Je fais un petit bond et accueille la balle de blitz au bon moment d’un coup de tête ! Elle va direct s’écraser sur le torse en armure d’un autre garde, lui pulvérisant sa respiration ! Une nouvelle fois, la balle revient vers moi alors que je retombe au sol et continue ma course… Les gardes me voient distinctement. Mon poing se dirige tout seul, par instinct, je vise à peine, sur la balle qui va assommer un troisième garde sur les remparts !

    Mais le ballon adopte une trajectoire pas forcément voulue… Elle arrive super haut et va à tous les coups tomber derrière moi ! C’était le gros fail, j’étais trop lent, trop maladroit…




    Plus le choix !

    Personne d’autre que moi peux le faire !

    Je saute… et fais un double-saut, arrivant suffisamment haut dans les airs… Et là-haut, le temps s’arrête. Mon regard se pose sur les deux gardes restants prêts à sonner l’alarme… et moi qui vais répondre à ça par un truc que j’ai plus fait depuis des années…

    Mais je suis le meilleur, putain !

    Je virevolte dans les airs, tournant sur moi-même, étant pas mal entravé par ma claymore… mais j’y arrive tant bien que mal.
    Le ballon arrive sur moi qui tourne à m’en donner la gerbe. Et… C’est bon ! Ma rotation se calme, ma jambe se tord…


    « Appelez la ga… !! »

    « Le Magnifiquement sublime shot du Grand Jecht Numéro III !!! »

    Et la balle part, telle une fusée, de mon pied, décrochant la mâchoire de l’un des deux gardes, l’assommant du même coup, rebondissant et frappant violemment le dernier garde, le faisant basculer par-delà le rempart !!

    Je m’aplatis sur le sol, incapable de me reprendre dans les airs…

    Putain, la classe.

    Allez ! Je me relève difficilement et fonce vers la porte, la défonçant aussi tôt !
    Pour la discrétion, j’ai probablement merdé… J’allais me faire tuer… soit par les gardes, soit par les songes.

    Et je cours vers le château, comme un dingue ! Je passe à côté du ballon qui rebondit encore dans la cour… sans prendre le temps de le ramasser !
    Laissant traîner ma claymore derrière moi, j’entre dans le château et fonce comme je peux !

    Deux gardes devant moi ! Je sprint vers eux, ils dégainent assez rapidement… Je fais une glissade, suivie d’une deuxième, me laissant tomber sur le sol, arrivant à genoux jusqu’à eux ! Mon pied droit renverse l’un des deux gardes, mon pied gauche heurte l’armure de l’autre, le renversant ! Et alors que mon poing gauche vient plonger le premier garde dans un profond coma, mon autre main attrape la tête du deuxième et la cogne contre le sol !

    Je reste un moment au sol… La tête contre la pierre. Malgré toute mon endurance, tout ça m’essoufflait quand même…
    Parce que sache, jeune homme, que l’Ultime Jecht Shot, en plus d’être un mouvement que je suis le seul à pouvoir faire, est aussi un enchainement de dernier recours ! Aussi impressionnant qu’épuisant !

    Allez on y va !

    Une lumière est allumée… A cette heure de la nuit, y en a pas des masses des lumières allumées ! Et pour cette raison, j’y vais… Je ralentis, juste avant d’arriver au seuil de la porte. .. et les vois.


    "Alors si en plus je peux vous aider dans l'opération, c'est bien pour tout le monde, non ? Parce que c'est sûr, on va vous aider, hein, Fluffy !"

    J’entre pas tout de suite… je les laisse parler une petite minute de plus, pour me donner le temps. Et je finis par franchir le pas. J’entre sans silence dans la cuisine, mon immense claymore dans ma main droite, sa lame traînant sur le sol dans un grincement désagréable.

    « Tout ça c’est le destin. J’affronte une nuit glaciale, j’ai pas bouffé depuis cinq heures… je rétame vingt-cinq gardes en dix secondes… Et je me retrouve finalement dans une cuisine ! Le cœur de la maison ! Hein, Fluffy ?! »

    Je m’invite, tranquille, façon « je me la raconte, j’ai le droit, je m’appelle Jecht ! » et m’avance vers le même meuble utilisé y a quarante secondes par le mec… sur lequel sont posés du pain, de la salade et plein de trucs intéressants.
    Je jette un regard au mec en question… Ouais, un guerrier. Et l’autre ? Une… paysanne hippie.

    Je me ferais bien un sandwich mais j’ai quand même un peu plus d’allure que ça ! Je prends une demi-tomate et me tourne vers le couple avant de croquer dedans, laissant du jus dégouliner de ma bouche, glissant dans ma barbe.


    « Sérieux, je les ai épatés, vos gardes ! Ils ont rien vu venir ! ‘Sont mieux morts que vivants, j’te l’dis. »

    Je parle la bouche pleine, croquant encore dans ma tomate, avant de jeter le reste à terre et de m’emparer d’une feuille de salade et de la croquer.

    « Je vous ferais bien le même show… Mais pour vous… Ce sera un peu plus confidentiel. »

    Je lève ma lame vers le guerrier, un grand sourire aux lèvres !


_______________________________
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Dévoué
Masculin
Nombre de messages : 287
Age : 22
Localisation : Tortuga
Date d'inscription : 17/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Lieutenant
XP:
187/270  (187/270)
Jeu 20 Déc 2012 - 12:06
Ce fut un moment bien sympathique de discutions et de bonne humeur. Même dans la nuit noir et que...
Comment ça la garde?! Comment ça le grand truc du grand Jecht Sulbimi... Suib... Pardon?! Mais c'est quoi ça?! C'est quoi ce numéro de cirque?! C'est qui ce Jecht qui est un véritable Gag mais qui sue la classe et le jus de tomate dans sa barbe?! Un ennemi?! Ben ouai il vient de décocher des gardes! Et il mord dans la tomate?! Tout ça tout seul sans que rien ai été demandé par personne?! Par les éternels, par les barbes de mes ancêtres! Par mon épée et tout ce qui est sacré... Je le regardais, sidéré, à la base c'était supposé être une soirée tranquille, et tout le tsoin tsoin...

<< Euh, ouai, on dit bonjour, ou bonsoir, d'abors. >>

Je me grattais l'arrière du crâne... Oh oui, un guerrier torse nu, qui sue l'expérience en son domaine. Mais normalement je suis pas supposé avoir envie de me battre... Ouai, en fait, nan. Pas trop, là j'étais partit pour bien me poser et discuter. Et toutes ces choses. Je préparais un nouveau sandwich, que je lui lançais. Avec un calme assez inquiétant, parce que finalement il vient bien de dire qu'il vient de butter des gardes.

<< C'tombe bien, un guerrier se bat pas le ventre vide, et une tomate c'est pas très nourrissant. Concrètement, vous savez, pour venir me défier - déjà dans la cuisine, en plus - dans ces temps pas très cool même si c'est bientôt Noël. Vous auriez pu, très simplement, demander à un garde, à l'entrée, de venir me voir. Expliquer le principe de la chose, m'voyez, ensuite, on se serait battu dans les règles de l'art. Avec toute la beauté qui va avec. Là, le truc. C'est que vous me proposez de me faire casser la gueule, le seul ennui c'est que j'ai un tablier, que j'étais entrain de faire à manger pour la nouvelle, là. Mais par les vingt-dieux des enfers! T'te rend parfaitement compte à quel point c'est con de gueuler ton prénom très fort à un point tel que tout le monde le connait et qu'il y a certainement un moyen de te pourchasser jusqu'à la fin des temps?! >>

Je soupirais et me massait la tempe droite.

<< Et en plus tu dois être assez fort et sûr de toi pour venir me casser la tête... Que j'vais sur'ment y perdre la vie et la tête. L'truc tu vois, c'est que là, il est 1 heures du matin, l'seul patelin sympa pour se battre à une heure du matin, c'est sur le pont, et encore. Quand y'a pas sans-cœur, et qu'en plein territoire hostile - là y'a pas à chier, tout le monde t'en veux - rien ne m'empêcherait d'avertir les autres gars, tu sais ceux qui ont des moyens un peu plus radicaux et peut être plus de muscles que moi, de v'nir te coller la fessée de ta vie?! >>

Des gardes commençaient à rentrer, là ça sentait l'sapin, parce que ce sont des templiers, genre, c'est le mur que tu passes pas au travers comme un sorcier. je levais la main pour leur faire signe d'arrêter. Ce mec là il s'rait capable de tous les tuer, ça c'sent juste à la longueur de son épée... Hé mais même moi j'ai jamais eu de complexe comme ça.

<< V'la le truc, j'vais pas te demander de déposer ton arme parce qu'elle f'rait un trou dans le sol. Avec tout le boucan que ça fait et que si on fait la liste, tu va avoir plusieurs familles sur le dos. Le roi et p'tet le Primarque. Bref. Maintenant, soit tu fais une trêve et tu t'poses en attendant le lever du soleil. Soit on se bat tout de suite et je te préviens, j'ai l'initiative : j'ai une poêle à côté de moi. Et c'est une arme... Fatale! >>

Je prenais la poêle et je tapais dessus du plat de la main un peu comme quelqu'un qui frappe sur sa masse. Un rire se fit parmi les templiers.

<< Soldats! Allez éclairer le pont! Prévenez le primarque qu'on a un invité qui fait la forte tête avec sa planche à voile! Euh... Son épée! >>

Je fis signe à la jeune fille de rester en arrière. Je retirais le tablier et reposait la poêle. Les soldats allaient éclairer le pont comme s'il faisait jour. Et tous! Cap direction le pont de la gloire!

Décidément... Il s'passe plein de truc. Et surtout que ça c'était inattendu. Mais alors. Carrément! Et y'a un air de déjà vu...

<< Au fait, z'avez pas un frère ou un gosse qui vous r'ssemble, par hasard? >>

[Bon ben va falloir changer l'ordre... Flesia - Jecht - Moi, z'avez vu comment je suis Gentlemen?]


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Gardien des prières
Masculin
Nombre de messages : 36
Age : 24
Date d'inscription : 26/11/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Capitaine
XP:
106/350  (106/350)
Jeu 20 Déc 2012 - 14:38
    Un repos mérité… il était bien tard quand j’étais rentré avec ces deux imbéciles de gardes, une chance qu’Henri soit encore debout à cet heure-là pour les punir comme il se devait. C’est en baillant que je reparti vers mes quartiers, il était sensiblement minuit passée… Une nuit réparatrice s’annonçait pour moi dans le calme qui régnait dans la caserne. Allongé sur mon lit, les yeux fermés, me laissant entraîner vers le monde des rêves… ne pensant plus au monde réel dans lequel je vivais. J’avais été bien niais, oh oui. Croire ainsi me relaxer après cette mission. En effet je fus lamentablement réveiller, par les cris de quelques gardes qui ordonnaient le réveil des troupes. Affolé, cela se percevait dans leur voix tremblante…

    « Du calme soldat ! Expliquez-moi ce qui se passe. »
    « Un… Un intrus a pénétré nos murs… Il… Il va se confronter à Henri, sur le pont ! Nous avons pour ordre d’allumer les torches et de préparer le terrain… »

    Ainsi voilà donc la cause de tout ce remue-ménage… Néanmoins franchir les barrières du château n’est pas un mince affaire, je redoutais le pire… surtout pour Henri, bien que je ne connaisse pas encore sa force, l’individu infiltré ne semblait pas être n’importe qui… Hum… Je respirais lentement et essayer de rassurer les soldats qui semblaient paniqués, certains d’entre eux disaient qu’une vingtaine de mort était à déplorer… Une vingtaine… c’est énorme quand même… Cet individu était dangereux. Je pris mes effets, et cette fois ci je pris la peine de m’équiper lourdement, enfilant mon armure, recouvrant mon corps de B à Z, oui je n’aime guère porter de casque. J’attrapai au passage le garde, afin de lui demander ou était Henri à ce moment. Il m’expliqua qu’il se trouvait en compagnie de Dame Flesia dans la cuisine du château, une petite nouvelle, tout comme moi par ailleurs, et en présence même de notre agresseur… Cependant à l’heure qu’il est étais, étaient-ils peut être en route ? Je n’en savais rien, et puis de toute façon je les croiserais en chemin. Je pris la route qui menait à la cuisine, en me précipitant bien entendu.
    Qu’allais je devoir faire… si le combat tournai mal, jamais je ne laisserai Henri succomber, chevalier ou pas, qu’il en vaut de son honneur, de sa gloire ou même de son orgueil, jamais je ne laisserais un frère d’arme tomber au combat sans tenter tout mon possible pour le sauver. Prions que les dieux soit avec lui. Les portes de la cuisine étaient ouvertes, la lumière éclairait le couloir et j’apercevais au loin deux templiers, qui avait surement du resté au cas où tout tournerai au vinaigre. Je ralentis mon allure, pour apparaître en marchant dignement et calmement. Ils étaient tous encore ici, le présumé coupable, vautré comme un lard sur une des chaises, confiant de sa personne, voulant provoquer notre force… Henri et Flesia. Il régnait un silence de mort à mon arrivée.


    « Camarade, je suis venu dès que j’ai appris l’alerte » , Je ne comptais pas dévoiler le nom de mon ami et je profitais mesquinement que notre ennemi soi dos tourné à moi pour assurer un regard de soutien à mon camarade d’arme.
    « Et voilà donc notre Antagoniste… Hum… Je l’imaginais… plus grand. »
    Sur ce je ne dis plus rien, jetant un regard désinvolte vers lui, je ressentais bien au fond qu’il était impressionnant, mais montrer ses peurs et une erreur qui est impardonnable. Prenant appui contre le mur, les bras croisés, j’attendais.

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Peintre des Rêves
Masculin
Nombre de messages : 416
Age : 25
Date d'inscription : 14/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Général
XP:
288/550  (288/550)
Jeu 20 Déc 2012 - 15:47
    D'ici, Ukiyo entendait tout, le bruit des gardes qui chutent au sol, le nom d'une très grande attaque. Toujours le même, le temps pressait bien plus qu'il n'y paraissait. C'était l'instant où Jecht venait d'entrer et que le peintre pu voir la scène d'une fenêtre en hauteur. Il avait tout fait pour être discret, finalement, entrer en même temps que le guerrier aurait été plus simple. Surtout qu'il avait réussi à éviter tous les gardes, à grimper avec son psychisme. Il reste un instant en haut, pour voir comment cela se passait et finalement, un nouvel homme est arrivé et plus intéressant encore, le Primarque a été appelé.

    Il ne pouvait plus attendre, il brisa la fenêtre qui était à une bonne dizaine de mètre du sol et il sauta la tête la première. Le fracas du verre ne manqua pas d'attirer l'attention et le songe atterrit aux yeux de tous comme un chat tombe sur ses pattes. Il y avait Jecht, en face de lui deux hommes et une femme, derrière se tenait maintenant le peintre. Il se redressa vivement et de plusieurs gestes de la main, il verrouilla toutes les portes, une à une.

    « Bonsoir tout le monde !! » hurla-t-il. La lumière laissait apparaître un visage extrêmement blanc, c'était de la peinture et sous les yeux, des larmes noires dégoulinantes, ses lèvres avaient aussi cette teinte sombre. « Camarade ! Je suis moi aussi venu ! Je me présente, Black Tears ! » Sa voix était celle d'un déséquilibré et ses yeux brillaient d'un jaune vif.

    « Mais dis-donc, c'est que ça jacte beaucoup ici, mais savez-vous à quel point on se fiche que vous soyez en tablier Monsieur... ? » Il pencha la tête en avant, le regard insistant, mais il ne lui donna pas son nom. « Oh je vois, on est soudain muet ! Eh bien, laissez-nous parler dans ce cas. » Lui et Jecht étaient des menaces, mais dans cette pièce, ils n'avaient pas encore agis, c'est comme si le Sanctum attendait une bonne raison. Sans doute que les gardes ne comptent pas ici, pas grave, ils auront ce qu'ils veulent !

    « Je vais vous apprendre un truc, alors ouvrez vos oreilles de consanguins ! Une technique qui porte un nom n'est pas obligatoirement utilisée par une personne qui porte le même ! » Ukiyo lança un regard à Jecht. Finalement, c'était bien plus amusant d'être venu ici plutôt que de chopper la gamine dans les bois. « N'est-ce pas Konan ? Enfin ça aurait été marrant de se faire passer pour d'autres, tant pis ! »

    Le peintre lança un sourire lubrique à tout le monde présent. « Vous avez pas peur ? La congrégation ne vous fait pas peur ? » Il ne lâcha pas cette mine réjouit, il aimait jouer ce rôle, mais plus que ça encore, tout ici le divertissait pleinement. Ce n'était plus Ukiyo, mais un autre. « Bon les filles, qu'est-ce qu'on attend ? » Il attrapa son pinceau et se mit en position de combat, il était bien prêt à se battre et ce, depuis maintenant très longtemps. Hors, il se redressa subitement. « Hey Konan, tu trouves que trois contre deux c'est équitable toi ? » Parfaitement vrai, c'était de la triche, déloyal, méprisable ! « Oui, c'est injuste, pour que ce soit fait dans les règles de l'art, comme nous le disait notre ami le tablier, il faudrait que vous alliez chercher votre papa et votre maman, qu'ils vous aident un peu. »

    Ukiyo se mit à rire, ce n'était pas drôle, mais il riait tellement que cela en devenait inquiétant. « Je dis ça, je dis rien, mais ça risque de piquer un peu, il vous faudra quelqu'un pour mettre du mercurochrome. » Cette phrase finie, il reprit un visage plus grave, munit d'un regard qui en disait long. Il fit un geste brusque de la main de haut en bas et l'énorme lustre se détacha. Avant qu'il ne tombe, il conclut cette introduction... « Mesdames et messieurs, la congrégation a trouvé ses nouveaux appartements ! »
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Pardon Enchaîné
Féminin
Nombre de messages : 235
Age : 23
Date d'inscription : 02/03/2011

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
257/500  (257/500)
Jeu 20 Déc 2012 - 18:15
    Là et maintenant il se devait d'agir.

    Que de belles paroles pour quelque chose qu'il ne comprenait pas. Pas encore, se disait-il en observant tout ce qui se passait. « Tout ce qui se passait » était en fait quelque chose de bien mince qui ne pouvait décrire ce que, pour l'instant, il voyait.

    Récapitulons.

    Réveillé à une heure du matin et quelques, Fabrizio avait tout juste eu le temps de s'habiller, et même encore car une armure était bien trop lourde à mettre, au diable le professionnalisme. Erreur ? Il le verrait plus tard. Même s'il s'était préparé au plus vite, avait empoigné son épée et avait dévalé les escaliers, il n'avait pas eu le temps d'arriver avant que la porte de la cuisine ne se referme juste devant lui.

    Passé la surprise il y avait évidemment la honte. Une porte de cuisine. Alors que tout le monde courait partout comme des dingues ! Il allait de soit que le nouvellement nommé grade-au-dessus-que-Commandant dont il ne se souvenait plus le nom -ah oui, Seigneur ! C'était pompeux- resta prostré quelques secondes. Il n'avait rien compris, franchement. Il ne savait pas vraiment ce qui l'avait réveillé, ni ce qui l'avait décidé à descendre en trombe par des couloirs si bien connus pour atterrir devant cette porte. Ce n'était déjà même plus le temps d'y réfléchir. Il lui fallait déjà trouver une solution pour débarrer cette fichue porte.

    Ça encore ce n'était pas un problème mais, dans cette singulière minute où il n'avait même pas songé à son nom, son grade et encore moins à quel âge il allait mourir (toutes ses choses auxquelles il pensait toujours, jusqu'à l'obsession) il n'avait pas encore eu peur. Et à l'instant où l'idée de la frayeur lui effleura l'esprit, son poing droit se crispa sur son épée. Si tout le monde fichait le bordel comme ça ce n'était pas parce que quelqu'un avait encore pillé les placards de la cuisine.. Surtout qu'à la longue, on saluait Henri d'un air anodin en allant se coucher si c'était lui. (Et il se faisait engueuler si, lui par contre décidait d'aller y aller même en feignant le somnambulisme.)

    Ah ça c'était sans mentionner les templiers vautrés dans les couloirs.

    Ca il ne les avait pas vus au premier regard. Assommés, complètement désarticulés, les pauvres types gisaient par terre sur le chemin de la fameuse cuisine aux portes barrées.

    Là il n'y avait plus de choix à faire, Fabrizio ne voulait quand même pas passer pour un couard de première !

    S'approchant de la serrure, il observa le loquet, solidement fermé. Superbe, il avait pas la clé évidemment. Ce fut donc le combo parfait des sorts de brasier, de glacier et de coups répétés de son épée qui eurent raison de la ferraille serrurière. Chauffée à blanc puis gelée, la serrure chuta et la porte s'ouvrit, comme dans le conte sauf qu'il n'y avait pas de loups. Enfin façon de parler.

    « Mesdames et messieurs, la congrégation a trouvé ses nouveaux appartements ! » 

    Une vision bien singulière accueillit le jeune homme alors qu'il vit au moins une demi dizaine de personnes dans la pièce qui, bien que grande, rendait une étrange impression. Éclairée, avec tant d'hommes armés à l'intérieur.

    « Et sinon vous vous prenez pour qui !? »

    Il n'avait pas dit ça aux personnes qu'il connaissait. Enfin, Henri était la seule personne qu'il connaissait vraiment. Il avait entraperçu ce garçon brun dans un couloir et une jeune fille encore plus ionconnue était à proximité d'Henri. Pour les autres c'était une autre histoire.. parce qu'il n'arrivait pas du tout à deviner lequel était le plus louche. Ils n'avait sa foi pas l'air très recommandable.

    Le son de la phrase qu'il avait entendue en entrant, il l'avait peut-être rêvée, il avait l'impression de ne pas l'avoir entendue même.

    « Nouveaux appartements, mon œil oui ! Je vais te renvoyer dehors aussi vite que t'es venu ! »

    Disant cela, il regardait fixement le dernier ayant parlé.


Dernière édition par Fabrizio Valeri le Jeu 20 Déc 2012 - 19:46, édité 1 fois
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Membre
Masculin
Nombre de messages : 27
Age : 35
Date d'inscription : 26/10/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Officier
XP:
33/150  (33/150)
Jeu 20 Déc 2012 - 19:41
Le sandwich était hallucinogène. Ca ou c'est une farce du Sanctum pour son premier jour. Ou un test. Ou une vraie alerte. Ou elle s'est endormie et c'est un rêve complétement fou. Ou c'est Luna qui s'amuse à créer des illusions. Ou ... non, en fait, c'est probablement un peu tout ça en même temps. Mais le mieux, c'est encore de jouer le jeu, si elle se gourre, y'aura qu'à trouver une excuse après.

Quoi qu'il en soit, voilà même pas une demi heure qu'elle est arrivée et déjà du boulot, alors même qu'elle n'est même pas sûre que son arrivée ici ai été officialisé d'une quelconque manière ! Et comme elle connait personne ici, difficile de se dire qu'elle doit s'attendre à quelque chose en particulier. Du peu qu'elle à pu comprendre de ces arrivées toutes aussi théatrales les unes que les autres, Konan le grand baraqué et Black Tears le clown de cirque sont des ennemis, viendraient de la ... Congrégation ? Jamais entendu parler, donc c'est probablement un groupe de bandits autoproclamé du coin sans importance. Ca où c'est la théorie du complot, mais tout de même, les dégâts sont massifs pour une telle mise en scène ... rien à faire, ca colle pas. Et puis Fluffy semble de l'avis de grogner, donc c'est qu'il y a quelque chose qu'il n'aime pas dans cette affaire et en tant qu'animal, il a forcément plus d'instinct qu'elle ... faut espérer.

Bon, en fait, la tension dans la pièce commençait à être vraiment palpable, alors même que la porte d'entrée viens d'être descellé aussi vite qu'elle fut fermée. Mais les sens de Flesia étaient émoussés par la fatigue de son voyage et elle avait un peu de mal à pleinement se concentrer sur la scène assez surréelle qui se déroulait devant elle. Il fallait pourtant qu'elle envisage la situation.

Se levant timidement de son banc, pour s'assurer de ne pas donner un air trop dangereux pour l'instant, la fille Mana ne voulait pas être prise au dépourvue pour autant façe au dangers éventuelles. Rien qu'en considérant Konan et ses soi disant 20 gardes assommés, il était déjà hors de question pour elle d'entâmer le combat seule. Elle se savait parfaitement incapable d'un tel exploit aussi le combat était plié en duel ... peut être même pire. Mais l'autre individu semblait bien différent, plus sournois dans ses méthodes ... Papa lui a toujours dit que l'intelligence était une arme très efficace et qu'il fallait la craindre autant que Maman en colère, et elle veux bien le croire.

Minute ... y'a un truc bizarre ... si c'est une attaque en bon et due forme ... pourquoi la cuisine ? Pourquoi en fanfare ? Et par deux tel stéréotypes opposés ? Non, c'est définitivement trop irréel, ca doit être un examen piège ou un truc du genre et on s'attend qu'elle réagisse, qu'elle fasse preuve d'initiative. Et puis une congrégation, à deux ? Surtout que le mot évoque le secret ? Ca y est l'adrélanine commençe à faire son effet ... la voilà partie.

Donc si l'affrontement direct est télégraphié comme n'étant pas une bonne idée, il fallait trouver une autre approche. Et si le gros tas de muscle est aussi bête que l'on peut l'imaginer alors elle avait une idée ... le retourner contre son compagnon. Mais pour ça, il lui faudra d'abors leur laisser l'initiative ... en apparence. Mentalement cependant, Luna est déjà là et prête à sortir le grand jeu, un véritable raz de marée de Flesia illusoire noiera la pièce au moindre mouvement brusque pour permettre une fuite en catimini alors même qu'elle prendra dans le même temps la forme de l'étrange Black Tear du mieux qu'elle pourra se l'imaginer, car tel est la limite du pouvoir de l'esprit du reflet lunaire. Mais elle n'agira pas tant que les deux menaces potentiels ne tenteront rien d'elles même, ou tant qu'elle n'aura pas une meilleure idée.

Pendant ce temps, le silence pesant continuait son oeuvre ...
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Argument Imparable
Masculin
Nombre de messages : 315
Age : 26
Date d'inscription : 15/07/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
48/1000  (48/1000)
Lun 24 Déc 2012 - 7:08
    « … »

    Sérieux, tout le monde parlait en même temps… J’avais même pas pu répondre au guerrier, là. Parce que ouais, duel sur le pont, tout ça… C’est une bonne idée mais si on me demande pas mon avis, je fais comment ?
    Non parce que malheureusement, un gamin et un autre mec en armure avaient été bipés à peu près au même moment, doublant l’effectif de l’ennemi ! ‘Fin bon, c’est pas que ça m’emmerde mais… J’existe ?

    Puis Ukiyo est arrivé et a fait sa Marion Cotillard, impossible de le reprendre ! Non mais blague à part, il était à fond dans son rôle tandis que moi, je me contentais d’un nom comme déguisement… Et encore, j’avais réussi à me griller en cinq secondes en gueulant ma vraie identité ! Putain, en parlant d’Ukiyo et de ça, ça m’a presque étonné qu’il me fasse pas de reproche à ce sujet : Ou comment foirer une opération en dix mots !

    Cela dit, y a des choses qui sont nécessaires dans la vie ! Non parce que j’aurais pu dire « Le magnifiquement sublime shot du grand Konan numéro III » mais là le tir aurait perdu la moitié de sa puissance ! Ca s’invente pas, le pouvoir du nom d’une technique !

    Je les regarde parler et… je me surprends à bailler. Ok c’est un signe ça… Ah… Ah et tout le monde se tait ! Je vais enfin pouvoir en placer une ?


    « Ouais et puis !...

    « Mesdames et messieurs, la congrégation a trouvé ses nouveaux appartements ! »

    Le lustre tombe sur le terrain de combat, faisant un boucan monstre, couvrant ma phrase super classe… Je regarde Ukiyo avait un regard d’incompréhension… Je croyais qu’on était en équipe !! Je croyais qu’on était des frères !
    Bon… Attention les yeux !
    Je plante ma claymore dans le sol, décevant le vieux et «Ne faîtes pas de trou dans le sol »… Et je cours vers le lustre qui vient d’éclater contre le sol, je le prends par une de ses branches, continue à courir vers le mec avec ses cheveux longs… et putain faut que je leur trouve un nom… Et badaboum ! Je lui écrase le gros lustre tout contre son plastron par le flanc gauche ! Il est envoyé dans le décor, moi je garde le lustre en main… Et m’apprête à lui abattre dans la gueule une seconde fois !

    Et là… apparaît juste devant moi la gamine…
    Ouais ‘fin je pouvais la frapper, tu me diras mais si je commence à défoncer les plus faibles d’abord, y a plus rien de classe. Puis elle fait rien, m’attaque pas, c’est carrément naze !
    Bon, augmentons mon taux de méchanceté…
    Ma main s’abat sur sa gorge, j’allais faire mine de l’étrangler avant de la jeter dans le décor… Sauf que ma main la traverse… La gamine semble se brouiller avant de disparaître et… Hein ?

    Je me retourne, oubliant légèrement (complètement) le mec que je viens d’attaquer. Y a plein de gamines hippies dans la salle… ‘fin je suis pas idiot, ce sont des illusions, des projections, un truc dans ce goût-là.

    Et… deux Ukiyo …
    Je soupire.


    « Le combat pouvait pas être simple, bien sûr… »

    Et bien sûr, Ukiyo ne répondait pas à cette usurpation d’identité… C’était sans doute trop évident pour lui. ‘Fin bon, je m’approche d’un des Ukiyo, j’allais pas me faire chier.

    « Je sais évidemment pas qui a pris son apparence… mais y a un fossé entre lui et vous, les filles… »

    Mon poing s’abat sur le ventre de l’Ukiyo en face de moi… un poing puissant, vraiment costaud, qu’on ne supporte pas deux fois, si on est normal. L’Ukiyo ne réagit pas vraiment, ne crie pas, a l’air tout juste un peu surpris… Autant dire que ça ne lui a pas fait bien mal.
    Je tape d’une main son épaule et je lui accorde un rire franc !


    « Ah désolé, Black ! Je me suis gouré ! »

    Ca c’est fait…

    Je regarde l’autre Ukiyo.


    « Vous me saoulez… On vous attaque alors vous emmerdez pas ! Pourquoi vous attendez qu’on vous casse la gueule pour essayer de nous frapper ?! Merde, dégainez vos armes ! »

    Non parce que Jecht ne s’amuse pas et ne peut pas se donner à fond si ses ennemis ne font que se défendre…
    Ah c’est clair, il pouvait pas l’avouer mais s’ils continuaient à être aussi passif, il se casserait de là.

    Bon, fallait qu’ils se sentent en danger.


    « C’est dommage… J’étais chaud pour ton combat sur le pont. Bon c’est moyennement classe parce que j’étais là-bas y a cinq minutes… Mais j’aime bien l’idée de l’exécution en direct de quatre membres du Sanctum, devant les yeux incapables d’une centaine de gardes, du Prince Charles et de votre boss. Mais bon, pas grave. »

    Je me dirige vers ma claymore, je lâche le lustre… Mes doigts enlacent la poignée, tire la lame profondément ancrée dans le sol. Et je me dirige vers Henri, brandissant mon arme, m’apprêtant à le frapper… très fort.

_______________________________
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Dévoué
Masculin
Nombre de messages : 287
Age : 22
Localisation : Tortuga
Date d'inscription : 17/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Lieutenant
XP:
187/270  (187/270)
Lun 24 Déc 2012 - 11:48
Eh bien...
Moi qui pensait que c'était juste un fou.
C'en était DEUX!

Je me fis craquer les doigts, ha! Un vrai défi que voila! Le lustre qui s'écrase? Un nom de groupe qui retentit? L'autre qui s'appellerait Konan (mais c'est quoi ce nom de merde, sérieux?!), l'assaut qui fut donné en tentant de frapper des doubles... Décidément! Une marée de petites filles envahirent la pièce et Jecht... Ou Konan, on va l'nommer Muscle-Man, ne savait plus où tourner de la tête. Il se précipita sur moi pour me donner un coup d'épée... Je fis une roulade en arrière, sur la table! Par les vingts dieux, je l'ai échappé belle! Cet homme doit tenir une épée en adamantium renforcé, formant les deux mètres les plus tranchant de la création! Je me relevais et me fit craquer le cou.

<< Hep là! Vous pensez pouvoir rentrer chez les gens comme ça, et vous approprier le coeur de la maison?! Je posais ma main gauche sur ma hanche en me tournant, templiers! Protégez le village! Hans! Zimmer!
- Chef!
- Chef!
- Apportez moi mon cor!
- Oui Chef!
- Bien Chef!

Je fis face à Jecth... Konan... Muscle Man, en attrapant le cor à la volée.
- Le Sanctum est en rempart face à des êtres tels que vous! Nous vous mettrons en déroute... Et vous en retournerez au néant! >>

Me tenant bien fort sur mes deux pieds de bipèdes, je levais le poing en l'air, l'énergie du combat m'envahissant!

<< FABRIZIO! NOEL! FLESIA! POUR VOS PAIRS! POUR LE SANCTUM! AFFRONTONS L'ENNEMI ENSEMBLE! CHARGEONS! >>

Et je soufflais dans mon cor de combat, on allait se lancer dans la mêlée, telles des bêtes féroces défendant farouchement leurs territoires! On va leur apprendre à se pointer ici! Mais d'abors, Muscle Man, même si l'autre Homme chat à l'air puissant... Sur le plan physique, notre Konan, ou Jecht, doit être l'équivalent d'Hercule... Bon, pas à ce point là, mais il doit balancer des claques sévère, je refuse d'approcher, même mon armure ne saurait pas encaisser un coup comme ça... Il était temps d'être astucieux et d'utiliser tout son cerveau... Toute sa matière grise.
Je fis un bond vers la vaisselle. Même si ça allait être parfaitement pas épique du tout... Et parfaitement parodique. Prenant un vilain accent...

Japonais.

<< POÊLE DESHIOU! >>

Et je lançais très violemment la poêle que j'avais sous la main dans la direction de Jecht... Même si ce n'était qu'une poêle, cela pouvait devenir vite fait une arme létale. Peut-être mortelle pour les crânes un peu doux.

Le combat se lançait... Je suis peut être pas le plus fort, mais! J'y mettrais bien la vie s'il le fallait!
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Gardien des prières
Masculin
Nombre de messages : 36
Age : 24
Date d'inscription : 26/11/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Capitaine
XP:
106/350  (106/350)
Ven 28 Déc 2012 - 13:55
    Et il jacassait… encore et encore… rien n’arrêter cette hurluberlue. Quelle idioties était-il encore en mesure de sortir de ses lèvres sombres, tout compte fait je n’aimais guère en connaître la réponse. Enchaînant ses vagues d’affront et de provocation.. Je riais silencieusement, discrètement… après tout ce ne sont que des paroles. Il appuya ses propos, d’une manière assez… assez débile ma foi, la chute du lustre. Il aurait simplement put frotter ses mains, ou frapper de son poing sur la table mais non. « Mesdames et messieurs, la congrégation a trouvé ses nouveaux appartements ! »
    Bien sûr ! C ‘est si simple de nos jours, décrété l’appartenance d’une terre, non mais sérieusement, je rêvais… De toute façon son absurdité n’as d’égal que ces paroles, je me contentai de l’ignorer simplement, jetant mon attention sur « le surfeur ». De plus un nouvel individu entra, après avoir fait sauter le verrou de la porte. « Nouveaux appartements, mon œil oui ! Je vais te renvoyer dehors aussi vite que t'es venu ! » Je… Il me semblait l’avoir croisé cet après-midi, avant de partir en mission, ceux que j’en déduisais ? La simplicité même qu’il était un allié… Je ne fus d’ailleurs pas mécontent qu’il accoure ici, le nombre est une force importante, de plus l’ennemi est coriace, s’infiltré dans nos murs avec tant d’aisance en étais la preuve. Et puis en raison de preuve, un instant de détournement fut de trop, notre nouvel ami fut subitement frapper d’une manière incroyablement forte, qui aurait prédit qu’un lustre aurait fait objet d’arme. La puissance le fit projeter contre le mur. Je restai sans voix, autant il n’était pas très grand… mais alors quelle force ! C’était à la limite de l’impossible… Heureusement qu’il s’est servi du lustre… si savait été son sabre… Un coup, un seul, suffisamment préparé et il me casserait sans soucis mon armure, ainsi que quelques cotte par la même occasion…

    Flesia permis alors de nous faire gagner du temps, quelle intelligence que de distraire notre adversaire et nous permettre d’être oublié quelques instants, me permettant d’aller prendre état de mon compagnon qui semblait avoir eu beaucoup de chance, le choc avait été amoindri grâce à son armure, et également de dégainer. La supercherie fut facilement découverte, Il se retourna, reprenant son « ancre », pointant Henri. « C’est dommage… J’étais chaud pour ton combat sur le pont. Bon c’est moyennement classe parce que j’étais là-bas y a cinq minutes… Mais j’aime bien l’idée de l’exécution en direct de quatre membres du Sanctum, devant les yeux incapables d’une centaine de gardes, du Prince Charles et de votre boss. Mais bon, pas grave. »


    L’heure n’étais guerre à la fête, et Henri qui au plus grands des malheurs n’était pas équipé… Je savais comment y remédier, j’attendis seulement le moment propice pour agir. Mais le meilleur moment fut cette tentative désespérée… le lancer de poêle ! N’ayant pas d’autre outils sous la main… ce qui était fort dommage. Jecht, car c’était son nom ; Pourquoi aurait-il ajouter le préfixe qualificatif de « Grand » devant le nom si ce n’est pour flatter son alter égo, Oui… il puait l’orgueil a des rondes, et vantais le mérite de cette technique était une occasion pour lui de se monter une réputation. ; esquiva habillement la poêle, n’étant pas réellement une vrai offensive. Je me ruai sur lui, à l’instant où il débuta son esquive. Son flanc n’était que très faiblement couvert par sa claymore qu’il tenait, de ce fait j’avais le champ libre, pour porter au moins un coup. Tenant fermement mon arme de mes des mains je fis un mouvement circulaire de mes bras, de bas en haut, frappant au niveau de l’abdomen, mon adversaire fut littéralement projeté dans les airs. L’avantage du plafond ici, c’est qu’on ne peut pas monter plus haut que celui-ci, il s’encastra dedans, lui laissant certainement un goût amer de plâtre dans la bouche. Ils s’étaient permis de briser notre lustre, soit l’instant d’un court moment je l’avais remplacé par un nouveau. Je détachai ma dague annexe de mon arme principale. « Henri, Attrapes ! » Avec soin je lui envoyai la dague à hauteur de ses bras, afin qu’il s’en saisisse avec facilité. « On a toujours envie de faire mumuse avec le décor ? » Piètre provocation, je doute quel est un quelconque effet, je ne doutais même pas, elle n’allait avoir aucun impact, au contraire, je lui offrais un juste retour de flammes auquel il tenait, il devait donc me remercier.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Peintre des Rêves
Masculin
Nombre de messages : 416
Age : 25
Date d'inscription : 14/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Général
XP:
288/550  (288/550)
Dim 30 Déc 2012 - 16:03
    Prendre l'apparence d'Ukiyo, peintre des rêves inégalable et inégalé, quelle stupidité affligeante. Non seulement, la copie était loin d'être parfaite, et donc aisément identifiable, mais Ukiyo savait parfaitement quel était le faux... Ce qui n'était visiblement pas le cas de Jecht qui lui donna un coup de poing dans le ventre. Surpris, le peintre laissa échapper un hoquet, mais n'eût pas vraiment mal. Si son équipier peut parfois paraître stupide, il n'en est rien, il savait bien qu'il ne lui ferait pas mal, auquel cas sa technique pour deviner qui est le vrai et qui est le faux est parfaitement justifiée. Beaucoup de choses se passèrent, mais globalement, le peintre était resté en retrait jusqu'ici. Il y avait des lancés de poêle, une offre d'arme. S'il y avait une seule qualité du Sanctum, c'était l'entraide, mais cela ne suffit pas toujours.

    Ukiyo oublia Jecht et ceux qui s'en prenaient à lui pour regarder en direction de celui qui semblait être déterminé à ne pas le laisser prendre possession des lieux. Il n'y avait que lui qui l'intéressait pour l'avoir coupé dans son élan. Il n'allait pas s'attaquer à la fillette qui n'avait été capable que d'illusion. Si ce n'est là que son seul pouvoir, elle ne sera jamais une menace pour quiconque chez les songes. Ukiyo s'approcha de là où était le guerrier quelques secondes plus tôt, près de l'évier où une énorme pile d'assiettes était posée. Il fit tomber cette colonne de vaisselle qui se brisa lourdement au sol en mille morceaux.

    Les fragments d'assiettes s'envolèrent et tournèrent autour du songe telle une tornade. Il observa l'homme en armure, celui qui l'avait interrompu. « Tu n'es en rien maître de nos agissements. » Et un salve lui fut directement envoyée vers le visage. Des morceaux s'écrasèrent sur le plastron sans effet, mais d'autres tailladèrent légèrement le minois du jeune homme. Alors qu'il ne pouvait réagir à cette attaque subite, Ukiyo le propulsa au travers de la grande porte et il atterrit sur le pont. Ce coup-ci, par contre dut être très douloureux, il mettrait sans doute quelques secondes à se relever, laissons-lui ce temps.

    Comme les autres semblaient s'acharner sur Jecht, encore et encore, le peintre s'est assis sur la première chaise venue. La fillette le regardait, mais n'agissait pas encore. C'était une des personnes qui réfléchissent beaucoup, il pourrait être intéressant de voir de quoi elle est capable.

    « Pour le combat sur le pont, la porte est ouverte. » Mais personne ne fit attention à lui, trop occupés dans ce qu'ils faisaient. Tapisserie, c'est le nom qu'aurait pu porter Ukiyo tellement il était invisible. Bon, il fallait bousculer les choses, Jecht était intimidant physiquement, mais le peintre était tout autant dangereux. Certes, sa force physique est plutôt risible, mais s'il ne s'agissait que de cela, venir n'aurait servi à rien du tout.

    Ukiyo se leva, il se concentra brièvement sur une direction et d'un coup, il utilisa un déplacement sonique. Il cogna le guerrier à la poêle qui se trouvait sur sa route et déjà, ils arrivaient sur le pont. Le peintre trébucha et rebondit plusieurs fois sur le sol avant de s'arrêter lourdement. Il peina à se relever sur le coup, mais très vite, il était débout, avec entre lui et la porte, le guerrier qu'il a bousculé. Derrière, se trouvait l'autre, définitivement près à se battre.

    « Le pont est une bonne idée au final, l'air frais, tout ça et la chute dangereuse si on ne fait pas attention. » Il eut un léger rire, simple, mais qui a le mérite d'être présent. Il dégaina alors son pinceau et écarta les bras. « Allez-y, je vous attends, camarades. »
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Pardon Enchaîné
Féminin
Nombre de messages : 235
Age : 23
Date d'inscription : 02/03/2011

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
257/500  (257/500)
Mar 1 Jan 2013 - 22:49
    Comprenons désormais qu'il ne comprenait plus rien et qu'il n'avait plus à comprendre. Non pas que le vol était une de ses aptitudes naturelles, il haïssait tout ce qui volait pas naturellement, et même lui quand il lui arrivait de voler.

    Et c'était le cas.

    Comment ? Il ne comprit qu'une fois le sol revenu sous lui, d'une bien brutale manière, qui lui ôta toute pensée pendant quelques longues secondes. Minutes ? Cela ne le surprendrait même pas. Qu'est-ce qu'il fichait là ? Qu'est-ce qui l'y avait envoyé ? Il voulait comprendre et savoir, mais son esprit s'y refusait catégoriquement ; il était face à un mur. Créé par lui même, certes, mais cela ne voulait pas dire qu'il arriverait à s'en défaire. S'il pensait à s'en défaire.

    La seule pensée plus ou moins cohérente dans sa tête était pour l'instant qu'il avait mal, putain de mal. Que s'il était pas réveillé, maintenant il était opé' pour trois nuits blanches tellement il avait mal. Y'en a qui pourraient dire que c'est rien, bah il s'en foutait parce qu'il avait mal, bordel. Qu'est-ce qu'ils venait de se prendre dans la tronche et qui l'avait défiguré ? Des foutus bouts d'assiette ! Des assiettes ! Genre, de la porcelaine cuite, qui tranchait comme des lames de rasoirs ! Ce type allait lui payer. Lui payer deux fois et avec les intérêts, oui monsieur ! Ah mais ça encore, ce n'était rien. Il l'avait bien envoyé vingt mètres plus loin, et dehors ! Le temps qu'il reprenne ses esprits et qu'il se rende compte d'où il était tombé, décidément y'avait eu une marge considérable.

    Déjà qu'il ne comprenait plus rien donc, il était complètement à l'ouest. Mais quelque chose attira son attention, néanmoins dès que ce type fut sur le pont, en un clin d'oeil. Par 'ce type' il parlait de ce mec, qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, qui venait de lui balancer la vaisselle à la tronche et venait de le faire voler sur le pavé. Il venait de sortir un pinceau, et le tenait dans sa main.

    Un pinceau.

     « Allez-y, je vous attends, camarades. »

    Il y a des moments où on ne réfléchit pas vraiment, où on agit sans penser. Fabrizio songea en réalité plus de dix fois à ce qu'il fit, alors qu'il dégainait rapidement le couteau à sa ceinture et le lançait sur cet homme. Qu'il l'atteigne, qu'il ne l'atteigne pas, il s'en fichait car ce n'était qu'un début. Se redressant d'un bond, il fixait rageusement cet homme. Derrière lui se tenait le pont, et Henri, et la nuit, aussi claire qu'elle pouvait l'être pour donner une distinction claire au combat. Pas de pluie ni de temps horrible, c'était parfait.

    « Toi je sais pas qui t'es, alors j'vais te dire y'a quasiment rien qu'est sur ! Ce qui l'est c'est que je vais tellement t'avoiner que tu te reconnaîtras pas ! »

    Sa voix était rauque, et si elle pouvait l'être habituellement, et bien elle l'était plus encore. Des menaces, il en avait des paquets, prêtes à l'usage. La nuit des fois il y songeait, ça le prenait comme ça... Non, plus sérieusement, ce type, en face de lui, qui ressemblait au dernier des paumés des artistes, il ne voyait pas sa tête en peinture, pour continuer le jeu de mot. Il n'avait jamais vraiment apprécié les artistes.

    Usant de la charge brute, il se retrouva proche de son opposant, sans hésiter, il le frappa d'un coup de poing, puis d'un autre. Les coups se succédèrent, ayant tous la même volonté d'atteindre leur but. Il ne cherchait pas à l'éloigner, ou encore à le faire reculer. Il voulait lui faire mal, le faire dégager pour qu'il ne revienne plus. Et il essaierait, autant que possible.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Membre
Masculin
Nombre de messages : 27
Age : 35
Date d'inscription : 26/10/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Officier
XP:
33/150  (33/150)
Mer 2 Jan 2013 - 20:03
Quel joyeux bordel ! Finalement, le boulot c'est pas si différent d'une dispute avec sa mère, a part le nombre de participants bien sûr, mais plus on est de fou, plus on rit ! Mais bon, la seule attaque sérieuse était très bien chorégraphié par le grand dadais resté dans la pièce avec elle et Noël, tout le reste semblait si limité en comparaison, tel le lancé de poële ... c'est définitif, le but n'est que de voir si elle se débrouillerait dans une situation donnée et en partant avec la moitié de ses alliés, le mage Black Tears (car c'est le premier stéréotype qui lui passait par la tête) venait de lui laisser l'occasion de se montrer dans un combat plus traditionnel. Sauf que ... elle n'était pas encore tout à fait prête pour ça et elle avait besoin de gagner quelques secondes encore. Dissipant sa forme empruntée au profit d'un changement de stratégie, elle et l'ensemble des images la copiant se dispersent dans la salle, se cachant au mieux derrière des tables et autres bancs, tournant autour de Jecht, histoire de bien tout mélanger. Et surtout, qu'il ne voit pas ce qui va arriver.

Car il se trouve que Luna a une double vocation. Les illusions, d'une part, mais de l'autre aussi, les métamorphes et autres créatures assimilés. Dont les loup garous. Or, ces créatures sont connus pour leur style de combat au corps à corps rapide et violent, un style que maîtrise Flesia, contrairement aux apparences, mais là est tout le charme de le cacher sous une série d'illusions, car il est bien connu, une meute n'attaque jamais de manière honorable. Et un petit tour sur l'anneau de transport discret va débuter le bal !

Car tandis que les images continuent de fuir le combat, les autres occupants de la pièces peuvent voir la tenue portée par tout ce beau monde changer. Les simples chausses se changent en lourdes pattes velues et griffues, très vite suivis des mains, couvertes de même manière. Puis c'est la robe, laissant place dans un éclat lumineux à une tenue en peau de loup, dont le visage encore flanqué de ses dents trône en guise de capuche, donnant un air définitivement différent a ce qui était une petite fille bien gentille. Enfin sur le dos apparait une large boomerang de métal et de bois, l'arme symbole de la lune. Maintenant, c'est la plus mignonne des berzerkers qui se tient en deux douzaines d'endroits différents ! Et pour que la tactique de la meute prenne tout son sens, Luna elle même se joint à la fête, clonant sa maîtresse, signifiant que les coups peuvent venir de deux directions différentes a un rythme soutenu. Mais l'effet de l'anneau met du temps à se stabiliser et pendant ce temps, il est plus que probable que les autres personnes dans cette salle ne restent pas sans rien faire. La preuve ? Fluffy joue le pom pom boy avec deux choux fleurs (tenus par les oreilles) à distance de sécurité !
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Argument Imparable
Masculin
Nombre de messages : 315
Age : 26
Date d'inscription : 15/07/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
48/1000  (48/1000)
Sam 12 Jan 2013 - 17:43
    Y avait qu’une personne pour se manger le plafond…
    Bah évidemment.
    Encore une fois, il semblerait qu’il y ait un destin. Parce que oui, c’est marrant que certains se lèvent… et qu’on sait étrangement comment va finir leur journée. Aussi, ce serait surprenant de voir un jour Ukiyo les pieds dans la boue… ou encore Ukiyo en train de manger des spaghettis bolognaise, avec de la sauce partout sur la bouche. Non le destin ne se le permettrait pas !

    Alors que se manger le plafond… pour Jecht c’est un quotidien ! Et je vous dis… Ca fait chier ! Ah ben bien sûr, dès qu’on voit la gueule de Jecht, on se dit « Oh ce mec a l’air d’un crétin, c’est sûrement le bourrin qui trébuche du groupe ! ». Oh mais vous avez bien raison ! Déchaînez-vous ! Faîtes-lui manger le plafond !

    Ah et puis je me le suis bien ramassé, rassurez-vous ! Totalement encastré dedans… putain j’ai pas eu l’impression qu’il avait frappé si fort, ce môme.

    Au début, j’étais un peu coincé… Mais si tôt, envahi par une rage face à tant d’injustice, je me suis un peu énervé et ai cassé ce putain de plafond de merde !


    « Roaaaaahh !! »

    Oui c’est… un rugissement.
    Je mets une main dans mes cheveux et m’ébouriffe tout ça pour dégager cette saleté… Je baisse la tête et ramasse ma claymore, légèrement… agacé.


    « Vous… »

    … C’était qui ces bouffons ?
    Mais combien de temps j’étais parti au pays des plafonds ?... Plus d’Ukiyo, plus… le cuisinier, et encore moins de… mec au cheveux longs.
    Il restait plus que le gamin qui s’était trouvé extrêmement drôle en me catapultant… et euh… bah une quinzaine d’hommes-loups d’1m40.


    « C’est nul comme déguisement ! Ha ! »

    Un « Ha ! » moqueur !
    Les quinze cabots se ruent sur moi, à peu près en même temps… Oui ok, c’était bien la gamine et ses « clones ». ‘Fin j’ai cru que c’était des clones, jusqu’à ce que je reçoive un coup de griffe dans le dos ! Et ouais un seul.

    Je rigole, sentant du sang couler des fines plaies… Elle n’en avait vraisemblablement pas marre de me prendre pour un con ! Ah ben bien sûr Jecht a bien la tête du crétin que tu vas trop embrouiller avec tout plein d’illusions ! P’tite conne !


    « Hey ! »

    Avant que j’aie le temps de parler, elle réattaque. Je frappe dans une des gamines qui, comme par hasard, est une illusion ! Et là… un coup me vient dans les côtes. Elle a beau pas frapper fort et avoir peu de technique, ses coups sont surprenant. Je fous une baffe dans le vide, à l’endroit où elle se trouvait deux secondes avant… Juste après, un deuxième coup m’arrive à l’épaule !

    « … »

    Elles étaient deux ? Genre la gamine, un clone d’elle et le reste d’illusions ? C’était déjà plus malin. Ce petit manège a recommencé, genre… avec deux rythmes différents, deux dizaines de gamines m’attaquaient. Plusieurs fois j’ai frappé d’un coup de poing, jamais de ma claymore, visant toujours celle qui risquait de me toucher dans des endroits vulnérables… Utiliser mon arme pour ça, ça valait pas la peine.

    Et ça m’a très vite saoulé…

    L’autre gamin n’attaquait pas. Sans doute qu’il n’attendait qu’une occasion, mais avec cette hippie et ses clones, il devait avoir peur d’attaquer et de percuter la vraie… Faut dire qu’elles prenaient de la place.
    J’ai reçu environ cinq coups de griffe… Avant de me faire la réflexion suivante :


    « ROOOAAAAHHH !! »

    Là c’était un vrai rugissement ! J’ai grogné si fort que ça a projeté toutes les gamines en plein dans leur mouvement.
    Evidemment, y en avait que deux de vraies… Ces deux seules qui étaient matérielles et qui se prendraient le sol en faisant au moins un peu de bruit !

    L’une d’elles s’est pris la cuisinière, émettant un son métallique. Je laisse un sourire carnassier s’emparer de mon visage ! Je lance ma claymore aux pieds du gamin qui devait se préparer à agir, l’enfonçant profondément dans le sol… Intimidation !

    Je prends la gamine par le poignet et la soulève sans effort, avant que mon autre main ne s’empare de son col, la maintenant au-dessus du sol.


    « Sérieux… Tu t’es pris pour une vraie magicienne parce que tu sais lancer deux trois sorts ? T’as cru pouvoir rivaliser avec… Konan ? »

    Putain j’aurais du répéter… Ca fait pas du tout naturel, là.

    « Aucune chance ! »

    Je la plaque tout contre un mur, ma main maintenant sa gorge… Je pourrais facilement lui briser le cou mais…
    Putain, il a vraiment fallu qu’Ukiyo me laisse avec les gosses. A moi le sale boulot, en gros…
    Je me contente de lui briser le poignet d’un mouvement sec et de la laisser tomber, lui laissant le luxe de gémir. Pour une adolescente, elle avait opposé pas mal de résistance au grand Jecht ! Avait même eu le luxe de faire couler son sang de star !
    D’un air nonchalant… je me retourne vers le gamin à l’épée.


    « … L’autre s’est réservé les combats marrants pour me laisser que deux bambins à me mettre sous la dent… »

    Je me dérouille l’épaule gauche en secouant mon bras, avant de frapper de mon poing droit la paume de ma main gauche ! Et je crie !

    « Amène-toi !! »

_______________________________
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Dévoué
Masculin
Nombre de messages : 287
Age : 22
Localisation : Tortuga
Date d'inscription : 17/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Lieutenant
XP:
187/270  (187/270)
Dim 20 Jan 2013 - 22:59
    Devoir laisser Noël et Flesia en arrière contre un fou furieux dont le nom reste confus ne me faisait pas forcément plaisir, mais il semble que nous ayons guère le choix. Invité plus ou moins courtoisement par le "cerveau" de l'équipe, à coup de porcelaine brisée et de... J'ai pas très bien compris, mais je suis sur le pont.

    Et ce pont, il en a vu des vertes et des pas mûres, il a vu aussi de véritables triomphes... L'ennemi est là, avec son pinceau, arme étrange, mais ce monde est un monde de fou, après tout... Tout peut arriver, n'est-ce pas? Je me tenais à côté de Fabrizio, le cœur battant la force et le courage, il m'a l'air puissant et pas qu'un peu. Après tout... Il y a ceux qui se vantent pour rien et ceux qui se vantent avec une bonne raison... Adversaire pas si honorable mais ils ont l'avantage d'avoir de la gueule... Sauf l'autre là, Konan ou Jecht. Je regardais "Black Tears" dans les yeux, le sourires aux lèvres, ha! Je peux voir le masque de la mort... Le froid de l'hiver ainsi que l'ardeur des guerriers.

    Très bien... Soit... Si ce combat doit être mon dernier, je compte bien tout donner. Je dégainais mon épée et mon cor. Je jetais un coup d’œil à Fabrizio... J'imaginais plusieurs scénario, l'ennemi m'est parfaitement inconnu, on découvrira bien tôt ou tard sa vraie puissance, mais y aller à 2 contre 4 c'est d'une connerie phénoménale. Même si je suis faible. Je me posais des questions sur comment on engagerais le combat... Eh bien sûr, je prenais une grande inspiration, pour parler avec force et puissance!

    << Soldat du Sanctum! Combattez l'ennemi! Haut les coeurs! Si cette bataille doit être la dernière, qu'elle en soit la plus glorieuse! Pour le Primarque! Pour le Roi! Ceux qui périront irons dîner aux côtés des éternels et de leurs ancêtres au paradis! Sus! >>

    Tout en levant l'épée en l'air, je soufflais dans mon cor, faisant résonner ma puissance sur le pont jusqu'au château... Je montrais la pointe de ma lame à mon ennemi avant de me mettre en position de combat. J'entendais des pas derrières nous, des soldats disciplinés, je jetais un coup d’œil par dessus mon épaule, armures de cuir, des arcs, les templiers sont présents. Je me fis craquer le cou en souriant.

    << Ces braves soldats ont pour ordre de ne tirer sur vous uniquement si vous tentez de pénétrer dans l'enceinte sans nous avoir vaincu! Œil pour œil, dent pour dent! >>

    Je me tournais un peu vers Fabrizio, parlant moins fort << On sait pas de quoi il est capable... Soyons prudent, taquinons-le un peu, n'est ce pas Fabri'? >> Je me retournais en faisant apparaitre un clone, je l'attrapais et le lançait sur l'ennemi! Et puis en fait, pourquoi pas un second? Et un troisième? Ceci me semble équitable! Non attendez, on rajoute deux waddle-dee... Voila! Et ça charge, ça saute, ça tente de frapper, ça fait n'importe quoi... Je me tenais derrière, prêt à parer n'importe quel coup, tout ce bazar ramènera bien quelqu'un! C'est peut être pas digne de moi... Mais c'est tellement excitant!
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Gardien des prières
Masculin
Nombre de messages : 36
Age : 24
Date d'inscription : 26/11/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Capitaine
XP:
106/350  (106/350)
Lun 21 Jan 2013 - 0:49
    Tellement de choses sont imprévisibles… quand on y pense la vie est une route semait d’embuches, de périples , d’aventures, de toutes qualificatifs possibles se rapportant de près ou de loin à une épopée incontrôlée. Ouais… je pensais dormir paisiblement cette nuit-là, tout était habituellement calme et silencieux, comme quoi le silence n’est pas tous le temps rassurant… J’avais fait abstraction de plusieurs détails attirant toute mon attention sur ce mec-là. Il était le plus dangereux, enfin à mes yeux, et à ce que l’histoire venait d’écrire… il demeurait le plus dangereux. Je savais bien qu’on était plus que trois dans la salle, je ne suis pas non plus attentif aux alentours, mais ce qu’il se passait sur le pont, là je n’en savais guère. Je prêtai attention à ma dague qu’Henri m’avais rendu, un soldat lui avait apporté ses effets, cela lui serait bien plus utile, et aussi cela me serait aussi plus utile. J’ai l’habitude de me battre avec deux armes, plus pratique ? Plus encombrant ? Cela dépend de plusieurs facteurs et de chaque personne, pour mon compte, avoir une main pour atteindre mon ennemi et une autre pour me couvrir en cas d’une éventuelle attaque étais un bon choix, il n’était pas forcément le bon, mais je l’assumais… et puis je n’ai pas encore tout dévoilé.

    Mais putain… ce mec… C’est rien un mur pour lui quoi, il a peine soupirai quoi… un frisson froid me traversa le dos et je suis sûr que cela n’est pas dus à la température. C’est Flesia qui as pris le relais, en fait belle apparence, elle peut facilement tromper l’ennemi, un ennemi comme lui en tous cas, cela avait déjà fonctionné avec son imitation. Comme on dit un mage à toujours des tours à revendre sous ces manches, mais la lycanthropie… Waouh quoi ! Elle a les griffes d’un fauve, elle a un regard qui tue ! Elle a sauté la première… l’as touché… mais loin d’être encore foutu pour lui quand même. Tellement si fauve.. Quand elle mort… Tellement si fauve, quand elle chasse… J’étais la planté comme un mannequin. A vrai dire elle se débrouille bien la gamine et puis avec tous ces clones impossibles de placer une attaque, bon supervisons la suite du combat alors, un regard vers le pont... Insdiscernable de la ou j'étais, seule les silhouettes m'apparaissait. Ils se débrouilleront, ils étaient ici bien avant moi et puis laissez Flesia… Jamais. J’avais donc un moment de répit de quoi lancé un sort sympa, un sort qui pourrait surprendre, Célérité, la vitesse est une arme puissante face un à un type comme lui, vu la taille de son arme c’est surement la que je dois pouvoir passer et prendre un ascendant, je n’avais pas d’autre alternative de toute façon. « ROOOAAAAHHH !! »

    Le con… il voulait réveiller le palais entier ou quoi ? Déjà qu’il en était pas loin… Enfin la question n’est pas à poser à Morphée là… il avait réussi à stopper ma sœur d’armes et d’un simple choc de force, il lui brisa l’avant-bras… Tu lui aurais filé une branche il aurait plus de mal quoi… Ouais ce n’est pas drôle je sais, mais je constate quoi bordel ! C’est plus un frisson là, c’est carrément une tornade qui envahit mon dos. Il bafouilla des mots, je ne l’avais même pas écouté sous le choc… « Amène-toi !! »
    Là, il a l’occasion d’en finir avec elle… Et… il prête de nouveau attention à moi… quelle… chance. Je ne lui laisserais plus l’occasion de faire du mal à personne, ouais enfin pas avant de m’avoir passé sur le corps, oh que oui j’allais m’amener, en plus il est désarmé, il avait bien envoyé son sabre devant moi, c’tais beau, c’tais classe, c’tais impressionnant, ouais j’avoue.. Mais au final c’tais inutile. Le ménager, poser mes armes ? Ouais l’honneur je sais je sais, l’honneur qui s’en souciait maintenant ? Débarquer comme un goujat, rétament nos gardes et s’installant comme chez lui… Tss ouais vous avez compris. Je pris une inspiration profonde, puis le cor d’Henri sonna, quelle belle synchronisation, je parti, je ne pourrais faire chemin arrière, chaque coup devait être précis et avoir l’impact recherché. Grâce à mon sort je bondis sur lui encore plus rapidement que tout à l’heure, et de ma main tenant ma dague , je lui lançais un uppercut avec la garde de celle-ci, avantage de tenir l’arme retourner, puis pivotant sur moi-même j’enchaînais aussi vite que le premier coup et en un laps de temps déconcertant un second coup, de mon sabre celle fois ci, visant la blessure de mon coup précédant au pectoraux, puis encore un autre, et encore, chaque coup alterné dague et sabre, après quatre, cinq coup rapide et réussi je rassembla mon arme en une et frappa le sol férocement, le plus fort possible afin d’émettre une explosion sur ma cible, qui fut, sous le choc, propulsé en dehors de la cuisine, passant à travers la fenêtre que son ami le fou avait brisé pour rentrer... J’expira, puis inspira une belle bouffé d'air, histoire de faire retomber la pression, je lançai un coup d'oeil curieux par le "trou" qui remplaçait maintenant la fenêtre mon adversaire était allongé… j’étais sûr que tous mes coups l’avaient atteints, du moins les deux premiers était sûr de ne pas avoir été contrés par son bras… Puis songeant à mes dernières ressources magiques je me pencha vers Flesia, pour lui lancer un sort de soin, le plus consistant que je pouvais encore, cela ne réparerai pas l’os de son bras, mais cela atténuerais au moins le douleur durant de bonnes minutes…

    « On n’en n’est pas encore sorti… courage ! »


avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Peintre des Rêves
Masculin
Nombre de messages : 416
Age : 25
Date d'inscription : 14/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Général
XP:
288/550  (288/550)
Mar 22 Jan 2013 - 17:11
    La cuisine, un hall immense, la porte et le pont. Tout cela parcouru assez vite pour limiter le nombre d'ennemi. Deux groupes de trois, deux combats à un homme contre deux autres. Ukiyo les avait ouvertement provoqués, ils ne faisaient pas grand-chose pour défendre leurs terres jusqu'ici. Deux hommes pour perturber tout un royaume, deux hommes qui n'importe où ailleurs devraient déjà être morts. Soit, l'incitation au combat avait opéré, le guerrier aux cheveux longs a commencé à frapper de son épée. Un coup, le sang se mit à légèrement couler, deux coups, Ukiyo commençait à perdre l'équilibre, trois coups, il était retourné et reçut un dernier coup dans le dos. La douleur fut perçante mais parfaitement supportable. Lorsque le peintre reprit son équilibre et qu'il refit face à ses ennemis, son assaillant s'était éloigné. Ukiyo restait stoïque, sans expression sur le visage, aucune joie, aucune colère. L'homme à la barbe commença un monologue, le songe n'écoutait pas, ce n'était pas intéressant pour lui d'entendre des boniments sur la gloire et tout le reste. À cet instant, il frotta son visage avec ses deux mains enlevant le maquillage blanc et noir. Si cela restait encore très grossier, l'on pouvait le voir tel qu'il était naturellement.

    « C'est bon ? On peut y retourner ? » Lorsque le songe prononça ces mots, il put voir trois clones arriver sur lui et deux invocations mineures arriver. C'était évident, le Sanctum n'était nullement doué dans ce domaine, Jecht l'avait fait comprendre à la fillette lorsqu'elle avait pris l'apparence du peintre. C'était le moment parfait pour montrer leur incapacité flagrante à faire quoi que ce soit contre les songes. Non, ils n'arrêteront peut-être pas de se battre, mais la bataille sera bien plus difficile pour eux qu'elle ne l'est déjà. Alors que les gardes arrivaient et que le guerrier annonçait que le seul moyen de passer était de les tuer, il se concentra sur lui. Ukiyo le pointa alors du doigt en fermant un œil « Touché. » A cet instant, une épée se matérialisa au-dessus de la tête de l'homme visé et elle disparut juste avant qu'un des clones ne le touche. Le songe reçu un coup de poing en plein visage, il n'avait même pas essayé d'esquiver cette attaque. Au contraire, il se mit à rire lorsqu'il constata que l'original en avait également souffert, peut-être même plus que lui. Damoclès, quelle chose merveilleuse.

    « Oui messieurs, chaque coup qui me sera porté sera douloureux pour cet homme. » Il se retenait de rire à nouveau, il n'était pas sadique, mais voir l'incompréhension dans leurs yeux était amusant. « Au vu de ce qu'il a ressentit, je dirais qu'il est bien moins résistant que je ne le suis. Il mourra avant même que je ne pose un genou à terre. » Peut-être était-ce déloyal, sûrement, mais ils avaient un avantage numérique certain, un grand nombre de gardes. « Qui voulait m'empêcher d'entrer dans le château alors que j'ai moi-même décidé d'y sortir ? » Le songe leur tourna le dos pour observer la lune, il n'avait pas peur des coups en traître ni-même qu'ils établissent un plan. « Vous êtes pathétiques, mais vous pouvez encore fuir pour sauver votre existence abjecte. J'espère que vos alliés sont partis, auquel cas, je pense que mon ami en a déjà tué un. »

    Ukiyo leur refit face et observa les clones, comme il le savait, ils ne tiendraient pas dix secondes, autant les faire partir sur-le-champ. Il tendit le bras, paume ouverte, vers eux et les propulsa contre la pierre avec une puissance suffisante pour les faire disparaître sous le choc. « Faites ce que vous voulez, si vous partez, je ne m'y opposerais pas, dans le cas contraire, je n'aurais aucun remord à vous donner une leçon. » Il s'avança vers eux, en marchant lentement, les provoquant pour voir leur réaction. « Sachez également qu'il n'y a qu'une seule vraie divinité, vos Eternels, qu'ils existent ou non, ne sont qu'une farce. »
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Pardon Enchaîné
Féminin
Nombre de messages : 235
Age : 23
Date d'inscription : 02/03/2011

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
257/500  (257/500)
Dim 27 Jan 2013 - 23:51
    « Sachez également qu'il n'y a qu'une seule vraie divinité, vos Eternels, qu'ils existent ou non, ne sont qu'une farce. »

    On lui avait toujours dit que tout avait tendance à lui tomber tout cuit entre les pattes. Ce qui était vrai, il y repensait, coincé contre un mur que lui seul pouvait voir. Mais autant la dernière fois qu'il avait expérimenté ce sentiment, il y avait à peine deux minutes, il savait pertinemment que c'était de son fait, et qu'il existait alors une solution. Seulement, dès a présent il était dos au mur, et déjà entre quatre planches.

    Il n'avait pas compris ce qui s'était passé. Cet homme. Il n'avait pas les qualificatifs pour l'appeler. Bien que sa langue lui brûlât de cracher un tel tas d'énormité. Il n'avait pas l'impression que ça pourrait le stopper.

    Qu'est-ce qui pourrait le stopper ?

    Il avait bien, pour le moment, l'air de quelqu'un d'invincible. Fabrizio n'avait pas encore repensé à ça après l'avoir réalisé une première fois. Il avoinait ce type, et Henri prenait tout. Il le tuait ? Si par aventure il réussissait à s'approcher de lui, quoique la chose lui parut relativement sensée et faisable, Henri crevait, et en 2-2.

    L'emprisonner ? C'était la chose la plus faisable, en évitant les pertes. Mais en gagnant du temps ? Déjà en pensant à ça, le jeune homme avait peru de précieuses secondes, des minutes pendant lesquelles il avait écouté, éberlué, le discours haineux de cet inconnu qui semblait en vouloir à la croyance vouée aux Éternels. Mais pas que celle là, selon lui. Une seule divinité, avait-il dit.

    « Arrête tes conneries. J'y croyais aussi, à la Divinité toute puissante, mais elle va t'abandonner. Tu veut pas retourner dans le château ? Bien, je vais pas cracher sur tes belles paroles. Mais alors tu vas jamais repartir, on te fera croupir dans une cellule jusqu'à la fin de tes jours, et là dans ce cas je prie pour qu'ils soient longs ! »

    Extrapolons. Peut-être que ce type avait un passé relativement crade relié à une croyance monothéiste dans laquelle il aurait voué ses pensées et sa vie. Ce serait tout à fait possible.

    Il lança un regard vers son dernier allié restant. Agissant au quart de tour, il lança un sort de partage de peine, le ciblant.

    « Faut pas faire passer ta haine sur tes ennemis ! On est même pas tes ennemis, qu'est-ce que tu vas t'inventer ça ? Une croyance c'est pas fait pour se foutre sur la tronche, imbécile ! »

    Il prit le temps de terminer sa phrase avant de fixer le combattant devant lui. L’Œil de Soumission. Il ne savait pas ce que ça pouvait donner, mais ce fut de ce dernier regard qu'il embrassa la silhouette de ce type avant de lancer un sort d'air sur le sol, ainsi que les débris que le jonchaient. Ils eurent tôt fait de s'éparpiller, la poussière de se lever en un nuage certes prévisible, certes peu épais ni grand mais toujours utile pour ralentir son opposant et gagner quelques secondes qui pouvaient s'avérer précieuses.

    D'une glissade rapide, il s'approcha de l'endroit où il pouvait voir la forme de sa cible. Il finit juste derrière lui, et ne chercha pas à réfléchir plus. Attrapant ses bras et les bloquant dans son dos d'un geste, il ne put faire mieux que de lancer une énième pique.

    « Si tu préfères la guerre de la meilleure croyance, tu peut y aller ! »
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Membre
Masculin
Nombre de messages : 27
Age : 35
Date d'inscription : 26/10/2012

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Officier
XP:
33/150  (33/150)
Lun 28 Jan 2013 - 4:44
Pour un test d'entrée, les choses étaient trop bien faites. La cuisine était ravagé et aurait besoin d'une bonne semaine de travaux, le bruit allait probablement ameuter le reste du château dans peu de temps, les coups portés étaient des plus réel et, surtout, ce qui est illogique, c'est que le combat semble vraiment continuer en dehors ...

... Mais alors ... ce poignet cassé ... était-ce réellement un avertissement ? Ce n'est pas simplement une comédie ? Une mise en scène pour s'assurer qu'elle était apte ?

Alors c'est donc un vrai combat ... contre un adversaire qui vaut bien sa mère, héritière des techniques du clan Mana. Un adversaire d'un niveau qu'elle pensait obtenir après sa formation ici, au Sanctum, mais pas quelqu'un qu'elle espérait battre maintenant. Un vrai ennemi qui n'a qu'une envie, les tuer ...

... Non, ce n'est pas ça. Son poignet brisé lui rappelle douloureusement, malgré le soin mineur qui lui a été apporté, que son adversaire ne semblait pas si déterminé à faire place nette ... il se souçiait, d'une certaine manière, de l'apparence et du style. La différence entre un guerrier et un assassin, dit on, se résume à ça : une forme d'honneur qui élève le combat au rang d'art, dont la consécration n'est pas tant la faculté de tuer que d'être reconnu comme un adversaire de valeur, deux choses bien distinctes aux yeux des deux courants de pensées.

Mais voilà Luna, toujours en tant que clone de Flesia, mais elle aussi un peu mal en point, qui vient l'aider à se relever alors même que Noël affrontait le colosse. Il n'y a rien à faire, dans un duel, il ressortirait vainqueur sans l'ombre d'un doute, ses capacités dépassent largement les siennes et celles de son allié prisent séparément. En fait, même ensemble, il est plus que difficile de parier sur eux tant la différence se faisait sentir. Et d'ailleurs, n'était ce pas à l'initiative du mage que les choses se retrouvent ainsi ? Konan vient lui même de l'admettre : on l'a laissé avec "les enfants" ...

Ce n'était pas un vrai combat, pour personne. Ce n'est pas ce que chacun veut dans cette pièce. Noël veux défendre son château coûte que coûte, peu lui importe si l'adversaire est mort ou vivant si il n'est plus une menaçe. Konan semble souloir par dessus tout un combat digne de sa prestance et sa réputation, son objectif étant secondaire. Quand à Flesia ... c'est aujourd'hui qu'elle n'est plus une "gamine" et que pour la première fois, elle va pouvoir choisir comment vivre sa vie. Et elle est sûre d'une chose : elle n'est pas venue pour faire acte de figuration, fuir aux premiers problèmes ou pleurnicher sur son sort. Non, elle est là pour devenir la nouvelle guerrière Mana. Pour sa famille, pour ses amis, pour son clan, mais aussi pour elle.

Voilà le colosse disparu à travers le mur tel qu'il est venu, laissant son arme derrière lui. Noël est là, fatigué visiblement, mais encore en êtat de se battre. De ce côté, les choses semblent se calmer pour l'instant ... mais combien de temps ? Mieux vaut ne pas y réflechir. De toute manière, il est plus que probable que si on lui en laisse l'occasion, il va revenir ...

Dissipant son apparence canine pour en revenir à sa robe plus traditionnel, la fille Mana s'avancait en direction de l'épée massive abandonnée, tandis que Luna elle aussi reprenait son apparence spirituelle habituelle. Elle et Fluffy regardaient la jeune pousse grandir alors qu'elle allait affronter le chêne massif dressé devant elle.


"Va aider les autres ... le Sanctum a besoin de tout ses hommes ..."

Regardant par l'orifice dans la nuit qui couvrait de son voile célèste l'extérieur du château, elle décida de s'u enfoncer, laissant la lourde lame traîner par terre tenue par la seule main encore valide de la jeune fille.

Ce combat n'était plus celui d'un envahisseur contre le Sanctum. C'était la preuve de courage d'une apprentie venant apprendre d'un maître malgré le risque que cela représentait.

Mais avait elle seulement conscience dans la folie provoqué par son accès de fierté ? Il et possible que personne ou presque n'en apprenne la réponse au final.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Argument Imparable
Masculin
Nombre de messages : 315
Age : 26
Date d'inscription : 15/07/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
48/1000  (48/1000)
Jeu 7 Fév 2013 - 19:57
    C’était ridicule et ça… m’énervait ?
    Non attends, le mot est dix fois trop faible pour mon sentiment, sérieux… Non j’étais pas énervé, là… C’était encore plus que de la colère ! ‘Fait, c’est juste que j’étais méga horripilé, j’en avais carrément marre de ces conneries !! Parce que ouais, faire tout trop vite histoire que Jecht comprenne rien, on savait bien le faire ici. Ah sérieux, j’en pouvais plus. Si j’avais pas écouté ma rage à ce moment-là, je crois que je me serais cassé en douce.

    L’autre gamin qui se sent plus parce qu’il m’avait mis à terre, et voilà qu’on oublie toute logique. Il y a plus rien de sacré, putain… Attends, s’il m’a foutu tous ces coups, c’est pour une seule raison ! Déjà, première raison (ouais y en a quand même plusieurs) parce que sur l’instant, j’ai un poil sous-estimé sa force.

    Mais surtout, c’était à cause d’un cor. Comme ça, juste après que je l’aie provoqué, un cor gronde, et je dois... reconnaître que c’était impressionnant et que ça a motivé le gars.

    Et me voilà, traversant gentiment une fenêtre (bah tiens), m’écrasant comme une merde dehors.
    Une main sur ma mâchoire, je la masse en faisant une grimace, restant allongé… Il m’a foutu une sacrée droite, et à côté de ça… Ma main droite parcourt mon torse… Je sens une blessure assez profonde, et deux autres beaucoup plus fines mais tout de même assez douloureuses…

    J’ai lâché un soupir et… me suis relevé sans grâce, me dérouillant l’épaule gauche. Tout ça, c’était strictement rien pour le grand Jecht… Non le vrai truc chiant, c’était que ce mec là, bah finalement, je l’avais pas touché du combat, me semble.

    Limite, un œil crétin pourrait croire que c’est lui qui mène et ça… Putain c’est juste inconcevable.

    Non, tout ça me foutait juste… en super colère.

    Et… Oh… tiens ?


    « C’est une blague… »

    Elle approchait, à pas lents, ralentie par le poids d’une arme… hum… qui faisait sa taille, quoi !
    Et cette gamine, cette sale petite garce se permettait de me faire face, avec un poignet brisé…


    « … »

    Non j’veux bien faire des efforts mais si tout le monde se fout de ma gueule, on va pas y arriver !!

    Ah putain elle était déterminée. Assez pour que son pote s’en aille, en direction du pont.

    Bien Jecht, t’es désormais le roi des incapables ! T’avais deux gamins face à toi, t’as quand même réussi à en perdre un.
    Oh putain…

    Je détourne mon visage, les sourcils haussés, me demandant dans quelle inspiration divine pourrais-je trouver le courage de pas bouffer cette gamine… mais genre vraiment… histoire qu’on comprenne, que tout le monde se rappelle qu’on se fout pas de ma gueule !!

    Elle venait vers moi, dans l’idée d’attaquer… Genre ça m’étonnait qu’elle arrive à porter mon arme avec une main, mais si en plus elle doit frapper ?

    La pointe de ma claymore s’élève dans les airs et « s’abat » sur moi. Je lève ma main gauche sans me presser… Y a pas à dire, avec une arme aussi lourde, n’importe qui devient lent, même moi (déjà que je suis pas rapide à la base), j’arrête la lame de ma main gantée de métal, sans efforts.
    Et mes yeux se posent sur ceux de la gamine, furieux.


    « … Sérieux ? J’avais quatre ans, je faisais mieux ! »

    Ma main droite se lève et va lui coller une grosse claque dans la gueule, lui cassant quelques dents, lui pétant probablement la lèvre et la rejetant à deux mètres de moi. Ma lame tombe dans un bruit fracassant.
    Je la fixe, elle a la bouche en sang… J’écarte mes bras, l’air interrogateur et énervé.


    « J’ai l’air si nul que ça ?! »

    Encore quelques coups comme ça et elle allait réellement crever.

    « Mais… t’es complètement conne ! »

    Je m’énervais… vraiment, j’ai pas pu m’empêcher de la prendre violemment par le col et de la lancer encore plus brutalement contre un mur, la laissant s’écrouler.

    « J’y crois à peine… J’ai la pitié de te laisser en vie, de te laisser l’opportunité de te barrer avec juste un poignet cassé… »

    Je marche vers elle… et assailli par un pic de rage, j’écrase son poignet déjà brisé de mon pied nu.

    « Et tu me fais l’affront !!... de venir à moi, seule… Alors que tu vaux pas un clou ?!! »

    Je lui criais dessus, crachant mes mots à son visage bien en-dessous de moi. Je m’agenouille, ne bougeant pas mon pied, et je place mon bras tout contre sa gorge, pressant assez fort pour la faire paniquer !

    « Regarde autour de toi, gamine… Y a que toi et moi. Tous les soldats, tous les autres sont sur le pont… Et moi j’ai juste une adolescente !? Alors sérieux, je te demande ce que ça veut dire. »

    Non, je l’écrase trop pour qu’elle puisse parler, et faudrait qu’elle surpasse sa douleur pour y arriver. Je lève ma tête vers le ciel et crie à qui veut l’entendre.

    « Ohéé !! Je suis dans votre château !! Vous n’en avez donc strictement rien à foutre ?! »

    Je supportais pas qu’on me prenne pour une merde. Ça, non.


_______________________________
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
L'Ainé des Surhommes
Masculin
Nombre de messages : 271
Age : 27
Date d'inscription : 04/09/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Commandant
XP:
239/350  (239/350)
Ven 15 Fév 2013 - 16:09
    « Non. »

    Ceci est une invasion. Une invasion à deux hommes, s'en est presque pathétique. Angeal était... indigné. Mais qu'est-ce qu'un homme indigné ? Un homme qui dit non. Un homme qui a subit de nombreux affronts... qui a été provoquer, attaqué alors qu'il gisait à terre. Un homme qui juge soudain inacceptable une nouvelle humiliation. Ce non est plus qu'une simple négation, il a plus de sens et de poids que toute autre chose au monde. L'ainé des surhommes disait non, parce que les choses ont trop durée. Ces deux hommes sont allés trop loin. Un motif d'indignation est triste mais précieux fardeau. Quand quelque vous révolte au point où peut l'être Angeal à cet instant, nous devenons plus fort. Notre volonté se réveille et abat même la peur primaire de la mort. Le Sanctum est en ce triste jour... en pleine révolte. Toute valeur n'entraine pas la révolte, mais tout mouvement de révolte est le fruit d'une valeur. La preuve étant... que tout le Sanctum fait front d'un seul bloc. Telle une égide, pleine d'une bravoure plus grande encore que le légendaire bouclier de la valkyrie...

    « Il y a une limites que vous ne dépasserez pas. »

    Il était revenu, de son pèlerinage... un peu tard. Traversant un œil, il a pu voir de loin plusieurs de ses frères d'armes en combat avec inconnu. Il semblait mener le combat mais ne paraissant pas un guerrier... Henri a vu le Primarque, lui faisant signe de rejoindre le Château.

    Ça n'a pas été compliqué de trouver cet orque, bruyant comme il fut. C'était un sauvage... Pour le comprendre, il suffisait de voir le corps de cette jeune fille étendue au sol. Brisé par cet ogre. Son arme était aussi imposante que lui... Son corps tout entier respirait la force et la puissance. C'était un adversaire effrayant... Mais Angeal l'est tout autant. Cet homme... ne l'inquiétait pas tant. Toute les pensées du Primarque était dirigé vers l'autre combat. Pratiquement tous se sont concentrés sur l'autre ennemi... Le Paladin ne pouvait que faire confiance à leurs jugements.

    Tous ont sa confiance. Henri est un guerrier endurci, il a mené plus de batailles que tout le monde ici. C'est un vétéran, son expérience n'a d'égal que sa fiabilité et sa volonté d'acier. C'est un véritable meneur d'homme, il saura guider ses compagnons.

    Fabrizio Valeri... est un cas à part, plus difficile a cerné. C'est un peureux fini, mais toute sa peur ne l'a jamais empêché d'accomplir son devoir. C'est un bon guerrier, parfois trop prudent... Un véritable félin, aucune faille n'échappe à son esprit à vif.

    Noel... Angeal le connais moins bien, certes. Jusqu'à présent, il a toujours accomplis ses missions. C'est un jeune homme efficace... Sans savoir pourquoi, il lui rappelle Zack, en un peu moins détendu peut-être.

    Cette jeune fille... quoique soit son histoire, rien n'explique son état. Henri doit la connaitre et savoir sa situation... Ça lui ressemble bien, de s'occuper de tout pendant qu'Angeal s'affaire à ses devoirs de Boss. Il doit neutraliser cette brute au plus vite... cette jeune fille en était la seule raison. Une fois cette tâche effectuer... il pourra se consacrer à l'autre ennemi, semblant autrement plus important.

    Pour dire les choses plus simplement... Angeal était sur le point de nettoyer son domaine et c'est simple...

    « Je suis Angeal Hewley, le plus puissant combattant du Sanctum. »

    Un homme, un vrai, se doit de s'oublier soit-même. Il se doit de suivre le chemin de l'honneur. Je n'y peux rien, je me débrouille... Rien n'est pire que l'indifférence. En ce comportant ainsi on perd l'altruisme, on perd l'une des composantes essentielles du genre humain. On perd la faculté d'indignation... et l'engagement sans faille qui en résulte. Angeal plongeait son regard dans celui de ce barbare... un renard qui n'en paraissait même pas haineux. Le chevalier restait digne, froid et sévère. Plus fort que jamais il serrait la garde de son arme. Il la serrait avec une insistance tout particulière. Ça l'aidait à se concentrer sur cet ennemi, sur ce combat. Finalement il faisait la part des choses... Le sort de ses compagnons le préoccupait mais le temps de ce combat, il n'y penserait plus.

    Angeal fixait tellement Jecht... Qu'une sorte de lien les reliait maintenant. A chaque fois que Jecht infligera le moindre dégât au Primarque... il en recevra une petite part, un quart-environ.

    Angeal savait à quoi s'attendre... Il connaissait déjà les grandes lignes de son adversaire. Un barbare, voir un Berzeker... Un guerrier sauvage comme une fauve.

    « Comportes-toi en homme... Donnes un sens à tout cette folie et revendiques tes actes, avant que ta tête ne roule sur sol. »

_______________________________

Fiche de compétence
avatar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Le Dévoué
Masculin
Nombre de messages : 287
Age : 22
Localisation : Tortuga
Date d'inscription : 17/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Lieutenant
XP:
187/270  (187/270)
Dim 24 Fév 2013 - 5:39
De tout ce qui pouvait arriver... J'étais préparé à tout, surtout la mort, préparé absolument à tout, mais alors... De tout ce qui pouvait arriver... ça, j'avais pas prévu. L'épée de Damoclès, technique qui m'était jusque là inconnue et portant très mal son nom... Frappé sans avoir eu le réflexe d'esquiver. Pendant que mon ennemi - ce chien, cet être mauvais - expliquait calmement et simplement que tout ce qu'on lui fera se répercutera sur moi. Si on le frappe, je souffrirais d'une douleur brute, magique. Je le regardais en fronçant les sourcils et voulant vérifier je lui jetais un caillou... Dans le front, j'en ressentis l'impact. C'est vrai, je sens bien ce qu'il ressent, et ce n'est pas réciproque malheureusement. Je ne sais pas pourquoi, mais je m'étais mis à rire, à me moquer de cet être imbécile et stupide.

<< L'agresseur qui utilise des techniques défensives... Je trouve ça plutôt hilarant. Qu'attends tu que je fasses? Que je capitule pour épargner ma "misérable vie"? Ha! >>

Je me tournais vers Fabrizio, le regard sûr et serein, on allait appliquer un plan qui implique beaucoup de tact... Oui, si on ne peut vaincre l'adversaire de face, il allait être temps d'utiliser le tact dont il m'arrive de faire preuve parfois... Oui, nous allions faire quelque chose de certes, déconcertant, que l'on qualifierait même de lâche... Fabrizio semble m'avoir compris... Et il était temps que je mette cette vieille "technique de famille" à exécution... Je brandis mon épée en l'air, en prenant un air totalement sérieux

<< Mais je savais que tu allais lancer cette technique... Et tu ne sais pas que moi aussi... J'AI L’ÉPÉE DE DAMOCLÈS! >>

Une réaction étonnée... Un haussement de sourcil, un croisement de regard... Le cœur qui bat, le temps qui ralentit, l’œil de soumission et...
Courir! Partir le plus vite possible! La technique ultime d'Henri Angharad est la fuite! Ha! Pas n'importe quelle fuite! Le repli-stratégique en vue de préparer un plan! Angeal doit être dans le château l'heure qu'il est, tout cette stratégie n'a qu'un seul et unique but : la temporisation! Est-ce que mon adversaire est assez hardi pour me poursuivre sur les chemins du royaume? Nous verrons cela! Non content de laisser mes alliés planté en arrière, mais il faut donner un peu de soit pour pouvoir laisser du répit aux autres... Et bien sûr, le dévoué du Sanctum n'oublie pas... Il n'oublie jamais.

<< Hé Fabri'! Ramène les autres! On fait la course! >>

Ce plan n'est pas le plus parfait, ni le plus réussi, mais si je ne peux m'attaquer à mon ennemi... Alors je vais faire en sorte que cette ennemi oublie son objectif, le plus éloigné de son allié il est, le mieux on s'en porte! Ceux là peuvent former la paire... Mais bon. "à chacun son combat", certains diront! J'allais exploiter ma connaissance du terrain... En allant dans la forêt! Il faut mettre le terrain dans sa poche quand y'a un envahisseur... Certains ne le diront jamais assez!
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Peintre des Rêves
Masculin
Nombre de messages : 416
Age : 25
Date d'inscription : 14/08/2010

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Général
XP:
288/550  (288/550)
Dim 24 Fév 2013 - 17:53
    Ce combat n'était plus une bataille dans laquelle le fer se croisait, c'en devenait grotesque de voir que ce n'était limité qu'à la joute verbale. Le temps était celui de la réelle offensive. Ce guerrier l'avait dit, n'user que de techniques défensives ne ferait rien avancer. C'est à ce moment qu'il hurla que lui aussi avait l'épée de Damoclès. Ukiyo en avait-il quelque chose à faire ? Non, il savait que de toute façon, son adversaire était moins résistant, utiliser ce pouvoir ne changerait rien. Alors qu'il ne s'y attendait pas, le songe fut légèrement paralysé, il voyait dans le regard de cet homme, l'étendue de sa force. Il fut surpris, non pas par la grandeur, mais par la technique inattendu qui permit aux membres du Sanctum de fuir.

    Il le leur avait dit. Fuyez et je ne m'y opposerais pas. Il l'avait dit, mais ces paroles ne seraient pas tenues. S'ils ne cherchaient qu'à fuir, alors ils seraient partis sans plus de cérémonie. Ukiyo allait leur offrir ce qu'ils désiraient, une chasse à l'homme. C'était en direction de la forêt qu'ils se dirigeaient, la tentative était bien vue, séparer les deux agresseurs, même si le peintre avait déjà opéré dans ce sens. Là où le guerrier voulait amener Ukiyo, c'était en terrain inconnu, en pleine nuit. Y voir quelque chose allait devenir pénible, cette forêt était très dense, mais ce n'est qu'un obstacle à passer.

    S'il voyait juste, ce n'était qu'un stratagème pour l'attaquer lâchement. Comment voir son ennemi dans une telle pénombre ? Comment l'attaquer ou prévoir les coups ? Céder à cet embarras était ce qu'il fallait éviter. Ukiyo avançait lentement, il venait de pénétrer dans le bois et il se concentrait. Il s'agissait là de sa plus grande force, sa capacité à rester concentrer, d'être capable de réfléchir et de garder son sang froid dans des situations de faiblesse.

    Sans s'en rendre compte, le Sanctum aussi avait ses défauts en venant jusqu'ici. La connaissance du terrain n'allait pas être d'une grande aide. Tous en armure et donc tous bruyants, les entendre venir allait être simple. Ce n'est pas ce qui intéressait le peintre, il voulait savoir précisément où ils se situaient. Il leva la main au front pour faire vibrer sa magie et soudain, dans son esprit, tout devenait clair. Si ses yeux étaient toujours handicapés, il pouvait sonder les lieux sur une distance raisonnable.

    Ça y est, ils n'étaient pas loin, encore immobiles, certainement à attendre le moment propice pour une attaque. Le songe se concentrait sur un arbre qu'il distinguait à peine. Ses bras se mirent à trembler, il fermait les yeux en forçant sa concentration et des craquements se firent entendre. Peu à peu, l'arbre commençait à se déraciner, certaines de ces « attaches » se cassèrent et maintenant, l'arbre lévitait. C'était une chose lourde, mais il n'avait nullement besoin d'y mettre toute son énergie, il avait encore beaucoup de ressources à revendre.

    « Évitez-moi ça. » lança Ukiyo aux membres du Sanctum. Il canalisa son psychisme et d'un geste du bras en leur direction, l'arbre fut propulsé. Il brisa plusieurs troncs sur son passage et allait droit vers ces hommes. Le peintre resta immobile et insensible à ce vacarme. Il ne savait pas si sa tentative avait fonctionné, mais le temps qu'ils réagissent, il allait pouvoir reprendre un peu de force.
Contenu sponsorisé
Page 1 sur 2
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Une fleur qui revait d'être arbre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» Reflexion sur la saga Michelet Casimir - Jean Saint-Fleur
» 2 éme entraînement de Nuage de la mort et de fleur enflammée finished
» Je plante en ta faveur cet arbre de Cybèle... {Victoire}