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 Requiem pour l'art.
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La Passionnée
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Mar 30 Oct 2012 - 13:57
    REQUIEM POUR L'ART

    Les restes d'une immense enceinte circulaire encadraient les vestiges de ce qui avait sans doute été de splendides tours... Celles-ci, altérées par le temps, déchiraient l'horizon par leur imposante stature... Certaines n'étaient plus que des débris de pierres usées, tandis que d'autres se dressaient encore, fières et altières, leurs sommets masqués par un voile de brume. La pierre vieillie et abîmée des murs conservait un parfum ténu de matin juste après l'aube, une odeur d'herbe encore humide après la pluie... En passant au-delà des portes recouvertes par le lierre, laissées entrouvertes, il se dégageait comme une sensation de sérénité mêlée à un certain émoi... Sensation presque imperceptible qui s'accentuait à mesure que les tours se faisaient plus proches.

    Le pâle reflet de ce qu'avaient pu être les jardins qui tapissaient l'espace entre chacun des édifices restait néanmoins fascinant, les hautes herbes se pliaient doucement sous la brise, diffusant toujours cette odeur douce et moite... Les battants de la porte s'ouvraient sur une allée de dalles marbrées, et, encadrant ce chemin menant au cercle formé par les tours affaissées, des statues qui se moiraient dans les faibles rayons de soleil qui transperçaient la brume entourant les ruines.

    A droite, une femme qui, courbée en arrière, une jambe pliée, les bras et le visage, extatique, tendus vers le ciel, la chevelure figée dans un mouvement si réel, si humain, comme si une bourrasque l'avait rabattu contre son épaule, et ses longs doigts fins se perdant dans les cordes de sa lyre élevée comme un trophée, semblait former la première partie d'une arche. A gauche, un jeune garçon dont la beauté était si pure et si frêle qu'elle en était presque féminine, se laissait tomber en arrière, enserrant son aulos, les yeux clos comme sa compagne et les joues un peu gonflées, donnant l'illusion d'un souffle immuable dans l'instrument.

    L'ouvrage était si fin que la tentation d'effleurer leur peau de pierre en devenait insoutenable. Mais si, par malheur, les doigts s'aventuraient, aussi doux et délicats soient-ils, sur la surface bien trop fragile de la sculpture, celle-ci s'effritait soudainement et, en un instant, la splendeur de la statue n'était plus que poussière charriée par le vent.

    Sur le chemin aux dalles marbrées rongées par le lierre rampant, de multiples statues accompagnaient la route de l'étranger. Des flûtistes, des peintres, des danseuses, et tant d'autres figures, des voiles et des instruments partout autour du chemin, comme un ballet silencieux qui célébrerait un chant d'amour. Mais dans ce silence recueilli, il était possible d'entendre leurs voix. Douces, à peine audibles, comme le murmure du vent... Au point d'en frissonner, de peur et de plaisir, sans pouvoir définir quelle émotion était la plus forte.

    En pénétrant au coeur du cercle formé par les tours, une vague d'émotions frappait l'intrus, aussi violemment que s'il avait heurté un mur, le jetant à terre. Chancelant, perdu, il pouvait alors voir, en levant le yeux, s'élever un dôme puissant, invisible grâce à la matière surprenante dont il était fait... Il se fondait dans le paysage, comme un mirage, à tel point qu'il était presque impossible de savoir s'il était réellement présent ou si c'était simplement un mauvais tour joué par la prestance des lieux.

    Si l'on surmontait l'angoisse et la peur pour se concentrer sur l'excitation, il était possible de s'approcher du dôme et, si l'on en trouvait l'entrée... d'y pénétrer. Il devenait alors difficile de respirer tant la splendeur du lieu était surprenante. Sans aller jusqu'à l'abondance de fioritures inutiles, le dôme abritait un tel ouvrage de précision et de beauté... Des sièges imposants aux allures de trône entouraient une table ronde au bois richement décoré... Des peintures recouvraient le plafond, des statues, des objets qui semblaient plus merveilleux les uns que les autres décoraient la pièce, et tout était si bien préservé qu'il était presque possible de sentir encore l'animation qu'avait dû, sans aucun doute, abriter ce dôme mystérieux.

    Non, c'était plus qu'une vague impression. Il y avait comme une présence. Les chants étaient-ils réellement le fruit d'une imagination trop débordante, nourrie par le mysticisme du lieu ? Ces ombres furtives, une illusion d'optique ? Ou bien ce lieu abritait-il les restes d'une puissance occulte ? Si l'on était attentif, on pouvait voir s'élever par endroit des sphères lumineuses aux teintes colorées, comme des résidus laissés par les âmes torturées de ceux qui avaient peuplé ce sanctuaire...

    Mila s'avança jusqu'au centre de la pièce et, en effleurant avec douceur le bois de la table, elle avait la certitude que les mirages qui avaient parsemé son chemin jusqu'ici n'avaient rien d'illusions... Il s'agissait bien de souvenirs... Et ce chant... Ce chant si discret, si doux, si poignant... Ce chant était un requiem pour l'art.


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Le Tragédien
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1094/500  (1094/500)
Sam 3 Nov 2012 - 1:31
    Mission accomplie.

    Une très belle mission. C'est extrêmement bien écrit, c'est beau, c'est harmonieux... J'ai vraiment adoré.

    Mission facile.
    13 xp, 130 munnies et 2 PS... en force.

    Tiens ça tombe bien ! Au pied d'une statue, tu as trouvé un vieil ouvrage sur les rapports entre les plantes et les hommes ! C'est donc logique que tu apprennes cette compétence :
    Charmeur de plante : Actif. Celui qui contrôle cette compétence peut « charmer » toute sorte de végétation et les mettre en mouvement. Mag : 7.
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