L’Éclat nocturne

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le Lun 3 Sep 2012 - 17:09


Ryuji Yamato





Nom : Yamato
Prénom : Ryuji, Glory
Titre : L'Eclat Nocturne
Âge : A priori inconnu. Bien que son physique semble montrer 18 printemps, il serait âgé selon ses dires de plus de 100 ans.
Camp : : Les dernières actions de l'homme au manteau noir semblent indiquer qu'il n'a à ce jour rejoint aucune faction et erre seul pour accomplir son but.
Monde d'Origine : La Terre des Dragons
Race : A priori, humain, bien que certains tests ADN prouvent le contraire.
Grade désiré : Celui que vaudra cette fiche.

Physique


Ryuji est un jeune garçon assez splendide, ayant une parfaite innocence se montrant sur tout son corps, en particulier son fragile petit visage. Il avait un teint assez normal, un teint beige ni trop clair, ni trop sombre, s'alliant parfaitement au moindre de ses cheveux. Ces derniers étaient d'un blanc extrêmement pur, aussi pur que la neige si ce n'est plus, se reflétant constamment au soleil dans de splendides reflets argentés. Ces derniers étaient d'ailleurs tellement fins qu'on avait assez de mal à les distinguer si ces derniers ne formaient pas ces mèches qu'il aimait énormément, tellement longues qu'elles pouvaient partir du haut de sa tête pour arriver au bas de sa nuque une fois tendue et cachant ses oreilles qui étaient assez petites pour que ces dernières ne puissent être vues d'un simple regard. Toutefois, ces dernières étaient parfaitement dégagés devant ses yeux, formant une frange brisée, où chaque mèche était éloignée de l'autre, sans gêner sa vision, lui ajoutant un certain charme que peu de gens peuvent se targuer d'avoir. Pour en finir avec cette infime mais au combien splendide partie de son corps, on peut remarquer que cette splendide chevelure de neige flotte toujours doucement dans le moindre, même infime souffle du vent, montrant la parfaite délicatesse et pureté de cet homme nommé Ryuji Yamato... Ses yeux sont d'un bleu chatoyant, semblable à de véritables saphirs sous forme cristalline, ayant toutefois un azur parfait, proche de l'azur céleste sans pour autant être aussi sombre que le bleu du fond des océans, intouchable par quoi que ce soit, que ce soit le sang, les larmes, la colère ou la tristesse... Ces yeux ne montrent que la joie et la mélancolie, deux simple sentiments d'une pureté et d'une innocence qui n'est plus à prouver. Son nez n'est ni trop fin ni trop gros, juste comme il eut fallu pour qu'il puisse convenir parfaitement à son visage angélique, comme si ce dernier avait été sculpté par un véritable maître pour conclure une oeuvre d'art. Sa bouche, elle était assez fine et ne se courbait que pour montrer une joie profonde par un splendide sourire immuable, ou un caractère pensif, où l'homme aux cheveux d'argent ne pouvait plus réagir, ayant quitté ce monde pour aller dans le monde des songes. Son menton et son cou étaient eux aussi d'une finesse rare et s'alliaient aussi parfaitement au reste de ce corps frêle et fragile qu'était celui de Ryuji Yamato. Ses habits étaient tous teintés d'une seule et unique couleur principale: le noir parfait, la couleur qui ne pouvait se salir, ne pouvant montrer ses erreurs... La première chose que l'on remarque est la capuche de son manteau, assez spéciale, puisqu'elle lui permets de camoufler parfaitement son visage sans qu'aucune forme ne dépasse une fois sur sa tête, et reprends la forme d'un col de manteau lorsqu'elle est remise sur son dos, ce qui le rends encore plus mignon lorsqu'on regarde son petit visage mélancolique... Son long manteau noir de jais, impénétrable par la lumière ou par les ténèbres, le protégeant du froid et du chaud et des éventuelles erreurs qu'il pourrait commettre, comme faire couler le sang des innocents, venant le salir, non pas seulement physiquement en teintant sa veste avec un splendide rouge carmin, mais aussi son âme torturée...Sur cette longue, longue veste qui lui arrivait jusqu'aux pieds, possédait seulement deux poches assez grandes pour pouvoir y plonger ses mains, lui permettant de les garder au chaud et à l'abri des intempéries, ne les ressortant que lorsque c'est nécessaire. Ses gracieuses mains, aux doigts et aux ongles assez fins pour un homme, étaient toujours emmitouflées dans des gants en cuir teint en un bleu sombre, sans toutefois virer à la couleur des ténèbres, protégeant ses deux mains du froid mordant de l'hiver et cachant la véritable nature de son membre dextre. Sous son long manteau noir, Ryuji couvrait son torse avec un petit chemisier blanc de style japonais, comme les lycéens ont l'habitude de porter, fermés par trois larges sangles de cuir aux anneaux d'argent. Les manches de cette chemise assez spéciale la rendent unique; elles sont maintenues au reste de l'habit via de petites ceintures de cuir attachées un peu en dessous des épaules de Ryuji d'une telle manière que ceux qui le regarde ont l'impression de voir une chemise normale, jusqu'à ce qu'il décide de retirer ses petites sangles, révélant ses bras juste assez musclés pour le rendre beau et craquant. Son pantalon n'était retenu au reste de son corps que par une simple, mais assez grosse ceinture en cuir noir, au métal argenté tout aussi sombre, assez serrée pour empêcher son pantalon de tomber même si il devait être arrachée. Son pantalon est un long jean extrêmement solide qui lui arrive jusqu'aux pieds. Ce même pantalon est retenu à ses jambes par deux sangles semblables à celles de ses bras, empêchant celui ci de plier au niveau des cuisses, lui permettant de garder son pantalon aussi près que possible de sa peau, comme si cette dernière et la pièce de vêtement ne formaient plus qu’un, ce qui lui permets d'être aussi agile que si il ne portait pas de vêtements. Ses bottes sombres et noires permettent à son utilisateur d'avoir une parfaite adhérence en tout types de sols, lui permettant de marcher aussi bien sur la terre que sur la neige sans toutefois lui permettre une adhérence parfaite sur les sols les plus glissants (comme la glace par exemple). A son bras droit, on peut remarquer qu’un petit ruban rouge est noué sans raison apparente, mais dont le sens n’est connu que de lui. Il porte en permanence un collier d'argent au cou représentant un pentacle, lui donnant à la fois une petite apparence gothique et représentant ce en quoi il croit. C'est sûrement l'équipement vestimentaire que Ryuji aime le plus, car, cette chose est l'ultime présent que lui aura offert la personne qu'il a aimé de tout son coeur. Cet objet, si l'on excepte sa lame céleste, est l'unique objet que l'Ange Noir ne laissera jamais tomber dans les mains d'une quelconque abomination... Pas tant qu'il serait en vie... Et cela dans le seul but d'honorer la promesse la plus grande et la plus importante de sa vie. Dans son dos, il cache des ailes noires, cependant, ce noir est dû à chacune des milliers et milliers de plumes composant ses splendides membres inaccessibles pour le commun des mortels... A chacun de ses déplacement, l'ange fait tomber des plumes, triste requiem mélancolique d'un ange déchu... Son bras droit, lui, mérite aussi d'être décrit puisque ce dernier n'est pas composé de matière organique, bien au contraire! Son bras est entièrement mécanisé, fonctionnant comme un bras normal, mais annonçant la malédiction qui avait frappé notre splendide Ange Noir... Enfin, son arme est un katana assez long, effilé, d'une précision rare forgée par un, si ce n'est par le plus grand, maître forgeron... La lame, à peine courbée, est décorée par de fines lignes sur son plat, quand au tranchant de la lame, il parait si parfait que rien ne semble pouvoir l'effriter. La garde, elle, est sculptée dans un métal précieux et argenté, proche du platine,un loup blanc hurlant à la lune étant gravé dessus. En dessous, un motif jaune et bleu nuit montre un croissant de lune, comme à l'embout de la garde, qui lui montre en plus un majestueux loup blanc courrant à la recherche de sa proie... Enfin, le manche est fait avec des pétales de lotus blanc et des feuilles de riz, chaque pétale étant séparé d'un autre et attaché au manche par une feuille de riz... Sur chacun de ces sept pétales sont inscrit les sept grandes vertus d'un bretteur juste, les sept vertus du Bushido: "Gi"(l'Intégrité), "Rei"(le Respect), "Yu"(le Courage Héroïque), "Meiyo"(l'Honneur), "Jin"(la Compassion), "Makoto"(l"Honnêteté et la Sincérité) et "Chu"(le Devoir et la Loyauté). Cette lame parfaite s'est vue nommée "Ôkami" et représente l'âme fière et pure de Ryuji, tel le loup blanc...

Question vis-à-vis du Physique :
Ryuji Yamato est un combattant loyal, noble et fier, aussi, il ne se battra que si le combat est équitable et loyal dans les deux camps et refusera systématiquement les conflits dans tout les autres cas, allant même jusqu'à les fuir si le combat n'est réellement pas équitable. Lors de ses affrontements, la première chose que l'on remarque chez Ryuji est sa manière de se battre; bien qu'il semble exceller dans tout les arts du combats , sa force et sa résistance physique ne sont pas extraordinaires... De plus, bien qu'il puisses utiliser divers sorts n’ayant pas d’attributs élémentaires, d'ascendance lumineuse et ténébreuse ou de soutien, sa puissance magique n'est, en elle-même, pas vraiment supérieure à un être humain normal. Les seules choses qui font de Ryuji un combattant exceptionnel et dangereux sont sa vitesse, son expérience du combat et enfin, son intelligence. D'ordre général et, selon le nombre d'adversaire présent, sa stratégie peut changer: si l'ennemi est en trop grand nombre, il invoquera des chevaliers armés jusqu'au dents pour l'aider dans sa lutte; ces derniers, biens que résistants, ne servent qu'a contenir l'ennemi car, malheureusement, leurs capacités martiales se limitent à celles d'un simple soldat. Lorsque les forces sont équilibrées, le vrai combat peut alors commencer, la suite ne dépendant encore une fois que de la situation: si l'ennemi est trop éloigné, Ryuji usera de la magie pour toucher son adversaire. Ces sorts sont assez spéciaux: en effet, alors que le corps de Ryuji est d'essence lunaire, lui permettant d'utiliser à la fois de la lumière et des ténèbres, bien que trop user de l’un ou de l’autre risque de le mener à sa propre perte... A distance, sa magie sombre est offensive: ainsi, l'ange sombre lancera divers projectiles noirs sur son adversaire afin de le faire réagir et de l'amener vers lui tandis qu'il n'usera des sorts de lumière que pour se soigner si le besoin s'en fait sentir. Toutefois, ses sorts ne se limitent pas uniquement à cela puisqu'il les utilise aussi une fois au corps à corps: sa magie noire s'applique alors exclusivement à son bras droit, lui permettant d'émettre une violente explosion de courte portée très dangereuse pour son ennemi si la tête de se dernier vient à se retrouver dans le creux de sa main... Quand à sa magie lumineuse, elle lui permets d'user d'un sort qu'il a lui même créé; ce sort est assez puissant, mais ne peut s'exécuter qu'à courte portée et peut être facilement évité (en roulant par exemple); ce sort se nomme "Pentacle Mortel". Ce sort vise à créer un pentacle au sol qui émettra un rideau de lumière sur chaque ligne de son tracé, tranchant l'ennemi se trouvant au dessus. Enfin, l'arme la plus redoutable de Yamato est sans doutes son combat au corps à corps. Doté d'une maîtrise des armes exceptionnelle, revenir à l'attaquer physiquement revient à vouloir courir à sa perte. Une fois sa lame effilée dégainée, le jeune homme est capable de presque tout trancher, et, tant qu'un ennemi subsistera, il n'aura de cesses de l'attaquer. En tant qu'escrimeur exceptionnel et véritable virtuose du Kenjutsu, il est capable d'envoyer une plétore d'ondes de choc à ses opposants si ils sont à la bonne distance. Toutefois, si jamais sa lame est dans son fourreau, il est généralement judicieux de ne pas venir à proximité de lui afin d'éviter les différentes attaques qui vont suivre, puisque si il y a bien une seule discipline plus dangereuse que le Kenjutsu de Yamato, c'est son Iaijutsu; ses coups sont tellement rapides qu'ils sont pratiquement imparables, et, si la moindre entaille était extrêmement douloureuse, ici elle en devient presque mortelle. En effet, cet art martial consiste à dégainer la lame de son fourreau, porter un coup rapide vers l’adversaire et le rengainer. Ainsi, l’ennemi, généralement pris de vitesse, n’aura pas le temps de se remettre en garde et, fatalement, se fera toucher. De plus, le samurai n’a pas besoin de rester sur place pour toucher sa cible puisqu’il peut foncer vers elle à une telle vitesse qu’il semble disparaître pour ne réapparaître que derrière sa victime. De plus, si cette dernière n’a pas étée assez vigilante, il est fort probable que le bretteur ait donné quelques coups d’épées supplémentaires dans sa course.


Caractère


Question vis-à-vis du caractère :
De manière générale, le caractère de Ryuji peut se limiter à la gentillesse, au respect, au calme et à la mélancolie.

]Il est bon de savoir que cet être est tout d'abord un partisan de la lumière avant d'être un guerrier de la lune, et qu'il possède donc un sens de la Justice assez... Caractéristique. Je ne vous parle pas de la justice apprise à l'école des bons et gentils chevalier loyaux où "on apprends à aider la veuve et l'orphelin en erradiquant à tout prix les ténèbres parce que c'est le mal."... Non... Pour lui, la justice a un sens bien plus profond... Il le sais bien lui, il sais que la Justice, la vraie, avec un grand et énorme J ne se limite pas à ça, et par extension n'est pas du tout équivalente à cette phrase minable que tout être de la lumière lambda suit aveuglément... La Justice pour lui viens tout d'abord à savoir où est le vrai "mal" et le vrai "bien"... Oui, ces deux données sont entre guillemets car dans la Justice, il n'y a pas réellement de bien et de mal... Dans cette version de la Justice, il faut savoir qui est réellement en détresse, puisqu'une personne peut très bien se passer pour une personne en danger alors qu'elle a le contrôle de la situation. Cette Justice, voit le vrai coupable de l'acte maléfique commis en dépit de la malheureuse victime et subit le châtiment divin... C'est ainsi que pour Ryuji Yamato la Justice fonctionne... Il ne peut y avoir de bien et de mal... Il n'y a que les actions qui jugent en faveur de l'un et de l'autre avant le Jugement...

Ce combattant lumineux est, comme je vous l'ai dit peu après, un guerrier de la divine lune, astre de Tsukuyomi... De ce fait, il garde en son corps un équilibre parfait entre cette lumière juste qui le guide et les sombres ténèbres dans lesquelles il marche chaque jour... Ces deux données montrent encore une partie de son caractère: en effet, cet équilibre parfait lui ont inspiré le calme éternel... Un calme impossible à briser, lui permettant de cacher la moindre émotion indésirable de son visage... Toutefois, ses attributs physiques déteignent malheureusement sur lui... D'un naturel parfaitement calme et posé, il est capable de réfléchir vite et bien à n'importe quoi et de ne jamais se mettre en colère pour rien. Il ne se fâche d'ailleurs pratiquement jamais et, grâce à ce calme, il prends à peu près toute chose de la vie avec bonne humeur, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Cette humeur ou plutôt émotion n'est autre que la joie... Cette joie, il l'exprime physiquement par ses sourires enfantins, ses rires inoubliables et agréables, ses manières douces... Cette joie s'est d'ailleurs transformé en gentillesse après le temps, faisant de lui l'une des personne à la fois des plus aimables, attentionnée et galante du monde selon les dires de ceux qu'il a côtoyé. Ces attentions vont des gestes simples de la vie (tenir la porte, aider les personnes âgées...) à bien plus loin (aider émotionnellement quelqu'un, défendre quelqu'un...)... Mais ça ne s'arrête pas la... Ces douceurs lui font prendre un caractère assez enfantin, voire infantile par instant, montrant à la fois une certaine pureté et innocence dans son coeur, bien que ces dernières aient étés perdues il y a longtemps... Ces deux choses le rendent aussi bien beau physiquement que dans l'âme...

Pour en finir avec ses émotions, on peut noter l'expression qu'il affiche la plupart du temps sur son visage... Une expression neutre inspirant le désespoir, la tristesse et en même temps les songes... La mélancolie... Cet être est connu pour ce trait de caractère très particulier. Il est difficile de l'exprimer, mais lui y arrive très facilement et pour cause... La moindre de ses pensées personnelles n'est autre qu'un souvenir douloureux de son passé triste, à moins que ce ne soit le rêve d'une vie meilleure pour lui... Personne ne le sais... Pourtant, si il peut aussi bien exprimer cet état irréel, c'est parce qu'il a tout perdu et qu'il a lui même vu les êtres les plus chers à ses yeux périr devant lui, impuissant, allant de ses parents à la fille qu'il a aimé...

Nous en avons terminé avec les sentiments de Ryuji Yamato... Mais il est bon de noter quand même quelques particularités de son âme. Tout d'abord, bien que son coeur n'ait aucune faiblesse, il ne peut résister aux chats et pour cause. A chaque fois qu'il en voit un, son principal désir est de la câliner et de jouer avec lui, bien qu'il lui arrive de confondre chaton tout mignon avec lion affamé... Ensuite, ses manières lui demandent de ne jamais attaquer une dame, sauf si cette dernière est une ennemie... Toutefois, il ne tue jamais de femmes à moins qu'elles ne menacent l'équilibre des mondes... Ensuite, il tiendra toujours ses promesses, quels qu'elles soient, car, pour lui, rien n'est plus important que la confiance... Enfin, il est complètement absorbé par son devoir et rien ne l'écarte de sa tâche... Il préfèrerai en effet mourir plutôt que d'avoir à trancher entre lumière et ombre...



Histoire


"Peu importe ce que la vie nous réserve...
Il faut vivre pleinement l'instant présent car il est unique.
Chaque action, même répétée est unique...
Comme les gens peuplant les mondes de cet immense univers.

Alors ne gaspillez pas votre temps en de vains conflits
Ou autres palabres et quiproquos inutiles...
Vivez chaque instant de votre vie comme si c'était le dernier...
Pour que les gens vous gardes en mémoire pour toujours...

Et que vous puissiez laisser votre marque,
Créer, développer, continuer l'histoire de ces mondes, de cet univers...
Pour que cette dernière ne puisse jamais s'éteindre dans cet univers sans limites,
Immense et Radieux!"


« …




… ?

… Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Oui ? Incroyable… Qui êtes-vous ? Comment avez-vous fait pour venir me voir ? Enfin… Je suppose que vous n’êtes pas venu pour rien… Pardon ? Qui je suis ? Quel est mon histoire ? Oh, il est vrai que j’ai oublié de me présenter mais êtes-vous bien sûr de vouloir connaître mon passé ? Je dis ça parce que mon histoire est loin d’être réjouissante voyez-vous… Oh ? Vous voulez quand même l’entendre ? Et bien qu’il en soit ainsi. Je me nomme Yamato… Ryuji Yamato, enfin, Ryuji « Glory » Yamato si vous voulez mon nom complet, mais bon ! J’ai horreur des noms à la rallonge, donc vous pouvez oublier le « Glory » si vous voulez, ha ha !… Oh ! Désolé, cela faisait longtemps que je n’avais pas rit… Bon, où en étais-je ? Ah oui, c’est vrai ! Je disais donc : Je me nomme Ryuji Yamato et voici mon histoire.


Je suis né il y a bien longtemps dans un monde que vous devez connaître, tout du moins de nom : la Terre des Dragons. Ce monde fut, si je ne me trompe pas, l’un des premiers à avoir été créé, et ses premiers habitants étaient, comme vous devez vous en douter, de grands et puissants dragons majestueux ! Toutefois, à l’époque de ma naissance, tous avaient disparu… Ou presque. Les rares qui subsistaient étaient des gardiens spirituels assez répandus dans les familles à notre époque. Ce ne fut pas le cas de ma famille : chez nous, ce qui nous protégeait était une arme ; une épée, ou plutôt un katana comme nous les appelons… Chez vous, je crois que ce mot se traduit par sabre. Enfin ! Je ne suis pas la pour faire un cours de langue, non ? Cette arme portait le nom de ma famille : Yamato. Une légende ancienne que connaissait tout les habitants de notre continent nous racontait l’histoire de cette épée ; selon elle, au commencement, il n’y avait ni lumière, ni ténèbres ; juste un brouillard gris dans lequel notre monde était plongé, offrant une sombre lumière pour nous éclairer. Ce monde était habité par les dragons et nous autres, pauvres humains, vivions cachés pour ne pas être dévorés ou alors nous leur étions soumis, devenant de simples esclaves mais ayant le bénéfice de pouvoir « vivre sans crainte » d’être dévoré par ces créatures gigantesques. Cette ère dura plusieurs siècles, jusqu’à ce qu’un homme assez courageux alla défier les dragons avec un simple katana à la main. Contre toute attente, il parvint à éliminer l’un d’entre eux. Puis un autre. Et encore un autre, faisant naître l’espoir dans les cœurs des habitants de notre monde. Ainsi, une armée constitué d’hommes menés par ce héros tinrent tête aux dragons immortels et purent les repousser jusqu’à une immense caverne qui s’étendait bien en dessous de notre monde. Une fois ceci fait, le héros décida de séparer cette partie du reste du monde, tranchant alors le brouillard sépulcral et créant deux mondes opposés : le notre, la Chine, composé de lumière, et celui où furent enfermés les dragons, le Yomi, véritable enfer et monde de ténèbres. Aussi, pour éviter aux dragons de revenir et d’envahir notre monde, le héros créa une frontière entre nos deux mondes, porte dont laquelle seule sa lame pourrait en être la clef. Cette lame fut baptisée Yamato et, après la mort du héros fut gardée et protégée par une famille ayant repris son nom. Cette famille fut la mienne et nous étions craints par tout les habitants de ce monde car nous avions le pouvoir de relâcher les dragons sur ces terres ou de les laisser croupir dans leur prison. Toutefois, jamais nous n’aurions usé d’un tel pouvoir afin de satisfaire nos désirs. Pendant près de dix siècles, ma famille protégea cette lame noire au péril de sa vie. Et ça… Ca allait devenir mon destin.

Dix siècles après la mort du héros, je suis venu au monde. Ce jour était le onzième jour du mois de Mai… Selon mes parents, ce fut un jour merveilleux et ensoleillé comme tous les jours de Mai. Comme tout les enfants, je suis né en pleurant dès ma première inspiration, toutefois, j’avais quelques particularités que les autres nourrissons n’avaient pas. Mes cheveux… Enfin… Les quelques cheveux que j’avais sur ma tête étaient tous blancs comme la neige, chose extrêmement rare dans nos contrées puisque la majorité de la population avaient les cheveux noirs. De même, mes yeux étaient d’un bleu profond, très proche de l’azur du ciel un jour de printemps sans nuages. Enfin, la chose la plus surprenante et que je ne saurai expliquer encore aujourd’hui sont les deux excroissances que j’avait dans le dos ; en effet, je suis né avec une particularité génétique que les autres êtres humain ne possédaient pas : j’avais au dos deux ailes, comme un ange, mais aux plumes noires comme celles d’un corbeau. Mes parents furent extrêmement surpris de voir ça et beaucoup croyaient que j’allais devenir un démon compte-tenu de toutes ces différences… Mais ma mère ne semblait pas être du même avis… A ma naissance, elle pleura deux fois : une fois à l’instant où je suis né, symbolisant sa joie d’avoir eu un fils, et la seconde lorsqu’elle vit mes ailes… Cette seconde fois fut plus forte que la première puisqu’elle vit en moi un ange tombé du ciel, une prémonition pour l’avenir, le signe que la vie de notre famille vivrait heureuse pour toujours… Ah… Maman… Si seulement tu avais eu raison… Quand je vois ma situation aujourd’hui, je me demande si ces ailes ne représentent pas plutôt une malédiction ? Enfin, la n’est pas le sujet ! Reprenons notre histoire… Ma mère… Cette personne bienveillante et toujours souriante… Elle se nommait Haruka Yamato. De mémoire d’humain, je ne l’ai jamais vu fâchée et elle fut très douce, enfin, pour une mère. Bizarrement, encore aujourd’hui je me demande si elle ne contenait pas sa colère… Encore heureux ! Parce que pour me crier dessus, il y avait mon père… Il se nommait Soichiro Yamato et, étant le chef de mon « clan », il inspirait naturellement la crainte chez les personnes qui l’énervait… Pour tout vous dire, j’avais aussi un peu peur de mon père, non pas parce qu’il était le chef de famille, mais plutôt parce qu’il était extrêmement dur avec moi, n’acceptant pas le moindre écart de conduite et me réprimandant généralement d’une gifle sur ma joue ! Mais derrière cet homme… Heu… Endurci ? Se cachait un père très tendre… C’était un brave homme, je dois l’avouer. Brave mais très susceptible. J’avais aussi deux grands parents, toutefois, je ne les aient presque jamais vus et je ne me souviens plus vraiment de leurs visages… Ni de leur nom d’ailleurs. Aïe ! Si mon père serai la, il me tuerai au sens propre du terme pour ça ! Enfin… Je crois avoir tout dit sur ma petite famille sans pour autant trop entrer dans les détails. J’ai vécu mon enfance dans la demeure familiale ; manoir immense qui avait son propre temple pour y prier le dieu lunaire et dont le jardin s’étendait sur six-cent mètres. Ma maison en elle-même était plus un fort qu’autre chose : elle était entourée par une immense muraille où était posté des archers prêts à tirer sur le premier intrus qu’ils apercevaient. De plus, les murs de ma demeure étaient plutôt épais et semblaient pouvoir résister à une attaque ennemie sans flancher. Cette demeure se trouvait dans un petit village un peu éloignée de la cité impériale et dans ce village il y avait tout un quartier qui nous était dédié. Chaque passant nous souriait en nous saluant et certains nous offraient même parfois des fruits et des légumes. A cette époque je ne comprenais pas très bien pourquoi les gens nous offraient ce genre de choses , aussi, quelle ne fut pas ma surprise lorsque je demandais à ma mère pourquoi les gens nous offraient des choses et pas aux autres. C’est à ce moment que j’appris que mon père était un grand stratège de l’armée impériale et qu’il avait sauvé ce village d’une attaque Mongole quelques années auparavant, ce qui eut pour effet de remplir mon cœur d’une grande fierté, chose qui me fait encore sourire aujourd’hui. Lors de nos excursions en ville, je vit plusieurs fois une jeune fille habillée comme moi avec un kimono mais de couleur rose. Ses cheveux étaient assez courts et noirs et, bizarrement, à chaque fois que je la voyait, elle se cachait en rougissant sans que je ne comprennes vraiment pourquoi. Ce fut lorsque j’eu six ans que je put l’approcher sans problèmes. Elle était accompagnée de ses parents. Son père était parti discuter avec le mien autour d’une coupe de saké et sa mère discutait avec la mienne de tout et de rien. Je me souviens que cette année la, le troisième jour du premier mois de l’année, ma mère mit au monde une fille qui allait devenir ma sœur et qui allait répondre au nom Haruhi « Heart » Yamato, et c’est sûrement pour ça que la famille de la jeune fille en rose était venue nous voir. J’appris ce jour la que ces gens étaient nos plus proches amis et que je les avaient déjà rencontrés à ma naissance, que ce fut à cause du travail de mon père que nous n’avions pas pu les revoir depuis et que c’était effectivement la naissance d’Haruhi qui les avaient amenés à nous rendre visite. Comme les adultes parlaient chacun de leurs cotés, je m’étais décidé à chercher la jeune fille qui les accompagnait. Je la retrouvait aux abords d’un étang dans le jardin, au centre des plants de bambous. Elle regardait paisiblement l’eau s’écouler et une grenouille qui se reposait sur une pierre au centre de la mare. Elle ne semblait pas m’avoir vue, aussi, je me décidais à briser la glace en me présentant. Surprise de me voir, elle se mit à rougir en se présentant timidement. Elle se nommait Shion Shirayuki. Je lui proposais de se détendre en lui expliquant qu’il n’y avait pas lieu d’être embarrassée. Elle me répondit qu’il y avait lieu car j’étais la première personne de son âge à lui parler, chose à laquelle je répondis que c’était réciproque ; en effet, je n’avais jamais eu d’ami, sans doute à cause de mes ailes. A cet instant, je lui proposais de devenir ma première amie, chose qu’elle accepta… Ce jour est l’un de ceux que je n’oublierai jamais. Depuis celui-ci, nous fûmes inséparables et pas une journée ne se passait sans que nous n’étions pas ensemble. Nous devînmes très proches, à un tel point qu’elle m’appelait « Onii-san», tout comme ma jeune sœur. Cette période fut sans doute la plus belle de toute ma vie et elle dura jusqu’à mes dix ans.

Lorsque j’eus atteins dix ans, mon entraînement commença… En effet, je ne pu plus revoir Shion et j’étais enfermé chez moi pour m’entraîner à devenir un bon soldat ainsi qu’un bon stratège. Avec moi, j’eu deux autres garçons qui avaient reçu l’honneur d’être formés par mon père. Le premier avait tout comme moi des cheveux blancs, toutefois, les siens étaient assez courts alors que les miens étaient longs et ses yeux étaient rouge sang. Il était tout comme moi albinos mais ne semblait ne pas avoir d’ailes. Il portait un haori noir et un hakama de la même couleur et avait la particularité de pouvoir utiliser la magie, chose très rare pour l’époque. Ce garçon se nommait Hori Kusanagi. L’autre garçon avait la particularité d’avoir les cheveux d’un rouge flamboyant et des yeux de la même couleur. Ce dernier portait un kimono blanc et répondait au nom d’Akihiko Miyakata. Moi, à l’époque, je portais un simple haori de couleur bleu sombre et un hakama noir. Sur mon haori, on pouvait y voir cinq fois le symbole de notre famille : la lune. Mon, ou plutôt notre tuteur n’était autre que mon père : Soichiro Yamato. Ces six années furent tout simplement infernales… Nous devions nous lever très tôt, nous entraîner à nous battre au katana pendant quatre heures, répétant chaque mouvement des centaines et des centaines, si ce n’était pas des milliers, de fois afin que nos bras puisses le retenir. L’après-midi, c’était généralement du combat en situation réelle contre mon père, et je vous avoue que même à trois contre un, on a tous été envoyés au tapis un bon paquet de fois en quelques secondes avant de pouvoir le toucher… Heureusement que les armes utilisées étaient en bois, sinon, je pense qu’à l’heure actuelle, on serait morts il y a bien longtemps ! Les seuls petits moment de répits qu’on avait, c’était au moment du déjeuner et le soir vers dix-sept heures, et encore ! On essayait tout les trois de s’entraîner dans notre coin pour pouvoir vaincre mon père ! Hori s’entraînait à user de ses pouvoirs magiques afin de surprendre mon père, Akihiko perfectionnais sa défense et moi je m’entraînais au Iaijutsu en plus du Kenjutsu qu’on nous enseignait. Lorsqu’on ne s’entraînait pas, on se retrouvait et on discutait autour de l’étang où j’avais rencontré Shion pour la première fois. Je pu alors apprendre par exemple que Hori était le fils de l’Empereur, venu chez nous sous une fausse identité et qu’il a pu s’entraîner avec mon père uniquement grâce à cela. Quand à Akihiko, ce fut parce que ses parents étaient… Disons… Des espions au service de l’Empereur. Nous dûment subir cet entraînement pendant six années, et pourtant, Akihiko risquais de partir bien avant. Lorsque j’eus quatorze ans, un soir d’automne après l’entraînement je le surpris en train de retirer un bandage à la poitrine. Etant donné que je ne l’avais jamais vu s’être blessé aussi gravement, je lui avais demandé si il allait bien et, surpris, il laissa tomber son morceau de tissu, révélant une poitrine assez… Heu… Comment dire… Imposante, et révélant sa vraie nature. Je le, ou plutôt la laissa se rhabiller avant qu’elle ne m’avoue s’appeler tout simplement Aki. Ce soir la, j’appris qu’en réalité elle était orpheline et qu’elle a toujours voulu se battre pour protéger ceux qu’elle aime, ses parents étant morts alors qu’ils la protégeait d’une attaque Mongole. Pris de compassion, je lui promis de ne rien révéler à qui que ce soit, bien qu’Hori, ayant vite compris la situation, ne le devine par lui même… Je pense que si quelqu’un d’autre l’avait découverte, elle aurait dû quitter prématurément la demeure familiale. Lors de ma seizième année de vie, cet entraînement s’arrêta. Hori retourna alors au palais Impérial, devenu un bon bretteur et un magicien puissant. Aki, elle, vu son identité révélée au grand jour et pu, contre toute attente rester chez nous. Quand à moi, Mon Iaijutsu était sans doute devenu mon arme la plus redoutable, bien avant mon Kenjutsu. Mais cette année était bien différente des autres… Cette seizième année annonçait un changement radical dans ma vie et dans celle de la famille… Dans ma famille, le jour de mon seizième anniversaire représentait le jour de la passation de pouvoir.


Quoi que vous ne pourriez jamais dire, si vous faisiez partie de ma famille et si vous étiez le cadet, vous deviez, à vos seize années, prendre la place du dirigeant actuel… Peut être que pour vous ça n’est rien, mais la tâche est vraiment très ardue puisque le prétendant doit vaincre le chef de famille dans un duel ! Ce jour, je devrais donc vaincre mon père seul, seulement armé d’un simple katana alors que lui utilisera la Yamato. Cette sombre cérémonie se déroulait dans un dojo que je ne connaissais que trop bien pour m’y être entraîné à maîtriser le Iaijutsu pendant des heures et des heures. Ce jour la, tout le village s’était déplacé pour assister à cet événement. Peu avant le combat, ma mère supplia mon père d’arrêter et de changer la tradition, mais rien ne pouvait y faire… Il était décidé et moi aussi. Le combat était inévitable. Nous étions chacun d’un coté et de l’autre du dojo, attendant que l’autre fasses la première action… La lame de mon père brillait d’un éclat sombre et son regard affichait la détermination sans faille qui l’animait. De longues minutes passèrent, jusqu’au moment où il passa à l’attaque ! Le maître m’asséna un violent et vif coup de sa lame maudite au ventre, provoquant une entaille bien plus douloureuse que la normale… Cette épée avait donc réellement une lame dont le tranchant pouvait passer outre les écailles d’un dragon. Cette douleur… Je peux encore la ressentir aujourd’hui tant elle fut insupportable. J’avais un genou au sol et mon père ne daigna pas se retourner pour me regarder agoniser. Il fallait que je me continue ; il en dépendait de mon honneur ! Je reprit pieds et me retourna vers lui. Il se retourna et lança une nouvelle attaque en me disant que je ferai mieux d’abandonner. Cette attaque fut la même que la première et je put la parer avec énormément de mal grâce à mon fourreau. Ma lame se dirigea alors en direction de son ventre mais je ne put l’atteindre, ce dernier ayant esquivé mon attaque en faisant un pas en arrière… Si je voulais le battre, je n’avais qu’un seul moyen : d’utiliser mon Iaijutsu lorsqu’il attaquerai, ainsi, il ne pourrait éviter mon attaque… Cependant, j’avais autant de risque de me faire toucher, et la prochaine blessure de la part de la Yamato risquait d’être fatale. De toutes façons je n’avais pas d’autres choix. Je rangeait doucement ma lame dans mon fourreau et me prépara à attaquer… Cependant, mon père fit la même chose que moi et sa lame noire était rangée dans son fourreau. Il allait lui aussi utiliser le Iaijutsu… Il avança vivement en ma direction et dégaina sa lame… Toutefois, ce n’était pas terminé ! Il me restait un atout dans ma manche ! Alors que mon père sortait sa lame, je déployais mes ailes et un simple battement en arrière me permit d’éviter l’attaque qui m’était destinée, laissant mon père et tout les spectateurs dans la stupéfaction la plus totale. Je profitais de la situation pour me lancer à l’assaut de mon assaillant, lui rendant le même coup, coup qu’il ne put parer. L’ayant reçu de plein fouet, il posa un genou à terre et me regarda avec un regard confus, me demandant pourquoi je ne l’avais pas achevé. J’avais en effet usé du plat de ma lame lors de mon attaque pour ne pas blesser mon père, preuve de mon profonds respect pour lui, choses qui me servirent d’explications. Affichant alors un large sourire et se relevant avant de se diriger vers moi, mon père avoua ne jamais avoir posé un genou à terre et qu’il reconnaissait bien en moi son fils. Pour lui, ce fut un honneur de me passer le flambeau… Il me prit alors pour la première fois de ma vie dans ses bras devant la foule qui exprimait sa joie quand au résultat de ce combat.

Le combat était terminé, ce n’était pas pour autant que la cérémonie l’était. Il fallait maintenant me lier à la lame noire au cours d’un obscur rituel. On m’avait amené devant la table où se trouvait mon père la majeure partie de ses journée. Il avait posé la lame sur la table et m’expliqua qu’il fallait que j’offre mon sang à la lame afin qu’elle me reconnaisse comme l’héritier de la famille Yamato. M’exécutant, je pris une dague et fit une entaille dans mon bras droit. Le sang coulait alors sur la lame s’illumina d’une très forte couleur bleutée comme la nuit, signe que j’étais devenu le nouveau chef de la famille Yamato. Je terminais ce rituel en me bandant ma blessure afin de stopper l’hémorragie. La journée aurait pu se terminer par une grande fête… Et ce fut à peu près le cas ! En fait, le jour des seize ans dans notre famille signifie à la fois la passation de pouvoir… Et les fiançailles du cadet. Et oui… Ce jour, je devais être lié à une femme avec laquelle j’allais passer, normalement, le reste de ma vie… Et, évidemment, c’était un mariage arrangé. Croyez-moi, l’idée d’épouser une parfaite inconnue ne m’enchantait guère. Pour tout vous dire, j’avais plus envie de m’enfuire plutôt que de me fiancer… Mais bon ! Que voulez-vous ! Les traditions sont les traditions, et je ne pouvais pas échapper à cela. Ce fut donc avec une fausse joie que je devais faire la connaissance de celle qui deviendrai ma future épouse… Mon père m’accompagna jusqu’au salon où il me demanda de m’asseoir et d’attendre patiemment ma future fiancée. Avant de sortir de la pièce, l’ancien chef de famille me sourit en me disant que je n’avais pas à m’en faire et que la femme qu’ils m’avaient choisi allait sûrement me plaire. Drôle d’affirmation… Enfin, de toutes façons je n’avais plus le choix ! J’attendis donc un moment ma promise. Combien de temps ? Heu… Disons une dizaine de minutes. Passé ce court délai, j’entendis quelques rires, la voix de ma mère, de ma sœur qui demandait à une autre femme dont je ne put reconnaître la voix si c’était elle qui allait devenir ma fiancée, chose dont elle répondit affirmativement. J’étais assez curieux de savoir qui allait être cette femme puisque sa voix était très belle et douce, un peu comme celle de ma mère, mais avec un petit manque d’assurance dans le fond, chose qui me plaisait énormément. Sur ce point, mon père ne m’avait effectivement pas menti… Enfin, j’attendais la suite pour savoir si son affirmation était vraie ou non . La porte en face de moi coulissait, révélant une somptueuse jeune femme. Ses cheveux étaient assez courts sur l’avant mais avait deux mèches qui dépassaient et se posaient sur ses tempes, maintenues en place par de petits bijoux dorés. A l’arrière, sa magnifique chevelure d’ébène s’arrêtait là où son dos commençait. Ses yeux étaient d’un brun somptueux, pareil au brun des arbres. Elle affichait un petit sourire ravissant, semblant être heureuse de me rencontrer. Quand à ses habits… Elle ne portait q’un simple kimono couleur cerise, parsemé de multiples broderies noires et dorées. Je doit l’avouer, mon père avait raison : cette fille était tout à fait mon genre et elle me faisait craquer. Je crois même que je rougissait devant une telle splendeur… En même temps, je pense que n’importe quel homme aurait perdu son sang-froid depuis longtemps en face d’une telle beauté. La jeune fille eut un léger rire en me voyant rougir, me faisant remarquer que j’étais devenu assez émotif après toutes ces années. Apparemment, cette fille me connaissait, mais moi, je ne me souvenais pas d’elle. Voyant que je ne savais pas répondre, elle s’insurgea, me demandant de me souvenir des évènements d’il y a six ans. Il y a six ans, j’avais effectivement connu une fille, mais je ne pensais pas que ça pourrait être elle. Et pourtant, elle m’affirma la chose… Cette jeune fille splendide et pleine de charme… C’était Shion. Je crois qu’à cet instant, j’hésitais entre laisser éclater ma joie pour l’avoir retrouvée ou pour être son fiancé… Quitte à faire les choses bien, je fis les deux. A cet instant, un énorme sourire illumina mon visage, dévoilant toute ma joie et, lui prenant la main, lui déclara tout ce que j’avais sur le cœur à cet instant… Que j’étais heureux de la revoir… Que j’étais heureux que mes parents l’aient choisie elle et pas une autre… Que j’acceptais sans hésiter un seul instant de devenir son fiancé. A cette annonce, son visage se mit à rougir comme autrefois avant de me demander si ce que je disais était vrai. En entendant ma réponse positive elle afficha le plus grand, le plus beau et le plus sincère des sourires que je n’ai jamais vu en me déclarant que ça la rendait heureuse. Nous sortîmes du salon, l’un tenant la main de l’autre, annonçant fièrement le succès des fiançailles. Pendant le reste de la journée, ce fut la fête dans le village. Tout les habitants chantaient, dansaient ou jouaient de la musique afin d’exprimer pleinement leur joie. Cette fête où tout le monde affichait un grand sourire sur leur visage dura jusqu’au soir. Tout les villageois, épuisés, étaient rentrés chez eux. Les domestiques ainsi qu’Haruhi étaient partis se reposer. Mon père et ma mère firent de même, mais moi, je n’avais pas encore sommeil. J’étais sur un banc, dans le jardin intérieur, fixant la pleine lune du regard… Cet astre divin sous lequel ma famille avait toujours été bénie semblait vouloir elle aussi participer à la fête et elle rayonnait dans ce ciel clair. Mon attention fut brisée quand j’entendis un bruit de pas qui s’approchaient der moi. La personne que je vis s’avancer n’était autre que ma magnifique fiancée, Shion. Elle est venue s’asseoir à coté de moi tout en demandant ce que je faisait. Je lui décrivit alors mon activité tandis qu’elle se colla à moi, me serrant fort mon bras droit avec les siens. Elle affichait à nouveau un sourire sincère dévoilant une seule émotion : le bonheur. Elle regarda la lune à son tour un moment, mais moi, c’est elle que je regardais… Je regardais son visage, à la fois si fin et fragile… Ces mains, légères, douces et bienveillantes… Ah… Shion… Tu me manques tellement… Ce fut toi d’ailleurs qui me sortit de mes pensées en me demandant si je t’aimais vraiment. A cette question, qu’aurais-je pu te dire d’autre que « oui » ? Ma réponse t’avais fais encore une fois rougir et sourire… Juste après, tu m’as regardé et m’a avoué tes sentiments… Tu m’as avoué que tu m’avais toujours aimé, et ce, dès la première fois que tu m’avais vu dans la rue, raison pour laquelle tu te cachais, raison pour laquelle tu m’appelais « Onii-san »… Shion-chan… Ce soir la, tu as dû me jeter un sort… Lorsque tu m’as dit ça, mon cœur n’a pas pu s’empêcher de battre très fort… Tu as ensuite approché doucement ta tête de la mienne… J’en fis d’ailleurs de même afin d’être plus proche de toi… Afin d’être plus proche de tes lèvres… Afin de pouvoir t’offrir mon premier baiser sous cette lune qui nous observait… A cet instant, j’avais délicatement posé ma main gauche sur ta joue droite pour t’offrir la plus douce des caresses… Toi, tu avais pleuré une larme pour exprimer ton bonheur que j’essuyait avant que tu ne me lâches mon bras afin de me prendre dans tes bras… Alors, à mon tour je t’ai prise dans mes bras… Shion-chan… Encore aujourd’hui, j’ai envie de te dire ces mots qui t’ont tant fait plaisir… Je t’aime…





… Pardon ? Oh… Je suis… Désolé… La nostalgie m’a emporté… Vous savez, j’ai vécu tant de belles choses avec cette femme que… Enfin, bref… Revenons à notre histoire. Les deux années suivantes, j’… Pardon ? Vous voulez savoir ce qui se passait juste après notre premier baiser ? … Et bien… Je crains fort que ce genre de passage n’appartienne au privé… Désolé, hentaï-san… Enfin, bref ! Je disais donc que les deux années suivantes, j’entrais au service de l’Empereur et était devenu son stratège personnel. Un poste haut en couleur me direz-vous, et je vous dirai que c’est vrai… Si on avait été en guerre. En effet, bien que les Huns aient tentés à plusieurs reprises d’envahir notre beau pays, à aucun moment l’Empereur n’eut à faire appel à moi, les attaques étant bien trop faibles et désordonnée pour pouvoir être perdues. Pendant ce temps, je m’entraînais donc à diriger mes hommes et à mettre en place diverses stratégies dans le cas éventuel d’une guerre. Sinon, mes journées étaient plutôt calmes ; les villageois étaient toujours souriants, mon père passait plus de temps avec ses amis, ma mère apprenais à ma sœur à être une bonne épouse, Aki aidait dans les tâches ménagères et Shion m’assistais la majeure partie de la journée. Lorsque commença l’année de mes dix-huit ans, je me doutais qu’un événement majeur allait marquer ma vie à tout jamais… Moi, je pensais que ce serait mon mariage avec ma douce fiancée… Ce qui se passa en réalité fut tout autre. Le mariage eut évidemment lieu cette année la le jour même de mon anniversaire… Que voulez-vous ! C’était la tradition ! A seize ans l’héritier est fiancé et à dix-huit ans il se marie ! J’avoue que faire ça le jour de son anniversaire était assez expéditif, mais au moins, c’était fait et il était inutile de célébrer deux fêtes deux jours différents. Ah… Ce jour la… Que dire ! Tout fut en tout point somptueux ! Pour la première fois de ma vie, la demeure familiale avait pris des teintes festives, rouges, jaunes, vertes ou roses contrairement à l’habituel bleu qui y régnait. Encore une fois, tout le village fut présent, sauf que cette fois-ci, chacun portait un kimono au lieu de leurs habits paysans. Pour tout vous dire, j’avais l’impression que chacun était plus heureux ce jour la que le jour de mes fiançailles. Si vous voulez tout savoir, même les enfants étaient venu me voir pour me souhaiter un heureux mariage, c’est dire ! La journée avait commencé par l’accueil des convives, puis, vers midi se déroula le moment le plus important de la journée… Nous nous étions rendus dans le temple de la lune derrière notre demeure afin d’y célébrer notre union… Ah… Shion… Ce qu’elle était belle ! Pour l’occasion, elle portait un énorme habit de cérémonie ressemblant à un énorme kimono blanc ! Par Tsukuyomi… Ce que ces habits lui allaient bien ! Son visage était lui, maquillé en blanc et seuls les traits de ses yeux, maquillés de noir et ses lèvres maquillées de rouge étaient visibles, ce qui rendait son visage encore plus fin qu’il ne l’était déjà. Ah… Mon dieu… Que ce jour fut beau… Mais l’instant le plus merveilleux fut le moment où notre prêtre nous posa l’éternelle question à laquelle nous avons répondu « Oui »… Nous étions désormais liés pour l’éternité. Après cette somptueuse cérémonie était venue l’heure du banquet… Un banquet un peu spécial puisque tout les villageois y avaient participés pour célébrer notre union. Ah… l’ambiance de ce repas était tellement agréable… Tellement festive et joyeuse… La journée s’était terminée de la même manière que lors de mes fiançailles si je me souviens bien. Ah, oui, je vais encore une fois sauter le privé si vous me le permettez mon cher hentaï-san ! Hey ! Ne m’en voulez pas ! Ces souvenirs sont juste personnels, rien de plus !

Enfin, reprenons… Le jour suivant, je reçut une missive de l’Empereur, me demandant de lui rendre visite moi et ma femme afin qu’il puisses me rencontrer et me féliciter pour m’être marié. Nous partîmes donc sur l’heure, Shion, mon père et moi en direction de Beijing et du palais Impérial. A l’entrée, je dus montrer ma lame noire afin que les gardes puisses nous laisser passer. Nous fûmes accueillis par ce cher Hori, dont j’appris que le vrai nom était Yasuhiro Nakamura. Drôle de nom, hein ? Enfin, bref. Nous allâmes voir l’Empereur qui semblait ravi de nous voir tout les trois. Après une journée à discuter et à apprendre à se connaître mutuellement, nous fûmes conduits à nos quartiers pour la nuit encore une fois par Yasu qui semblait nourrir une intention particulière pour ma lame noire. Après nous avoir présenté nos chambres, il me demanda de lui montrer ma lame maudite, chose que je ne pouvais refuser étant donné le rang de cette personne… Toutefois, une fois que mon ami eut la lame entre les main, il nous lança à tout les trois un sort de sommeil, nous plongeant tout les trois dans une torpeur tellement profonde que nous ne pûmes nous réveiller que le lendemain. A peine eus-je réalisé ce qu’il s’étais passé que je suis allé demander aux gardes du palais où se trouvait le prince Yasuhiro. Tout ce qu je pus apprendre est qu’il avait disparu, s’étant sans doute échappé durant la nuit. Il ne me fallut pas bien longtemps pour deviner où il se dirigeait ; en effet, à part pouvoir ouvrir la porte du Yomi, ce katana n’avait pas de pouvoirs particuliers. Comprenant la gravité de la situation, j’ai demandé à mon père de ramener Shion à la maison avant de prendre un cheval pour poursuivre mon ami devenu fou… Il me fallut trois jours entiers pour parvenir à la caverne où étaient enfermés les puissants seigneurs de ce monde et ce fut bien évidemment la-bas que se trouvait ce pauvre Yasu. Malheureusement, il était trop tard : la porte était déjà ouverte et un dragon tentait déjà de s’échapper. Voyant l’ampleur du désastre qui était en train de se produire, je tentais de raisonner Yasu en vain, ce dernier semblant être possédé par une force inconnue. L’homme se retourna vers moi en me demandant de contempler la créature qui s’échappais : le grand Yamata-no-Orochi, créature de cauchemar que je n’aurai jamais pu arrêter seul. Voulant éviter le retour d’un dragon dans ce monde, je tentais d’approcher de la lame noire en vain. Yasu la tenait et ne voulais pas la lâcher, m’ordonnant de reculer et de « profiter du spectacle ». Je ne pouvais pas le laisser faire ça, mais si j’approchais, il allait sûrement m’attaquer… De plus, je ne devais en aucun cas le tuer ou le blesser ; étant le prince, les répercussions auraient étés démesurées. Alors que tout semblait perdu, Aki surgi de l’ombre et assomma le jeune prince, me lançant l’épée afin que je referme la porte. J’eu à peine le temps de récupérer ma lame qu’un grondement retentit derrière nous… Et ce que nous vîmes fut la plus terrible des choses qui n’auraient jamais pu arriver ; le dragon noir était sorti des enfers et nous regardais avec ses huit têtes, affichant un sourire sombre sur chacune d’elles. Une tête s’approcha de nous et nous remercia, nous laissant la vie sauve pour cette-fois avant de partir attaquer le village le plus proche. Afin d’éviter qu’une autre créature de ce genre ne sorte, je bloqua la porte grâce à ma lame. Puis, nous sortîmes de cette grotte Yasu à la main et repartîmes en direction du palais Impérial informer l’Empereur de la catastrophe qui avait surgi des profondeurs.

L’Éclat nocturne

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le Lun 3 Sep 2012 - 17:09
Histoire (Suite)


Une fois arrivé au majestueux palais, nous eûmes la surprise d’y retrouver mon père convoqué lui aussi par l’Empereur qui avait eu vent de la chose qui avait commencé à détruire notre beau pays. Lui ayant expliqué la situation, il demanda à ses gardes de conduire son fils à sa chambre avant de me demander de trouver un plan pour arrêter la bête. Il me fallu quelques heures afin de me décider sur la méthode qui nous permettrai de mettre fin aux jour de la bête noire ; le plan était en fait de séparer l’armée en vingt-quatre groupes de fantassins. Huit devaient distraire la bête en l’attaquant directement et seize autres groupes devaient l’attaquer à distance. Un plan simple mais efficace ne pouvant laisser aucune chance de fuite au monstre serpentaire. Prêts à passer à l’attaque, nous avions rassemblés les troupes dans huit villes différentes autour de la bête, dont deux détruites par cette dernière. De plus, j’avais assigné mon père dans l’un des groupes principaux de fantassins afin de leur donner une arme forte contre notre ennemi. De même, je m’immissa dans un groupe de combattant afin de faciliter l’attaque. L’offensive se déroula dix jours après ma dernière rencontre avec l’Empereur… Elle fut lancée alors que le monstre dormait. J’avoue, c’est lâche, mais si elle avait été éveillée, les soldats seraient morts à la seconde même où Yamata les auraient vus. Ce fut le groupe de mon père qui porta le premier coup contre l’une des têtes du dragon, ce qui eut pour effet de le réveiller et d’attiser sa colère. Puis, uns à uns, les autres groupes suivirent pour finir par le miens. La distraction semblait fonctionner puisque le dragon noir ne put pas voir les seize groupes d’archers postés plus loin qui le bombardait de milliers de flèches. La créature agonisait et rugissait de douleur. La victoire était proche ! … Tout du moins, c’est ce que je pensais. Les combattants, bien que lourdement armés et ayant mon père et moi dans leurs rangs, peinaient à infliger de sérieuses blessures à la bête. De même, les flèches des archers ne semblaient pas pénétrer assez la chair de cette créature qui se mit à rire. Elle nous regarda tous de ses huit têtes en nous demandant si c’était tout ce que nous pouvons faire, déclarant que l’ancien porteur de la lame noire était bien plus puissant que nous tous réunis. A ces mots, une des têtes du dragons cracha des torrents d’eau qui noyèrent six de nos bataillons d’un coup ! Il ne restait plus que treize groupes d’archers et cinq de combattants. Pour nous punir, la bête noire cracha un souffle ardent sur les archers, tuant quatre autres groupes ! Ce fut une vraie hécatombe… Alors que tout semblait perdu, une tête cracha des éclairs de sa bouche, électrocutant la quasi-totalité des combattants restants… Ce fut à cet instant que mon père fut pris d’une colère noire et qu’il partit seul à l’attaque de ce monstre. J’avais essayé de l’en
empêcher, le lui criant, mais rien n’en fut… Courant vers le monstre, il ne prêtait plus attention à ce qui se trouvait autour, et, après avoir porté un unique assaut en vain sur l’une des têtes, il reçu un violent coup de queue dans le ventre, le projetant au loin… A terre, il tenta péniblement de se relever… Mais tout ce qui l’attendait fut une des têtes du monstre, la même tête qu’il avait essayé de trancher, rugissant, montrant sa rage… Ce fut la dernière chose que vit mon père qui fut dévoré par cette chose… Père… Pardon… Je… Je n’ai pas pu te protéger, tout comme les milliers de fantassins qui nous avaient accompagnés… Pris de rage et de tristesse, je dégaina la Yamato et alla attaquer la tête que mon père avait écorché, celle la même qu l’avait dévoré quelques instants plus tôt afin de le venger ! La lame se mit à briller d’un bleu profond avant de trancher net la tête de la créature, agonisant suite à cette perte ! Quand à moi, je retombais au sol, épuisé, ayant mis toutes mes forces dans cet unique assaut. La bête noire me regarda alors avec ses sept têtes avant de me saisir avec sa queue, m’approchant doucement de sa « tête principale », celle qui un peu plus tôt avait carbonisé des légions entières d’archers. Le dragon se mit à me parler tout en me serrant fort avec sa queue, me disant qu’elle voulait m’offrir un châtiment bien plus cruel que la mort. Mais avant, cette hydre voulait s’occuper de la chose qui l’embêtait le plus : la lame maudite. Une de ses têtes la ramassa et l’envoya en l’air, puis, les sept têtes crachèrent toutes ensembles un souffle d’élément différent sur mon épée. La puissance cumulée du feu, de l’eau, de la foudre, de la terre, de l’air, du poison et de la lumière furent assez puissants pour briser mon katana en deux. Ce dernier retomba lourdement au sol, ne brillant plus que d’une faible lueur. La tête maîtresse me regarda à nouveau en riant, m’annonçant que tout espoirs étaient perdus. Elle m’expliqua toutefois que je n’avais pas à m’en faire et qu’elle et ses soeurs ne resterai pas longtemps, mais qu’avant de partir, elles allaient me faire un cadeau… Ce présent fut une malédiction lancée grâce à la tête du dragon que j’avais précédemment coupée ; elle a investi mon bras droit, le noircissant, me faisant atrocement souffrir et me condamnant à une mort dans les pires douleurs possibles… Riant de moi, les têtes, semblant même avoir oublié que l’une d’entre-elles venait d’être coupée, me jetèrent violemment au sol ; le choc fut tellement violent que je suis tombé dans le coma au moment même où j’eu touché le sol…

Lorsque je put me réveiller, je me trouvait dans la demeure familiale. Shion était à mon chevet, pleurant toutes les larmes de son corps. Ce ne fut que lorsque je put lever mon torse qu’elle afficha un léger sourire pincé. Je pouvais lire sur son visage qu’elle avait eu extrêmement peur pour moi… J’essayais de me souvenir de ce qui s’était passé, et la… Toute la guerre me revint d’un seul coup : l’attaque, l’hécatombe, la tête tranchée, mon père… Croyant à un mauvais rêve, je demandais à ma femme si mon père allait bien. Elle me répondis seulement que lorsque Aki était aller nous retrouver une fois la bataille terminée, elle ne trouva que moi, agonisant au sol, plongé dans un profond sommeil. Quand à la lame familiale, Shion me la tendit dans son fourreau. Elle était brisée en deux partie, la lame étant sectionnée un peu après le manche… J’appris de la bouche de ma jeune épouse que j’ai passé une dizaine de jours assoupi et que des funérailles furent organisées pour mon père… Ah… Père… Encore aujourd’hui, je m’en veux de t’avoir laissé mourir… Elle m’apprit aussi que l’Empereur me remerciait d’avoir chassé la créature hors de nos terres ; Orochi ayant tout bonnement disparu de la surface de la Chine peu après la bataille. Ce flot d’information… C’était trop pour moi… C’était trop pour mon cœur… Et ce n’était alors que lorsque je croyais que rien ne pouvais être pire que la réalité me rattrapa… Mon bras droit me faisait souffrir et, contrairement à la dernière fois, il était complètement noir, signe que la corruption avait avancé… Alors que je me serrai le bras contre moi, ma moitié fut prise de panique et me demanda de me calmer tout en fondant à nouveau en larmes… Pourquoi ? Qu’avais-je fais pour mériter ça ? Dites-le moi !… Oh ! Milles excuses, je m’égares… Après ces évènements, je parvins à me calmer et à me reposer… Mais qu’allais-je faire ? Dans cette bataille, j’avais perdu tant de choses… Des citoyens… Mon bras… Mon père… Ma lame… Mon honneur… Il me fallut de nombreuses heures avant de finalement me décider. Si je ne pouvais pas récupérer mon honneur, il fallait au moins que je rendes à ma famille le sien. Aussi, dès le lendemain, je partis en direction d’un forgeron capable de réparer la lame mystique bien que ma chère Shion eut essayé de m’en empêcher. Cette dernière eut un mauvais pressentiment pour l’avenir… Mais à cette époque, je ne prêtais pas autant s’importance à ce genre d’évènements. Aussi, je partis à la recherche du forgeron tant désiré… Et croyez moi, la tâche fut loin d’être facile… J’allais de ville en ville, d’échoppes en échoppes, d’artisan en artisan, et à chaque fois, il me riait au nez, me disant que ma lame était irréparable… Mon périple dans toute la Chine dura près d’un mois avant que je ne perdes espoir… Ce fut à ce moment que j’entendis parler d’un forgeron reclus dans les montagnes qui pouvait forger des armes tellement belles qu’elles auraient pu être utilisées par des Dieux. A la fois intrigué et à nouveau rempli d’espoir, je partis en direction des montagnes… Ah, ces montagnes ! Elles étaient immenses ! Tellement grandes que j’ai souffert du mal des montagnes plus d’une fois… Tellement froides que j’ai failli geler sur place des dizaines de fois… Tellement
Escarpées que je failli m’empaler à de très nombreuses reprises… Et pourtant ! J’étais au final parvenu à une petite vallée au centre de ces mastodontes de pierre, et cette vallée était out simplement un vrai paradis dans cet enfer de pierre et de glace. Elle était traversée par une simple rivière et le seul habitant présent semblait élever des moutons pour subsister. Une fois que je fus arrivé dans l’unique chaumière des lieux, je put finalement rencontrer l’homme qui, à mes yeux, est sans doute le plus grand forgeron du monde. Cet homme se nommait Masamune Okazaki et, bizarrement, se doutait que je viendrai le voir. A peine eus-je pris connaissance de son nom que je me mis à genoux devant lui, le suppliant de réparer ma lame maudite. Le vieil homme prit alors la lame et me dit que tout ce qu’il pouvait faire était séparer les pouvoirs de la lame en deux ; chaque partie possédant une partie des pouvoirs de l’originale. J’accepta sans hésiter, demandant à l’homme de prendre ce qu’il désirait de moi. A ces mots, il afficha un large sourire et me dit qu’il ne gardera qu’une des deux épées parce que j’étais la première personne à lui rendre visite depuis longtemps. Toutefois, il ajouta qu’en compensation, il voudrais que je me coupe le bras droit afin de stopper la malédiction qui me rongeait. J’accepta encore une fois sans hésiter ; le prix à payer n’étant qu’un moindre coût par rapport à ce qu’il allait m’apporter. Ainsi, je le vit travailler pendant sept jours et sept nuits complètes, aidé de son disciple ; un jeune homme nommé Muramasa Sengo et il ne s’arrêtait que pour boire. Pendant son ouvrage, je pu comprendre pourquoi ses armes étaient aussi magnifiques… Ce forgeron mettait tout son cœur à l’ouvrage lorsqu’il forgeait une arme, les traitant avec respect et amour, comme ses enfants, insufflant un peu de son âme dans chacune de ses créations… Le spectacle était vraiment magnifique… Au bout du délai, l’homme me présenta deux armes presque identiques nées de la Yamato. Il me laissa les baptiser à mon gré. Ainsi, la lame forgée à partir de la lame de la garde de la Yamato fut nommée « Ôkami » en raison de son ascendance lunaire et de la bienveillance qui en émanait. Quand à la lame forgée à partir de la lame brisée de la Yamato, elle fut nommée « Akurô », en raison de son ascendance au sombre élément qu’est le soleil noir et de la malveillance qui en émanait. Des deux, je gardais Ôkami, la plus fine des deux. Puis, pour honorer ma promesse, j’usai de cette lame pour me sectionner le bras droit. A cet instant, la douleur cessa et je n’eu pas d’hémorragie. Je ne compris pas pourquoi sur l’instant. Puis, le vieil homme m’expliqua que la lame Ôkami était une lame bienveillante qui ne tranchait que le mal et laissais tout ceux qu’elle et son porteur ne considéraient pas comme étant son ennemi sans dommages. Après mon sacrifice, le vieil homme récupéra mon bras droit qui semblait se tordre de douleur et planta la lame sombre dedans. A cet instant, mon ancien bras reprit sa couleur originelle et la lame vit son aura s’assombrir à un tel point que l’on pouvait sentir sa malveillance depuis le haut des montagnes qui surplombais la vallée. Le forgeron m’expliqua alors que les deux lames étaient incomplètes et qu’elle devaient absorber une âme pour pouvoir être complète. Ainsi, Ôkami devait absorber une âme pure et Akurô une âme sombre, chose qui venait de se produire. Le forgeron m’expliqua qu’avec ce système, la lame devenait « vivante » et il fallait que le porteur et l’arme soient d’accord sur la nature de l’opposant pour pouvoir lui faire du mal. Je trouvais ce système très intéressant et me demandait déjà quelle serait l’âme qui investirait ma nouvelle lame. Remerciant le forgeron pour ses explications, je partis alors pour rentrer chez moi.

Il me fallut presque deux semaines avant de pouvoir serrer à nouveau ma femme dans mes, ou plutôt mon bras. Au départ, elle fut surprise de me voir avec mon bras droit en moins, puis, réalisant que je n’étais plus maudit, me prit dans ses bras, exprimant sa joie de me revoir sain et sauf. J’appris que Aki était partie à ma recherche et qu’elle ne devrait plus trop tarder à rentrer maintenant que j’étais revenu à la maison. C’était si bon de rentrer chez soi. Les domestiques étaient heureux de me revoir, ma mère… Heu… Pleurait de bonheur si je me souviens bien, et ma jeune sœur me sauta au cou dès qu’elle me vit. La vie avait repris son cours normal. Aki rentra une journée après moi et la joie fut encore une fois au rendez-vous. Toutefois, elle semblait un peu… Différente. De même, elle était distante avec moi et rougissait dès qu’elle me voyait. Mon absence l’aurait-elle rendue amoureuse de moi ? Si oui, alors pourquoi essayer de m’éviter ? La réponse à cette question, je l’eu deux jours plus tard, à la nuit tombée. Alors que je m’entraînais à manier le sabre de la main gauche, Aki entra dans mon bureau en me regardant bizarrement. Je lui avais demandé ce qui se passait et elle ne me répondit pas sur le coup. Elle semblait perdue dans ses esprits et me dit simplement qu’elle m’aimait. J’abaissais alors mon arme de bois pour aller la voir mais elle m’en empêcha, me demandant de m’arrêter. Elle reprit ensuite son monologue en me déclarant qu’elle était devenue amoureuse de moi le jour où j’ai découvert sa vraie identité. Malheureusement, sa confession ne s’arrêta pas la, puisqu’elle semblait pleurer, avouant ses sentiments sur ma situation, disant que ce n’était pas juste que je sois marié à Shion et pas à elle. A ce moment, quoi qu’elle ne put me dire, je m’étais rapprochée d’elle pour essayer de la réveiller. Elle ne semblait pas m’entendre et continua son discours en avouant que si elle ne pouvait pas être avec moi, alors, personne ne le pourra. A ces mots, je reculais de trois pas et la vit dégainer une épée sans garde à l’aura maléfique… Cette lame, c’était Akurô… Et l’âme de la tête des ténèbres de la bête noire avait corrompu son esprit. Impuissant, je ne put que reculer devant elle avant qu’elle ne me porte le coup fatal… Toutefois, je ne mourus pas sur le coup. La lame avait été arrêtée par quelque chose… Et cette chose était une personne… Cette personne était Shion qui était venue me voir pour savoir sa j’allais bien… Elle… Elle m’a sauvé la vie en échange de la sienne… Tout ce que je pu faire, c’était la prendre dans mes bras alors qu’elle rendait son dernier souffle… Et pourtant, elle souriait…Elle avait la larme à l’œil et m’avoua qu’elle avait été heureuse d’être avec moi… Je la rapprocha de moi à mesure que sa voix faiblissait, pleurant toutes les larmes de mon corps… Elle me tendit alors un petit paquet qu’elle me demanda d’ouvrir quand je serai en sécurité… Elle me déclara alors ses derniers mots avant qu’elle ne disparaisse dans une lumière blanche, mourant dans mes bras alors que j’étais impuissant… Shion… Je… Je suis tellement… Tellement désolé… Tellement désolé de n’avoir pu te protéger… Alors que le corps de ma bien aimée avait disparu, Aki s’effondra au sol, se demandant ce qu’elle avait fait avant de se mettre à rire. Tandis que son rire devenait de plus en plus démentiel, moi, je ne faisais qu’assister, impuissant à la scène, en état de choc. La jeune fille s’approchais de moi, répétant que bientôt elle et moi ne feront plus qu’un. Elle leva sa lame au dessus de moi, les larmes aux yeux, un sourire aux lèvres… Tout allait bientôt être terminé… J’allais rejoindre ma femme la haut, dans les cieux… Toutefois, c’est ce qui aurait pu se passer si le destin n’en avait pas décidé autrement. A cet instant, Yasu apparut de nulle part et arrêta la lame noire, me souriant en me disant qu’il allait me sauver pour cette fois. Et, ce fut en un instant que je disparu de ce monde.

Après ces évènements, je ne suis plus vraiment sur de ce qui s’est passé… Je crois bien que j’ai erré un temps dans ce nouveau monde sans réels but. Je ne connaissais rien du nouvel univers qui m’entourais et tout ce que j’avais, c’était mes habits qui dissimulaient mes ailes, ma lame sacrée et le cadeau que m’avais fais Shion juste avant de mourir… Si je me souviens bien, c’était un jeune garçon blond qui m’avait trouvé dans une rue et qui m’avais invité à loger chez lui un temps. Ce jeune homme m’avais nourri et logé dans un petit château qui semblait être en construction. C’était à ce moment que je m’étais finalement décidé à comprendre où est-ce que je me trouvais. Autour de moi, des rues blanches et des maisons assez classiques, mais loin de celles que je connaissais. Plus loin, une place était en construction et, un peu partout dans la ville, des jardins aux fleurs de milles couleurs… Quand au ciel, curieusement, la couleur rose semblait y régner. Si vous êtes déjà allé la-bas, je pense que vous aurez compris que je parle du « Jardin Radieux », tout du moins, je crois que c’était ainsi que s’appelait ce monde… Enfin, toujours est-il que j’avais eu beaucoup de chance jusqu'à présent, toutefois, je ne pouvais pas rester ainsi, les bras croisés, mon amie aux mains de la lame sombre. Je devais partir, mais je ne pouvais pas me défendre… Certes, je pouvais manier une lame, mais j’étais ,et je suis encore aujourd’hui, droitier, et la perte de mon bras droit n’allait pas réellement m’aider. Heureusement pour moi, le jeune homme me proposa de me greffer une sorte de machine qui allait remplacer mon bras ; ce qu’on appelle une méca-greffe ou un auto-mail si je me souviens bien. Réjoui de la nouvelle, je lui demandais évidemment ce qu’il désirai en échange. Il me demanda de lui raconter mon histoire et de me dire qui est-ce que j’étais. Je m’exécutais et lui raconta tout : Ma naissance, mon enfance, mes fiançailles, mon mariage, l’attaque de la bête noire, la création d’Ôkami… La Mort de Shion… Comprenant ma situation, le jeune homme se mit à l’ouvrage mais me demanda une chose en échange : une de mes plumes. Intrigué, je lui demandais pourquoi et il me répondis qu’il désirerai étudier mon ADN afin de comprendre ce que j’étais. Intéressé, j’accédais à sa requête et lui offrit une de mes plumes. Le lendemain, le jeune homme avait dépêché une équipe de scientifique afin de concevoir ma prothèse. Il leur fallut deux semaines pour créer le modèle adéquat et encore une semaine pour effectuer les dernier réglages. Ensuite vint le moment M… L’heure H… Je devais passer sur la table d’opération. Le seul problème étais que pour que la greffe fonctionne, il fallais me garder éveillé. L’anesthésie n’étais donc pas possible. J’aurai pu renoncer mais je ne l’ai pas fais… Je n’avais pas le choix… Si je ne le faisais pas, jamais je n’aurai pu sauver Aki de la lame maudite… Lors de l’opération… Le temps m’a semblé extrêmement long. La douleur était insoutenable… Je sentais chaque nerf être raccordée à leur machine, chaque veine bouger, mon sang couler… Chaque action que ces scientifiques faisaient sur moi étaient comme à chaque fois recevoir un coup de couteau dans la poitrine… Pourtant, je n’ai ni crié ni pleuré. Je ne pouvais pas… Shion, elle, a connu la mort ; ce que je vivais n’étais rien comparé à ça. Leur opération terminée, je sentis tout de suite un des changement avec mon bras d’avant : celui-ce était bien plus lourd que le précédent. En même temps, ce que je portais était un prototype, aussi, c’était normal d’avoir la version la plus handicapante. Le jeune homme qui m’avais hébergé jusque-la était venu me voir alors que j’essayais de me faire à mon nouveau membre dextre. Il m’expliqua qu’il avais ajouté une fonction qui pourrait, et qui allais m’être utile : mon bras pouvait canalyser la magie environnante, ce qui allais me permettre d’user de la magie. Et dire qu’un mois plus-tôt, j’étais un être inapte à un tel acte ! Le remerciant infiniment pour ce qu’il m’avais offert, il me donna un livre de magie qui expliquait comment utiliser quelques sorts basiques ainsi qu’une feuille sur laquelle il avais noté un autre sort bien plus complexe qui me permettrai de changer de monde. Alors qu’il me donnais cette feuille, il me mit en garde sur une chose : voyager entre les mondes n’étais pas sans risques et je ne devais utiliser ce sort que lorsque je saurai comment utiliser les autres. Le remerciant une nouvelle fois, je m’aperçu que je ne connaissais toujours pas le nom de mon sauveur. C’est à cet instant que j’appris que le jeune homme s’appelait Ansem et c’est bien plus tard qu’il deviendra le souverain de ce monde… Ah la la ! Et dire qu’à cette époque je me doutais que ce jeune homme irait loin, mais la ! Enfin ! Revenons à nos moutons. Reprenant ma route, je passais mes journées à aider à la construction de ce monde d’une part et d’autre part je m’affairais à apprendre à utiliser correctement mon nouveau pouvoir. Je dus passer un mois à me perfectionner avant de pouvoir lancer un sort simple ! Mais au final, tout ce temps passé en valais la peine… Après avoir assimilé tout le contenu de ce livre de magie, apprendre le sort qui me permettrai de changer de monde fut chose facile. Ainsi, après avoir incanté ce sort, je disparu de ce monde… J’y reviendrai bien des années plus tard, mais nous verrons cela en temps voulu.

Une fois le sort incanté, je fus à nouveau transporté dans mon monde d’origine, et la… Ce que je vis étais bien plus atroce que ce que je n’aurais jamais pu imaginer… A peine fus-je rentré au village que je vis des éclaboussures brunes partout : au sol, sur les maisons, sur les barrières. Les champs étaient ravagés… La terre était sombre… L’herbe était grise… Tout tombait en ruine. De toute évidence Yasu n’étais pas parvenu à arrêter Aki et elle avait fait un véritable carnage… Mais le pire était encore à venir… A chaque fois que j’entrais dans une maison, il y avais toujours la même chose… Ces choses terrifiantes, même pour les adultes… Des cadavres… Des squelettes tout du moins. Et vu l’état de certains, on pouvais en déduire que la folie d’Aki était démesurée… Certains étaient démembrés, d’autres découpés, et d’autres encore réduits en morceaux… Sûrement projetés à grande vitesse contre un mur si on tiens compte des énormes traces brunes qu’il y avait généralement juste au dessus… Le village… Mon village… Avait été anéanti par une seule personne… Je me dirigeais vers ma demeure et constata à peu près les mêmes dégâts… Beaucoup de murs étaient tâchés de sang bruni et le nombre de squelettes retrouvés était affolant. Parmi cet amoncellement de cadavres, je ne pus malheureusement pas retrouver celui de Yasu, ni celui de ma sœur… Toutefois, quelque chose m’attendais dans mon bureau : une note. Cette note avait été laissée par mon ancien ami aux cheveux argentés… Dedans il m’expliquais la situation. Il savait que je parviendrai à revenir et avait décidé de m’expliquer pourquoi tout s’était passé ainsi. Il avait écrit que lorsqu’Aki était allée me chercher chez Masamune, elle avait rencontrée Muramasa qui lui offrit Akurô. Il avait écrit que l’esprit qui se trouvait dans la lame était celui de la bête noire, tout du moins de la tête des ténèbres… Plus je lisais ce qu’il avait écris et plus j’avais envie de lâcher le papier sur lequel était noté ces informations… Il avait écrit que les murmures de la lame avait altéré la personnalité d’Aki… Il avait noté que les émotions d’Aki avaient étés accentuées à cause de la Bête Noire… Il avait écrit que la destruction du village n’aurait pu être évitée… … … Il avait écrit que la mort de Shion était la clé dans le sauvetage d’Aki… Que seule une fois morte, le vrai potentiel d’Ôkami aurait pu être révélé… Je ne pouvais croire en ces mots… Pourtant, la dernière indication me fis bien plus peur… Il avais écrit qu’Aki était partie à ma recherche dans les autres mondes… Afin de me tuer… Afin de satisfaire le désir de la Bête Noire… Et que tant qu’elle ne m’aurais pas retrouvée… Les carnages continueraient… Que tant qu’elle aurait Akurô entre les mains, jamais elle ne mourrais… Que le seul moyen de la sauver était ou de détruire Akurô… Ou… De la tuer…

A ces mots, je m’effondrais au sol… La mort d’Aki m’étais impossible à concevoir… Et seule la destruction d’Akurô pourrait sauver Aki… Et j’étais le seul à pouvoir faire ça… Alors que j’étais aux portes du désespoir, j’entendis la voix de Shion. Elle m’avais demandé de me relever, de sauver Aki et de mettre un terme à tout ça. A cet instant, je me souvins du cadeau qu’elle m’avais offert. Je le pris en main et examina le paquet. Je ne savais pas pourquoi je ne l’avais pas encore ouvert… Peut être était-ce à cause de mon chagrin ? J’ouvris le paquet et y découvrit un pendentif. Ce dernier était en argent massif et représentait une étoile au centre d’un cercle. En dessous, il y avais un petit mot que je porte encore aujourd’hui sur moi, m’expliquant pourquoi ma dulcinée m’avais fais ce cadeau. Sur ce papier, il était écrit qu’elle m’offrait ce collier pour me prouver son amour et me montrer qu’elle était heureuse de me voir rentré à la maison… Ce collier… Je le mis autour de mon cou et me mis à l’admirer longuement. Je remerciait ma défunte femme pour son cadeau et me relevais, heureux de savoir que ma douce m’aimait toujours autant après ma longue absence. Je sortit de ma demeure et observa les ruines devant moi et me dit que vu l’état du village, avant toute chose, il fallais offrir le repos à tout les défunts… Ainsi, pendant une semaine entière, je dressais les sépultures des gens que j’avais connu… Des gens avec qui j’avais ri… Des gens que j’avais aimé… Afin de leur permettre de reposer en paix…Cette semaine passée, je me mis finalement à la recherche de mon amie, non sans avoir prié sur la tombe de chaque villageois et leur avoir offert un ultime adieu. Alors que je partais, quelque chose me dérangeait… A cette époque, je n’avais pas prêté assez attention à ce sentiment, et ça allait encore me coûter quelque chose par l’avenir… Mais nous verrons cela plus tard. Mes recherches furent longues… Bien plus longues que ce que j’avais prévu à la base. En effet, l’univers est grand… Et nous, nous n’étions que deux minuscules fourmis dans cette infinité. Pendant ces années de recherche, il m’est arrivé de nombreuses choses… Une fois, par exemple, je suis parvenu à voler un artéfact de légende à Hadès, dans son domaine infernal : le Manteau des Cendres, qui prends la forme que désire son porteur et qui lui permets d’envoyer des objets dans une dimension de poche. Avec un tel manteau, je n’avais plus vraiment de problèmes pour cacher mes ailes. Je me souviens aussi que ce jour la, lorsque le dieu qui commande la Mort avait remarqué cette disparition, il m’avait envoyé son chien tricéphale afin de récupérer son bien et de mettre fin à mes jours. Je peux vous dire que mal-grès la taille et l’agilité de cette imposant adversaire et de mon manque de maîtrise dans l’art de la magie, je parvins à me défaire de mon opposant sans trop de dégâts, bien qu’aujourd’hui j’évite d’avoir à aller dans le domaine des ténèbres… En parlant de magie, ce fut d’ailleurs durant ces années que je pus me perfectionner dans ce domaine et apprendre quelques sort à la fois offensifs et défensifs. Ah.. ; Et grâce à ce manteau, je me suis mis à collectionner les armes, et croyez-moi, j’ai trouvé quelques perles rares parmis les légendes ! Ah la la ! Et ce fut aussi pendant ces années que je dus faire appel au mercenariat afin de pouvoir gagner un peu d’argent ! Ce fus d’ailleurs pendant ces années que les gens commençaient à me donner des titres pour se référer à moi. On m’appelait « Le Chevalier Sombre », « L’Ombre Fatale », « Le Tueur de Dragon » ou encore « Le Pacificateur ». Que des noms pompeux si vous voulez mon avis ! D’ailleurs, le surnom par lequel on se réfères à moi aujourd’hui, je me le suis donné moi même… Au moins, comme ça, les gens peuvent se référer à moi sans utiliser une vingtaine de noms inutiles… On pourrait même m’appeler « l’Homme aux Milles Noms » si vous voulez mon avis… Enfin… Passons… J’appris aussi qu’un groupe de « porteurs de la Keyblade » menés par un certain Maître Eraqus étaient parvenus à mettre un terme à la vie de la Bête Noire, et, bien que j’aurai voulu pouvoir les aider, je dois quand même les remercier d’avoir éliminer l’abomination qui avait ruiné ma vie.

Ces années passées, ce fut dans une cité sombre, un jour de pluie, que je pus retrouver finalement mon amie… Ma pauvre amie aux cheveux rougeoyants se trouvait juste devant une tour étrange sur laquelle on pouvait apercevoir des « écrans de télévision » comme vous dites. Elle était accroupie, au dessus d’un cadavre fraîchement assassiné et elle semblait le retourner dans tout les sens en pleurant, en se lamentant. On pouvais entendre des plaintes venant d’elle, des mots noyés dans les pleurs et des complaintes. On pouvais aisément comprendre ce qu’elle désirait : me retrouver. Lentement, je me suis approché d’elle jusqu’à être à environ deux mètres et lui annonça que je l’avais finalement retrouvée. Au son de ma voix, elle s’était immédiatement retournée avant de courir vers moi pour me prendre dans ses bras en pleurant. Etait-ce de la joie ? Sûrement. De l’amour ? C’était certain… Quoi qu’il en sois, et, mal-grès l’élan de tendresse venant de la part d’Aki, j’étais toujours sur mes gardes, prêt à dégainer ma lame au moindre mouvement suspect. La jeune fille s’était accrochée à moi et ne voulait pas me laisser partir. Cette étreinte était pareille à un câlin que font les jeunes filles à l’élu de leur cœur. Ce câlin dura par ailleurs un long moment, moment où seul le bruit de la pluie tombant au sol et sur nos corps pouvait encore s’entendre. Nous étions trempés tout les deux quand elle pris la parole. Elle m’avais annoncé qu’elle était heureuse de me retrouver après tant d’années… Ah… Moi aussi j’étais heureux de l’avoir retrouvée… Mais… Dans un sens, son état m’attristait égalemen,t beaucoup… Elle poursuivit en me déclarant à nouveau son amour, continuant en me posant une question à laquelle mon cœur fut brisé à cause de la situation… Cette question… Elle m’avais demandé si je voulais l’épouser… Elle m’avais promis qu’on vivrais une vie heureuse et paisible, loin de tout… Si seulement… Si seulement il en avais été autrement, auquel cas j’aurais accepté… Mais ça n’étais pas possible… Elle avait levé sa tête pour me regarder et afficha un énorme sourire… Le même que la nuit où elle a tué ma bien aimée sous l’influence de l’arme obscure… Ce sourire s’effaça vite de son visage tandis que sa voix prenait un ton bien plus froid. Elle reprit,
en me demandant si je pensais encore à Shion… J’aquiesçais… Elle fronça les sourcils et répondit presque immédiatement en demandant pourquoi est-ce que je pensais encore à cette « traînée »… A ce mot, mon corps ne m’obéit plus. Ma lame sortit toute seule de son fourreau pour asséner un coup qui aurait pu lui être fatal si elle ne l’avais pas esquivé. A cet instant, elle déclara que seul la mort pourrait nous réunir avant de sortir sa lame noire et de se mettre en garde… Je n’avais pas le choix… J’allais devoir faire du mal à une amie pour la sauver. Ce fut elle qui porta les premiers coups. Elle fonça directement sur moi avant d’abattre sa lame noire. Chacun de ses coups étaient puissants, à un tel point qu’ils auraient pu trancher la roche comme si c’était du beurre. Chaque attaque était plus vive que la précédente, et, ce fut avec beaucoup de mal que je parvins à parer ces coups avant de rouler en arrière afin de mettre fin à ces assauts incessant. Elle courut à nouveau vers moi, toutefois, je fis de même et dégaina ma lame d’un coup. Aux yeux d’un être humain normal, j’aurai semblé la traverser, mais il n’en était rien. Le coup porté, elle n’essaya pas de me rattraper. Je me retournais alors pour vérifier son état et la vit sans la moindre égratignure. Tout ce que je pus voir c’était son sourire froid qui se retournais vers moi pour m’attaquer à nouveau. Pourquoi ? Pourquoi Ôkami n’a-t-elle pas pu toucher Aki ? Il n’y avais qu’une seule raison à ça : ma lame ne voulait pas faire de mal à la jeune fille. Pourtant… Je le devais… Je le devais pour la sauver ! Elle recommençais ses attaques… J’avais de plus en plus de mal à me défendre face à la vitesse et à la puissance de ses coups… Elle avait relevé sa lame, prête à me donner le coup fatal… Contrairement à la dernière fois, j’eu l’espace nécessaire à ma fuite et pu rouler dans cette direction afin d’échapper à la mort. Aki me regardais avec un regard ardent… Ses yeux rouges semblaient me maudire. En les regardant attentivement, il me semblait entendre une voix… Une voix familière, douce et bienveillante : c’était celle d’Aki. Sa voix venait non pas de son corps, mais de son âme. Cette voix me demandait de la sauver… De détruire son corps… Sur l’instant je n’avais pas très bien compris ce qui se passait, mais lorsque son corps m’adressa la parole, j’étais certain d’une chose : la personne qui était devant moi n’était pas Aki. Lorsqu’elle m’adressa la parole, les seuls mots qu’elle prononça n’étaient que pour me provoquer… Mais surtout… Elle m’avait appelé Yamato. La connaissant, elle m’aurait appelé par mon prénom. C’est à ce moment que j’avais compris qu’est-ce qui se trouvait devant moi… Cette « personne » n’était autre que la Bête Noire… C’était Orochi. Cette créature avait pris possession du corps de ma pauvre amie… Cette fois, je n’avais pas d’autre choix que de mettre un terme aux souffrance de ma meilleur amie… La lame à la main, je courus vers elle. Elle fit de même et nous ne donnâmes qu’un seul coup à l’autre. Quelques secondes s’étaient écoulées… Mon bras droit était tombé au sol, détruit pour la seconde fois… Quand à elle… C’était terminé… Ma lame a dû décider qu’il n’y avait pas d’autre solution elle aussi… Le corps de mon amie rousse tomba au sol… Elle lâcha la lame maudite et j’accourus vers elle… Elle pleurait. Elle me demandais si tout était fini. Je lui répondis que oui. Elle se mit alors à sourire… Elle me remercia et s’excusa pour tout ce qu’elle avait fait… Je lui répondis qu’elle n’avais pas à s’excuser, que seule la lame était responsable de son état… Elle me regardait… Son corps était trempé… Il devenait de plus en plus froid… Elle afficha un énorme sourire et me demanda une dernière chose ; son ultime requête… Elle me demanda de lui offrir un baiser, de lui dire que je l’aimais, comme si j’étais amoureux d’elle… J’acceptais. Sous cette pluie, nos deux visages se sont approchés… Nos deux visages se sont touchés… Nos deux visages se sont caressés… Nos deux visages se sont aimés… Lorsqu’ils se sont séparés, je lui ai murmuré les trois mots qu’elle avait toujours voulu entendre : Je t’aime. A cet instant, son visage s’illumina une dernière fois, pleurant de joie et de tristesse dans un dernier sourire qui m’était adressé…

Son corps était sans vie… Pour la seconde fois de ma vie, j’avais tout perdu… Je n’arrivais pas à quitter e visage de ma meilleure amie des yeux… Je n’arrivais pas à croire ce que j’avais fait : je l’avais tuée… Cette pensée résonnait dans mon esprit… Elle était insupportable ! Aujourd’hui encore, la simple idée d’avoir tué Aki me donne envie de vomir… Mais, revenons à notre histoire. Les minutes passaient et la lame maudite se trouvait encore au sol, brillant d’une sombre rougeur, semblant me menacer et me maudire une nouvelle fois… Je n’arrivais pas à détacher mon regard du visage de mon amie… Je pleurais… De rage, de colère, de tristesse… Je maudissait cette lame sombre qui nous avait amenés à cette destinée ! J’entendis un pas. Puis un autre. Et encore un autre. Puis une voix familière qui me félicitait d’avoir vaincu mon amie et me remerciait de lui offrir Akurô. Je levais alors mes yeux pour le voir… Mon dernier ami en ce monde… Yasu… Il tenait la lame des ténèbres entre ses mains en souriant. Il m’annonçait que mon rôle était terminé et qu’il ne lui restait plus qu’a lui donner mon fragment de l’épée sacrée afin qu’elle puisses se reformer. Ses paroles m’énervèrent… Il s’était servi de moi afin d’obtenir la Yamato depuis le début. Emplis de colère, je lui criait mon refus. Un rire macabre éclata alors. Il s’en fichait. Il voulait Ôkami et allait la prendre par la force… Il avait pointé sa lame juste au dessus de ma tête, prêt à m’occire… Sa lame s’abaissa, et, sans savoir comment, je fus sauvé pour la seconde fois de ma vie.

Tout ce dont je me souviens après cela, c’était d’avoir senti une douce lumière m’envelopper avant que je ne perde connaissance dû à l’épuisement de mon précédent combat. A mon réveil, je me trouvais dans une chambre étrange dans un lieu que je n’avais jamais connu auparavant. Aki n’était pas en vue. Paniqué, j’observais les moindres recoins de la pièce et compris vite que j’étais enfermé. Heureusement, mon armé était à coté de moi… Toutefois, la disparition d’Aki ne me plaisait pas… Ou pouvait bien-t-elle être ? Etait-elle restée dans la cité des Ténèbres ? La porte de ma cellule s’ouvrit et je fis la rencontre d’une femme assez particulière ! Habillée en laborantin, elle avait de longs cheveux roses taillés de telle sorte à ce qu’ils ressemblent à des oreilles de chat et qui tombaient aussi en mèches de part et d’autre de sa tête. Sa blouse avait la particularité d’avoir des manches qui ressemblaient à d’énormes pattes de chat depuis lesquelles s’extirpaient ses mains. Enfin, elle portait un pantalon rouge attaché avec une ceinture qui portait une clochette. Une fanatique des chats me direz-vous ? et bien, pour être tout à fait honnête, elle avait aussi des oreilles de chat sur la tête, des yeux dorés avec une pupille en fente et une queue qui se séparait en deux. Oui, cette femme était une nekomata qui répondait au doux nom de Kokonoe. Expriment son soulagement, ou son mécontentement, de me voir enfin réveillé. Elle m’expliqua qu’elle m’avait retrouvé évanoui dans une rue du Jardin Radieux avec une jeune fille décédée dans les, ou plutôt le bras. Sans perdre une seconde, je lui demanda où se trouvait Aki. Elle me répondit qu’elle l’avait mis en « stase » ou quelque chose comme ça pour que son corps ne se décompose pas. Soulagé, ce ne fut qu’a ce moment que je me rendis compte que je me trouvait au Jardin radieux. Toutefois, je ne connaissait pas ce lieu. Aussi, je lui demandais ou est-ce que je me trouvais. Elle m’avait répondu qu’on se trouvait dans un laboratoire secret nommé « Secteur 7 ». Elle reprit immédiatement la parole et me demandais j’avais besoin d’un nouveau bras, celui que je possédais étant détruit. Lui demandant si elle serait d’accord pour me fabriquer une nouvelle mécha-greffe, elle me posa une condition : elle voulait que je lui permettes de m’étudier plus en profondeur. Elle avait eu vent des travaux d’Ansem sur un « Ange aux Ailes Sombres » et, m’ayant littéralement déshabillé durant mon coma, elle avait trouvé en moi la chance de pouvoir étudier un de ses « Anges Noirs » de plus près. J’acceptais sans broncher, puisque de toutes façons, je n’avais pas le choix. Ce fut ainsi que je dus repasser sur cette maudite table d’opération pour avoir un nouveau bras… La douleur était encore une fois au rendez-vous ! Chaque nerf devait être à nouveau connectés au bras mécanique un par un… De plus, pendant l’opération, je l’entendais se lamenter et se questionner sur l’ancienne mécha-greffe que je portais en se basant sur les restes qui se trouvaient encore accrochés à mon épaule, essayant de comprendre comment j’étais parvenu à survivre avec un tel modèle « dépassé, archaïque et impossible à manier ». Si seulement elle savait que j’avais eu le prototype de ces prothèses… L’intervention pris plus de temps que prévu et je la soupçonne d’avoir mené quelques expériences sur moi pendant que je souffrais le martyr. Une fois son travail terminé, je pus enfin essayer mon nouveau membre. La première chose que j’avais remarqué, c’était que ce bras était beaucoup plus léger que le précédent ; mes mouvements étaient devenus beaucoup plus fluides et rapides, comme ceux d’un bras normal. La nekomata m’expliqua que mon nouveau bras était plus résistant et plus léger que le précédent et que je pouvais à nouveau canaliser la magie avec… Mais que je ne pouvais toujours pas agir comme un vrai mage. Les éthers, ça allait pas encore être pour tout de suite… Enfin ! J’avais récupéré un bras et il était temps de repayer ma dette envers ce scientifique bizarre… Enfin, c’est ce que je croyais. Aussi sadique qu’elle était, cette femme à lunettes m’a demandé d’aller enterrer mon amie avant. La remerciant, elle me donna un nouvel appareil encore plus bizarre : un téléphone sans fil ! Vous y croyez vous ? Selon elle, ça nous permettrai d’être toujours en contact. Après ce « cadeau », je repartis pour mon village afin d’y enterrer comme convenu ma chère Aki… Elle fut inhumée aux cotés de mes parents et de ma bien aimée… Je passait trois jours dans mon village natal à prier le repos de chaque défunts. Au terme de ces trois jours, le téléphone que j’avais dans ma poche se mit à sonner et m’indiquait que j’avais reçu un message. Je parvint, avec beaucoup de mal je dois l’avouer, à effectuer la simple manipulation qu’était celle d’ouvrir le-dit message. Ce dernier provenait de Kokonoe et montrait son impatience. Elle voulait, en effet, me voir immédiatement afin de commencer ses recherches. Ce fut donc avec un grand regret que je parti la retrouver afin de subir différents tests plus insupportables les une que les autres. Je ne pourrais vous dire combien de piqûres elle m’a faite, ni combien de fois elle m’a ouvert après m’avoir anesthésié, et encore moins combien de fois elle a voulu me déshabiller entièrement… Les quelques mois que j’ai passé la-bas étaient les plus horribles de ma vie en terme d’expérience. A leur terme, elle avait compris ce que j’étais et voulait me le dire. Toutefois, je n’en avais ni l’envie, ni le besoin de le savoir. Ayant payé ma dette, je parti de ce lieu, et, bien que les quelques mois passés avec cette femme ressemblaient plus à de la torture qu’à autre chose, je dois dire que je m’étais quelque peu attaché à elle… Peut être parce que c'était une nekomata, et donc un chat, et que j'aime énormément tout les chats... De son coté, je pense qu’elle s’était plutôt attachée à ma cuisine, ne sachant pas cuisiner, c'est moi qui ai dû préparer les repas le temps que j'étais au secteur 7, et il faut avouer qu'elle appréciait ce que je lui faisait. Après nos adieux, elle me demanda de garder le téléphone qu’elle m’avait donné quelques temps auparavant et qu’elle aurait sûrement besoin de moi à l’avenir. Avec un grand sourire, je partis de ce monde, retournant vers le miens…

J’étais exténué, et, vu ma situation, j’avais aussi bien fait de rester à un endroit fixe et attendre tranquillement que Yasu vienne me chercher. Pourtant, et je ne sais pas encore pourquoi aujourd'hui, il n'est jamais venu. Pendant quelques années, je suis resté dans mon village natal en tant qu’unique être vivant, guidant les voyageurs perdus dans cette nécropole. Pendant ces années, je gardait quand même un œil sur les agissements de la lumière et des ténèbres, tout du moins, au début. J’appris, entre autre que les plus grandes forces du mal s’étaient rassemblées en un groupe nommé « Coalition Noire », dirigée par un certain « Xehanort » et un certain « Konstantine Angel », tout deux secondés par une ombre nommée « Modéré Noir ». Leur combat avec la lumière les mena par ailleurs à leur disparition si je me souviens bien, et ce fut le Modéré qui pris les rennes de l’organisation… Konstantine… D’après les rumeurs, cet être était béni par une déesse et ressemblait lui même à un ange… Si seulement j’avais pu le connaître… Notre rencontre aurait été assurément très… Intéressante. Du coté de la lumière, j’appris que le Roi Mickey affrontais cette nouvelle menace de toute ses forces… Quand aux « neutres »… Une certaine organisation, l’Organisation XIII, cherchaient à retrouver leurs cœurs perdus. Je ne savais pas très bien qui ils étaient et pour tout vous dire, je m’en moquais… A ce que je voyais, la lumière et les ténèbres menaient toujours leur petite guerre dans leur coin… Ce fut à cause de ça que, petit à petit, je me mis à prêter moins d’attention à leurs agissement. Mais, un jour, ce sont leurs agissement qui étaient venus me trouver. Un soir, alors que je tentais vainement de redonner vie pour la énième fois au jardin familiale, je reçu sa visite… Ce soir la… J’avais rencontré l’homme qui allait me montrer le monde d’une autre manière… Cet être… Je ne pourrais vous le décrire… Disons qu’il avait une aura qui émanait de la lumière pure… On ne ressentais aucune animosité en face de cet être. Méfiant, j’avais ma main sur ma lame légendaire, prêt à attaquer. C’est à ce moment, qu’il s’adressa pour la première fois à moi. Il était venu me chercher afin de l’aider à sauver les mondes. Cet homme avait compris que les ténèbres et la lumière ne devaient pas s’entre-tuer, mais s’équilibrer pour pouvoir atteindre un monde de paix. Ainsi, pour pouvoir poursuivre son idéal, il me demanda de devenir une de ses lames… Je lui demandais pourquoi est-ce qu’il m’avais choisi et il me répondis qu’il savais qui j’étais, qu’il avais déjà entendu parler de moi. Encore plus méfiant, l’épée sortie de son fourreau, je lui demandais de décliner son identité. A cet instant, il prit le fourreau de sa lame, la dégaina et la posa au sol à la fois en signe de respect et en symbole de paix. La lame que je vis à ce moment… Ce fut je crois l’une des lames que je convoitait le plus en ce monde… Cette épée était une longue épée occidentale complètement dorée, aux finitions tellement parfaites qu'elle ne semblait pas venir de ce monde. Une inscription écrite dans un langage qui m'était inconnu s’y trouvait par ailleurs, et, le fourreau que l’homme avait déposé derrière ne laissait place à aucun doute… L’épée que j’avais devant moi était l’épée légendaire… L’épée de la Victoire Promise… Excalibur… « Alexander »… Ce fut le nom de la personne qui portait la lame sacrée. Connaissant les qualités requises pour manier une telle arme, j’étais surpris de voir qu’un être de lumière avait accepté la voix de l’équilibre des forces pour instaurer la paix. Cet homme… A ce moment, il avait gagné tout mon respect. Je déposait mon arme au sol tout en m’agenouillant, acceptant de le servir jusqu’à la mort, bien que je ne savais, et que je ne saches même pas encore aujourd'hui pourquoi est-ce qu'il m'avait choisi. Cet homme… Alexander… Etait un vrai Roi… Le Roi des Rois.

Pendant l’année qui suivit, l’ « Année Noire », je suis entré au service du Roi des Rois en tant que gardien. Au total, nous étions six à avoir étés choisis, et, je peux vous dire en toute connaissances de causes qu’aucun d’entre nous, ni même notre Roi n’était humain. Nous avions même un géant pour tout vous dire ! On nous appelait les « Six Lames d’Alexander » et nous étions l’une des raisons pour lesquelles Alexander était à la fois craint et respecté, bien que sa puissance en elle seule était déjà un argument plus que suffisant. A cette époque, j’avais pris un pseudonyme afin de ne pas attirer l’attention. J’avais pris le nom d’Artorias, le Marche-Abysses, en raison de mon sombre passé. J’avais même utilisé mon Manteau des Cendres afin de changer de vêtements; ce dernier avait pris la forme d'un manteau sombre avec une Croix Rouge qui allait de mon col jusqu'à mes jambes. J’avais toujours une capuche afin de camoufler mon visage et je portais quelques pièces d’armure sur moi. J’avais même changé d’arme, et, bien que j’étais très fort au katana, je me suis mis à utiliser une épée à deux mains pour me mettre plus dans mon rôle de chevalier noir. Cette lame était la légendaire Balmung, portée par le héros Siegfried. Mon meilleur ami à cette époque était le chef de la garde royale nommé Ornstein, le Tueur de Dragon. Cet être était légèrement plus grand qu’un homme et avait obtenu la réputation de pouvoir abattre les dragons d’un seul coup de lance ! Nous étions l'exact opposé de l'autre. Il était la lumière, j'étais les ténèbres... Il était impitoyable, je savais faire preuve de compassion... Il était le lion, j'étais le loup... Bref, revenons en à notre histoire; comme dit précédemment, il avait reçu la charge de diriger la garde royale de l’époque. Moi, j’avais deux tâches : la première m’avait été donnée par Alexander lui-même ; il m’avait offert un sort qui me permettrait d’invoquer des chevaliers en cas de besoin. Ainsi, je devins celui qui dirigea une partie de la puissante armée du Roi des Rois, bien que je n'eut jamais à en faire usage… Ma seconde tâche était plus difficile… Je devais protéger le Roi des Rois au péril de ma vie. Ce devoir, je le tint jusqu’à la fin… Chaque jour passé à ses cotés me fit voir le monde d’une autre façon, à un tel point que l’idéal que je respectait devint mon propre idéal : voir la paix dans les mondes grâce à l’équilibre de la lumière et des ténèbres. Ce fut grâce à lui, par ailleurs que j'avais décidé de me spécialiser dans les sorts de ténèbres et de lumière... Ah... Alexander… Le Roi des Rois… Le plus grand de tous les hommes… Du plus profond de mon âme, je le respectais, je l’admirais, et je dois dire que cette année passée à ses cotés fut l’une des meilleures de ma vie… Mais… Tout à une fin… Un jour, il nous convoqua tout les six et nous annonça son départ. Il allait « affronter son destin »… Nous savions tous que ça allait être la dernière fois que nous le voyons… A chacun il nous offrit quelque chose en remerciement de nos tâches. Mon compagnon d'arme obtint le droit de contrôler la foudre et ce, alors même qu'elle naissait dans le ciel, ce qui concordait avec son style de combat. A moi, il m’offrit deux choses… La première était le droit de pouvoir invoquer quelques chevaliers même une fois qu’il sera parti… La seconde… C’était son épée… Cette arme… Je l’avais toujours désirée… Toutefois, je n’en étais pas digne… Je ne pouvais accepter son cadeau… Alors que je voulu la lui rendre, il me la laissa en prétextant ne pas vouloir la voir tomber entre de mauvaises mains… Cette arme… Jamais je ne l’ai sortie de son fourreau, et, peu de temps après le départ de mon Roi, je suis allé apporter la lame à son propriétaire légitime… Je remis cette arme sacrée à Merlin l’Enchanteur, lui laissant la charge de lui trouver un nouveau porteur aussi digne que le Roi des Rois ! Après avoir laissé cette arme, je lui ai demandé une ultime faveur : celle de me plonger dans un profond sommeil et de ne me réveiller que quand quelqu'un digne de recevoir l'épée légendaire serait apparu. Vu ma longévité, ça n’aillait pas me poser beaucoup de problèmes. Le fils de la dame du lac accéda à ma requête et me plongea dans un très profond sommeil, duquel je suis prisonnier encore aujourd’hui, caché dans les profondeurs du Palais de la Lumière...

Voilà ! C’était mon histoire. Vous l'aurez compris je crois, mais si je venais à me réveiller aujourd'hui, je rejoindrai le nouveau porteur d'Excalibur dans sa quête. Sinon, dans l'éventualité ou je serai réveillé pour une quelconque autre raison, je pense reprendre ma vie d'errance,à jouer les mercenaires à mon compte tout en gardant un oeil sur les agissement de la lumière et des ténèbres, n'intervenant que si c'est réellement nécessaire... Désolé si mon histoire vous a paru longue, mais je suis qui je suis ! Maintenant, permettez moi de vous poser une question… Et, contrairement au début de mon récit, j’aimerai que vous y répondiez… Qui êtes vous ? Je ne sais pas comment vous êtes parvenu à venir dans mes rêves, mais vous devez être un mage très puissant. Alors répondez-moi… Qui êtes vous ? Hey!



… Attendez !







Ne partez pas !











Revenez !… »




Questions

1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?
C'est tout à fait possible, cependant, le seul obstacle à ses sentiment est son lourd passé et sa promesse.

2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?
Un loup Blanc, fier et majestueux.

3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?
Ryuji est un homme très sociable. Si vous n'êtes pas son ennemi, alors vous n'avez absolument aucune raison d'avoir peur de lui.

4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.
Ryuji fut ami avec de nombreuses personnes. Pour commencer, il y eut Shion, son amie d'enfance, puis Yasu, Aki, et sûrement beaucoup d’autres personnes..

5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.
"Nous sommes tous maître de notre destin... C'est à nous de le forger..."

6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points fort et points faibles?
J'écris bien, clair, lisiblement et j'ai un bon vocabulaire... Toutefois, lorsque que quelque chose ne m'inspire pas, et bien... Il me faudra un peu de temps avant de faire quelque chose.

7) Pourquoi incarner ce personnage ?
Parce que. Ce personnage est mon « personnage générique » et je l’aime bien. Après, à vous de voir si vous l’aimerez ou non.
>
La lance Tourbillonnante.

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Commandant
XP:
272/500  (272/500)

XP :

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le Mer 5 Sep 2012 - 10:12
    Bonsoir bonsoir.

    Je vais... commenter d'abord le physique et le caractère avant de lire l'histoire, vu que ta fiche est assez grande (...) et que je risquerais d'oublier certains détails (tout ce que j'ai à dire) pour le commentaire.

    Donc ton physique est super précis, vraiment complet... Je dois rarement dire ça mais presque rien n'est négligé au niveau physique... J'ai pas l'impression que tu aies parlé de la voix, de l'allure, de ce genre de choses que... bah les choses que personne n'aborde.
    Mais bon, quelque chose est déjà vraiment dommage. Curieusement, tu parles à l'imparfait dans le physique (alors que tu ne l'as pas fait dans le caractère). Et franchement, ça nuit au style.

    Bon et autre chose... Mais ça, je vais pas dire que c'est dommage parce que réellement, j'ai envie de te foutre des claques... C'est juste une erreur conne, qu'on repère avant même de commencer à lire : tu fais... des énormes pavés...

    Où est-ce que t'as lu, vu ou appris que les gros pavés... C'était cool ? Ca n'a aucun style, le texte devient illisible et le pire pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune capacité de concentration : quand on ne lit pas d'une traite, c'est juste impossible de retrouver sa ligne.

    Non sérieux ça m'a vraiment énervé. Et laisse-moi te dire (je te dis ça parce que tu vas chez les errants) que si j'ai un exploit dans le même style de pavé, je ne lis même pas.

    Et je ne parlerai pas des phrases trop longues.

    Toujours de manière générale... Je peux dire que niveau orthographe, c'est pas mal. Niveau grammaire et toutes conneries du style, c'est franchement mieux que ce que je vois souvent. Y a un bon nombre d'erreurs mais voila.
    Et niveau style, je trouve que c'est vraiment bien.

    Mais bon... Le physique ne m'a pas plu.

    Parce qu'il y a huit fois le mot "splendide" dedans. Et que ça me fait penser à un truc... Ah oui bah ! Le splendide, bien sûr ^^

    Le splendide, c'est parler de son personnage comme s'il était un dieu...

    Désolé mais c'est d'un chiant. J'ai devant moi un physique de Dark Angel. Et c'est réellement dommage, ça plombe un texte.
    Bon c'est vrai que c'est très subjectif... C'est connu, je déteste ce genre de style. Mais j'ai la conviction profonde que personne n'aime lire ce genre de texte. Ton physique a beau être bon, je suis persuadé que personne ne va prendre du plaisir à lire une fiche où on décrit amoureusement tous les détails physiques d'un personnage.
    Très franchement, j'aurais aimé avoir quelques avis sur ta fiche, au moins sur ton physique, pour un peu situer l'opinion général à ce sujet.

    J'aurais vraiment apprécié que tu te mettes à la place d'un lecteur et que tu te demandes si toi, t'aimerais lire la fiche que tu as faite, d'une autre personne.

    Je vais conclure pour le physique... Faire un rp ou une fiche pour son propre plaisir, ça peut paraître cool mais ça ne l'est pas pour les autres. Donc j'aimerais que tu fasses un effort à ce niveau.

    Capitaine pour le physique.

    Bon, le caractère est mieux mais là je vais faire mon coup de gueule numéro 3 !

    T'as ce film, Blanche-Neige qui est sorti récemment (enfin voila). Et je ne l'ai pas vu... mais par contre j'ai vu la bande-annonce et on peut voir dedans Blanche-Neige qui se bat et tout. Bon au début j'ai fait mon chiant "J'adore comme on dénature la vraie histoire !" puisque Blanche-Neige ne se bat pas dans le conte.

    Mais bon, le truc un peu folklorique dans tout ça... chose qu'on semble un peu oublier... bah c'est que Blanche-Neige est sensée être pure ^^. Et alors là, vous me direz "bah elle est pure, elle a pas de pensées négatives"... Mais bon, la pureté, c'est d'abord l'innocence, je rappelle.

    Voila donc dans ton caractère, tu ne parles pas de pureté mais t'en parles tellement dans le physique... On comprend bien que ton perso, tu le vois comme étant pur.

    A part ça, il tue... Et à l'instar de Blanche-Neige, quand tu tues, tu n'es plus innocent ^^. Voila voila !!

    Plus sérieusement... Dans la continuité du jeu du sublime... Bah ton personnage s'illustre dans ton caractère comme étant la perfection incarnée. Les seuls défauts que tu cites, c'est des défauts à quatre sous, du genre qu'il est mélancolique et qu'il a tué des chats.

    J'ai préféré ton caractère à ton physique, très nettement, mais on sent que niveau contenu, c'est un autre trip. Ici, la profondeur est risible, tu vas pas très loin.

    J'ai un autre reproche... Ton premier paragraphe accuse quelque chose de très bateau, la notion de bien et de mal. C'est sûr que quand je vois du "La Coalition, c'est mal !" je trouve ça ridicule. L'ennui c'est que dire, maintenant, "Le mal et le bien n'existent pas, c'est une notion de point de vue", c'est devenu super tarte à la crème.

    Commandant, c'est quand même un caractère très sympa.

    Alors, l'histoire... je vais faire le commentaire au fur et à mesure, en tout cas au début... (J'ai jamais commenté une fiche comme ça, si c'est trop trop long et trop chiant, je renoncerai, à l'avenir ^^)

    Donc voila, l'introduction... moment très délicat. Perso, j'avoue que c'est le moment qui me fait angoisser dans l'histoire : comment commencer ?

    Et tu fais une intro assez facile mais que j'ai trouvée assez sympa, en fait... Elle est légère, bien qu'attendue et je la trouve cool.

    "Ce monde fut, si je ne me trompe pas, l’un des premiers à avoir été créé"

    Désolé, je sens que je vais être vraiment chiant et très long mais voila, tu ne le sais peut-être pas (cf BBS) mais à la base, dans la cosmogonie de Kingdom Hearts, si je puis dire... Il n'y a qu'un seul monde. Et suite à la guerre des keyblades (méga résumé ^^) ce monde va se séparer en plusieurs parcelles de mondes... Et ces parcelles de monde sont nos mondes actuels. En somme, tous ont été créés en même temps.

    Voila donc, prologue très sympathique, que sincèrement je trouve bien construit. J'ai juste trouvé assez drôle que tu parles de "Yamato" alors que, si je me souviens bien, tu mentionnes Yamato no Orochi dans ta fiche de Hazama... Enfin voila, ça me fait rire ^^

    "! Si mon père serai la"

    Si n'aime pas les "r" ^^. On dit "Si mon père était là", c'est une règle très importante, fais attention ^^. Tu n'utiliseras si + verbe au conditionnel que dans une interrogation indirecte... Par exemple : Je me demande si tu mangerais ceci.

    "je ne les aient" C'est un simple indicatif présent, rien de compliqué. Ca s'écrit "Je ne les ai"

    Alors dans ton histoire, énormément de "Je mangea, je marcha, j'avança". Non en fait... Quand tu conjugues un verbes en "-er" à la première personne du singulier au passé simple, c'est "Je marchai, je mangeai, j'avançai". Fais attention à ça, c'est pas facile mais si tu ne fais pas l'erreur, ça prouve que t'es bon en conjugaison ^^.

    ...

    J'ai lu toute l'histoire. Désolé, ça m'a pris beaucoup de temps (je suis très lent).

    Je trouve qu'elle est bien écrite. On est dans une ambiance nippone que tu maîtrises assez bien... Avec des mots significatifs, tu nous mets dans cette atmosphère orientale et j'ai trouvé ça sympa.

    Mais voila, si ton histoire est de bonne qualité, elle n'est pas franchement originale. A part quelques instants, tout est très prévisible.

    Je pense à Aki... Dès le début, dès qu'on comprend qu'elle est une fille, on sait pertinemment bien qu'elle va tomber amoureuse du héros.

    Quand Aki, justement, vient tuer Ryuji... Tu sens juste à trois kilomètres à la ronde que la dévouée épouse Shion va se sacrifier pour le sauver.

    Yasu, il transpire la traîtrise comme c'est même pas permis.

    Le problème, en fait... C'est qu'à part quelques instants, toute ton histoire se construit sur un schéma d'histoire absolument usé. C'est exactement le même problème que l'histoire de Jubeï.

    T'es bourré de bonnes idées qui viennent peaufiner ta fiche et la rendre complète mais la nef... Est mal faite... Quand j'ai lu ton histoire, j'ai vu une nef vraiment pauvre.

    Naissance dans un clan proche de l'empereur (héritier) - rencontre sa première amie - Doit quitter son amie pour passer un entrainement drastique de plusieurs années avec son mentor - Rencontre deux autres jeunes, Aki et Yasu qui deviendront les persos principaux de l'histoire - Bat son père à la loyal, est le chef du clan et se marie avec son ancienne amie - Combat contre un gros dragon (mort du père et de presque tout le monde ) - Aki est possédée et rongée par son amour pour Ryuji, elle veut le tuer - Shion sa sacrifie, Ryuji est sauvé par le méchant - Plus tard,Aki finit par le supplier de la tuer, ce qu'il fait alors qu'il l'aime...

    Tu as de très bonnes idées. Je pense au forgeron (bien sûr, j'ose espérer que ce n'est pas Le Forgeron), à l'histoire des deux lames, à l'une des deux lames qui corrompt son porteur... Je pense à Ansem, c'est pas mal du tout... La nekomata, son entrée dans la lumière. Tout ça fait que ton histoire reste bonne. Mais ce que j'ai cité plus haut, c'est vraiment une histoire pauvre.

    Par contre ce que j'ai énormément aimé dans ta fiche... C'est le fait que tu as vraiment ancré très fort ton personnage à KH. Tu te contentes pas de lui donner une histoire dans le monde qui correspond le plus au délire, non... Tu t'inscris dans l'univers de KH... Notamment en t'inventant un passé dans toute l'histoire de Kingdom Hearts.

    Même si tu es quand même allé trop loin. Je ne parle même pas du Forgeron "Ce fut à ce moment que j’entendis parler d’un forgeron reclus dans les montagnes qui pouvait forger des armes tellement belles qu’elles auraient pu être utilisées par des Dieux" que tu vas carrément rencontrer, qui va te refaire ton arme... Je te le dis honnêtement, je souhaite que tu ne penses pas au Forgeron mais simplement à un forgeron ultra doué.

    Souvent, dans tes meilleures idées pour t'ancrer à KH... tu tombes dans l'excès. Je pense à Ansem qui t'apprend à voyager de monde en monde (J'espère que tu auras les 83 de magie pour expliquer ça ^^), à Alexander qui te lègue Excalibur et que tu vas refiler à Merlin (alors que je dis dans le sujet des armes uniques qu'il n'y a que Merlin qui sait où elle est (ça ne veut pas dire qu'il en est le possesseur)).

    J'ai eu l'impression, deux trois fois, que certaines de tes manœuvres n'étaient là que pour donner de la classe à ton personnage. Parfois, j'ai pensé "ça c'est du classe pour du classe"... Tu te mêles tellement à tout, tu te permets tellement de choses (je pense à l'arme qui a des pouvoirs alors que... Seules les armes uniques ont des pouvoirs (à part les gadgets et les cas à part)...), j'ai vraiment l'impression que tu me forces la main.

    Excellente transition pour parler des incohérences qui fachent Xaldin.

    Déjà, le coup des ailes. Ca a une certaine place dans ton histoire mais finalement, on ne sait pas pourquoi ton personnage les a. Limite, elles deviennent peu à peu un simple accessoire pour faire cool et c'est dommage... J'aurais voulu qu'il y ait une raison.

    Et enfin...
    "Le premier avait tout comme moi des cheveux blancs, toutefois, les siens étaient assez courts alors que les miens étaient longs et ses yeux étaient rouge sang. Il était tout comme moi albinos mais ne semblait ne pas avoir d’ailes."

    A aucun autre moment, que ce soit dans ton physique ou dans ton histoire, tu ne dis que ton personnage est albinos. Et là, Bam !! Comme s'il s'agissait d'un groupe sanguin, ton personnage devient albinos pour aucune raison !
    Je me souviens m'être faché contre Kainé parce qu'elle m'avait parlé d'albinisme comme s'il s'agissait d'une simple couleur de cheveux et d'yeux.
    Mais non ! L'albinisme, t'en parles plus après mais l'albinisme est une maladie qui te rend extrasensible au soleil ! Mais ça, non... Le nombre de fois où dans une fiche on m'a parlé d'albinisme juste pour faire classe, je t'assure, ça tue un homme.

    Je souligne en plus que ton personnage a des yeux bleus comme la mer, donc bon.

    Je ne dis pas ça pour sauver les apparences. J'ai bien aimé ta fiche... Mais c'est vrai, j'ai eu beaucoup de mal à la lire parce que tu es tombé dans les pires pièges pour un rpiste qui veut se faire valider ici... Ah et franchement c'est dommage parce que tu as vraiment un bon style, un bon texte mais que devant tous ces problèmes, moi je bloque carrément.

    Je ressens un peu le problème de Riku, chez toi... (Le Riku actuel)
    Si tu veux, son problème c'est qu'il se dit trop "Ce serait cool de faire ça !". Quand je lis ses rps, c'est un condensé d'évènements "cools" mais qui ensemble font qu'il y a des incohérences ou du too much.

    Le rp, ça se fait intelligemment... Mais ça s'improvise, ça ne se réfléchit pas. Avec Ryuji, tu as trop réfléchi le fait que tu veux qu'il soit cool et important.

    Je suis sûr que tes rps seront meilleurs.

    Je te donne un grade de Commandant.

    Fiche validée et toutes conneries du style.


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