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 Le tenancier du Centurio.
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L'Insaisissable
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Localisation : Port Royal, le Centurio.
Date d'inscription : 26/04/2011

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Commandant
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138/400  (138/400)
Ven 9 Mar 2012 - 2:31
« Bonjour Fred. Tout va bien ?»

Je me retournais pour voir une jeune femme séduisante entrer dans le bar. « Comme toujours, Angelica. » répliquais-je d'une voix grave. Elle s'approcha du comptoir et s'y installa alors que je posais devant elle une assiette comportant deux œufs au plat et quelques tranches de bacon. Chaque matin, à six heures, j'ouvrais les portes du Centurio et le nettoyais de fond en comble. A huit heures trente, le Capitaine me rejoignait et je ne manquais jamais de lui préparer de quoi bien attaquer la journée.

« Tu veux un coup de main ? » me demanda Angelica alors que je descendais les chaises des tables afin d'accueillir les clients. Je hochais la tête et continuais de m'affairer. Je ne suis pas un homme bavard, il est probable que la plupart des Mercenaires ne connaissent pas mon nom. Mais moi, je les connais tous, et je les connais bien. Derrière le bar, j'ai vent de toutes les rumeurs qui traînent, de tous les secrets les plus inavouables... Une véritable mine d'informations. Je ne paie pas de mine comme ça, avec ma tignasse grise et mon visage marqué par les années, mais j'ai toujours un sourire pour les habitués du Centurio.


A peine quelques minutes après que nous ayons fini d'installer les tables, quelques personnes passèrent la porte. Ce n'était pas des mercenaires, juste quelques badauds ou potentiels clients. L'un d'entre eux s'approcha du bar et tapota sur la table, l'air impatient. J'observais la pendule qui trônait sur le mur de bouteilles derrière le comptoir, presque dix heures, déjà. Angelica passa derrière le bar avant d'accoster le nouvel arrivant.

« Que puis-je pour vous ? » demanda-t-elle poliment.

« Je voudrais vous faire une requête, c'est possible ? J'ai de l'argent vous savez. » Elle hocha la tête d'un air entendu en nettoyant un verre.

« Je vous écoute. » ajouta-t-elle devant son air perplexe après avoir reposé son torchon et placé devant lui le récipient. « Vous désirez quelque chose ? » Oh, certes il n'était que dix heures, mais si vous saviez ce qu'on pouvait voir passer par ici...

« Hum... Vous avez du lait ? » fit-il d'un air timide. Dans un sourire, elle se pencha sous le comptoir pour sortir une bouteille du placard réfrigéré et versa un verre à son interlocuteur qui la remercia.

«Vous voyez, j'habite Port Royal, dans les beaux quartiers, c'est assez loin d'ici, enfin vous le savez. Et bien notre résidence ne cesse de subir des cambriolages ! Il y en a eu trois cette semaine. Je voudrais que quelqu'un s'en occupe, ce n'est plus possible ! Franchement, c'est une honte de voler les honnêtes gens, vous ne croyez pas ? » s'exclama-t-il, indigné.

« C'est sûr. Ne vous inquiétez pas, on s'en occupe. Inscrivez votre nom et où vous joindre ici. » répondit Angelica d'une voix calme avant de lui tendre une fiche d'inscription qu'il remplit à la hâte. Il s'apprêtait à partir quand je l'interpellais, le regard dur mais le sourire aux lèvres. « 5 munnies pour le verre, je vous prie. » Avec un rictus agacé, il déposa les quelques pièces sur le comptoir et sortit.

Déjà, la demie sonnait et une jeune fille aux cheveux noirs passa la porte. Elle s'approcha, plutôt avenante, et s'installa au comptoir. « Fred, il reste des brochettes ? » demanda le Capitaine avec un sourire pour Alice dont le visage sembla s'éclairer. « J'ai quelque chose pour toi, quand tu auras le temps. Ne te presse pas, c'est encore un empaffé qui se croit important... Enfin bon, ne tarde pas trop, on a une réputation à tenir ! » Je les entendais discuter depuis les cuisines, Angelica lui expliquait la situation et quand je m'approchais des deux jeunes femmes avec une assiette de trois brochettes de viande fumantes, je vis la fiche d'inscription dans les mains d'Alice.

Je laissais Alice dévorer son repas avec appétit et m'approchais du second inconnu qui avait passé les portes un peu plus tôt .« Je peux vous aider ? » lui demandais-je l'air méfiant. « Non, merci. » dit-il d'une voix froide. Bon, celui-ci ne semblait pas vouloir parler, mais s'il voulait rester il fallait qu'il paie. Je jettais un oeil au comptoir pour y voir Angelica, les sourcils froncés, reposer vivement son chiffon sur le bar et se diriger vers nous.

« Si vous ne consommez pas, je suis navrée mais vous ne pouvez pas rester. » L'homme ne prit même pas la peine de répondre. L'idiot. Si d'ordinaire le Boss des Mercenaires était plutôt aimable, elle ne supportait pas qu'on lui manque de respect. Elle porta la main à sa hanche pour dégainer son mousquet qu'elle posa sur la table. « Vous prendrez bien quelque chose ?» ajouta-t-elle avec un sourire chaleureux. L'homme, décontenancé, balbutia vaguement une commande. Quelques minutes plus tard, je lui apportais une pinte de bière. « Je garde un œil sur lui. » murmurais-je à la jeune femme. Port Royal est loin d'être une ville accueillante, et il vaut mieux prendre des précautions... Chaque client est une potentielle menace, ici.

Soudain, la porte s'ouvrit avec violence, laissant entrevoir une jeune garçon à la tignasse ébouriffée. D'un bond, il pénétra dans le bar dans une exclamation tonitruante. Je retournais derrière le comptoir et observais d'un œil amusé Angelica plisser les yeux d'un air méfiant vis-à-vis du nouvel arrivant. Natsu Dragneel était un sacré trouble-fête, c'est sûr. Et le Capitaine, même si elle avait tendance à lui refiler toutes les missions ridicules qui passaient, avait beaucoup d'affection pour l'enfant.

Le mercenaire s'attabla au bar et tambourina de ses poings sur le comptoir, réclamant une pinte de bière. Voyant qu'Angelica l'ignorait, il se pencha en avant pour s'emparer d'une choppe. La brune fit volte-face, attrapa une fourchette au passage qu'elle planta avec violence à deux centimètres du bras de Natsu. Elle leva les yeux vers lui avec un sourire carnassier. « C'est pas pour les enfants. Pas touche. » Le garçon rentra la tête dans les épaules et grommela quelques jurons qui furent récompensées par un coup du plat de la main du Capitaine sur le sommet de son crâne. Je m'éloignais alors qu'ils continuaient à se chamailler bruyamment, un habitué venait de passer la porte.

« Saké, Auron ? » proposais-je au mercenaire après avoir vérifié que les onze heures étaient passées. Il hocha la tête avant de s'asseoir dans un coin, Daigoro à ses pieds. Ce chien était comme une mascotte pour le Centurio, il avait jadis appartenu à un grand guerrier, Yojimbo. Je ne pouvais m'empêcher de penser à tous ceux qui avaient passé ces portes pour ne plus jamais revenir. Le plus récent était sans aucun doute Bell DiArmag, disparu depuis plusieurs mois. Si les membres du Centurio n'en laissaient rien paraître, les temps étaient durs et le voile de deuil qui embrumait la communauté était réellement pesant.

A une heure, le bar était plein. Natsu avait rejoint Auron qui semblait indifférent à ces babillages enthousiastes, quelques badauds s'étaient installés, et l'homme étrange d'un peu plus tôt n'avait pas bougé. Tous les clients étant servis, je m'accordais un instant de repos derrière le comptoir.

« Vous désirez ?» demanda Angelica au facteur qui venait d'entrer. « C...C'est... C'est pour une re...requête. » Elle lui fit signe de s'approcher et s'accouda sur le comptoir pour l'écouter. Il était connu par ici, mais visiblement, il ne s'était toujours pas habitué à l'ambiance qui régnait dans le bar. « Ça vient de la Four...Fourmilière.» Il lui tendit une lettre et une bourse de munnies et ne perdit pas une seconde pour quitter le bar. La jeune femme ouvrit la missive à l'aide d'un couteau et après un bref coup d’œil, elle éclata de rire.

« Écoute ça, Fred. La Fourmilière subit une attaque de betteraves sans-cœurs... Le problème, c'est que vu leur taille d'insectes, elles sont aussi grandes qu'une maison ! Ils nous demandent de les en débarrasser et de rapporter les restes, s'il y en a, pour leur récolte. » Elle se mordit les lèvres, retenant difficilement un fou rire. « Tu peux être sûr que celle-là, je la garde de côté... » ajouta-t-elle à voix basse dans un sourire. Oui, c'était clair, il ne fallait vraiment pas chercher les ennuis avec cette femme...

Un bruit de verre cassé attira mon attention. Je me retournais pour voir l'inconnu antipathique debout devant Auron et Natsu, l'air mauvais et une choppe brisée à ses pieds. Le garçon s'apprêtait à se lever quand son collègue l'arrêta d'un geste avant d'intimer à cet odieux personnage de nettoyer les dégâts qu'il venait de causer. L'homme s'indigna, et frappa de son poing la table, renversant le saké du mercenaire par la même occasion. Auron se dressa, repoussa la table avec une étonnante facilité, attrapa l'importun par le col, lui murmura quelque chose à l'oreille avant de le jeter au sol avec violence. « Fous le camp. » dit-il d'une voix glaciale avant de retourner s'asseoir, comme si de rien n'était pendant que l'homme prenait ses jambes à son cou.

Après un bref silence, les consommateurs reprirent leurs conversations. Ce genre d'altercations était fréquent et les habitués ne s'en formalisaient pas. Angelica n'avait même pas bougé du bar, mais je remarquais qu'elle rangeait dans son étui l'un de ses mousquets. Quant à moi, j'apportais de quoi remplir le verre du mercenaire taciturne.

Vers seize heures, une femme splendide entra dans le Centurio. Il s'agissait bien sûr de l'ex-chef des Mercenaires, Oakley Curtis. Elle nous salua, Angelica et moi, avant de rejoindre les autres mercenaires. Ces deux dernières années, la jeune femme avait été le pilier du Centurio et c'était avec regret que je l'avais vu quitter ce poste. Mais bon, que voulez-vous, une femme amoureuse à la tête d'une bande de déjantés, ça pourrait faire désordre, non ?

En fin d'après-midi, alors que je venais de nettoyer les restes d'un hommes qui ne connaissait visiblement pas ses limites concernant l'alcool, Alice accompagné de Raven passèrent les portes. Visiblement, ils revenaient d'une mission et semblaient fatigués. Le jeune garçon s'approcha du comptoir et commanda un verre de rhum. Après m'avoir remercié, il se déplaça vers Angelica pour lui faire part de ses résultats.

« Mission accomplie ! On a trouvé le bateau et on a tout … « nettoyé » ! Je reste ici. Si tu as quelque chose d'autre a faire, je suis preneur ! » dit-il d'une voix un peu gênée pendant que sa camarade semblait faire face à un dilemme culinaire entre brochettes et gigot.

Angelica leur remit leurs primes avant de se servir un whisky et entamer une discussion avec les deux jeunes. Si la journée était presque finie pour elle, c'était loin d'être mon cas ! Je devais encore rester jusqu'à une heure avancée de la nuit, nettoyer, ranger... Mais que voulez-vous, je suis le tenancier du Centurio !
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