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Peintre des Rêves

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le Jeu 16 Fév 2012 - 17:53
    « Bonjour Quasimodo » Le peintre était venu rendre visite à ce carillonneur. Le premier contact s'était bien passé même s'il n'y avait pas grand chose à en redire. « Bonjour... Tu es Ukiyo ? » Certaines personnes n'ont pas la mémoire des visages, mais lui se souvenait bien du songe bien que son apparence ait quelque peu changée depuis leur rencontre. « Oui, c'est bien moi. » Répondit-il avec un sourire pour masquer le dégoût qu'il avait en voyant son corps difforme. « Comment vas-tu depuis l'autre jour ? » Cette courtoisie n'était pas dû au fait qu'Ukiyo sache bien se tenir, il y avait réellement quelque chose derrière tout ceci, il suffisait juste d'attendre pour en savoir un peu plus. « Très bien, je fais toujours des maquettes, tu veux voir ? » Il était amusant de voir comme Quasimodo était peu craintif et qu'il pouvait se montrer ''gentil'' comme ça alors qu'ils ne se connaissaient qu'à peine. « Je veux bien, oui. »

    Le bossu lui montra alors tout ce qu'il avait fait. Il y avait de belles choses, d'autres un peu moins. On pouvait aussi remarquer que certaines pièces n'étaient pas encore peinte. « C'est très joli, j'aime beaucoup. » Ils continuèrent ainsi à parler des talents de cet homme atypique comme dans une conversation banale entre deux amis. Soudain, Ukiyo lâcha un soupir presque inaudible. Il n'y avait aucunement de la lassitude dans tout cela, il se trouvait seulement que le peintre doive parler de certaines choses tristes pour quelqu'un qui apprécie ce monde. « Qu'est-ce qu'il y a Ukiyo ? Tu ne vas pas bien ? » Le consul se caressa la nuque, affichant une grimace qui montre que ce n'était pas chose aisée que de prononcer ce qu'il avait à dire.

    « C'est difficile Quasimodo, mais je peux te demander une chose avant tout ? » Sans attendre une seconde, le bossu fit signe de la tête qu'il pouvait. « Je veux que tu ne dises à personne, vraiment personne ce que je vais te dire. Ça risquerait de retomber sur le Consulat par ma faute. » Le carillonneur sembla être étonné, il comprit assez vite que cela devait être assez grave pour qu'il y ait des répercussions sur un si grand groupe. « D'accord, je ne dirais rien à personne. » Ukiyo n'était pas certain de pouvoir lui faire confiance, mais il prit le risque tout de même. Il savait une chose, c'est qu'après ça, Quasimodo allait agir comme il l'espérait. Même si les guerres intra-muros de Paris avaient cessées, la tension restait palpable pour ne pas dire oppressante.

    « J'ai entendu dire que les gardes de la ville avaient l'intention de lancer un raid contre les bohémiens. » Il prit une grande inspiration comme pour montrer qu'il était réellement touché par cela. « Je voulais les prévenir, mais je ne sais pas où ils sont, je me suis dis que toi, tu pourrais le faire pour les aider ? » Le bossu se leva d'un bon, le visage tiré par cette nouvelle accablante. « J'y vais tout de suite ! » En ignorant presque Ukiyo, il s'en alla à pas hâtifs et fini par s'enfoncer dans l'obscurité des marches.

    Le songe se mit à sourire, il aurait presque rit si toute sa machination était finie. Il était évident qu'aucune attaque n'avait été préparée, mais lorsque les bohémiens penseront que c'est le cas, il risquera d'y en avoir une. Il ne restait qu'à mettre en place les autres pions et tout se ferait sans aucune supervision de la part du peintre. Il s'en alla donc dans les rues.

    « Qu'est-ce que vous dites ? » Un homme de la garde était étonné par les révélations du peintre. Il n'était cette fois-ci pas reconnaissable. Il se tenait comme un vieillard, la main tremblante tout en tenant une canne. Son visage était dissimulée par une capuche sale et malodorante. Sa voix rauque était difficilement compréhensible, mais le garde écoutait d'une oreille attentive. « Les bohémiens... Ils veulent... Vous attaquer... Bientôt... » Ukiyo forçait sur sa voix pour donner plus de réalisme à son personnage. Il savait bien que quiconque leur dise cela, ils allaient accourir comme des vautours et vite s'organiser.

    « Merci monsieur, nous allons faire tout ce qui est en notre pouvoir. » « Oh vous savez, c'est bien normal pour un vieux d'cette ville d'aider les gens. » Montant sur son cheval, il s'en alla au galop malgré la foule abondante dans les rues. Le songe ne prit pas la peine de se cacher pour retirer son déguisement et adopter sa posture habituelle. Le cœur des hommes était facilement manipulable, il s'en donnait toujours à cœur joie de trouver de nouvelles façon de la faire. Cette façon qu'il a de traiter les chose ne vient pas de nulle part. Autrefois il n'était pas tant à craindre qu'aujourd'hui, il est normal qu'il ait appris à s'en prendre psychologiquement plutôt que physiquement. Il venait de réussir aisément la mission qu'il s'était fixée, il reviendrait dans quelques jours afin d'analyser l'avancement de la situation.
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