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L'Ange de Réconfort

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le Dim 29 Jan 2012 - 19:00
    C'était dur, ces derniers temps, pour tout résumer en une seule phrase. Dur, le temps, dur, le boulot, dure, la situation aussi. Tout l'était et cela n'allait pas pour changer. Cissnei avait fait l'erreur de classer quelques sujets peu importants en apparence sous les fonds des fonds de ses piles de choses à faires de la semaine. Elle avait alors passé après ce laborieux classement dix minutes à repenser à des choses diverses et variées, qui allaient du temps dehors (maussade, les bosquets des jardins n'avaient même pas l'once d'un bourgeon sur leurs branches) à ce qu'auraient fait ses prédécesseurs devant une surcharge de travail... Elle ne pouvait que soupirer en pensant qu'ils auraient tout exécuté même s'il y aurait eu des nuits blanches à la suite... Mais il y en avait même dans son cas, cela voulait-il dire qu'elle ne travaillait pas comme il fallait ? Ah ça, elle n'avait pas eu de cours sur la chose, quoiqu'elle était bien aidée, il lui arrivait parfois de ne pas savoir quoi faire face aux montagnes de problèmes qui se présentaient inopinément au portillon. Mais il y avait des fois où des idées lui venaient, plus ou moins... moins ou plus, de temps à autres et très peu souvent ces derniers temps.

    Elle s'assit sur le rebord de la fenêtre, l'ayant ouverte et osant délibérément se détacher de son bureau. Juste quelques minutes, cela ne pouvait pas lui faire de mal après tout. Jamais elle n'avait vu le palais si calme, dans un temps qui laissait présager tant d'inquiétude ? Elle n'aimait pas ça, c'était comme un serpent qui nous chantait une berçeuse pour nous calmer avant de nous dévorer, se disait-elle. Ce serpent pouvait être partout. Mais elle eut une pensée quelque peu plus positive en pensant à Konan qui s'était portée volontaire pour être ses yeux et ses oreilles dans ce nouveau groupe dont elle n'avait pour le moment que très peu entendu parler, la Congrégation de l'Ombre. C'était un avantage et elle ne pouvait le nier. Ces derniers temps, il fallait maintenant les positions à travers tous les mondes et tel était l'ordre donné. Elle avait commencé à donner des directives précises et plus stratégiques de missions dans des mondes clefs. Ils seraient ainsi plus difficiles à mettre à genoux, c'était déjà ça. Mais rien n'était encore fait pour le moment, et il ne fallait pas qu'elle oublie le sol sur lequel elle était en ce moment même (elle était sur une fenêtre mais c'est une expression quand même). Nombreux étaient les chefs de guerre qui défendaient leurs positions à partir d'une base surprotégée, encore aussi nombreux étaient ceux qui défendaient leurs positions par un lacis de forteresses éparpillées aux alentours de leur palais aux défenses faibles. Peu étaient ceux qui alliaient les deux, c'était ce à quoi elle venait de penser. La sécurité du Château Disney lui incombait pour le moment en tant que Boss, quoique, pas réelement en fin de compte.. Elle s'en sentait responsable mais ce n'était pas à elle, en fin de compte...

    « Et si... » pensa-t-elle à haute voix en regardant les allées et venus de quelques gardes dans les jardins.

    Elle réfléchit quelques instants supplémentaires et rentra dans son bureau, hors du courant d'air. C'était une idée, qu'elle tenait là. Pour le moment elle ne lui semblait ni bonne ni mauvaise... En fait, plutôt bonne à bien y repenser. Elle traversa son bureau d'un pas rapide, en ouvrit la porte et regarde des deux côtés du couloir immaculé. Personne... Sauf.. un groupe de ces balais vivants qui se baladaient un peu partout. Des fois, ils lui faisaient peur, quand elle sortait tard le soir de son bureau et qu'elle croisait ces... choses ? En plein couloir dans la nuit. Oui, il lui arrivait des fois qu'ils lui fassent peur.

    « Vous, allez me chercher le Commandant Primus, allez ! » Inutile d'être gentille et aimable face à des choses qui lui foutaient la trouille le soir. Enfin.. « s'il vous plaît. » ajouta-t-elle.

    Elle avait une ébauche d'idée qui lui semblait utile. Le temps que le balai retrouve le Commandant et la ramène ici, aucun doute qu'il se passerait un petit couple de minutes, elle retourna ainsi derrière son bureau, remettant de l'ordre dans les papiers, rendant le tout... Convenable. Elle avait l'impression, le peu de fois où elle l'avait croisée, que le Commandant et elle n'étaient pas dans un bain de confiance parfaitement homogène... C'était une impression vaguement désagréable pour tout dire. Primus était quelqu'un qui faisait passer ses devoirs avant tout, et qui était d'une grande efficacité selon ses rapports de mission. Il y avait une différence légèrement cruelle avec le désordre qui régnait à l'instant même... L'ex-Turk se surpris à espérer que tout se passe bien.
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le Dim 29 Jan 2012 - 22:07
    Elle regarda la lettre attentivement, une nième fois, comme à la recherche d’un mot entre les lignes, d’une note en bas de page ou même du moindre petit détail… Des courbes de ses lettres à son orthographe et à sa façon de lui écrire une lettre. La garde finit par fermer les yeux, elle ne put retenir un grand sourire, le genre qu’elle n’affichait jamais en public… strictement jamais.
    Mais elle n’était pas en public, au contraire, vivant un grand moment d’intimité… Ou en tout cas, ce que Ravness considérait comme un grand moment d’intimité… seule dans sa petite chambre de fonction avec l’énorme privilège de tout de même privilégier d’une chambre pour elle seule… chose dont ne bénéficiaient pas les autres gardes. Oh oui, elle prônait la vie dure et de quoi se forger un caractère d’acier devant tous les autres gardes et c’était réellement ce qu’elle espérait leur inculquer… Mais honnêtement, dormir dans un dortoir… Elle aurait préféré vendre un rein plutôt que de s’infliger cela.

    Cette chambre était profondément sobre… mais tout de même prouvant la féminité et la légère coquetterie de la jeune femme, contrairement à ce que disaient les mauvaises langues !! Ainsi que de son appartenance à la caste des gardes.
    Il y avait du côté gauche du lit double, un chevalet nu… C’était sur celui-là qu’elle attachait son armure, tous les soirs avant de se coucher (sauf en nuits de garde)… Hélas, bien qu’elle passe de nombreuses parties de son temps libre dans cette chambre, elle ne prenait jamais la peine de l’enlever, puisqu’elle devait toujours de toutes manières la remettre pour aller manger à la salle prévue à cet effet. Il était seulement 16 :00…
    A la droite de son lit, un tabouret, lui-même devant une commode fixée à un mur et soutenant un miroir modeste… Devant lui, l’essentiel pour les affaires d’une femme… Et suivant le même mur, on arrivait dans une petite salle de bain munie d’une baignoire (il faut savoir s’offrir une capitaine garde).

    Le tout, que ce soit son lit, sa commode ou sa chambre, était dans un état impeccable. Discipline oblige.

    Mais il n’était ni question de guerre, ni de garde… Elle lisait pour une dixième fois la lettre ô combien touchante que lui avait envoyé Oakley ! De tout son cœur, elle appréciait les efforts que faisait son amie… Dans ses lettres, elle était attentionnée, douce et surtout très patiente… Aucun sous-entendu sur un ras-le-bol d’une situation aussi passive… Enfin, passive pour les autres ! Ravness était quelqu’un de profondément perturbable et elle avait besoin que son amie aille aussi lentement qu’elle.
    En retour, la garde de la lumière se forçait à faire des efforts, à se dévoiler bien qu’évitant de parler du sujet qui fâche des deux côtés. Elle savait ô combien le démarrage n’avait pas été facile pour la commandante, le plus dur était passé. Pour cette raison, elle quittait le plus possible son masque de garde quand elle répondait à la cow girl.

    Quand elle ouvrit les yeux, son sourire n’avait pas disparu… Elle se trouva quelques secondes ridicule et se dit que finalement, personne n’était là pour l’observer, beaucoup trop heureuse d’avoir eu une telle chance cette soirée là…

    Ce bonheur se transforma une petite seconde en nostalgie mais… c’était un souvenir heureux. Repenser à les circonstances de leur rencontre, c’était adresser toujours une prière à Mukuro qui même mort, arriverait toujours à la narguer. Sans lui, elle n’aurait jamais rencontré la mercenaire. Sans lui, elle n’aurait pas fait ce pas vers le bonheur.

    On toqua à la porte tandis qu’elle réfléchissait encore… C’était ce qu’elle faisait le plus de son temps libre… Réfléchir. Elle ne lisait pas beaucoup, avait une piètre culture et n’avait pas d’autres talents que celui de se battre. Alors elle aimait réfléchir.
    Elle ne réagit pas directement au bruit provenant de l’extérieur… probablement un garde, elle habitait dans le même quartier qu’eux… dans quel cas elle n’avait pas à se dépêcher, elle n’était pas leur chef mais bien leur supérieure hiérarchique. Elle ouvrit un tiroir de sa commode, en sortit une farde dans laquelle elle rangea soigneusement cette lettre, qui rejoignait les autres qu’elle avait reçues d’Oakley.

    Elle se leva et reprenant machinalement un visage de marbre, elle ouvrit la porte… ne vit personne… baissa la tête et vit quelqu’un ou plutôt quelque chose, un des balais enchantés qui peuplaient en nombre ce château. Ce dernier se retourna directement comme s’il avait autre chose à faire de sa soirée, elle le suivit de fait, sans poser des questions (parler à un balai…).

    Une pensée germa très doucement dans son cœur… Quelqu’un l’avait convoqué… Cela ne la dérangeait pas trop, à vrai dire, si ce n’est que dans ce cas-ci, c’était quand même se faire appeler par un balai vivant, autrement dire : rien !
    Ma foi, c’est certain qu’ils n’auraient pas pu envoyer un garde, elle ne passait jamais que la plupart de ses journées avec eux, alors à quoi pense-t-on ? Autant envoyer le balai !

    Ce qui était certain, c’est que si cette personne qui l’avait faite appeler, était un commandant ou inférieur à un commandant, elle le prendrait comme une insulte… Pour la Commandante Primus, la hiérarchie est quelque chose de très très important ! Ne pas respecter la discipline et cette hiérarchie, c’était tomber dans des décadences dégoutantes et de débauches dignes de la plus grande orgie de la Coalition Noire ! (Elle n’était en effet pas très cultivée)

    Elle marchait droite, lentement derrière le balai (qui marchait encore beaucoup plus lentement)… Son regard fixe démontrait à quel point elle était stricte, à quel point elle s’énerverait si un autre de ces stupides balais laissait tomber un seau à terre, sur le tapis rouge.

    Le balai s’arrêta brusquement… Se tourna vers elle et partit froidement, comme s’il eut deviné ses pensées (mais ce n’était qu’un balai !). Elle regarda autour d’elle, se demandant où était la personne qui l’avait appelée… avant de se rendre compte que la seule chose dans ce couloir, c’était la porte vers le bureau de la Générale Cissneï.

    Elle se mordit la lèvre inférieure aussitôt… L’apprendre brusquement comme ça, c’était un peu intimidant. Surtout que si elle avait envoyé un garde plutôt qu’un balai, la commandante aurait pu se préparer convenablement.
    Elle se tourna vers la porte… Cette générale à la tête de la lumière… Il n’y avait pas une mauvaise entente mais c’était réellement assez froid. Pour ne rien cacher, certaines des décisions de Cissneï, que je tairai, n’était absolument pas approuvée par la garde et si cette dernière avait eu un mot à dire, elle aurait fait trembler la terre pour qu’on l’écoute…
    En fait, c’était surtout vis-à-vis des similis. Autant… la commandante avait déjà très mal pris qu’on ait accepté de protéger et de soigner un traître à l’Organisation… Non pour elle, il n’était pas question de faire des compromis…
    Mais alors l’autre, ce simili, cet ingrat et ce triple traître… Comment les généraux de la lumière avaient-ils osé accepter qu’un lâche, que ce sale pouilleux entre dans la lumière ?!

    Non ! Non… Non elle ne devait surtout pas trop y penser… Elle inspira et expira doucement… Ferma les yeux… Et toqua à la porte avant d’entrer et de se mettre droite, et de lever sa main droite jusqu’à sa tempe, le regard froid et stricte.


    « Vous m’avez demandé, Générale ? »

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le Lun 13 Fév 2012 - 3:32
    Tôt, plus tôt que les espérances de Cissneï se trouvaient, quelques coups furent portés contre la porte et bientôt, le Commandant Primus se trouvait face à elle, droite comme un i, dans un salut purement militaire qui n'était pas sans lui rappeler les corps d'armée fantastiquement nombreux des soldats. Elle avait vu ce geste de faire reporter à l'infini et à l'unisson, il ne lui faisait plus rien, mais venant d'une femme qui semblait si.. normale ? Féminine ? L'ex-Turk se crut bon de penser à ces adjectifs mais tout le corps de la commandante trahissaient des entraînements, et une efficacité redoutable pour le combat. Tout cela pour dire que ce geste venant d'une femme l'étonna. Non, elle n'était aucunement sexiste, la Shin-Ra ne laissait que peu de femmes réchapper de ses tests d'admissions et l'armée, peu était donc le nombre de celles qui rejoignaient ses rangs. Ici à la Lumière c'était différent, tout le monde pouvait entrer s'il le désirait et se former au fil du temps, mais Cissneï n'avait aucun doute quant à la force que pouvait bien avoir la Commandante. Même si elle n'aurait pas lu ses rapports de mission, aucun doute qu'elle croirait la même chose.

    « Vous m’avez demandé, Générale ? »

    « Oui. » répondit-elle sans la moindre hésitation. « Je voudrais vous parler d'un sujet qui devrait vous plaire »

    Aucune raison de tirer la gueule, vulgairement dit. Il n'y avait pas de sujet de guerre de mondes, pas d'attentats ou de massacres en prévision, du moins pas que Cissnei le sache. « Vous savez... » reprit-elle.

    « La guerre est proche, pour prendre une réplique un peu alarmiste, en fait il se trouve qu'elle est déjà là et que tout le monde doit s'y préparer, seulement les gardes du château sont laissés pour compte du fait que je n'y accorde aucune attention, ou au moins pas assez. Justement ce serait là que pourrait résider une grande force.. »

    Le Boss de la Lumière cherchait ses mots, de toute évidence, c'était un sujet tout chaud sorti du four, pourtant ses idées traînaient depuis un certain temps dans son crâne, nul doute qu'il fallait les organiser un peu, ce ne serait pas du luxe. Elle soupira, alors qu'aucun mot n'était sorti de sa bouche depuis déjà quelques longues secondes qui paraissaient des minutes en passant.

    « Je ne voit pas d'autre personne que vous pour les guider, pour les organiser et prendre leur tête. C'est de ce sujet qu'il fallait que je vous informe. Bien évidemment vous n'êtes pas obligée d'accepter mais je ne crois pas que je puisse trouver quelqu'un d'autre qui ait autant de qualifications. »

    Elle disait ce qu'elle pensait, sur le coup, c'était bel et bien vrai qu'il n'y avait personne d'autre qui pouvait assumer ce rôle...

    « J'aurais besoin de vous faire totalement confiance dans ce rôle, Commandant. » ajouta-elle.

    Peut-être étais-ce nécessaire de rajouter cette phrase, pour lui faire entendre une fois que cette situation n'était pas de son ressort et qu'elle devait l'accepter ? C'était bien un méthode fourbe, mais elle pouvait aussi bien marcher que se casser la gueule, surtout avec quelqu'un qui avait la carrure de s'opposer à ses décisions. Elle était très partagée... Allait-elle s'y opposer, ou non ?
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le Lun 26 Mar 2012 - 1:27
    « La guerre est proche, pour prendre une réplique un peu alarmiste, en fait il se trouve qu'elle est déjà là et que tout le monde doit s'y préparer, seulement les gardes du château sont laissés pour compte du fait que je n'y accorde aucune attention, ou au moins pas assez. Justement ce serait là que pourrait résider une grande force.. »

    Elle se sentit… reconnue. Comme si en ces quelques phrases, la générale de la lumière lui avait murmuré à l’oreille « je suis de votre côté, commandante ». Pour elle, c’était la sensation d’avoir été écoutée. Lorsqu’elle était arrivée, ses aptitudes et son éducation la poussa à instinctivement se ranger du côté des gardes de la lumière plutôt que du côté des guerriers de la lumière que l’on connaissait à travers les mondes… Et son expérience l’avait menée à partager sa maîtrise de ce métier avec les gardes présents. Hélas, la lumière, si elle était probablement le groupe le plus puissant de par ses guerriers compétents et surdoués, souffrait d’une très grande lacune par rapport aux autres factions, pour n’avoir qu’une très petite armée : Les gardes.

    De plus, le caractère farouche de Ravness la rendait très méfiante envers les autres groupes, qu’il s’agisse de la Coalition Noire ou même du Consulat, elle pouvait être cordiale avec eux sans pour autant accepter de leur tourner le dos… Paradoxalement, alors qu’elle détestait jadis les mercenaires, c’était à présent un groupe, à ses yeux, beaucoup moins menaçant.

    Pourtant la garde resta parfaitement stoïque, droite, fixant sa jeune supérieure… qui semblait réfléchir à ce qu’elle allait dire. Curieusement, bien qu’elle ne l’appréciait pas vraiment, elle pensait que la générale Cissneï était une femme d’ordre, de méthode. Discrètement, Ravness constata que sur le bureau et dans la pièce régnait une organisation discutable. Lorsqu’elle recommença à parler, l’attention de la commandante fut à nouveau propice à une nouvelle bonne nouvelle.


    « Je ne vois pas d'autres personnes que vous pour les guider, pour les organiser et prendre leur tête. C'est de ce sujet qu'il fallait que je vous informe. Bien évidemment vous n'êtes pas obligée d'accepter mais je ne crois pas que je puisse trouver quelqu'un d'autre qui ait autant de qualifications. »

    Oui… Oh oui, ce fut une surprise. Et même si cela semblait logique, malgré le fait qu’elle était déjà la commandante des gardes, d’une manière officieuse… Même contre toutes ces raisons, elle ne s’attendait pas à cela. Le stoïcisme réputé de la commandante ne tint plus, et bien qu’elle resta immobile, sa bouche s’entrouvrit et dans ses yeux se réveilla une lueur de réelle satisfaction, de fierté.

    « J'aurais besoin de vous faire totalement confiance dans ce rôle, Commandant. »

    La commandante fronça les sourcils, repassant cette phrase dans sa tête pour la comprendre comme il le fallait… Elle avait la confiance de la Générale de la lumière pour être la plus grande autorité auprès des gardes, après celle-ci, sans compter la confiance que ses hommes plaçaient en elle.
    C’était à la fois un grand honneur mais aussi une énorme responsabilité. Si elle acceptait, elle serait garante de ses hommes ainsi que des tâches de ses hommes… notamment la prison dont la garde était uniquement gérée par les gardes de la lumière. Le moindre évadé, la moindre entorse pouvait engendrer des conséquences graves pour elle… Tout du moins si elle acceptait de « prendre les coups » à la place des gardes fautifs.
    Toutes ces choses ne firent qu’accroître la détermination de Ravness qui, décidée, acquiesça.


    « J’accepte, Générale. »

    Le sort en était jeté… Dès le moment où elle eut dit ça, le devoir d’empêcher les attaquants de franchir les murs du château était bien plus important encore pour elle.

    Elle s’inclina respectueusement… Beaucoup plus en tout cas que toutes les fois où elle avait parlé à sa supérieure…
    Elle sortit du bureau de la générale Cissneï… changée, excitée… Cette promotion la rendait influente… Lui permettrait de pouvoir enfin changer les choses au sein de la lumière. Tout cela pour un bien, tout cela pour la paix.


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