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Sam 7 Jan 2012 - 2:10
    • La douce pénombre enveloppait port royal comme chaque nuit. L'obscurité y était telle que même un habitué de la région pourrait se perdre au hasard d'une ruelle. Le songe tenait à faire très attention de ne perdre aucune minute, même si ce qu'il projète de faire n'est pas du plus pressant. Agir de jour lui aurait sans doute permis de gagner du temps, néanmoins, lui comme celles qu'il désire voir ce soir aiment agir dans l'ombre. Cela n'avait rien d'étonnant, les desseins du peintre sont bien trop sombres pour être exécutés en pleine journée. Cela a toujours été ainsi, cela le sera toujours. Bien sûr, Ukiyo agit aussi de jour, moins fréquemment et souvent quand il est sûr d'être discret, mais rien ne vaut une nuit noire selon lui.

    C'était là son paradoxe, servir la déesse de soleil, mais opérer sous la lune. Ce n'est point pas honte, seulement pas commodité. Amaterasu lui avait montré qu'il était sur la bonne voie, qu'il s'approchait inexorablement d'elle. Ukiyo le ressentait au plus profond de ses entrailles comme on sens les gouttes d'eau sur le visage lors d'une pluie diluvienne. Pourquoi devrait-il donc changer ? Il pouvait se retourner la question maintes et maintes fois que jamais il ne trouverait de meilleurs avantages que les ténèbres.

    Certains pourraient être amenés à se poser la question, celle de l'affiliation d'Ukiyo. Il n'est ni ténébreux, ni lumineux malgré ses actes purement infâmes. Pourquoi ? Car la lumière divine d'Amaterasu le protège, il est à l'exact milieu de ces deux éléments qui sont souvent source de discorde. Le peintre n'en à que faire que de se poser ces questions s'il peut continuer d'agir à sa guise. Il ne laisserait rien ni personne l'entraver, il avait bien trop à faire pour se laisser freiner bêtement.

    Le songe étant là, scrutant le ponton s'enfonçant dans la pénombre. Aucun navire n'allait partir et ils étaient bien trop volumineux pour être manier d'un seul homme. Ukiyo, bien qu'il eut plusieurs occasion d'aller en pleine mer, était toujours retissant à l'idée de naviguer. Sa phobie de l'eau n'était toujours pas vaincu et elle les serait sans doute jamais. L'idée de voir de magnifiques créatures suffit à ce qu'il se décide.

    Il saisit Yomi dans sa main, il avait vu des barques par dizaines et en peindre une n'était qu'un jeu d'enfant. Quelque minutes plus tard, une chaloupe flambant neuve flottait sur la mer troublée par la légère brise. Inspirant profondément avant de se lancer, Ukiyo monta sur cette embarcation de fortune. Il prit les rames en main et commença à s'enfoncer dans la pénombre, là ou la lumière n'était plus qu'un pâle souvenir.

    Il lui fallu beaucoup de temps et de détermination pour arriver là où il le désirait; au milieu de nulle part. Au loin, aucune île, aucun navire, il lança une flammèche qui resta suspendue telle une bougie. Il ne lui restait qu'une seule chose à faire, attendre. Par chance, ce ne fut pas long, il commença à voir des remouds se diriger vers lui. Il n'eut pas peur, c'est lorsqu'on ne le voit pas arriver que c'est dangereux et qu'il est même trop tard.

    Un visage émergea, celui d'une belle et magnifique femme. Ce ne fut pas leur première rencontre, c'était une sirène dont il ne connaissait même pas le nom. Elle s'agrippa à la chaloupe faisant légèrement sortir ses épaules de l'eau. Elle semblait briller à la lueur de la flammèche, ce n'était en réalité que l'eau qui coulait le long de son visage. « Coucou Ukiyo. » Rien que l'entendre parler donna un sourire au peintre. « Coucou. » Il avait toujours été doux avec les sirènes, peut-être qu'il les admirait. « Vous avez besoin de quoi ce soir ? » Ukiyo ferma les yeux, navré par cette question. « Je n'aime pas ça. » La sirène, étonnée par cette remarque ne manqua pas de demander pourquoi. « Qu'il y a t-il ? » « Et bien, le fait que vous pensiez que je viens seulement pas besoin est dommage, bien qu'il est vrai que j'ai une faveur à vous demander. » La sirène se mit à sourire, elle semblait aimer se rendre utile. De plus, c'était le seul homme avec qui il lui était donné de parler. « Vous avez repris des forces et de ce fait, vous pouvez approcher les rivages. Je vais faire apparaître une dizaine de chaloupes, je désire que vous remontiez des dépouilles des abysses. Des restes de vos précédents repas et que vous envoyiez tout cela en bord de mer. »

    Ukiyo ne se leva pas, par peur de tomber bien évidemment. De là, il créa en un tour de même pas moins de dix embarcations. « J'aimerai que vous fassiez cela après mon départ, j'espère que vous comprendrez. » La sirène ferma les yeux en signe d'affirmation avec un léger hochement de tête. « Si vous voulez, je peux vous rapprocher du rivage. » « Je désire rester encore un instant. » La sirène semblait surprise, s'il était resté la dernière fois, ce n'était uniquement que pour sa peinture et rien d'autre. Il s'attachait à ces créature, visiblement. Cela n'avait rien d'étonnant, elles étaient belles, de bonnes compagnie et loin au large, il pouvait souffler. Aucun être humain normal ne viendrait déranger les sirènes, alors il savait qu'il pouvait toucher au doux calme. S'allongeant au fond de la chaloupe, les yeux rivés sur les étoiles, il en oubliait qu'il était en mer. Bien qu'il en ait la phobie, jamais il n'avait eu le mal de mer et maintenant qu'il voit ce que l'océan abrite, il est moins effrayé. Bien sûr, la plupart des gens détestent, maudissent les sirènes, mais Ukiyo n'avait rien à craindre. Si elles le tuaient, ce serait beaucoup moins de chair fraîche qui viendrait jusqu'à elles. Ces créatures ne savaient pas qu'il avait des amis, mais par mesure de sécurité, il était bien sage qu'elle ne fasse rien. Les songes sont amis, en perdre un est dur. C'était inutile de penser à ça.

    Il n'arrivait à pensé à rien d'autre que la possibilité de la disparition d'un autre des leurs. Ce n'était pas une bonne idée que de rester là. "Je suis désolé, mais je vais finalement vous laisser." La sirène s'y attendait et relança sa dernière question. "Je vous emmène ?" "Oui." Et la sirène ramena Ukiyo en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Il était effrayé, elle allait vite et il était obligé de s'accrocher pour ne pas passer par dessus bord. Puis, une fois arrivés, elle s'arrêta. Comme s'ils avaient lu dans les pensées de l'autre, ils se dirent au revoir au même moment et Ukiyo s'en alla.
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