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 Dès que tu sentiras le danger, pars.
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Jeu 8 Déc 2011 - 19:54
    • Un tabouret, un chevalet, une toile et un pinceau, tout ce qu'il fallait pour peindre ce nouveau monde. C'était réellement quelque chose de gratifiant pour Ukiyo d'avoir été choisi pour une telle mission. C'était d'ailleurs amusant, Genesis devait avoir confiance en lui pour faire cela, si seulement il savait que la plupart des soucis du Jardin Radieux viennent de lui. Il eût un léger rire en repensant à la dernière phrase du tragédien. « Néanmoins, dès que tu sentiras le danger, pars... » Lieutenant, c'est le grade que portait le peintre au Consulat,c'est vrai que le danger peut facilement devenir embarrassant mais c'était un Seigneur. Mais là encore, ce n'était pas réellement représentatif, il y avait des Généraux moins forts que lui, des Maréchaux aussi sans doute. Bref, il n'était pas là pour se moquer de Genesis Rhapsodos, il lui en était plutôt reconnaissant. Tôt ou tard il aurait foulé le sol de ce monde, mais aujourd'hui il était émissaire du Consulat et allait faire son travail convenablement.

    Au loin, il pouvait voir de gigantesques créatures, ce n'était ni des similis, ni des sans-coeur. Tout ce qu'il savait, c'est qu'aucun de ces animaux ne se trouvaient dans un autre monde que celui-ci. Pour se donner une réelle idée de leur taille, Ukiyo n'atteindrait même pas leurs chevilles. Pour l'heure, il était en haut d'une falaise bien loin afin d'être en sécurité. Il se rendait maintenant compte que ce que disait le boss du Consulat n'était pas des paroles en l'air. Le peintre avait l'impression d'être le premier homme à fouler ces terres, il n'y avait aucune trace de civilisation aussi loin qu'il puisse regarder. Contrairement à la Terre des Lions, ici, il gardait sa véritable forme et il en déduisait donc qu'il ne pouvait pas communiquer avec les créatures. Autant dire que ce monde n'a rien d'intéressant pour les songes.

    Ce qui le gênait vraiment, c'était que même dans les écrits du Kojiki, de tels animaux y sont absents. Il en avait quand même vaguement entendu parler au Consulat, dans les archives liés à l'Histoire. Certes, les dinosaures étaient présents avant que les premiers écrits voient le jour mais c'est là qu'il en a pris connaissance. Ils étaient surtout censés avoir disparus depuis des siècles, mais ils se tenaient devant lui, aussi vivant qu'un humain. C'était la raison pour laquelle il voulait peindre, il allait le premier à avoir ces modèles pour créer une oeuvre.

    Cela faisait quarante minutes qu'il peignait lorsqu'un dinosaure ailé passa à toute vitesse au-dessus de lui. Il a failli tomber tellement il fût surpris de cette intervention. C'en suivi quelques gouttes de pluie qui en l'espace de trente secondes s'est intensifiée pour s'arrêter subitement. Être trempé de la tête aux pieds n'étaient pas ce qui était le plus exaspérant, il y a quelque chose qui mit Ukiyo dans une colère noire. Sa toile était totalement souillée, l'encre et la peinture avait coulé, ça ne ressemblait plus à rien. Il attrapa la toila et la lança le plus loin qu'il puisse depuis le sommet de la falaise. Il hurla même, dès qu'il s'agissait de sa peinture, la moindre contrariété le mettait dans des états proche de l'hystérie. La rage du consul se calma très vite et pour cause, la terre se mit à trembler violemment, plusieurs arbres s'effondrèrent subitement. Derrière lui surgirent d'immenses d'énorme dinosaures, certainement les plus grand et à côté il était pour le moins minuscule. Ils ont dû être effrayé par le cri d'Ukiyo et maintenant ils chargeaient dans tous les sens aléatoirement.

    Le peintre des rêves ne pouvait rien faire, il était coincé au bord du précipice et son équilibre était mis en péril par les secousses des longs-cou. Finalement, il chuta sans espoir de se rattraper. Il tombait à une vitesse vertigineuse mais le sol était encore bien loin. Il commença à se concenter pour utiliser le psychisme sur lui-même et ralentir considérablement sa chute. C'était sans compter sur les ptérodactyles affamés qui par groupe de deux ont commencé à l'attaquer. Les coups de becs aiguisés étaient douloureux et la panique se faisait de plus en plus sentir. Le vent dû à la chute masquait tous les autres sons, c'était le requiem du peintre et là seule chose qu'il ressentait était son coeur qui palpitait comme jamais.

    Dans un sursaut de lucidité, il décida d'user de ses assaillants pour sa propre survie. C'est quand l'un deux jugea bon d'attaquer qu'Ukiyo usa une fois de plus du psychisme. C'était une manoeuvre risqué puisqu'elle consistait à faire écraser la bête volante contre lui-même pour s'y agripper. Le choc fut difficile à encaisser mais il avait réussi et avant qu'il ne s'écrase, le ptérodactyle se redressa pour reprendre de la hauteur. Malheureusement, pas assez haut pour éviter les arbres géants, il se prit une branche en plein visage et resta coincé là. Il voyait le bon côté des choses, au moins il n'était pas mort bien que son bras soit certainement cassé.

    Non sans mal, il parvint en quelques dizaines de minutes à descendre en faisant attention de ne pas se faire encore plus mal au bras. Depuis cet instant, il n'y a pas eu un moment où il n'était pas sur le qui-vive. Sa première envie était de partir de cette forêt et voir où il était et surtout pour savoir comment se sortir de ce pétrin. A force de marche, la végétation devenait de moins en moins dense et malheureusement, la pluie était de plus en plus féroce. Cela ne l'arrêta pas, il continua sa marche ainsi en perdant très vite la notion du temps. Les nuages étaient annonciateur de mauvaise nouvelle, mais là encore, le peintre préféra voir le bon côté des choses. Ses plaies étaient nettoyées par le déluge et les risques d'infection devenaient moindre. Au bout d'un temps, il n'y avait plus d'arbre mais il avait l'impression d'arriver au bord d'un gigantesque lac. À vrai dire, il avait déjà les pieds dedans et l'eau lui arrivait aux chevilles. Bien que déjà exténué, il continua à avancer faisant fi de la douleur. Sans qu'il ne s'en rende compte, l'eau lui arrivait déjà aux genoux, puis au nombril. Il commença à paniquer, où qu'il regarde il n'y avait que de l'eau, pas le moindre petit îlot. Si à Port Royal, il contrôlait sa phobie, c'était surtout parce qu'il n'avait pas à se mouiller, là il étai clairement dans l'eau.

    Sans réfléchir et en étant poussé par ses instincts de survies, il se mit à courir en faisant marche arrière, cependant l'eau continuait à progresser. C'est comme être entouré de millier d'araignées lorsqu'on est arachnophobe. Il est même possible qu'à ce moment, le coeur du peintre était encore plus fébrile et palpitant que lors de sa chute. Maintenant il ne touchait plus le sol, il était forcé de nager et son rythme respiratoire trop rapide l'amena à s'évanouir dans cette océan...


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