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le Mer 23 Nov 2011 - 12:35
Tiens, tiens, tiens, la Coalition commencerait elle à me donner des missions en adéquations avec mes capacités ? Le meurtre c'était clairement mon rayon, cela m'étonnais d'ailleurs de ne pas avoir été sollicitée avant pour refroidir de la viande. Parce que, oui, un cadavre, c'est de la viande, et à l'occasion, ça sert de source protéique. Ne faites pas les dégoûtés ! On ne sait jamais ce qui peut nous tomber dessus. Enfin bref, faire du compost étant au nombre de mes activités de plein air favorites, chic chic chic.

Je sortis du manoir d'un pas guilleret, et me dirigea vers l'air d’embarquement des vaisseaux. Les pilotes me firent monter à bord, puis démarrèrent sans se donner la peine de me rabâcher les consignes de sécurités... j'aurais pu les réciter aussi bien qu'eux, et il le savaient. J'avais emmené pour cette mission mon katana, trois dagues de lancer, une hallebarde et deux saïs. Ça pouvait paraître démesuré, mais c'était mon attirail standard lorsque j'appartenais à la guilde d'assassins et il ne m'avais encore jamais fait défaut. J'avais juste ajouté, en touche personnelle, quelques languettes de contact enduite de paralysant dans les plis de ma veste, Ariez avait été très clair, seul le chef doit passer l'arme à gauche, sauf que s'il a des gardes du corps ça sera woualou. ( Comprenez impossible, tu peux toujours y croire.). Je vis arriver au loin le monde qui m’intéressait, nous passâmes le château de notre chef, le bois aux loups, qui fit émerger des souvenirs, la clairière puis, le village. Je notifiais au pilote de se poser près de la forêt, je ne voulais pas qu'on me voit avant d'avoir fait mon boulot.

Je sortis du vaisseau et commençais à avancer doucement vers le village, n'hésitant pas à ramper lorsque le terrain s'avérait trop dégagé à mon goût. À force de patience, je finis par arriver près des premières maisons, ordinaires, fonctionnelles, sans prétentions aucune, mais pourvues d'aspérités qui se révélèrent extrêmement utiles pour me dissimuler, même en plein village. La carte du village se présentait comme suit, une fontaine au milieu de la place et les maison autours. Mmmmmh, la plus grande hein. J'y passais un temps monstre, devant parfois rester immobile durant une heure pour ne pas alerter les deux commères qui faisaient la causette à moins d'un mètre de ma planque, et que dire du nombre de concierge dans ce patelin, à croire qu'ils n'ont que ça à faire...


J'en ai pour la semaine. J'ai déjà vu la moitié de ce satané lieu, mais ces femmes me sortent par les yeux, c'est peut être hautement important de savoir qui à troncher untel et mis enceinte telle autre mais moi, ça me passe à quinze mille au dessus de la tête. Et puis si ça continue... ô joie.

Je venais de trouver la maison que je cherchais. Comment le savais-je ? Très simple, c'était la seule maison de tout le village à posséder un double étage, une clôture ET un chien devant la porte. Sale bête. Je n'aime pas tuer les animaux, ils ne crient pas lorsqu'ils souffrent. Bref, encore, cible repérée comme dirait l'autre. Par miracle, les mégères me laissèrent suffisamment de place pour m'introduire dans le jardin de la maison sus mentionnée. Le chien vînt à ma rencontre, je l'endormis avec l'une des languette. Il n'y avait vraiment aucun honneur à tuer un chien.

Une fois la sentinelle hors d'état de nuire, je fis le tour de l'habitation pour dégoter une fenêtre mal fermée. Bingo. J'étais dans la place. cependant le plus dur restait à faire. Un rapide tour de reconnaissance m'apprit qu'il y avait dans la maison deux gardes, le chef du village, sa femme et ses gosses. Bon dieu, s'il savait être en danger, il aurait pu les envoyer dormir ailleurs. S'ils comptait s'en servir comme bouclier il allait en être pour ses frais.

J'attendis que la femme aille faire du thé pour l’assommer dans la cuisine. Il ne me restait que deux languettes, et elle étaient pour les gosses. Comme prévu, les gamins suivirent sous peu pour avoir leur goûter, je les laissais dormir gentiment sur la table. Restait les malabars et le cadavre qui ne le sait pas encore. Un petit jeu d'ombre créa la panique dont j'avais besoin, le premiers s'avança dans la maison pour inspecter, je n'eus qu'à passer derrière l'autre et fermer la porte derrière moi. En silence. Ces crétins, tout concentrés qu'ils étaient sur l'arrière de la bâtisse, ne m'avaient même pas entendue, sentie, ou devinée.

Je trouvais mon cadavreux dans sa chambre une bouteille d'alcool bien entamée dans une main, un verre à moitié vide dans l'autre. Il ne me vit pas tout de suite, quand ce fut chose faite, je posais juste mon index sur mes lèvres. Il comprit qu'il ne survivrait pas. Mais à aucun moment il n'appela à l'aide, tout à son honneur, il termina son verre et se saisit d'une lame d'ornement qui était accrochée au mur. Je haussais l'un de mes sourcils, voulait il se battre ?


– Un duel ?
– Non.
– Alors quoi ?
– Tues moi avec elle.

Drôle de requête, mais après tout... c'était sa mort. Je me saisis de la lame, testa le tranchant, et la lâcha juste avant que les picots empoisonnés ne me traversent l'avant bras de part en part. Je l'avais lâché des yeux une secondes, il essayait d'atteindre la porte.

Je sortis ma rapière de ma poche intérieure et m'avança vers lui de toute ma vitesse. Mon bras jaillis, ma lame également. Le bout affûté de la rapière trouva le cœur à travers les côtes et lui ôta la vie avant qu'il ai pu dire un mot. Mission accomplie, restait à m'en sortir vivante.

J'ouvris la fenêtre et me glissais à l’extérieur, il faisait nuit noire, je pus atteindre la clairière avant que l'alerte ne soit donnée. La vue des flammes et des fourches ne m'incitant pas à m'attarder, je démarrais ventre à terre et ne fis aucune pause jusqu'au vaisseau. Quand les pilotes me virent arriver à ce train d'enfer, il lancèrent le moteur illico, ne tenant pas à se faire lapider en place publique.

Le vaisseau décolla alors que la foule n'était qu'à quelques mètres, c'était moins une. Je regardais le pilote qui se fendit d'un pouce levé en signe d'appréciation. Rares étaient les moments où ces gens faisaient preuve de familiarité avec moi, je lui retournais un sourire et me posais dans un coin pour dormir un peu. Ariez allait avoir ses travailleurs, moi je n'aspirait qu'à une bonne nuit de sommeil. Chacun ses ambitions.
Maître des Enfers

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le Dim 27 Nov 2011 - 17:57
Une vraie assassin digne des plus grands assassin ! C'était Alatair ton prof de tuerie ou quoi ?^^

En tout cas j'ai bien aimé la mission, bien mené et cohérente, j'ai trouvé ca un peu facile dans la maison du chef du village par contre, avec les enfants qui n'ont même pas le temps de crier alors qu'ils sont plusieurs, je t'avoue que ca m'a un peu dérangé ^^

Sinon c'était une mission sympa ! ^^

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