Derniers sujets
Chevalier Déchu

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Seigneur
XP:
161/0  (161/0)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 20 Nov 2011 - 23:09
Combien de jours? Depuis combien de jour était-il ici? Il avait oublié, mais une chose est sur, depuis qu'il est ici, dans cette ville, les choses avaient bien changé depuis son enfance. Les Bohémiens étaient toujours là, mais Frollo avait été chassé, dommage, Harker aimer bien voir des criminels se faire exécuter sur la place publique, même s’il avait toujours eu peur de finir avec une corde au cou lui aussi, cela lui donner un ‘divertissement’ et il pouvait se vanter d’être meilleur qu’eux car il n’avait pas était attraper lui. Un vent de nostalgie le prit, et cela l’énerva, oui, il n’aimer pas le passé, il le haïssait et voulait l’oublier. Ces souvenirs, combien de fois avait-il entendu les gens lui dire avec un grand sourire qu’ils étaient content de leur vie passée et que même s’ils avaient vécu des moments difficile, ils le vivaient bien maintenant ? Combien ?! Ça le mettait en rogne, qu'avaient-elles de si bien ces choses passées ? Pour lui c’était plus une gêne, le réveillant la nuit ou lui enlevant le sourire lorsqu’il était en agréable compagnie. Tout le monde dit que les souvenirs reflète la personnalité des gens. Alors ceux d’Harker sont vraiment tordu et énervant.

Accoudé à la fenêtre de sa chambre, notre énergumène regardait mollement les gens se baladaient dans les rues de Paris. Il s’était passé une semaine depuis sa rencontre avec le soldat du Consul, et même s’il avait d’abord légèrement paniqué à l’idée de se faire attraper, il se dit qu’il ne risquait plus rien maintenant. Il avait donc fini par reprendre ses petites activités nocturnes, détrousser et tuer deux trois gars pour vivre, en prenant bien soins de cacher les corps pour ne pas avoir à faire profil bas tout le temps et éviter que la ville ne grouille de garde. Bien sur, il n’avait pas tué que des hommes honnêtes, il y avait dans son tableau de chasse quelques brigands et voleurs en tout genre. Ben oui, il ne fait pas la différence, et un combat de temps en temps, ça entretient la forme et c’est tellement excitant, même si ses adversaires étaient toujours prit au dépourvu, pour être sur de gagner.

Le soleil déclinait doucement dans le ciel, de jolies couleurs apparaissaient, transformant le paysage en le rendant presque magique, mais notre bandit s’en fichait éperdument. Il était énervé, il avait envie de se détendre, mais comment ? Dans une maison close ? Pourquoi pas….Finalement non, il n’avait pas envie de voir ces femmes faciles et sales, ayant perdu tout respect pour elles même. Aller à la chasse ? Non, il l’avait trop fait ces dernier temps, il vaut mieux calmer le jeu pendant encore un bon mois, le temps que les choses se tasse. Pourquoi pas aller boire un coup ? Une bonne bière fraîche avec une belle pièce de viande, voilà de quoi calmer les ardeurs de notre homme. Celui-ci réfléchit un petit instant sur l’endroit propice, un endroit où il pourra manger pour pas chère et sans qu’on le dérange. « Au cochons d’eau », une taverne dans l’ouest de Paris, un petit bâtiment pas trop mal fréquenté et avec de bonnes bières. Et puis elle n’était pas trop loin de son auberge, il pourra donc y être rapidement. Harker, quitta son perchoir et se prépara, enfilant une chemise en coton marron, son habituel manteau, sa dague accrochée à sa ceinture et le voilà prêt. Après avoir vérifié qu’il avait un peu d’argent et de n’avoir rien oublier, il cacha le reste de son équipement dans un compartiment de la pièce et la quitta rapidement. Une fois sortit, il fit un signe de tête au vielle homme qui garder l’entré de son balai, le ciel était maintenant complètement plonger dans le noir avec ces multitudes d’étoiles. Un petit vent froid le fit frissonner, l’hiver était proche et il fallait faire l’achat de vêtement chaud s’il ne voulait pas terminer en glaçon. Notre homme réajusta son manteau, enfila sa capuche et se mit en route.

La ville était déserte à cette heure, sûrement à cause l’approche du froid ou bien pour une raison qui échappait complètement à notre bandit. Marchant sans vraiment penser à quelque chose, notre salop ne vit pas qu’il était entré par mégarde dans un quartier délabré de paris. Les murs avaient bien vite perdu de leur stature, pour devenir des blocs de pierre couvert de mousse ou des planches de bois pourries qui grinçaient à chaque fois qu’on faisait mine d’y mettre les pieds. Un endroit parfait pour Harker. Là où d’autre y verrait un lieu de désespoir, lui vois une parfaite planque, un endroit parfait pour accomplir ce qu’il savait faire le mieux, ou encore un endroit pour trouver des matériaux pour ses différents contrats. Bref, un lieu qui plaît bien à un enfoiré dans son genre. Tiens, quand on parle des loups, alors qu’il marchait sans faire d’histoire dans l’allée principale, une bande de jeunes vînt à sa rencontre. Armés de planches en bois, couteaux, hachettes et barres de fer, un groupe de petits malfrats qui s’attaque toujours à plus faible d’eux et en groupe si possible, des gens comme lui quoi ! Il se serait sûrement fait plaisir à leur botter les fesses, mais au vu de leur nombre et de son équipement, il valait mieux éviter le combat. L’un d’eux, sûrement le chef, lui bloqua la route avec sa masse, butant contre notre homme qui recula de quelques pas, il était encerclé. Gardant les mains cachées dans sa cape, notre tueur sortit discrètement sa dague et se tenait près à frapper. Après avoir observé celui qu’il pensait être une proie, le chef de bande s’exclama.

-Alors papi ? On se promène la nuit tout seul ? C’est pas bien ça.

Pitoyable, voilà le premier mot qui vint à l’esprit de notre Bandit encapuchonné, il poussa un faible soupir. « Je suis vraiment de cette catégorie ? Et ben ! Je suis vraiment tombé bien bas » se dit notre informateur avec une pointe d’ironie. Laissant son interlocuteur lui lancer des menaces dérisoires et lui exposant des faits que même le plus idiot des mecs aurait comprit. Notre bandit se mit à compter discrètement ses assaillants, un, deux, trois…Sept hommes, huit en comptant l’idiot en face de lui. Trop, beaucoup trop, avec une seul dague il aurait trop de mal à s’en débarrasser. C’est alors qu’un trait de génie lui parvint. Harker rangea sa dague et pointa un doigt inquisiteur vers le chef de groupe pour lui dire de douce parole.

-Mais tu va la fermer oui ! C’est pas possible d’être aussi con et bavard ! Une vrai femme !

Sous l’insulte l’homme stoppa tout mouvement, sous le choc, puis très vite son comportement changea, de la surprise à la colère, ces traits commencèrent à se durcir, il prit une grande inspiration, se préparant à répondre. Mais déjà notre énergumène était en mouvement, sprintant vers lui, il serra son poing et donna un violant coup dans son abdomen. L’effet fut….Fulgurant, l’air dans les poumons du chef le quittèrent, et celui-ci poussa un bruit de ballon de baudruche dégonflant. L’agresseur se laissa tomber par terre, les mains contre lui, plié en deux. Ne perdant pas un instant, Harker s’écarta et se mit à courir droit devant lui, il savait que les autres n’allaient pas en rester là. Il les entendait déjà lui crier dessus et lui dire de revenir.

La course poursuite dura une bonne dizaine de minutes, un temps durant laquelle, notre homme fit tourner en bourrique le groupe, il les amenait toujours plus loin, les quartiers malfamés devinrent très vite des quartiers de classe moyens et bientôt ils furent dans les rues des riches nobles de paris. A plusieurs reprises notre bandit dut faire demi-tour, se retrouvant dans un cul de sac, évitant de justesse ses poursuivants. Malgré sa vitesse, il semblait toujours rester à porter de vue, comme s’il essayer de les entraîner dans un coin bien précis. Alors qu’il tournait dans une intersection, il vit enfin ce qu’il recherchait tant. Harker sortit rapidement sa dague, et tout en continuant sa course se mutila légèrement le bras gauche, simulant une blessure grave et se barbouillant le visage de sang. Ses pas devinrent plus hésitant et son attitude moins assurée. Alors que depuis le début, notre homme avait le sourire en lèvre, il avait maintenant une mine égard et semblait chercher ses repères, il fit semblant d’être content de voir les gardes et s’approcha d’eux en hurlant.

-A moi ! A moi la garde ! Pitié ! Venez m’aider ! Des Bandits me poursuivent ! Ils veulent me dépouiller !

Lorsqu’il fut assez près d’un d’eux, il s’agrippa comme un diable à son épaule et simulant la panique le secoua doucement. L’escouade le regarda, étonné, son expression du visage proche de la démence et sa blessure à l’épaule gauche les rendaient perplexe. Ils allaient le prendre pour un fou, lorsqu’un groupe d’individu sortit d’un coin de rue, ils semblaient chercher quelqu’un et vu leur attirail et leur attitude, il était clair qu’ils étaient hostile. Les gardes comprirent que cet homme ne mentait pas et qu’il avait besoin d’aide, il ne leur fallut pas longtemps pour sortir leurs armes et aller à la rencontre des Bandits qui comprirent aussitôt la tromperie et cherchèrent à fuir. Pendant que les deux groupes se battaient, un homme encapuchonné se remit en route doucement, éclatant de rire. Il n’arrivait pas à croire que son stratagème ait marché aussi bien ! Quoi ? Vous dites que ça na pas de sens ? Ne vous a-t-il pas dit qu’il était tordu ? Ce qu’il ne faut pas faire pour une bière !
messages
membres