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 Prise de conscience : la différence
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Sam 19 Nov 2011 - 12:41
Quand on attend impatiemment quelque chose, on pourrait presque en devenir fou … Si cette chose que vous attendez est tellement importante… On serait tous prêt, à un moment où un autre, à péter un câble pour l’avoir. Parfois, l’amour, ça fonctionne comme ça. Pour Oakley, elle n’adopta pas ce même comportement (heureusement !). Non, ses dernières semaines étaient plutôt pitoyable. Un relâchement total sur tous les points de vu … L’alcool, la fainéantise, elle avait même repris la clope et les missions, on n’en parle même pas. C’était un peu comme une dépression. Le fait de se trouver loin de Ravness, ça la minait tellement. Elle qui n’avait pas rencontré beaucoup de femme capable de la faire vibrer à se point là.

Leur début fut quelques peu chaotique, ou du moins, ça a faillit vite partit en live. Mais ce tout petit événement que l’on pourrait caractérisé de simple dispute les avaient rapprochés. Depuis, Oakley vit ça comme le grand amour, un grand amour interdit. L’une à Port Royal, l’autre au Château Disney. L’une gardienne de la paix et l’autre marchande de guerre. La bonne et la mercenaire … Il n’y avait même pas lieux d’un rapprochement, lorsqu’on analyse.

Depuis leur première rencontre, la mercenaire s’est mise en tête de lui écrire des lettre et toujours, elle lui répondait … Elles parlaient de tout et de n’importe quoi, de leurs journées, un peu de leurs passé … Mais pour ce qui est de son histoire, tout le monde semble toujours tellement silencieux. Après quelques insoutenables semaines, après une mission bien énervante et d’autre événement d’autant plus agaçant, la cowgirl proposa à sa petite lumineuse de passer par la taverne. Histoire de se revoir et aussi de décompresser. La vie de mercenaire se faisait chaque jour plus dure pour elle et un peu de réconfort quelconque lui ferait du bien. Ravness accepta …

Le jour arriva et Oakley ne put s’empêcher de la prendre dans ses bras. Au diable l’image de grande blonde sanguinaire, de la mercenaire endurcie, du boss qu’elle n’était plus. Pour dire vrai, cette image était déjà presque disparut avec son comportement de … loque. Mais en la serrant dans ses bras, comme ça, à peine entrée dans le bar, c’était comme un second souffle !
Elle l’emmena dans sa chambre, pour être un peu en paix et s’exiler de cette ambiance de bar qui la hantait un peu trop et qui devait ne pas forcément plaire à Ravness non plus.
Et… Vous savez, Oakley voyait sa chérie comme quelqu’un d’adorable mais timide et souvent gênée pour rien, souvent mal à l’aise. Dans leurs lettres, elle se disait une féroce commandante lorsqu’elle portait son armure. Il est vrai que cette armure semblait être quelque chose d’extrêmement importante pour elle, la mercenaire en avait déjà fait les frais. Et donc, le fait de la voir enlever son équipement en entrant dans la chambre … Ne serait-ce pas un grand signe de victoire ?


Cela fait une bonne demi-heure qu’elles n’avaient pas quitté la chambre. Les gars du bar, habitué à voir la cowgirl, se posaient la question. Mais la réponse était évidente, ni le soldat ni la mercenaire n’était comme cela. Non, elles étaient juste assises sur le lit. Après s’être raconté toute les douceurs qui leur lacéraient le cœur, se dire juste à quel point elles s’étaient manqué l’une à l’autre… Elles se sont juste posée là pour profiter de ce temps, si cher à leurs yeux, ce temps si rare, où elles pouvaient se voir et parler de vive voix. Ravness était assise, ses tresses défaites. Sa chevelure d’argent tombait dans son dos, laissant celle aux cheveux d’or en admiration. Elle était splendide … Si les anges devaient exister, la démone qu’était Oakley était la plus chanceuse au monde d’en avoir un juste devant elle. Et pendant que sa belle lisait un simple journal, la mercenaire lui refaisait ses tresses. Ce serait presque un geste que l’on pourrait qualifier de « banal » entres filles mais … Qui avait une bien plus grande ampleur pour l’ancienne Boss. C’est bête à dire mais le fait de la toucher, le fait qu’il règne une certaine confiance entre elles … Cela faisait oublier un peu tout ses tracas. Elle ne pensait plus aux mercenaires, au bar, aux missions passé, ni même à ses armes qui sont au combien précieuses pour elle. A l’image de Ravness, les armes étaient son armure et elles avaient toutes les deux abandonnées leur gardien, leurs protection, ce qui devait les soulager. Elles n’avaient plus besoin de ça. C’était enfin ce « temps libre » que ni l’une ni l’autre ne semblait déjà avoir goutté auparavant.
La tireuse s’appliquait à faire ses tresses, du mieux qu’elle le pouvait. Car, même si elle est femme, elle est avant tout une guerrière. La coiffure n’était pas dans ses priorités. La preuve étant qu’elle du recommencer trois fois la même action pour être satisfaite de son tressage.

T’as vraiment du courage pour porter des tresses …

Bien qu’à force, elle s’énervait à ce jeu de patience, elle parlait toujours à sa belle sur un ton doux et gentil. C’était important de le souligner car son langage le plus courant était quand même la moquerie, la colère ou encore le « je-m’en-foutisme ». Ravness méritait le respect, bien plus que n’importe qui dans ce bar.

J’espère au moins … que ça t’amuse de me voir galérer comme ça.

Elle rit, un tendre rire comme personne n’avait jamais entendu de sa bouche. Ravness avait un don qu’elle ne se connaissait sans doute pas. Elle changeait littéralement Oakley lorsqu’elles étaient ensemble. Finalement, après beaucoup d’effort, elle finit ses tresses avec minutie et voila sa belle aussi magnifique qu’à leur première rencontre. Elle en était même soulagée, soulagée d’avoir fait ça bien pour sa chérie. La cowgirl s’approcha un peu plus de sa lumineuse à elle et se colla presque à son dos, l’enlaçant tendrement au niveau du ventre et posant sa tête sur son épaule. Elle avait envie de se sentir proche d’elle, tout en espérant qu’elle n’en fasse pas trop. Leur première rencontre démontra que le soldat n’était pas habitué à de telles marques d’affection.

Alors ? Quoi de neuf, dans ce monde de fou ?
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Mer 21 Déc 2011 - 5:41
    « Oh… »

    Au beau milieu du centurio, entre des tables bondées de pirates ou mercenaires qui regardaient en sa direction, puisque la première fois qu’ils l’avaient vue n’avait sans doute pas fait coutume. Un peu mal à l’aise au début, elle lâcha ce « oh » quand Oakley la prit dans ses bras, après qu’elles se soient rapprochées l’une de l’autre. Surprise oui mais elle n’avait pas oublié la façon dont elles s’étaient quittées la dernière fois… Ses yeux n’étaient plus écarquillés, elle profita de l’étreinte, émue de la revoir et l’enlaça, timidement. Un peu gênée tout de même de voir tous ces gens qui les regardaient soit amusés soit étonnés… Elle balaya les regards du sien, sentit le souffle d’Oakley et à son tour, les oublia tous. Avec Oakley, il n’était plus question de s’appliquer à avoir l’air intouchable… Ici, tout le monde finirait par savoir quelle était leur relation, quoi qu’elle fasse pour le cacher… Alors elle n’essayerait même pas, surtout pas avec Oakley, ne voulant pas lui faire du mal.

    « Bonjour Oakley. »

    Un sourire se dessina sur le visage de la garde de la lumière. C’était un moment important pour elle, un engagement très précieux et durable, elle l’espérait… Elle passait sa vie à fuir en avant et même si elle ne réglait pas ses problèmes en étant avec Oakley, elle ressentait simplement un soulagement profond. La cow girl ne perdit pas une seconde de plus pour quitter ce milieu, à son propre souhait mais rassurant d’avantage Ravness, pour monter les escaliers au fond du bar et d’aller à l’étage pour gagner cette chambre au fond du couloir, la chambre d’Oakley Curtis, ex-boss des Mercenaires.

    Des choses avaient changé depuis leur première rencontre, à commencer par leur titre. Son amie n’était plus la chef ici, même si les autres mercenaires ne la regardaient pas différemment… Et elle-même était devenue commandante depuis. Mais pour ce qui était du grade d’Oakley, Ravness devait s’avouer assez rassurée… Ce qu’elle avait craint longtemps dans les premiers temps était maintenant écarté, que cette relation engage certaines responsabilités… Elle ne voulait servir de lien entre la lumière et les mercenaires.

    Dans la chambre, elle balaya rapidement cette chambre d’un regard, une pointe de joie la surprenant. Elle aimait bien cette pièce depuis cette belle nuit qu’elle y avait passée… mais pas de mauvaises pensées, elles ne s’y étaient même jamais retrouvées toutes les deux en même temps avant cette journée. Elle contempla quelques secondes son amie et se regarda ensuite… Même si elle était encore mal à l’aise, elle devait faire au plus tôt… et briser sa propre glace. Elle n’attendit pas plus alors que la cow girl marchait dans sa propre chambre, pour commencer à se défaire de son armure, détachant les brides et sangles de son plastron, de ses jambières et de ses brassières… Elle fut alors dans une tenue beaucoup plus légère, une simple chemise en coton et un petit short, laissant ses jambes nues et des bottes aux pieds qu’elle défit par après… Et ainsi, pieds et jambes presque entièrement nus, elle rejoignit une Oakley ne cachant pas sa joie et baissa légèrement sa tête par gêne. Elles s’assirent toutes les deux, une en face de l’autre, sur le lit au confort déjà prouvé, et se regardèrent quelques secondes avant qu’Oakley ne commence à parler… Elle ressentit un léger frissonnement de se sentir ainsi misérable, sans son armure mais elle fit face, ravala ce mauvais sentiment… Elle avait Oakley et cela lui suffisait pour ne plus se sentir misérable.


    « Toi aussi tu m’as beaucoup manqué. »

    Elle dit ça avec un joli sourire à son amie et laissa la conversation continuer pleinement. Elles parlèrent d’elles, de leurs lettres, énonçaient quelques sentiments… Souvent, l’une d’elles répétait alors ce que l’autre avait déjà appris dans une lettre mais… inéluctablement, elles s’en moquaient, chassant la rationnelle logique d’un dialogue riche et construit pour parler tout simplement, le simple désir d’être ensemble comblait le soldat, comblait la mercenaire.

    S’ouvrir, c’était beaucoup plus facile qu’elle ne l’eut cru, à vrai dire… Toute sa vie, elle s’était entraînée à ne laisser voir aux autres qu’une partie de ce qui est pour ne jamais être vulnérable… Mais là, au moment où l’on découvre que c’est ce qui est enfoui qui, comme une plaie infectée, vous déchire de l’intérieur… on se rend compte qu’il faut alors s’ouvrir. C’était probablement le sentiment commun des deux jeunes femmes si différentes. Ravness ne se lasserait jamais d’énumérer tout ce qui les différait… C’était ce qui était merveilleux, pour elle, le romantique de l’œuvre.

    Par ces quelques lettres, elle l’avait compris et en cet instant, cela devenait flagrant… Le simple fait qu’elle ne s’en soit pas convaincu en devenait grotesque. Qu’elle puisse aimer une femme lui semblait si incroyable… pour elle qui était née dans un monde où l’homosexualité était un crime de mœurs !... Monde dont le pouvoir spirituel et moral appartenait à l’Eglise, Eglise à laquelle elle accordait toute sa confiance.

    Si pour autant, elle abandonnerait la seule chose qui ait su la faire respirer… Cela n’avait jamais été une éventualité… Elle n’avait de comptes à rendre à personne.

    Elle la regarda fixement, souriant légèrement : Oakley ne serait jamais une honte, un fardeau ou un problème… Elle risquait juste d’être le contraire, une fierté, une motivation et un remède à ses propres soucis. Les secondes passaient et aboutissaient pour Ravness à trouver son amie plus superbe encore qu’auparavant et touchante au moins tout autant. Elle l’avait trouvée à certains moments si fortes et ainsi, elles se trouvaient dans le même état toutes les deux… Ravness n’avait pas manqué de le remarquer, Oakley l’avait admirablement respecté et n’était pas allé trop loin, quelles que soient ses envies elle avait fait attention.

    Une chose en déclenchant une autre, quelques minutes plus tard, Ravness tournait le dos à sa cow girl et lisait le journal du Port Royal, tandis que derrière elle, Oakley refaisait ses tresses avec peu de dextérité mais une grande ambition et c’est précisément ce qui faisait rire la garde de la lumière.


    « T’as vraiment du courage pour porter des tresses … »

    Ravness redressa la tête de son journal, découvrant plus son visage à la lumière qui plongeait sur elle, passant par une fenêtre qui se trouvait juste à côté du lit de la mercenaire, le reflet de la lumière sur ses cheveux lui rappelant alors pourquoi on disait qu’elle avait des cheveux argents et pas gris.

    « C’est plutôt moi qui me demande comment tu réussis à te battre comme ça, déjà qu’en plein jour à grand vent, j’ai la panique de ne plus rien voir à cause de mes cheveux… Et pourtant je peux me permettre d’être un peu moins précise... Alors que toi, tu dois tirer très précisément et tu es gênée par tes longs cheveux qui flottent au vent ! »

    Elle ponctua sa phrase par un rire sincère et tout de même assez long. C’était juste exceptionnel qu’elle plaisante sur tout ce qui se rapportait à la bataille et là elle parlait d’être gênée par des cheveux, pourtant avec Oakley, elle ne ressentait pas de gêne.
    De plus ! A noter tout de même qu’elles avaient toutes les deux une fierté féminine ! Car il est certain qu’une solution aussi radicale que viril aurait, les pieds dans le plat, émis l’idée que les femmes guerrières se coupent les cheveux… Mais néanmoins, même si ce n’était pas leur soucis principal, la Commandante et la (ex)boss des mercenaires avaient tenu à garder de longs cheveux pour leur propre intêret.


    « J’espère au moins … que ça t’amuse de me voir galérer comme ça. »

    Ravness rit à nouveau, cette fois-ci à la remarque d’Oakley et redressant une nouvelle fois la tête, lui sourit, pensant peut-être qu’elle pourrait le voir de là où elle était.

    « Disons que je me dis que je n’aurai jamais à faire ça pour toi… Mais on trouvera bien quelque chose de ce genre que je puisse faire… pour égaliser les scores ! »

    Et mêlé au sien, elle profita du rire d’Oakley, charmante poésie.
    Quelques secondes plus tard, la cow girl eut fini et même sans la voir, on devinait sa fierté d’en être sortie vivante. Ravness tourna la tête pour la regarder du coin de l’œil et fit un petit sourire honnête.


    « Merci. »

    Elle replongea les yeux dans son journal tandis qu’Oakley se rapprochait plus intimement… N’allez pas croire qu’elle lui a mis sur le champ les mains Dieu-sait-où mais elle passa ses mains autour d’elle et les joignit au niveau de son ventre, collant son corps un peu plus à celui de la garde et enfin, posant son menton sur les épaules d’une Ravness assise en tailleur. Cette dernière ne toussa pas, ne fit même pas le moindre geste pour faire comprendre à son amie qu’elle était indésirée… D’ailleurs, ce fut le principal problème, Ravness ne bougeait pas du tout… Crispée, nerveuse ou hésitante, va savoir… Mais elle ne protesta pas, ce contact la troublait, la faisait encore frissonner mais elle se disait que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’elle ne surmonte ce problème… Elle sourit, entre les bras d’Oakley, plus pour lui sourire que pour se prouver un bien être. Malgré tout ce que j’ai pu dire, elle aimait cette sensation de chaleur et d’amour, il fallait juste que son cœur, ses envies et sa tête s’harmonisent un peu.

    « Alors ? Quoi de neuf, dans ce monde de fou ? »

    « Rien de très flagrant, le journal de ce monde n’a pas les mêmes priorités que le nôtre... Ils ne parlent même pas de la révolte des habitants du Palais des Rêves contre le Prince… Chez nous, c’est une priorité et un tabou depuis que le régent nous a interdit d’intervenir… Du coup, de notre côté, la générale ne sait pas quoi faire… Je pense qu’on ne devrait pas leur laisser le choix, ne pas autoriser ce pays à se détruire. »

    Elle ne répondait presque pas à la réponse d’Oakley et parlait surtout pour elle, pour exprimer son idée en pensant tout haut… C’était l’un des nombreux sujets qui la préoccupaient… D’un côté parce que ça finirait mal et que ce serait la lumière qui devrait réparer les dégâts… D’un autre parce qu’une œuvre profondément plus maléfique était derrière tout ça, ce qui était un sentiment partagé par bon nombre de personnes dans son camp. Son sourire avait disparu, le sujet la tourmentait assez et la préparait très bien à cette révélation suivante… Un sursaut de sa part prévint Oakley, quand elle cria presque :

    « Mon Dieu ! Oh non ! Oh bon Dieu, non… Mais c’est un scandale !»

    Elle faillit ajouter « et ce n’est qu’en cinquième page ! » mais son instinct lui fit comprendre que c’était une mauvaise idée. Elle fronça gravement les sourcils et plongea littéralement dans la lecture… La seule chose qui l’empêchait de faire les cents pas en même temps, c’était les bras d’Oakley… Pourtant, malgré cela, elle se tourna de 90° et mit ses pieds au sol tandis qu’Oakley était à sa gauche et gardait une main tout contre son dos, intriguée et curieuse.

    « Ecoute ça ! : « Un massacre a été commis, hier, dans la cathédrale Notre-Dame à la Cité des rêves. Une véritable boucherie, aussi cruelle que barbare… Plusieurs hommes ont été abattus au sein même de ce lieu sacré, répandant des traînés de sang dans toute la salle, tandis que des dommages collatéraux incroyables sont facilement percevables. » … Ils parlent même de satanisme et d’antéchrist dans la façon dont ces hommes ont été tués ! »


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Mar 27 Déc 2011 - 21:37
Qu’est-ce que ça faisait du bien de la revoir, de pouvoir parler de vive voix avec elle ! D’ailleurs, depuis que Ravness se sentait plus à l’aise, plus libérée, juste dans de meilleur condition, Oakley remarqua à quel point elle semblait apprécier … Dans le sens où il suffit de quelques mots à la cowgirl alors que sa petite soldate ce faisait d’un coup un plaisir d’en rajouter.
Ça faisait plaisir. De ce qu’elle avait comprit, la lumineuse ne s’amusait pas beaucoup, ne souriait même pas tant que ça. Et regardez maintenant ! Même en sachant qu’elle était un peu mal à l’aise, confortablement dorlotée entre ses bras, elle lui souriait de la plus belle manière qui soit. Toujours d’un sourire sincère, honnête, pas une simple façade mais une vérité.

En réalité, Oakley n’en avait … un peu rien à foutre du journal. Cette question n’était juste qu’un prétexte pour pouvoir se rapprocher et feinter de regarder au dessus de son épaule pour lir. Mais au fond, elle cherchait juste une chose, un peu de sa chaleur. Elle ne l’avait pas repoussé d’une quelconque manière, c’était déjà une preuve d’affection pour Ravness ! C’est comme ça que la mercenaire voyait les choses. Et, bizarrement, depuis qu’elle avait une infime occasion d’en profiter, Oakley avait besoin d’un peu d’amour. Elle qui était la grande chef, une dure à cuire, toute sa vie … un peu de tendresse ne serait pas de refus, même si jamais, Ô grand jamais elle ne sortirait ça en public. Déjà car Port Royal n’est pas réputé pour abriter des gens compréhensif et gentlemen … Soit.

« Rien de très flagrant, le journal de ce monde n’a pas les mêmes priorités que le nôtre... Ils ne parlent même pas de la révolte des habitants du Palais des Rêves contre le Prince… Chez nous, c’est une priorité et un tabou depuis que le régent nous a interdit d’intervenir… Du coup, de notre côté, la générale ne sait pas quoi faire… Je pense qu’on ne devrait pas leur laisser le choix, ne pas autoriser ce pays à se détruire. »

Wouaw … C’est en entendant ce genre de chose que la grande blonde pouvait constater le fossé qui les sépare, au fond. Depuis qu’Oakley n’est plus le chef, elle ne se tient plus au courant des dernières nouveautés, se laissant dépérir et laissant le long fleuve pas si tranquille de la vie l’emporter. Du coup, elle ne connaissait les faits qu’à travers quelques brides de phrase dans leurs lettre. Mais elle, elle s’en foutait royalement. Depuis quelques années, elle était une mercenaire. Elle pensait Mercenaire ! L’argent, si pas, va te faire foutre … Et c’est encore d’actualité. Une révolte ? Rien à faire sauf si il y a de l’argent à se faire. Mais tout en se disant ça, l’ancien boss savait bien que c’était un gros morceau pour Ravness. Aider les gens, ça devait être une chose qui lui tenait très à cœur, une notion qui se faisait rare dans la conscience d’un mercenaire. Et la preuve que ça la tracassait, elle en perdait le sourire. Elle aurait du se taire, avec sa question à deux balle. Y a quoi dans le journal … Enfin, au fond, elle n’avait pas répondu à la question. Ha ouai, donc ça la bouleversait vraiment pour en parler comme ça. Et comme la garde, la tireuse avait perdu un peu de son sourire, levant les yeux au ciel en air de dire « j’ai fais une boulette moi, ou quoi ? ». D’ailleur, elle ne trouva rien de mieux à dire que …

« Tu sais, y a plus grave dans une … »

Et elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que « plus grave » arriva dans le coin pour faire sursauter sa chérie. D’ailleurs, Oakley, qui était toujours le menton sur son épaule, ne pu s’empêcher de grimacer en sentant sa mâchoire claquer un peu brusquement. Aie …

« Mon Dieu ! Oh non ! Oh bon Dieu, non… Mais c’est un scandale !»

Qu’est-ce qu’il ta fait, le bon Dieu ? De la part d’une catholique de la cité des rêves, ce n’était pas quelque chose à dire. Oakley se frotta le menton en faisant discrètement bouger sa mâchoire, observant Ravness qui était à la limite de la furie en si peu de temps. Tel un robot, elle se concentra sur le texte qu’elle lisait, texte qui semblait susciter toute cette agitation, alors qu’elle se défit un peu de l’attache d’Oakley pour poser les pieds sur le sol. Mais elle garda un main contre son dos, tentant de lire en même temps qu’elle récite.

« Ecoute ça ! : « Un massacre a été commis, hier, dans la cathédrale Notre-Dame à la Cité des rêves. Une véritable boucherie, aussi cruelle que barbare… Plusieurs hommes ont été abattus au sein même de ce lieu sacré, répandant des traînés de sang dans toute la salle, tandis que des dommages collatéraux incroyables sont facilement percevables. » … Ils parlent même de satanisme et d’antéchrist dans la façon dont ces hommes ont été tués ! »

« Quoi !?! »

Le choque, quel horreur ! En apprenant cette nouvelle, Oakley sembla, sur le coup, tout aussi choquée et révoltée que sa commandante Primus. Si bien qu’elle bondit presque du lit, chopant le journal des mains de la lumineuse. Elle lu la chose avec un peu plus de sérieux, faisant les cents pas à la place de sa chérie. Oakley était devenu aussi énervée que son amie, seulement … Vous, vous ne savez pas encore pour quoi. La cathédrale a été vandalisée ! Des dégâts important, la maison de dieu en ruine ! Nan, rien à faire de ça … Un massacre dans un lieu sacré ! Du sang, des tripes, un affront total à la vie ! Non plus, c’est son quotidien… Elle finit par lâcher.

« Putain de bordel de chiasse ! Les enfoirés ! Je ne peux pas le croire ça ! Les Salauds ! »


En gros, elle imitait Ravness, avec un langage bien à elle, bien sur. Elle se frotta le front, râlant entre ses dents, serrant le tas de feuille au point d’en trembler … Au premier regard, on pourrait croire que Ravness approuverait ce comportement. Bah oui, elle était énervée de ce fait divers, la mercenaire aussi, connexion, idée se rejoignant ! Et pourtant, alors que Oakley se mit à pousser un coup d’gueule, se parlant à soit même, oubliant presque Ravness.

« Qu’est-ce qu’il y avait de satanique dans la manière de tuer ? Alors voila, faut qu’il y a un truc pas claire dans une Eglise pour appeler ça « Satanique » ! Nan mais merde, c’est quoi cette mauvaise pub ! Les mercenaires font leurs boulots, ce n’est pas un culte à la gloire des ténèbres ! … Han ! Ils ont même pas signé ! J’avais dis mon nom au prêtre en plus ! Moi qui m’étais cassé le cul pour faire de la belle mise en scène ! Mais regarde comment ils dégradent la mission … »

Et oui, vous ne rêvez pas, c’était Oakley qui avait fait le massacre. Et elle en était fière, quelque part ! Cela la foutait juste en rogne que l’on traite un chef d’œuvre comme ils venaient de le faire ! Il n’y avait pas tant de dégâts et si les victimes étaient scarifiées de manière horrible, ce n’était pas de sa faute ! Ils étaient déjà comme cela de leur vivant ! En plus, les mercenaires, ce n’était pas rien ! SI cela venait à se savoir, on prendrait les mercenaires pour une bande de fou, des malades cultiste, une secte ! Attendez, on peut y aller jusque là, vu comment ce torchon décrivait ce combat comme un… Rituel vaudou, ou que sais-je ! Juste une bande d’ignare, où les armes à feu sont inconnu et le premier trou balle est prit pour une lobotomie au pilon ! Regardez, messieurs ! Un cerveau éclater sur le sol, c’est l’œuvre de Satan. HA ! Sans blague …

Mais alors qu’elle continuait à râler sur sa prestation, en disant assez pour laisser croire à sa belle qu’elle était l’auteur de ce « crime » affreux… ce qui est le cas. Oakley finit par réaliser en jetant le journal sur le lit, en voyant le visage de sa chérie. Ha, oui, elle qui trouvait ça odieux … La gaffe. Venait-elle d’hurler que c’était son œuvre ? Oui, il semble bien. Elle ne pu faire autrement que de prendre une grande respiration, se calmant d’un coup sec avant de marmonner gentiment en regardant Ravness, histoire d’adoucir le choc.

« Oui, enfin, bon … Ils exagèrent hein… C’était plus propre, à la fin… Et puis ! Et puis c’était des vandales ! Ne l’oublions pas ! hein ?! … »
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Dim 22 Jan 2012 - 5:12
    « Quoi !?! »

    Ravness sortit de sa lecture et les yeux presqu’humides, regarda Oakley dans les siens avec un profond sentiment de dégoût. Son amie lui prit le journal des mains avec une rage passionnée… C’était au moins un point commun qu’elles avaient, Ravness s’en rendit compte et apprécia de voir combien la cowgirl était sensible à de pareilles atrocités. Et tandis que cette dernière lisait avec anxiété et qu’elle commença à faire les cent pas dans sa propre page, la garde toujours assise ne put s’empêcher de se ronger les ongles… Comme si elle attendait d’Oakley qu’elle trouve une solution miracle… Ca lui semblait tellement probable sur le moment, elle avait depuis quelques secondes une confiance inébranlable pour la belle mercenaire.

    « Putain de bordel de chiasse ! Les enfoirés ! Je ne peux pas le croire ça ! Les Salauds ! »

    Bien qu’elle n’aimait pas tellement cette facette d’Oakley… Elle devait bien avouer que pour le coup, elle était soulagée de l’entendre dire tout ça avec tant de hargne. C’était si convaincant qu’elle n’aurait même pas imaginé que sa tendre amie ne s’y implique tant que pour lui faire plaisir, non vraiment… La lumineuse ne savait absolument pas quelle était la source de tant d’agacement mais quoi qu’il en soit, elle en était contente. Sur l’instant, j’ai d’abord cru qu’Oakley devait probablement être terriblement impliqué dans la lutte contre le crime et la cruauté… Tandis que Ravness s’imaginait déjà avec des milliers d’étoiles dans les yeux que la mercenaire aurait pu en fait être une fervente croyante et que seul le hasard avait voulu qu’elles ne se découvrent pas encore ce magnifique point commun.

    « Qu’est-ce qu’il y avait de satanique dans la manière de tuer ? Alors voila, faut qu’il y a un truc pas claire dans une Eglise pour appeler ça « Satanique » ! Nan mais merde, c’est quoi cette mauvaise pub ! Les mercenaires font leurs boulots, ce n’est pas un culte à la gloire des ténèbres ! … Han ! Ils ont même pas signé ! J’avais dis mon nom au prêtre en plus ! Moi qui m’étais cassé le cul pour faire de la belle mise en scène ! Mais regarde comment ils dégradent la mission … »

    ...

    Le sourire dissimulé de Ravness… Se figea et fut même un peu plus visible. Ses yeux par contre reflétaient absolument toute sa surprise, son horreur… Et le sourire devint gêné, ensuite nerveux… pour finalement qu’il n’y ait plus de sourire du tout. Elle se leva lentement, pas trop certaine de ce qu’elle devait penser.

    Non en fait… Elle n’en avait aucune idée. Oakley était une excellente comédienne et à ce moment là, elle lui recommanderait chaudement d’arrêter de perdre son temps avec les mercenaires et d’aller au Consulat. Ah oui parce que c’était du talent, du vrai talent à l’état pur ! N’importe qui aurait pu vouloir faire mieux, ça aurait été minable comparé à une telle performance… Dieu lui-même aurait marché dans son drame et son monologue tant il était prenant et si naturel !
    En tout cas… On pouvait dire qu’elle savait se mettre à la place des pires ordures du monde, oui…

    Sauf que la perfection n’existe pas… Et que ça, c’était beaucoup trop parfaitement génialement joué pour que ça soit de la comédie… Non ça n’était pas une blague, Ravness s’en rendit vraiment compte et fit quelques pas incertains. Oh non, elle n’en doutait plus… Elle lui aurait bien demandé si c’était une blague mais elle était à présent convaincue que la mercenaire était très sérieuse.
    Elle ne savait juste pas comment réagir… Oakley parlait de mission, peut-être qu’au fond, elle n’avait pas eu le choix, avait été obligée de combattre dans cette cathédrale et d’y commettre ce massacre… Il y avait des milliers de possibilités, cela pouvait être un piège… Le destin avait peut-être voulu qu’elle n’ait eu que des occasions de tirer parfaitement sanglantes. Certes, elle avait dit « mise en scène » mais elle parlait peut-être tout simplement de… d’un plan ! D’un plan qu’elle avait exécuté envers et contre tout… Après tout… Les héros d’un temps sont les monstres d’un autre.


    « Oui, enfin, bon … Ils exagèrent hein… C’était plus propre, à la fin… Et puis ! Et puis c’était des vandales ! Ne l’oublions pas ! hein ?! … »

    Des vandales… La commandante de la lumière ouvrit la bouche, surprise… Avant de commencer sa phrase avec un visage qui feignait la compréhension.

    « Ah… Ah non mais je m’en fiche ! Non mais je m’en fiche complètement que tu aies fait ça pour des vandales ! »

    Elle ne criait pas… Mais sa voix était clairement agressive et le ton montait doucement. Ses paroles étaient pleines de reproches et ses yeux reflétaient à quel point elle trouvait ça inacceptable.

    « Tu aurais pu… Faire ça normalement… Attendre qu’ils soient sortis, par exemple ! Mais non… Non tu devais accomplir ta mission… »

    Là ses yeux s’écarquillèrent et elle hocha nerveusement la tête… Elle passa une main dans ses cheveux et leva un peu le menton pour regarder le plafond.

    « Tu devais faire une belle mise en scène. »

    Elle hocha encore la tête, les yeux humides… Elle ne savait pas… Non pas du tout. Ca aurait du simplement la mettre hors d’elle, ce qu’elle était. Mais elle n’aurait pas cru qu’elle aurait envie de pleurer. Sans rabaisser la tête, elle essuya juste ses yeux de son autre main. Ca avait été si brusque, il y a trente secondes elle était encore heureuse et même fière d’Oakley.

    « Je ne sais pas si c’est d’être mercenaire ou complètement athée qui t’a donné cette idée, Oakley… A vrai dire, je m’en fiche… Mais que tu n’aies même pas eu une pensée pour les autres, ceux qui habitent dans ce monde !! Tu sais pourtant que je suis née là-bas ! J’y allais bien une fois par jour, dans cette cathédrale… »

    A vrai dire… Elle se rendait bien compte que les dégâts n’étaient pas énormes… Quelques statues, peut-être des tableaux… Des bancs, ce n’était rien, surtout pas pour un pays si riche et le sang pouvait se nettoyer. Tant de sa tristesse était pourtant resté dans cette cathédrale, elle avait prié avec tant d’ardeur et cela toute sa vie…

    Elle regarda enfin Oakley… Il y avait une chose qui lui pesait sur le cœur, juste à ce moment là… A vrai dire, elle n’était pas sûre de vouloir le dire. Pour en être certaine, elle devait d’abord écouter son amie, l’écouter et essayer de se calmer… Et si enfin, elle y pensait toujours, elle lui dirait.


    « Mais… Comment as-tu pu faire ça ?... »

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Jeu 29 Mar 2012 - 22:27
Oakley avait côtoyé assez de personnes différentes pour savoir que cette moue que lui faisait Ravness n’était pas synonyme de… Joie, d’indifférence ou même de compréhension. Je dirais même, loin de là. Quelle idiotie, la boulette à ne pas faire. Pourquoi s’énerver au point de crier haut et fort ce que l’on pense alors qu’au fond, on savait très bien que ça n’allait rien lui apporter de correcte. Elle était presque prête à recevoir son sermon en pleine gueule, mais pas cet air faux que Ravness employait pour s’exprimer, la faisant presque passer pour une idiote à ses yeux. Jamais Oakley ne s’était décidée à devenir méchante envers sa belle, mais ça, ça ne lui plaisait pas du tout et si elle comptait jouer à ce petit jeu longtemps, elle n’aurait pas l’effet escompté au final.

L’autre problème dans ce sermon, mise à part le fait qu’elle la prenne pour une idiote, c’est que c’était le niveau de compréhension 0. Pour Ravness, c’est presque … Non, c’est normal ! C’est normal qu’elle s’énerve. Et s’il est vrai que la cowgirl aurait pu éviter cette histoire de « mise en scène »… La lumineuse oubliait qu’un mercenaire fait ce qu’on lui demande de faire pour gagner sa vie. La prendre pour une idiote + l’incompréhension = un cocktail qui commencerait à lui irriter la gorge.

Ravness ne s’en fichait pas de cette histoire ! Oui elle devait accomplir sa mission ! Biensur qu’il faut faire ça bien, comme toujours, pour donner du boulot aux mercenaire ! Le monde n’est pas rose, ma grande ! Tu es bien placé pour le savoir, alors pourquoi t’énerve tu autant ? Pourquoi tu essaie de le cacher derrière tes simagrées ?! Mais la vérité, dans tout ça, c’est qu’elle avait peut-être raison. Peut-être que c’est Oakley qui n’est pas normale… car chez elle, les pulsions que les contrats lui donne … Elles les décriraient comme le « sérieux d’une mission » mais ça allait beaucoup plus loin que ça.
Mais bien vite aussi, elle était partagée entre agacement et tristesse de voir sa belle sur le point de pleurer par sa faute, en plus. Elle restait juste là, immobile en évitant de la fixer, se mordant la lèvres, le regard.. Mauvais qu’elle espérait ne pas montrer

« Je ne sais pas si c’est d’être mercenaire ou complètement athée qui t’a donné cette idée, Oakley… A vrai dire, je m’en fiche… Mais que tu n’aies même pas eu une pensée pour les autres, ceux qui habitent dans ce monde !! Tu sais pourtant que je suis née là-bas ! J’y allais bien une fois par jour, dans cette cathédrale… »


Mais le problème, petite garde, c’est que tu ne te rend pas compte que la grande dégourdie devant toi ne voulait pas te blesser … C’est vrai que la Cowgirl ne croit en rien d’autre qu’en la loi du plus fort et que ses histoires catholique, ça lui sortait des oreilles. Quitte à croire en autre chose qu’à l’être humain, pourquoi ne pas prier chaque jour chez toi ou où tu veux ? Pourquoi une Eglise ?! Mille truc voulait sortir de sa bouche pour la descendre à se moment là ! Pour se défendre et rétablir sa fierté comme elle le faisait si bien ! Mais ... Y a-t-il vraiment un cœur en Oakley ? Pour avoir se genre de pensé, aimait elle vraiment Ravness ? …

Elle essayera de se retenir pour prouver que oui.

« Comment j’ai pu faire ?! En prenant un flingue et en tirant dans le tas ! … »

Paroles qui auraient pu choquer Ravness de par son… manque de sentiment, cette cruauté, mais d’après elle, il fallait lui ouvrir les yeux sur la vie qu’elle menait. Lui faire savoir qu’elle vivait autre chose qu’un parcours rose bonbon avec elle.

« Je suis une mercenaire. Tout les mercenaires font des choses horribles, tellement que ça nous semble normal à la fin. Qu’importe que ce soit un endroit saint ou une décharge public, si on nous demande de tuer, on le fera ! »

Contrairement à son accusatrice, Oakley avait un ton sec mais stable, contenant sa colère comme elle l’espérait. Mais la grande blonde était un peu lâche sur ce coup et préféra éviter son regard, marchant dans sa chambre pour arriver devant la fenêtre, fixant un point quelconque dans l’horizon, toujours pour ne pas voir sa réaction et débiter ses arguments, arguments qu’elle semblait louable.

« Si on nous demande de tuer un vieillard, on le fait, sans scrupule ni regret. Un enfant, une femme, un homme ou un monstre, pas de distinction, si on ne le fait pas, on a pas effectué le contrat. On a aussi besoin de prouver qu’on est efficace, sinon, les contrats ne seront plus facile à trouver. Et on se retrouve sur la paille, errant, sans chambre au chaud, sans de quoi se payer quoique se soit, nourriture et à boire, sans famille pour soigner le peu de cœur qu’il nous reste. Pour vivre un tant soit peu la vie, j’ai appris à avoir un cœur de pierre. C’est dur à comprendre !?! Et tu crois que je l’ai choisi, cette vie ?! »


La main posée sur son ceinturon commençait à se crisper, la mâchoire serrant les dents alors qu’elle se remémorait de douloureux moment. Des moments qu’elle espérait pouvoir effacer … avec la présence de la seule qui aurait pu la comprendre. Mais pas tant que ça, à voire …

« Bien sur que j’aurais bien aimé naitre avec une cuillère en argent là où je pense, mais le fait est qu’aujourd’hui, je suis une meurtrière, contrainte et forcée à vivre dans le sang. Peut de gens ont choisis cette vie, on fait ça pour s’en sortir ! Alors, à moins que tu sache faire des miracles, j’aimerais que tu essaie de comprendre un peu ma situation avant d’en faire tout un plat ! »

Et dans un léger murmure qu’elle ne pu s’empêcher de lâché, elle marmonna un petit….

« Et me dit pas merci, j’ai quand même sauvé ta foutue cathédrale de vrai sataniste … »

Elle croisa les bras, le regard sévère qui fixait la mer. Elle n’avait pas réussit à comprendre la peine de Ravness et avait défendu sa cause comme on se défend contre un jury, en mettant des arguments en avant. Mais malheureusement, elle n’était pas devant un jury mais devant la personne avec qui elle voulait tisser un lien de parfaite confiance… Oakley ne voulait pas admettre qu’elle prenait parfois plaisir à tuer, elle ne voulait pas lui avouer son problème qui était synonyme de force chez les mercenaires et de faiblesse pour des personnes normales. Elle ne lui a pas parlé aussi gentiment que prévue, ne s’est pas excusé et a refusé de se mettre à sa place, un bref instant, pour comprendre pourquoi elle était si contrariée.

Il lui faudra quelques claque pour comprendre que ce n’était pas ça, ce qu’elle aurait voulu ….
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Mar 15 Mai 2012 - 0:58
    Ravness était à un point de colère tel qu’elle veillait à la moindre virgule manquante dans les mots d’Oakley, comme si elle n’avait même plus conscience de son existence et qu’il n’y avait plus dans le monde que leur discussion…
    Sa concentration à son paroxysme ne rata pas cette phrase fatidique, sapant totalement l’humeur de la commandante :


    Et me dis pas merci, j’ai quand même sauvé ta foutue cathédrale de vrais satanistes … »

    Mais elle ne répondit rien… Et pourtant, Dieu sait à quel point elle n’était pas passée loin d’entrer dans une colère noire. Il est vrai… que cela arrivait souvent. Maintes fois, les situations, les missions, les gardes ou les ennemis l’avaient plongée dans une furie impressionnante. Pour elle, le monde ne tournait pas comme il fallait et c’était son plus grand tracas.

    Ici, ce n’était pas comparable, ce n’était plus ce à quoi elle était habituée… Elle passait ses soirées à ruminer ses déceptions à propos de la lumière qui chaque jour faisait des choix qu’elle ne jugeait pas du tout adapté… A chaque fois, ce goût infâme d’injustice qui coulait abondamment dans sa gorge la rendait de plus en plus renfermée. Ici, il n’était même pas présent et ce n’était pas plus de la déception alors que les deux auraient été légitimes.

    Elle en arrivait à un stade où la source de tous ses problèmes ne pouvait plus être « traitée » mais seulement « combattue ». Cette facette d’Oakley était à présent un ennemi au même titre que le crime, que le mal. Non elle n’allait pas tuer son amie, juste être strictement opposée à ce visage qu’avait Oakley, la mercenaire.

    Il y eut un silence… Par cette flèche de parthe, la cowgirl n’avait plus qu’à reprendre son souffle et à attendre une réponse, peut-être, de la garde de la lumière. Mais Oakley lui tournait toujours le dos, oui.

    Il y eut de la colère… plus encore tandis qu’une seconde succédait à sa précédente… Et d’avantage lorsque la minute s’écoula. Elle sut à quoi elle se risquait en fréquentant Oakley… une mauvaise fille qui contrastait étonnamment bien avec l’apparence raisonnable de Ravness. Mais du fond du cœur, elle avait cru l’ancienne boss des mercenaires plus… morale que ce stéréotype du mercenaire qu’elle se faisait avant.

    Il y eut de la peine, bien sûr. Une déclaration de guerre était lancée entre la mercenaire et la garde de la paix… Aussi bien les principes que leur fonction les opposaient radicalement et quand bien même elles s’aimaient, rien ne les empêcherait de se déchirer par des injures à l’avenir, si l’une d’elles n’acceptaient pas la reddition.

    Et il y eut un aveu.


    « Mais tu fuis… Aussi bien tes responsabilités que cette discussion ! Tu penses agir en toute légitimité ? C’est surtout que tu t’excuses par ton passé difficile, c’est tout ce que je remarque !! »

    Les poings serrés, les yeux bouillonnant d’animosité, voix claire ou tremblante mais voix certaine.

    « Oublie la cathédrale, alors. Oublie le geste impie, ne regarde que ce qui s’est passé en toi ! Tu as trouvé un amusement à tuer des hommes en mettant en scène leur mort et tu y vois une banalité parce qu’ils n’étaient pour toi que des cibles attribuées par des contrats de papier… En vérité, tu t’es complètement déshumanisé, au fil de toutes ces années passées dans ce bar répugnant ! »

    Elle avait bien dit « foutue cathédrale », ce n’était que le juste retour des choses !

    « On n’a pas toujours parlé de moi comme d’une fervente fanatique obsédée par la paix et la religion ! Avant ça, j’ai perdu mon humanité, moi aussi… Et depuis, je vis une demi-vie dans le seul but de redevenir humaine, aux yeux de Dieu. »

    Elle n’était certes pas née dans une condition d’horreur où elle avait du tout faire pour subsister… mais elle avait eu son lot de remords.

    « Des remords, les mercenaires n’en ont aucun… Ni morale, ni notion du bien ou du mal. Pour toi comme pour eux, la vie n’a aucune valeur. Et c’est ce que je déteste dans ta « famille »... »

    Une famille qui n’a comme rôle que de se convaincre réciproquement d’être encore humain, d’avoir gardé une bonté en eux malgré le gamin abattu la veille d’une balle dans la nuque dans une cour abandonnée.

    « Ne deviens pas un monstre… ou nous serons ennemies. »


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Dim 8 Juil 2012 - 17:41
Un silence plana alors que son dernier murmure fracassa la conversation, pour le peu que cela en soit une. Butée et ancrée sur ses positions, Oakley ne démordait pas, tournant le dos à Ravness comme si il n’y avait plus rien à dire, juste attendre que l’une d’elles se décide à … faire je ne sais quoi pour mettre fin à ce moment figé et assez inconfortable. Mais la garde de la lumière en décida autrement et cela ne plut pas à la cowgirl. Rien que le mot « fuir » qui était un mot si… révélateur, un mot qui signifiait presque que l’on était une poule mouillée … lui arracha une grimace haineuse. Et les propos qu’elle aborda ensuite ne la détendirent pas plus que cela.
La vérité est parfois dure à portée. Lorsqu’il s’agit de bonne vérité, Oakley et la première à s’en vanter mais sa fierté tente de repousser tout le reste même si Ravness avait sans aucun doute totalement raison. Oakley voulait se cacher derrière ses excuses pour ne pas avoir à faire l’effort de changer … Même si il y a une part de vérité, le lien de cause à effet qui l’amena chez les mercenaire, ses arguments ne justifiait en rien le faite de rester ici, le fait d’être obliger de rester et être une tueuse. Elle aurait bien pu lutter pour sortir de cette situation … Mais dans un monde ou de telles infamies sont considérer comme normal, pourquoi changer ?

Et ça aussi, c’est vrai, le fait qu’elle prenait du plaisir à tuer. Beaucoup de meurtrier pourraient dire qu’une fois que l’on a commencé à tuer, on ne peut plus s’arrêter. La grande gueule de la mercenaire pouvait bien se moquer de tels tocards mais aujourd’hui, comment nier le fait qu’elle a tourné dans cette spirale depuis bien trop longtemps ? Même si en réalité, si Ravness n’était jamais passée par le Centurio, L’ex-chef serait toujours aussi fier de ses tires en pleine tête… Mais tout ça, elle n’arrivait toujours pas à le penser ni même à le concevoir ne serait-ce par le niveau de colère qui montait en elle. Oakley la mercenaire, le cœur indomptable, était blessée. Au point que le simple fait qu’elle décrive son bar comme répugnant faillit faire hurler la bête. Car le cœur indomptable était de la famille, c’était jusqu’à lors la seule chose sur quoi elle pouvait se raccrocher avant de tomber. Et la lumineuse trainait son nom dans la boue …
Cependant, l’infime partie de la cowgirl qui n’a jamais prit les armes l’empêcha, à la dernière phrase de son amie, de déverser sa colère et sa frustration sur elle. Au lieu de ça, elle passa sa rage sur le mur qu’elle frappa de toutes ses forces, un grand coup, sans hystérie ni aucun autre signe de colère. Elle ramassa son chapeau de cowboy sans croiser le regard de sa compagne et le porta de façon à ce qu’elle ne puisse pas voir ses yeux avant de se diriger vers la sortie. Elle donna un coup de pied dans le cadre de la porte en passant par là, claquant la porte derrière elle, une grossièreté sortant de sa bouche, une seule et unique chose en tête, quelque chose de vitale à cet instant, ne plus entendre ce qu’elle prenait pour un tas de connerie qui n’a rien à voir avec elle. Ou tout simplement, le besoin d’être seule.

Elle avait laissée Ravness seule dans sa chambre, à la limite de s’en foutre de ce qu’elle pouvait en penser. Pendant un certain moment, en se réfugiant sur le toit, elle se défoulait sur les caisses que l’on stockait là, au point d’en avoir le poing ensanglanté. Lorsque la colère fut passée, que la mercenaire était retournée dans un coin de sa tête … Elle se posa sur le rebord, à la même place où elle avait amené sa chérie la première fois. Harmonica entre les mains, elle jouait un air de prison tout en réfléchissant. Elle repensait à tout ce que Ravness a pu lui dire, à son comportement … mais aussi à plein d’autres questions. Comment changer ? Est-ce que cela en vaut la peine ? Est-ce qu’elle le voulait ? Le pouvait ? Si elle le pouvait, qu’est-ce que cela changerait ? Voulait-elle se changement ? …
Elle passa de longues heures, seule, sur ce toit à épuiser son instrument. Elle se faisait une raison, elle essayait d’agir comme une personne responsable, comme le voudrait certainement sa chère amie. Chère amie dont elle cru ressentir la présence au bout d’un certain temps. Oakley était sur qu’elle était derrière elle, à l’observer pour une quelconque raison. C’est pour ça qu’elle finit par faire taire cette musique de désolation, s’adressant à elle en regardant le port. Elle fixait un point, les mains jointe entre ses jambes, son harmonica pendant à l’une d’elle. Elle abordait un petit sourire, presque un sourire de capitulation.

Toute gamine … j’avais envie que d’une seule chose. La liberté… Mais c’est quoi, la liberté ? C’est n’être relié à rien. Pas d’obligation, personne pour dire quoi faire, faire ce que l’on veut, tout le temps, être un oiseau et voler où on veut. Et cette liberté, je l’ai maintenant … Mise à part deux trois comptes à rendre aux mercenaire, je peux faire tout ce que je veux.

Pour l’instant, cela n’avait pas grand-chose à voir avec ce qui s’est passé … Juste Oakley qui parle sur un ton léger et une allusion sur la liberté et ce qu’elle « aimait » faire …

Si je veux conserver cette liberté que j’ai toujours convoité, il faut que je sois seule… Il faut que je me sépare de toi…

Paroles graves, paroles graves … accentué par une petite pause qui installa une espèce de doute, à savoir si elle disait ça sérieusement. Elle reprit d’une voix soupirante.

Tu sais pourquoi on m’appelle le cœur indomptable ? … Sans doute parce que j’ai quelque chose de féroce en moi … mais aussi car on ne m’a jamais vu au coude d’un homme. Ni d’une femme d’ailleurs. Faut croire… que je suis plus si indomptable qu’avant. Je préfére sacrifier ma liberté que te perdre.

Elle passa sa main sur son visage, ne cachant même pas, cette fois, le grain de sable dans ses yeux. Il est inutile de décrire ce qu’elle ressentait, on pouvait le voir sur son visage qu’elle tourna à peine pour voir Ravness du coin de l’œil.

Je sais pas comment … mais je vais essayer … Je veux pas te perdre ….
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Jeu 9 Aoû 2012 - 3:31
    Elle sursauta quand elle vit le poing s'abattre sur un mur et elle ne put s'empêche de penser à la douleur de son amie, l'inquiétant tout naturellement. Elle ne bougea pas, une peur en elle craignait qu'elle ne soit frappée aussi... Naturellement, ni la giffle ni le poing ne l'effrayaient, ça allait tellement plus loin.

    Lorsque la porte se ferma violemment, le fracas de celle-ci la rendit sourde. Avec cette sortie sonore, Oakley éteignit tout autour de Ravness... Comme lorsque le regard s'embrume, que l'on fixe un point sans même s'en rendre compte, que tous les sens semblent s'estomper pour laisser libre cours à la pensée... là c'était pareil, tout se taisait, sauf ses réflexions, peurs et doutes.

    Elle ne pensait plus à la cathérale mais n'était pas pour autant prête à pardonner à Oakley. A vrai dire elle ne prévoyait pas de lui pardonner un jour, rien ne changerait dans la tête de la garde, tant que rien n'aurait changé dans l'esprit de son amie... C'était un deal intraîtable, un chantage égoïste mais rien ne la ferait renoncer.

    Dans sa tête, c'était davantage une juste mise en garde plutôt qu'un chantage. Elle ne faisait que dire à la cowgirl ce qu'il se passerait si elle n'accomplissait pas l'infaisable, et ce faisant, du mal elle en faisait des deux côtés. Même si Oakley avait été la pire des chasseuses de prime ou même la chef d'un syndicat criminel, Ravness aurait souhaité l'aimer et vivre avec elle, sans chercher à se mêler de ses affaires. Mais les souhaits du Drapeau blanc de la lumière n'étaient pas conciliables avec son devoir et ses principes dont elle ne faisait aucun écart. Si elle atteignait une telle abnégation, ce n'était nullement pour la gâcher à ignorer les maux pour goûter à l'amour.

    Dix minutes passèrent... Une musique passa à travers murs et espace pour l'atteindre. Et elle n'avait aucun doute sur son interprète. C'est peut-être l'un des principaux avantages d'une liaison à distance comme elles la partageaient... Au biais de lettres elles apprenaient et prenaient le temps de connaître l'autre même par moult éléments moins importants, comme le fait qu'Oakley jouait de l'harmonica. Tel un réveil, elle s'en servit pour rebondir et s'équiper, se vêtir de son armure abandonnée... Et cela elle le fit assez lentement pour qu'une heure sépare le commencement de la fin de cette tâche. Presque intentionnellement elle n'arrivait pas à nouer ses épaulières, ce genre de choses qu'elle mettait sur le compte de la distraction... Elle n'était pas loin de la vérité puisque la mélodie parlait pour Oakley, captant son attention.

    Ses pas la guidèrent finalement, suivant la musique... Et devant la porte déja ouverte vers le toit, elle fixa Oakley jouer... Le regard et le visage de la commandante étaient absolument de marbre, elle ne feignait pas l'insensibilité mais tout chez elle se passait désormais dans sa tête... Et le temps, que dire du temps, il s'emballait au rythme de la musique, partait dans un ballet improbable. Pour finir, le temps n'existait plus depuis que ce poing avait rugi. Les instants étaient trop importants pour être contenus dans des minutes... Des heures se passaient, témointes de leur douleur. Si bien que quand la musique se tut, le temps reprit son cours trop brusquement;


    " Toute gamine … j’avais envie que d’une seule chose. La liberté… Mais c’est quoi, la liberté ? C’est n’être relié à rien. Pas d’obligation, personne pour dire quoi faire, faire ce que l’on veut, tout le temps, être un oiseau et voler où on veut. Et cette liberté, je l’ai maintenant … Mise à part deux trois comptes à rendre aux mercenaire, je peux faire tout ce que je veux."

    Ces mots suffirent à la toucher, bien qu'elle ne le montrait pas... Selon cette définition, la liberté n'avait pas été souvent une option dans sa vie. Et les seuls moments où elle était capable de la goûter, son jeune âge l'en avait dissuadé par son innocence. Et depuis qu'elle s'était engagée dans l'armée, elle n'était plus libre... C'était un concept qu'elle n'atteindrait plus. Jamais elle ne serait libre à nouveau.

    " Si je veux conserver cette liberté que j’ai toujours convoité, il faut que je sois seule… Il faut que je me sépare de toi…"

    Les yeux de la commandante se baissèrent. C'est une chose qu'elle craignait et qu'elle comprenait, demander à Oakley ce qu'elle lui avait demandé, c'était la priver de sa liberté, la chose la plus importante à ses yeux... Et pour l'imaginer, elle se mettait à la place de son amie si on la privait de son propre idéal, la paix... Non, elle l'avait prouvé à l'instant, même pour Oakley elle ne pouvait pas abandonner ça.

    "Tu sais pourquoi on m’appelle le cœur indomptable ? … Sans doute parce que j’ai quelque chose de féroce en moi … mais aussi car on ne m’a jamais vu au coude d’un homme. Ni d’une femme d’ailleurs. Faut croire… que je suis plus si indomptable qu’avant. Je préfére sacrifier ma liberté que te perdre."

    Et si le visage de Ravness n'exprimait toujours rien... Dans ses yeux une lueur de soulagement brilla telle une étoile dans la nuit noire.

    "Je sais pas comment … mais je vais essayer … Je veux pas te perdre …"

    Et avec ça, alors que la garde avait jusque là joué son rôle de Miss Irréprochable Forever à la perfection, elle sentit en elle-même la honte de ne pas être aussi forte et déterminée que venait de l'être Oakley. Certes les choses qu'elle devait changer chez elle étaient bénignes au contraire de celles de la mercenaire mais elle n'arrivait même pas à essayer. Elle vit alors le visage témoin de larmes naissantes d'Oakley... Elle avait envie de la rejoindre, de lui pardonner et de continuer avec elle cette romance innocente qui ne convenait qu'à une dame aussi prude qu'elle... Tout ça parce qu'elle l'aimait. Aussi bien son goût vestimentaire "carrément limite et obscène !" que ses vêtements diaphanes, aussi bien sa force que sa fragilité... Encore plus sa fragilité... elle aimait l'absence totale d'une étincelle d'innocence ou de timidité chez elle, tout comme elle trouvait touchant tous les efforts que faisait Oakley pour ne pas trop la brusquer.

    Mais elle n'aimait pas la mercenaire et rejoindre son amie traduirait son pardon... Et si cette dispute se terminait trop bien, la cowgirl risquerait de relativiser ses promesses et décider de ne plus agir contre elle-même.

    La garde de la lumière devait se déchirer le coeur pour déchirer son âme. Elle tourna sur elle-même et en baissant les yeux, déclara d'une voix décidée :


    "Au revoir, Oakley."



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