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Chevalier Déchu

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le Dim 13 Nov 2011 - 10:16
Par une nuit étoilée, la lune éclairait la ville de Paris d'une tranquille lumière blanche, plongeant les rues et ruelles dans une mélancolique ou terrifiante atmosphère. Mais toute la ville n'était pas recouverte par cette halo de blancheur, malgré l'heure tardive, quelques endroits connaissaient une forte activité, la place du marché par exemple, était l'un des endroits dans une ville ou personne ne dormait, ou rarement. Dans les méandres de la foules, ce flux incessant de va et vient de personnes pourrait faire penser à un courant marin ou à celui d'une rivière en constant changement. Sur les toits d'une des maisons qui bordaient l'une des rue du marché, une silhouette scrutait ce flux d'un air moqueur, tel un faucon qui guette sa proie, l'ombre attendait, perché sur son observatoire. Il n'avait qu'à la trouver,puis attendre que le moment soit...opportun pour frapper avec l'efficacité dont il était si fier et surtout mortelle. La nuit était bien avancée lorsqu'enfin, parmi tout ces mets de choix, notre prédateur finit par en trouvé une à son goût, dans l'ombre de sa capuche un sourire carnassier se dessina, il avait faim et cette faim aller pouvoir être enfin rassasiée, notre ombre allait pourvoir dévorer sa futur victime.

***

La nuit avait était des plus....reposante l'on va dire, surtout quand l'on passe plusieurs semaines à dormir à la belle étoile et que le sol est remplit de branche qui te laboure le dos. Yarrick était tranquillement entrain de roupiller dans son lit, la fenêtre ouverte, laissant passer un vent frais. Le soleil avait à peine pointé que la ville reprenait son activité, les gens partaient déjà au travail, les soldats découvraient quelques cadavres dans les ruelles sombres de la cité des Rêves, bien sur le cadavre d'un certain bourgeois ne faisait pas abstraction à la règle, un homme qui avait eut la malchance de croiser le chemin d'un Bandit. Quelques nuages étaient parsemés un peu partout dans le ciel, qui se teintait doucement du bleu azur que tout le monde connaît, remplaçant la noirceur de la nuit. Notre homme ouvrit les yeux peu de temps après l'arrivée de l'aurore, s'asseyant sur son lit, il s'étira nonchalamment et fini par se lever. Yarrick s'approcha de la table de la chambre, dessus l'on pouvait voir un grand pichet contenant de l'eau et une petite bassine. Notre homme versa un peu du liquide transparent dans le récipient et s'en servit pour se nettoyer le visage et pour se réveiller un peu. Une fois son brin de toilette terminé, notre homme s'essuya avec un morceau de tissu qui lui servait de torchon et s'assit sur la seul chaise de la pièce pour étaler son butin sur la table.

Après quelques minutes à compter son or, Yarrick parut satisfait, avec l'argent que l'homme d'hier soir lui avait gentiment donné, il y avait pour une petite fortune d'économie, il était temps de faire quelques achats! Le Bandit se leva, s'habilla, endossant son manteau, ses armes et mit sa capuche, il allait sortir quand on frappa à la porte. Stoppant tout mouvement Yarrick tendit l'oreille, au bruit des armes il dirait qu'il n'y avait qu'une personne. S'approchant le plus silencieusement possible de la porte il osa posait une question.

-C'est pourquoi?
-Un contrat.

Au simple mot Yarrick ouvrit la porte.

***

Drôle de contrat, voilà le premier mot qui était venu à l'esprit du bandit quand on lui avait proposé ce travail. Après avoir ouvert la porte il était tombé nez à nez avec un homme à l'allure des plus inhabituelle, après s'être présenté rapidement l'inconnu lui avait demandé s'il pouvait entrer. Yarrick l'avait donc laissé entrer non sans avoir regardé son arme,une dague magnifique ornée d'une petite pierre sur le bout du poignet. Se tenant près à réagir à la moindre action suspecte il l'avait écouté, assit sur sa chaise tendit que son client était assit sur son lit. Quand on lui avait parlé de faire un tour chez un soldat du Consulat pour qu'il serve d'exemple dans une sorte de vengeance ou d'une quelconque excuse bidon pour mettre un homme à mort. Notre homme s'était dit qu'il pourrait en profiter pour fouiller sa demeure et prendre quelques objets pour lui, mais avait vite renoncé, ces truc du Consulat était dur à vendre car les gens qui les vendait avaient de forte chance de se retrouver avec la garde à leur trousses. Yarrick avait finalement accepté non sans avoir d'abord demandé la somme qu'il allait gagner. Quel ne fut pas sa surprise quand il entendit le nombre de pièce qu'il allait se faire pour un seul contrat! Sa bouche s'était légèrement ouverte et ses yeux étaient devenu rond comme des billes, encore plus lorsqu'on lui dit qu'il devait faire ce travail avant demain matin! Il ne devait donc pas s'attarder!

***

Dans les rues qui menaient au marché, un homme d'une trentaine d'années, les cheveux mi-long attachés par un lacet de cuir, portant une impressionnante hache sur son dos, habillé d'un pantalon et d'une chemise en coton avec une cotte de maille comme seule protection, marchait tranquillement sur la route pavée de dalle, l'air un peu naïf, les mains derrière sa tête, il était accompagné d'une jeune demoiselle, portant une robe bleu azur, des cheveux noirs au reflets de feu, tombant en cascade sur un visage d'une beauté a couper le souffle, un corps svelte et aux formes qui feraient tourner la tête à plus d'un homme. Un large sourire étirait les lèvres de la jeune fille, elle pouvait enfin passer une soirée avec son amant, elle qui avait attendu près de deux mois qu'il revienne de son voyage chez le Consulat pour une mission secrète, lui avait-il dit. Alors c'est avec une once de regret qu'elle l'avais laissé partir, mais maintenant ils étaient enfin réunit et rien n'aller les séparer. L'homme finit par tendre la main à sa demoiselle qui l'accepta sans hésitation, après tout, cela faisait plusieurs mois qu'ils ne s'étaient pas vu et ils voulaient en profiter un maximum avant de se quitter pour peut-être un long moment.

Sur les toits des maisons, une forme sombre se mit en marche, ne quittant pas des yeux sa proie, il avançait sans faire le moindre bruit. Telle une écharpe de brume, le chasseur silencieux se mit en chasse.

***

Le jeune couple était aux anges, se baladant entre les stands, profitant de la vie, laissant leurs soucis et leurs problèmes derrière eux, ne pensant qu'à l'instant présent, à ce moment, à eux. La jeune femme s'émerveillait des histoires que lui racontait le jeune homme, des mondes qu'il décrivait, des gens étranges et souvent sympathiques qu'il avait rencontré lors de ces missions. Il lui promit qu'une fois qu'il aurait assez d'argent, il quitterait son travail pour venir vivre avec elle, fonder une famille, être heureux. Devant un stand de bijoux, les deux amoureux s’arrêtèrent, la jeune fille regarda avec fascination un collier en argent, avec un cœur contenant une petite pierre précieuse bleue. Le marchant semblait l'avoir remarqué et mit en marche son habituelle discours pour la faire flancher et leur vendre.

-Je vois que Madame à les yeux pour trouver les objets unique! Ce collier permet à celle qui le porte de vivre heureux avec la personne qu'elle juge digne d'elle.

La concernée regarda le marchant avec un regard remplit d'admiration et de naïveté. Elle tourna son regard vers son amant, un regard remplit d'amour et de tendresse. L'homme comprit le message silencieux de sa compagne et en sortant sa bourse il dit.

-Combien?

***

La jeune femme leva les yeux au ciel, admirant la lune qui brillait de sa lumière blanche et décontractante. Son regard revint vers l'homme de sa vie, elle était entourée par son bras protecteur, elle se sentait bien, la chaleur de son corps la rendait nostalgique. Le couple laissa leurs pas se balader dans les rues de la ville, bientôt ils furent loin de la place du marché. Un silence romantique s'installa, ils finirent par arriver dans un petit espace vert, avec un banc et quelques arbres. Un endroit magique, loin de l'activité du marché, une bulle se forma, laissant les deux jeunes gens profiter de ce moment. Assis sur le banc, lovés l'un contre l'autre, leur respiration s'accentua, leur souffle devint brûlant, comme leurs corps, leurs regards se croisèrent, leurs lèvres se frôlèrent, leurs esprits s'embrouillèrent. Ils étaient si proche, ils s'aimaient tant.

-Oh! C'est tellement touchant que j'en verserais presque une larme.

La voix surgit de nulle part, le couple reprit tout de suite conscience de ce qui les entouraient. L'homme chercha autour d'eux d'où pouvait bien provenir la voix, mais personne, l'endroit était désert. Il se leva, prenant la femme dans ses bras et dit d'une voix forte et peu amical.

-Qui est là?

Pendant un moment seule le bruit des feuilles balayées par le vent lui répondit. Puis une nouvelle fois, venu de nulle part, la voix.

-Hu, hu, hu, Qui va là? Qui est là? Qui est-tu?Que fait-tu? Hu,hu,hu.~

La phrase, bien que remplit d'humour, semblait être menaçante. L'homme du Consul s'écarta de sa bien aimée et dégainer son arme, il la brandit et reprit la parole.

-Montrez-vous lâche! Ce n'est pas digne d'un guerrier!

La réponse ne se fit pas attendre, un rire résonna dans la place, un rire sain et vrai.

-Hahaha! La bonne blague! Depuis quand rester caché est signe de lâcheté? Non mon pote, au contraire, c'est être rusé, la preuve! Te voilà piégé à ton propre piège, ne sachant pas qui je suis, ni ou je suis. Tu es impuissant, tu ne peut que regarder bêtement ce qui t'entoure. Regard et sois témoin de ton impuissance!

C'est à ce moment là qu'un cri derrière lui le fit se retourner, son esprit comprit tout de suite le stratagème et se gifla intérieurement de sa bêtise. Il se mit en garde, il vit son amour, entourée de bras malsain, un homme se tenait derrière elle, encapuchonné, il ne put voir son visage malgré la clarté de la lune. Une dague à la lame recourbée était placée sur le cou de celle à qui il vouait un amour sincère. Elle était perdue, elle était apeurée et à la fois surprise par l'arrivée de cette être dont elle n'avait pas vu le visage, elle sentait seulement son souffle puant et vicieux sur sa peau, et ce contact la répugnait. La jeune femme se débattait du mieux qu'elle pouvait, mais le contact avec la lame froide sur son cou la transforma en pierre. Le nouvel arrivant avait les bras autours de la jeune femme, elle sentait ses mains se balader sur son corps, elle frissonnait, non pas de plaisir, mais de dégoût, elle venait à peine de le rencontrer qu'elle le détestait déjà au point de le tuer si elle le pouvait. L'inconnu prit la parole, son regard braqué dans celui du soldat, un large sourire barrait son visage. Il semblait prendre plaisir à énerver les deux victimes, les faisant rager devant leurs impuissance.

-Tu vois mec, tu a beau être quelqu'un de puissant, être le guerrier ultime, il suffit que ton être chère soit en danger pour que tu ne devienne qu'un enfant apeuré et qui se sent faible face à moi.

L'homme du Consulat fit mine de charger, mais aussitôt la lame du poignard traça un trait de feu sur la nuque de la femme, le stoppant net dans son mouvement. Essayant de se calmer, le jeune amant entreprit de lancer la discutions le temps de trouver un moyen de la sauver.

-Pourquoi ? Vous voulez quoi? De l'or? Des Bijoux, Tenez!

Il sortit doucement sa bourse et la jeta vers eux, elle tomba lourdement sur le sol, mais le bandit n'y prêta pas attention, il n'avait même pas l'air de l'avoir remarquée. Il continuait à fixer son adversaire. Puis doucement il se mit à bouger, non pas ses pieds, mais ses mains, elles se mirent à explorer le corps de la créature qu'il avait attrapé. Sans aucune gène il caressa les courbes gracieuses de la femme qui avait du mal à retenir des frissons de malaise. Ces mains descendirent vers le bas de sa robe et il commença à la relever doucement. La jeune amoureuse ne savait pas quoi faire, elle exclama un faible 'non', mêlé de gène et de peur. Mais son bourreaux ne semblait pas l'entendre de cette oreille et continua son activité comme-ci de rien n'était.

-RETIRE TOUT DE SUITE TES MAINS SALES D'ELLE!

L'ordre avait fusé, le sourire du Bandit s'agrandit. Son regard était amusé, il y prenait plaisir le fourbe! Le soldat fulminait, il avait du mal à se retenir, il était prit d'une telle rage qu'il aurait tout donné pour tuer cette homme qui avait osé agir ainsi avec sa futur femme! Ces mains tenaient fermement la poignée de son arme. L'agresseur fit semblant d'être surprit et s'exclama.

-Oh,oh ! Du calme mec! Faut savoir partager!
-Ne la touche pas!

L'inconnue approcha ses lèvres du cou de la belle et y déposa un baiser furtif. La réaction de l'autre homme ne se fit pas attendre, il poussa un puissant cri de rage et un chapelet de jurons. Le maudissant et disant qu'une fois qu'il l'aurait sauvée il lui ferait payer cette action. Le Bandit rigola et s'exclama avec un air sadique.

-Quoi? C'est elle que tu veux? Mais il fallait le dire tout de suite mon ami! Tiens attrape !

Sans attendre, celui-ci relâcha son étreinte et poussa vivement la jeune femme vers son amant. Le soldat du Consulat perdit sa concentration et s'approcha rapidement d'elle, il ouvrit ses bras pour l'attraper, il n'était qu'à quelques instant de la prendre et de se venger. Mais une douleur lui traversa la poitrine et celle de la femme, le stoppant net dans son élan. Ses yeux descendirent vers sa poitrine et il vit horrifié qu'une lame lui perforait la cage thoracique. Immédiatement son esprit fit le rapprochement et c'est avec une inquiétude grandissante qu'il reporta son regard vers celle qui avait fait chavirer son cœur. La Lame l'avait elle aussi traversée, et une perle de sang coulait de ses lèvres. Une tristesse immense envahit les deux amoureux, ils allaient mourir ici? Impossible! Pas maintenant! Ils avaient tant à faire! Tant à voir! Ils s'aimaient tant....

***

Au matin, un passant trouva le corps sans vie de deux jeunes gens, enlacés dans cette flaque de sang, le regard vitreux, étalés sur le sol, le visage emplit de larmes. Une scène presque romantique si l'on oubliait le plus grave...Un couple était mort, pourquoi? Pour de l'argent. Comment? Par les mains d'un fou qui ne mériterait que la damnation.

Plus loin, dans la chambre d'une auberge, un homme était allongé sur un lit, les mains repliées derrière la tête, regardant le toit en fredonnant un air de campagne, deux bourses sur sa table, l'une bien remplie et l'autre beaucoup moins et à côté de ces deux sac de cuire, un collier. Un collier en argent avec un cœurs sertie d'une petite pierre. Le sourire aux lèvres l'homme se laissa bercer par le bruit de la ville et s'endormit....
La lance Tourbillonnante.

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le Lun 14 Nov 2011 - 20:31
    Exploit Accompli.

    Très honnêtement, je me suis un peu emmerdé au début... Parce que j'étais comme ça en train de me demander "Quand est-ce qu'il se passe un truc cool ?" j'avais entendu dire que ton rp était terrible, donc... Et fatalement ça m'a motivé à lire mais au début, c'est bien sans plus. En somme je me dis que ça va venir un moment ou un autre.

    J'ai quand même fini par apprécier ton texte.

    Réellement, non parlons sérieusement... Ton texte est bien, il est agréable et sympa mais l'originalité, on repasse. C'est évident que dès la première phrase où tu parles des amoureux, on sait qu'ils vont crever tous les deux la bouche ouverte ^^. Alors ouais, le concept est un peu banal, le texte n'est pas ennuyeux mais, mais... Mais en fait, le simple fait d'un peu trop deviner ton rp, ça m'a un peu lassé.

    Ca, c'est vraiment jusque : La jeune femme leva les yeux au ciel, admirant la lune qui brillait de sa lumière blanche et décontractante.

    A partir de cette phrase, le niveau grimpe, tu nous fais un très beau paragraphe sur la passion et le désir qu'ils ont l'un pour l'autre, vraiment excellent. Et même si la mise en scène de Harker sonne un peu déja vu... Bah malgré tout, ça a son effet.

    Pour moi à partir de la phrase plus haut, c'est génial. Je vais même dire que tu aurais pu faire un exploit avec juste ça, j'aurais été content. Le contexte fait un peu trop "faut bien mettre un contexte" à mon goût, même s'il y a une bonne ambiance.

    Non mais réellement, le point fort, l'idée de génie de ton texte, c'est qu'Harker la tripotte...

    Non, c'est génial ^^, on essaie toujours de donner des valeurs à son personnage, même s'il est le pire des salauds. Quand t'y penses, Jaky aurait pu, le Joker aurait pu mais personne ne l'a fait parce qu'on n'ose pas faire de son propre personnage un tel anti-héros.
    Je ne dis pas que je n'avais jamais vu ça mais franchement quand je le vois, sérieux j’applaudis et j'admire. En plus on ressent très bien le dégoût ^^.
    "elle sentait seulement son souffle puant et vicieux sur sa peau"
    Ca aussi, c'est le genre de phrase que j'adore voir dans un rp... Et attention, quand le puant est son propre personnage ^^, c'est facile de foutre un pervers dans un rp tant que c'est pas notre perso ^^.

    Enfin voila, t'as fait de ton personnage un véritable connard et ça... C'est respectable.

    Par contre là où je suis moins chaud, c'est que le Consul est carrément nul.

    Exploit Normal.

    24 xp, 240 munnies et 3 PS... 2 en vitesse et 1 en force.

    Il faudrait que tu mettes un lien vers ta fiche de personnage dans ta signature.



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