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Le Pardon Enchaîné
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Mar 23 Aoû 2011 - 1:07
    Fabrizio Valeri, les choses sont calmes ces derniers temps. C'est pourquoi j'ai dut te faire attendre, et j'en suis désolé. En fait c'est l'inverse, il y a eu trop de période de trouble. Quoiqu'il en soit... Tu restes ici. Nous avons quelque chose de... gênant sur les bras. En effet. Zack a ramené ici un des nôtres, un extrémiste qui voulut s'en prendre à nos officieux alliés du Consulat... Son dévouement le poussait à commettre des actes dangereux et irréfléchies, pour lui comme pour le groupe. Je me refuse à le tuer, car c'est un homme bien, simplement trop passionné. Il sera jugé au château, sous le regard des Éternels. Ça sera présidés par un Cardinal et en public, plusieurs fidèles du sanctum, de simple pratiquant et moine. Le Cardinal est devenu trop vieux pour se battre et je m'inquiète... Qui sait ce que l'accusé pourrait faire ? Tu vas assister au procès et tu vas garantir la sécurité de ceux qui assisteront aux procès, l'accusé compris.


L'accusé serait capable de lancer dans une opération kamikaze, de prendre des otages ou encore de faire venir de l'aide extérieure... Bonne chance.

Et tout s'était très bien passé jusqu'à maintenant. Aucun ennui. C'était étrange. La salle était bien remplie, c'était rare d'avoir des procès d'extrémistes en fait. C'était même le premier dont l'archevêque entendait parler. Il s'était un moment mis à la place de cet homme : s'il se rendait un jour compte qu'il allait trop loin ? Pire, s'il allait beaucoup trop loin sans même s'en rendre compte ? Il ne saurait pas où s'arrêter pour le Sanctum... Le juge, un vieux Cardinal, l'avait inculpé de terrorisme. C'était dur à croire pour quelqu'un qui semblait si résigné et abattu. Cet homme n'avait tout simplement pas l'air d'être mauvais... S'il avait été trop loin c'était sûrement parce qu'il pensait faire le bien. A ce moment, Fabrizio se demandait si ce n'était pas ces « précieux alliés du Consulat » qui avaient fait quelque chose de mauvais. Oui, ils avaient bien leurs raisons. Après-toi, ils n'étaient pas capable de garder leurs prisons dans leurs propres mondes. Ils arrêtaient les innocents maintenant ? Quel revers de fortune...

C'était déjà la fin du procès... Il ne l'avait pas vu passer en réalité. Plongé dans ses pensées, il n'avait pas vu le temps passer. C'était une des rares fois que ça lui arrivait. Il n'avait pas vraiment prêté attention à tous les détails, juste épié quelques instants les faits et gestes de l'accusé, qui lui avait semblé tout sauf suspect et qui lui avait paru déjà repenti. Il avait laissé dériver ses pensées vers d'autres sujets, moins sombres que ce jugement inutile selon lui. Il s'était abîmer dans la contemplation des étendards qui, immobiles et figés dans leurs couleurs chaudes et puissantes, tombaient du plafond perdu dans l'obscurité dans l'espoir de donner un peu de chaleur à cette pièce. Mais elle était fraîche, bien que l'été était bien avancé. Il la trouvait même un peu froide. Il n'avait jamais aimé qu'il fasse trop chaud ou trop froid, mais là c'était normalement une température idéale... Pas pour lui cependant. Dommage, étrange même. C'était un calme aberrant, il savait par avance que le cardinal n'allait pas être clément envers l'accusé. Étant donné que le Sanctum n'était qu'une nouvelle religion, il se devait d'y donner les règlements. Règlements qui se devaient d'être respectés, sinon les conséquences seraient telles qu'ici. Qu'allait-il avoir ? Oh, l'archevêque pariait avec lui même sur l'enfermement à vie dans le pire des cas et au moins quelque chose de bien dégradant accordé à une somme d'argent conséquente à payer.

« La sentence est fixée sur la prison à perpétuité, l'audience est levée. »

Et tout le monde se leva, fin de l'attraction du jour pour certains. Le méchant hérétique était sous les verrous, on entendrait plus parler de...

« Personne ne m'arrachera à mes croyances, la justice ce n'est que devant les Éternels que je la recevrait ! Puissent-ils m'accorder leur clémence ! »

C'était une voix que le jeune homme n'avait pas reconnue immédiatement. En fait il la reconnaissait à peine. Il ne la connaissait pas de long d'ailleurs, juste de quelques minutes, une demi heure tout au plus. Il ne s'agissait ni plus ni moins de la voix de l'accusé. Il l'avait pour la première fois entendue juste alors qu'il jurait de dire la vérité sur ce qu'il avait fait au début du procès. Il l'avait ensuite entendue à nouveau plusieurs fois pour de brèves réponses pleines de peines au différentes questions qui avaient étés sans équivoques quant à sa condamnation. A ce moment Fabrizio avait eu pitié de lui, et maintenant il ne savait plus comment réagir. Il ne savait pas mais c'était justement à lui de réagir. Le Primarque lui avait dit que cela pouvait bel et bien finir en ce genre de situations. Et ce bien qu'il n'en eut aucune envie. Alors que la foule restait figée, désorientée et apparemment terrifiée, le prétendu hérétique reprit la parole.

« Votre jugement ne m'atteint pas, il ne sert à rien ! Qu'est-ce que peuvent me retirer des murs et de l'argent !? Rien ! Le monde comprendra bientôt que le Sanctum ne contrôle rien de la puissance des Éternels ! Viendra un jour où vous... »

« Silence !! »

L'archevêque fut surpris du ton de sa propre voix. Elle lui semblait bien trop autoritaire. Mais il ne voulait pas faire autrement, il ne croyait pas dans les inepties de cet homme et ne voulait pas y croire. Il n'était armé. Mais pourquoi immédiatement penser à ça ? Fallait-il obligatoirement que cela tourne mal ? Dans ce genre de situation tout pouvait être arrangé à l'amiable. Il ne fallait pas chercher à comprendre, plutôt à faire semblant de comprendre ce que voulait cet homme. Ça c'était quelque chose de sûr dans l'attrapage de criminels, quelque chose d'acquis. Mais que se passait-il lorsque la situation se corsait ? C'était ce que le jeune homme allait savoir, à peine avait-il fait quelques pas vers l'extrémiste qui, il n'y avait encore que quelques secondes, était jugé, en position de faiblesse. Il n'eut plus aucun doute quant au fait que cette position venait juste de s'inverser alors qu'il se rendait compte que la foule ne sortait pas. Les portes avaient étées bloquées.

« Aaah, il ne manquait plus que ça... comment aurais-je pu penser ne serais-ce qu'une seconde que je jouerait le rôle du méchant et qu'un héros viendrait m'empêcher de nuire ! » lança l'accusé avec air ainsi que des mouvements théâtraux.

Facile à dire ça, l'empêcher de nuire..

« Il se trouve que j'ai paré à touuute éventualité, ou plutôt, mes deux assistantes calmement installées dans le public vont maintenant jouer leur rôle avec une perfection que j'espère sans tâche ! »


Et Fabrizio n'avait eu le temps de rien dire, absolument rien. Il avait dégainé son arme, bien évidemment mais c'était la seule chose qu'il avait eu le temps de faire. Il restait sidéré devant ce qui se passait devant lui et se croyait à l'instant dans un mauvais rêve. Au moment où l'accusé avait désigné l'assemblé d'un ton railleur, il avait voulu se réveiller et retourner chez lui. Les assistantes dont parlaient cet hommes étaient sans aucun doute de sa famille, plus précisément sa femme ou sa sœur ainsi que sa fille. L'une arborait un air sur d'elle, légèrement anxieux alors que la seconde regardait partout avec un air effrayé, accrochée à la longue robe sombre de son aînée. Elle avait peur, et il y avait de quoi.

« Je n'hésiterait pas à me sacrifier pour permettre à mon mari de s'échapper et de continuer ses agissements. Maintenant vous allez laisser partir mon mari, et au premier signe de... » 

« Au premier signe d'incartade ou de refus elles seraient ravies de s'ajouter au nombre de morts de cette journée funeste ! Je crois bien que une assemblée entière de victimes innocentes sur les listes du Sanctum feraient du plus bel effet sur toutes les bouches des mondes environnants ! Quoi de mieux pour discréditer un groupe naissant... »


Il ne comprenait pas et refusait de comprendre mais à mesure que tout se faisait plus clair dans son esprit les choses semblaient tourner au drame le plus complet. A ce moment il croyait encore un peu que cela pouvait s'arranger, qu'il pouvait raisonner ce parfait inconnu. Il regarda sa conjointe pendant quelques instants. Elle avait l'air calme, trop calme pour n'avoir pas étés mise au courant avant, ça c'était déjà prouvé, a quoi ça servait de dire ça... Elle allait se faire explose,r alors ? C'était n'importe quoi...

« Attendez... est-ce que vous réalisez seulement ce que vous faites !? Vous n'êtes pas armé, même si vous essayiez... » 

« J'ai du oublier un ou deux détails dans mon explication je crois... Hm... c'est fâcheux en effet. Il se trouve que j'ai pensé à tout ! Ma chérie, si tu veut bien poursuivre je te prie... »

C'était un peu comme regarder une pièce de théâtre dont les acteurs agissaient sous nos yeux, réels, sans que nous ne pouvions y faire quelque chose. Lors des premières années du règne du Consulat sur la Cité des Rêves il avait vu quelques pièces qui avaient étées jouées. Surjoué, vulgaire. Non, il n'aimait pas le théâtre. Cet homme avait actuellement la sympathie qu'il aurait donnée à un ver de terre. Et cela n'allait pas en s'arrangeant. D'un geste il désigna sa fille, serrée contre sa mère dans l'assemblée ou un clair espace s'était créé autour d'elles. Un silence lourd s'installa. Une seconde, deux secondes, dix.. L'archevêque ne sut pas combien de temps se passa avant que la jeune fille ne réponde. De tout son cœur il aurait voulu qu'elle se taise.

« Je... je sait pas mais... papa m'a dit que si il se passait quelque chose de dangereux il aurait juste à dire quelque chose et tout exploserait... m-moi je veut pas que ça exp... »

« Bieeeen, voilà donc les détails de la chose. Je vais gentiment vous demandez de libérer le passage et de me laisser partir ! Auquel cas vous serez responsable d'une bonne centaine de morts plus ou moins explicables ! »


Un court résumé de la chose. L'archevêque se trouvait entre un homme désireux de reprendre sa liberté et s'il n'arriverait pas à ses fins il serait ravi de laisser sa femme et sa fille se suicider tout bonnement pour l'aider dans sa cause. C'était tout bonnement impossible de le prendre avec froideur et désinvolture, aussi le jeune homme, si c'était un coup monté, se laissa avoir. Mais il ne pensait néanmoins pas que c'en serait un. Aucune chance. Il avait lu le rapport de mission de Zack, qui avait eu en premier affaire au terroriste. Faisait-il ça par vengeance ou bien pour accomplir un destin qu'il s'était tout tracé comme prophète ? Ça semblait bien trop facile pour lui de tout réussir comme ça... Il n'avait qu'a filer !

« Mais elles n'ont rien à faire dans tout ça... »
commença-t-il à mi-voix.« De quel droit vous les avez forcées à venir ici et à vous défendre !? »

« Je ne veut pas entendre dire que je les ais forcées... pas d'un membre d'une religion déjà installée de force sur des terres qui ne l'avaient pas demandées !! »

Il aurait espéré voir les hostilités commencer un peu plus tard, mais avant même que les hurlements retentirent, le sort de Projectiles Magiques qu'avait lancé l'accusé frappait le pilier devant lequel il était posté encore une ou deux secondes auparavant. Il avait la vague impression que s'il n'avait pas bougé dès la fin de sa phrase, il aurait été en très mauvaise posture. Et c'était peu de le dire. Le jeune homme regarda les traces encore fumantes du sort qui avait explosé sans vraiment y croire. Alors c'était comme ça... Il préparait dès lors un plan d'attaque, n'ayant aucune idée vraiment efficace compte tenu de cet argument plutôt convainquant qui alourdissait la puissance de son opposant. S'il l'attaquait, aucun doute que sa femme n'hésiterait pas à se faire exploser. Il n'avait pas envie que cela finisse comme ça...

« Nous serons ravies de servir à l'édification d'une religion plus forte... »

C'était sa femme qui avait parlé. Pourquoi suivait-elle les élucubrations macabres de son mari ? Rien n'allait comme cela devrait... Rien ne se passait comme tout aurait du !

« Mais c'est s'impliquer dans une cause perdue ! C'est du fanatisme ! Tuer ne servira jamais à édifier une ère nouvelle ou je sait pas quoi ! »


« C'est là que tu te trompes, mon garçon... les peuples qui vivent actuellement ne le font-ils pas sur les cendres de leurs prédécesseurs ? C'est simple de songer à toutes ses vies prises dans les élans du peuple et des événements, siii simple... Mais mon but n'est pas de sacrifier le Sanctum, il apporte la vraie croyance. Il lui faut simplement des bases, un respect immédiat... Une nouvelle naissance dans l'éclat ! »

Dur à croire, voir même impossible ? En réalité non. C'était effectivement très simple de penser que l'histoire était écrite par les gagnants et qu'en réalité, derrière les lignes des grandes victoires, derrière l'encre noire de ces lignes coulait celle, rouge du sang des vaincus. L'envers des pages de l'histoire était marquée de ces peuples disparus et de ces cultes déchus qui n'étaient désormais que poussière. Mais ça il le savait avant... c'était le cours des choses ! Pourquoi vouloir le détourner ? Ça ne servait à rien, utiliser pour son avantage des choses qui étaient trop importantes se retournait contre celui qui le voulait.

En fait, il n'y avait pas tellement de solutions qui se présentaient dans l'esprit de Fabrizio. Il ne pensait pas à grand chose en ce moment. Ou alors a tellement de choses qu'il en avait perdu le fil. Il était d'ordinaire assez cassant dans ses idées et paroles, mais il n'avait pas envie d'en dire plus aujourd'hui. La vérité s'apposait à lui comme quelque chose de désagréablement simple et d'absolument répugnant. Plus il avait passé de temps au Sanctum et moins tout lui semblait rayonnant. Oh il avait depuis longtemps un noir point de vue sur les choses mais c'était un peu comme s'il s'en rendait désormais compte. Sa vie n'importait pas dans l'échange du jour. C'était ou celle du condamné ou alors celle de sa femme et de sa fille. Il avait déjà fait son choix personnel. Il avait en tête cette pensée simple.

J'y penserait plus tard.

C'était ce qu'il se disait en se ruant sur l'accusé, l'épée à la main. Il l'abattit latéralement sur le corps en face de lui dans un geste qu'il avait déjà fait des dizaines et des dizaines de fois. La lame entailla profondément la poitrine sans défenses de l'homme qui, surpris, ne tient pas quelques secondes au sol. Justice était faite. Il ne sut pas trop que faire au moment ou le corps de l'homme chut au sol dans un bruit trempé de sang, étalé sur un banc, les yeux vides et le ventre ouvert. Les cris de sa femme et de sa fille se faisaient entendre, il recula et partit. Sa mission étant terminée, il n'avait plus rien à faire ici.
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L'Ainé des Surhommes
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Grade: Commandant
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239/350  (239/350)
Lun 29 Aoû 2011 - 14:47
Belle mission, excellent déroulement et de très belles phrases comme ton petit discours sur l'encre des vainqueurs à la fin. C'est une mission sombre, sale et triste... J'ai beaucoup aimé.

30 points d'expérience + 300 munnies + 3 PS. (3 PS en Def)

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