Larmes Noires

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le Sam 4 Juin 2011 - 17:49
Black Tears n'était qu'un lâche. C'était ce qu'il se disait depuis leur départ, depuis qu'il a foulé la réalité. S'accrochant à des valeurs idiotes comme l'amour dans un jardin. Quel imbécile il était. Repensant à cette fille abandonnée au rebord d'une fenêtre, elle qui lui avait offert un coupe de lait pour le chat errant. L'ignorer était peur-être mieux ainsi. Le mal d'aujourd'hui est-il préférable à celui de demain ? Tôt ou tard, elle aussi aurait eu mal quelque part, une plaie peut se refermer mais les cadavres ne s'effacent pas. Lui il s'en fichait, son âme était déjà meurtri et et tailladé de toute part. Est-ce que son geste était égoïste ? Peut-être. Quémander un peu d'amour de sa part était trop pour lui. Il n'était pas encore prêt pour avoir une nouvelle relation, pour avoir quelqu'un à aimer. Elle hante encore son cœur. Lénore. Il devait le faire pour elle, pour la retrouver. Sa simple chaleur lui manquait, le félin n'était plus qu'une ombre glaciale accablé dans la nuit et balayé par de faibles lueurs. Les ténèbres étaient son nouveau foyer.

Outrepassant ses doutes, lui et son invocation, Satan, arrivèrent devant la grande cour. La grille était fermé. Passant un rapide coup d’œil autour de lui, sa suivante en fit de même. Il n'y avait personne. Sa chimère hocha la tête silencieusement. Ikaru s'agrippa à la grille en l'escaladant par la suite et sauta du sommet pour atterrir de l'autre côté. On pouvait apercevoir deux gardes entre les jets d'eau de la fontaine centrale, ils étaient dissimulés derrière les imposantes colonnes du palais. Que fallait-il faire ?

La nuit avançait et le chat réfléchissait. Cacher derrière un gros arbuste, il se mordait la patte en fixant l'entrée. Satan quand à elle, s'ennuyait. Même si ce n'était qu'un outil, elle n'en reste pas moins humaine dans un certains sens. Frappant brusquement le sol de son talon, la belle au visage rougeoyant fronçait ardemment les sourcils.

« Ah ! S'en est assez ! poussant un grognement. Les éviscérer est tellement plus simple, fin de l'histoire. Il te faut un peu plus de culot, sinon nous ne pourrons pas voir cette fille.
- Satan, nous sommes des fugitifs dans un certains sens et je ne pense pas qu'avec la situation actuelle nous...
- Tais-toi ! s'exclama-t-elle à son maître en lui coupant ouvertement la parole en tapotant la poitrine de celui-ci, reculant par la même occasion, du bout de son doigt. Ce n'est pas parce que tu te permets de m'invoquer que je dois jouer au même jeu que toi. J'ai beau me montrer polie et obéissante parfois, lorsque cette merveilleuse sensation m’envahit je ne peux pas me retenir. Je ne supporte déjà pas les gosses, alors en plus si ils se permettent de me gifler.... Je vais m'énerver !
- Inutile d'en arriver là voyons. affichant un rire jaune, on sentait une certaine peur dans sa voix.
- Bien sûre que je vais m'énerver et je vais me défouler sur toi ! on aurait presque perçu une aura meurtrière se dégager d'elle, surtout lorsqu'elle craqua les os de son poing serré.
- Je crois que tes ardeurs vont êtres refroidies...
- Ah oui !? Je veux bien voir ça ! une petite seconde de silence passa avant qu'elle découvre que les deux soldats en questions les fixent. Fantastique, ils vont pouvoir m'aider !
- Quoi !? Mais non ! Au secours ! se défendant comme il pouvait en secouant ses bras dans tout les sens, effrayé par le simple fait qu'on s'approche de lui. On veut juste discuter ! Nyah ! »

Pendant que Black Tears se fait passer à tabac, regardons un court flashback. Satan, l'une des sept sœur du Purgatoire, symbolisant la colère. Celui-ci c'est un peu entiché d'elle depuis leur première rencontre. Un bon soir dans un pub, le gérant et ses molosses de plus de deux mètres de hauts voulaient lui casser la figure, pour ne pas changer. N'ayant pas de quoi payer et ignorant même le terme d'argent, la rage vint vite gagner le bar. Tremblant comme une feuille morte entre deux coins, sa seule option était de se défendre sous peine de passer un sale quart d'heure. Un bouclier humain apparut comme première idée et il invoqua la première créature qui lui venait dans sa base de données. Sa chevelure blonde, son regard cramoisi, sa tenue légère. Elle était là. Elle le protégeait. Le jeune homme ordonna de le protéger contre ces malfaiteurs et c'est ce qu'elle fit. Cependant, après une bagarre générale soldée par la victoire de la soubrette, Ikaru, fier de son choix fit un geste quelque peu déplacé. Il lui pelota par mégarde, ou non, la poitrine ardemment et s'en servit brièvement comme coussin. Un autre résultat survenu avec la tête fumante du félin sur le sol couverte d'hématomes et la lady rougissante continuant de lui fourguer le ventre de coups de pieds. Depuis lors, leurs relations se sont détendues avec quelques situations similaires, tout aussi ravagées par l'irritation d'un démon, même si la belle ne tarde pas à cogner sans retenue son propre employeur.

Retournons à nos pins. Montrant une pose victorieuse, hautaine, les deux gardes étaient maîtrisés, bâillonnés et ficelés comme de la charcuterie et le Compagnon s'en sortant avec une brutale frappe dans le ventre. Toujours aussi aimable cette invocation. Posant ses doigts sur le menton d'un des soldat attaché, elle le fixait avec son air serein en surface et l'envie meurtrière dans les reflets de ses yeux vermeils. Se redressant avec une douleur moindre à l'estomac, le sombre personnage écarta sa créature et, de son unique œil de cornaline visible, plongea les intéressés dans un délire rubescent. Une illusion, qui anesthésia ses victimes par un choc tel, que la mort serait mille fois préférable à la vision d'horreur que le jeune homme leur offre. Leurs mirettes grandes ouvertes, stupéfaits, tête contre tête ils étaient paralysés par la peur, s'en était presque mignon. Il reluqua une dernière fois derrière l'arbuste alors que Satan fourguait les dormeurs comme elle le pouvait dans la végétation.

« Allons-y Satan. signala le félin. La voie est libre, nous pouvons rentrer. Restons sur nos gardes tout de même.
- Humph ! dédaigneuse alors qu'elle se moquait ouvertement des fantassins. Je ne fais qu'une bouchée des hommes et rien ne me ferait plus plaisir de les transpercer la poitrine. »

Le chat roulant des yeux devant le comportement étrange de son invoquée, ils repartirent à vive allure en prenant soin de ne pas se faire remarquer si quelqu'un venait, longeant la fontaine centrale en se cachant parfois derrière le long muret de la source d'eau. Fort heureusement, personne ne venu. Ils étaient au pied de l'escalier de marbre blanc, dos à dos en marchant lentement et toujours ce silence. Un mutisme agaçant, trop même. La porte exagérée juste devant eux, en l'effleurant à peine, un grincement sans précédent fit sursauter le garçonnet qui la referma aussitôt en se réfugiant derrière sa chimère, exaspérée.
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le Dim 24 Juil 2011 - 22:13
« Bien sûr Votre Altesse. Je réglerai personnellement ce petit problème. »

Le Roi Mickey salua chaleureusement son interlocuteur, qui était nul autre que le Prince Charmant, avant de quitter la grande salle du trône. Après le fastidieux incident, le monarque du Château Disney avait juré fidélité et obéissance au Palais des Rêves afin d'expier au maximum son erreur. Il sentait donc l'obligation de venir prendre des nouvelles de Son Altesse chaque semaine. Et cette fois-ci, Mickey était vraisemblablement arrivé au bon moment. En effet, depuis quelques jours, des oiseaux terrorisaient les courtisans et les serviteurs du palais. Ayant, selon les témoins oculaires, construit leur nid sur l'un des toits du bâtiment, ces oiseaux perturbaient les grandes réunions extérieures et souillaient continuellement la cour royale... Lorsque Mickey avait eu vent de cette histoire, il s'était immédiatement porté volontaire pour contrer ce souci qui semblait sincèrement déranger le Prince et ses sujets. À contre-cœur, certes, mais c'était de son devoir de le régler en bonne et due forme.

Ainsi, il abandonna aussitôt son hôte et quitta le Palais des Rêves. Dès lors, il prit quelques instants pour analyser les parois du bâtiment afin de bien déterminer le positionnement du nid, et la meilleure façon d'y accéder. Rapidement, il jugea plus sage d'entrer à l'extérieur du palais et d'escalader le tout de l'intérieur, afin de pouvoir sortir par une fenêtre et ainsi raccourcir son périple. Ce qu'il fit instantanément. Après avoir salué les gardes et les jardiniers, il entra de nouveau dans le bâtiment et gravit toutes les marches et tous les escaliers possibles jusqu'à atteindre l'endroit le plus haut du palais. Il ouvrit l'une des multiples fenêtres et en ressortit prestement.

Pendant plusieurs secondes, il fut éberlué par les beautés de ce domaine. De cette hauteur, on pouvait réellement admirer les mille et une lanternes qui illuminaient avec magnificence tout le château. La Lune, quant à elle, donnait aux jardins un aspect mystique et reflétait dans les étendues d'eau qui encerclaient le Palais. Plus loin, on observait une immense forêt qui semblait s'étendre sur des milliers de kilomètres. Se laissant enchanté par ce décor envoûtant, une légère brise vint faire danser les oreilles du Roi Mickey. Si son Château était aussi grand que celui-ci, il n'offrait néanmoins pas de telles vues... Il aurait pu passer des heures à contempler ce paysage.

Ce fut uniquement lorsqu'une bourrasque de vent trop intense vint le heurter qu'il revint à sa réalité. Égarant sa stabilité et chutant sur le toit en pente, il commença à glisser sur quelques mètres avant d'atteindre le rebord. Par un miracle incroyable, ses réflexes lui permirent d'accrocher solidement ses mains sur la gouttière. Balançant dans le vide, il resta ainsi quelques minutes à tenter de se remettre sur pieds. Malheureusement, à toutes les fois qu'il était sur le point d'y parvenir, un autre coup de vent venait perturber son ascension. Débutant lentement à perdre son énergie, son regard se posa sur un buisson assez dense. Ne pouvant plus tenir bien longtemps, il songea donc à se laisser tomber dans celui-ci... Après tout, Mickey pouvait légèrement ralentir sa chute si tout ne se déroulait pas bien. Dans cette optique, respirant un bon coup, il se balança longuement pour finalement lâcher la gouttière et tomber. Sa dextérité accrue lui permit d’atterrir directement où il avait prévu, et évita ainsi d'inutiles blessures... Mais les choses ne s’arrêtèrent pas là. Non... Pas du tout.

Dissimulé derrière l'arbuste, Mickey remarqua au loin la présence de deux individus. La première était une demoiselle au regard de feu, aux cheveux blond platine et à l'accoutrement écarlate... Le deuxième semblait clairement sorti d'un conte de fées avec son apparence hybride entre un félin et un humain. Pensant tout d'abord qu'il s'agissait de sujets du Prince, il changea promptement d'idée lorsqu'il vit deux gardes ligotés un peu plus loin... Le chat et la dame rouge étaient des intrus... Et le monarque ne pouvait permettre une autre catastrophe d'arriver et de perturber de nouveau le Prince. Sortant donc de sa cachette comme si ce n'était qu'un vulgaire jeu, il s'adressa immédiatement à ses interlocuteurs d'un ton sévère et, comme toujours, déterminé :

« Que faites-vous ici? Vous êtes dans une résidence privée. »

Mickey se précipita auprès d'eux, et sous les regards étonnés, il libéra les deux gardes, malencontreusement inconscients. Machinalement, il prit leurs pouls avant de constater joyeusement qu'ils étaient toujours en vie, mais qu'ils avaient simplement perdu connaissance. Il tassa un peu les corps de façon à éviter un réveil brutal et s'approcha aussitôt des intrus... Il fit apparaître sa Keyblade dans une léger nuage de fumée blanche et la pointa contre les importuns. Alors que le damoiseau semblait éprouver une certaine inquiétude, la dame de feu ne paraissait pas vouloir du tout coopérer. Elle s'avança lourdement de Mickey, et d'un coup de main, elle le fit valser dans les airs. Ce dernier, ayant réagi assez rapidement, retomba sur ses jambes sans la moindre plaie.

« Quittez immédiatement ce lieu. »

La démone, ainsi surnommée par Mickey, se mit à rigoler intensément et soupira :

« Navré petite souris, mais nous ne partirons pas d'ici. »

Mickey fut clairement insulté par la réponse de la dame rouge. Chargeant son énergie magique dans le creux de sa main, il relâcha le tout contre elle. Un jet aqueux puissant émergea de sa paume et la fit chuter sur le sol. Le monarque se tourna vers le félin et se hâta vers lui et mit sa Keyblade contre son buste :

« Et toi? Tu vas gentiment partir? »

Il prit son souffle et continua :

« De quel côté es-tu? Du mien... ou du sien? »
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le Ven 7 Oct 2011 - 15:03

Le chat apeuré, dissimulé derrière la créature peu vêtue qu'il avait invoqué, était prêt à infiltrer en sa compagnie. Or, deux oreilles rondes vinrent pointer leur désaccord. Une sourie, marchant sur ses deux pattes, virevoltait à la rencontre des ces invités peu communs. Sur un point de vue purement subjectif, ce rongeur ressemblait beaucoup à Ikaru. Ce même air déterminé, cette apparence fantastique, tout y était. Sauf peut-être une chose : le démon. Ces murmures sifflés avec un ton mielleux dans les ruelles sombres, cette tentation dégoulinante, ces ultimatum malveillants. L'autochtone c'était débarrassé de la suivante satanique avec une facilité assez déconcertante. Un échange bref de quelques coups a suffit pour mettre Satan à terre. Pathétique et si décevant. L'un de ses meilleur élément avait été mis au tapis par un rongeur munie d'une clé en guise d'arme, un bien étrange équipement que voilà. Cette clé dégageait quelque chose de malsain, quelque chose de chaud et lumineux. La contempler suffisait à le déconcentrer, comme si on lui brûlait les yeux, comme si on lui brûlait son âme, comme si on consumait ses ténèbres. Cette noirceur qu'il avait tant de mal à acquérir, elle tremblait face à une simple artefact aussi ambiguë soit-il. Intéressant et effrayant à la fois. C'était, le genre de lumière que dégageait une certaine personne autrefois. Malheureusement, cette personne a disparue en se confinant dans sa lumière. La clarté l'a aveuglée, provoquant sa chute dans le précipice du néant. La lumière : elle doit disparaître. Cette sensation, ce genre de pensées. Ce n'était plus le chat quémandant de la douceur à sa maîtresse. Ce n'était plus Ikaru...

Posant une main sur l'objet contondant à la robe dorée et argent, de fins éclairs de luminescents réagissaient à ce contact étranger. Les ténèbres ne devaient pas toucher cette chose. Il ne fallait pas jouer allègrement avec un être armé d'une telle abjection. Tombant à genoux en poussant un léger cri de douleur, sa main lui faisait terriblement souffrir, plus qu'un brûlure, on lui dévorait sa précieuse noirceur. Le félidé fixait le dangereux instrument ainsi que son porteur, complètement neutre. Il ne faisait que ressentir en silence. La domestique infernale se relevait, fixant ces animaux magiques, inquiète. Elle accourue vers son invoqueur, brusquement, il leva le bras en sa direction, stoppant sa petite course. Se relevant comme il le pouvait, le Compagnon, la respirations haletante, regardant cette nouvelle créature.

« Aidez-moi... l'ombre cachant une partie de son visage déjà bien dissimulée par la masse de cheveux, parlant d'une voix tremblotante, triste. Je ne sais pas ou je suis. Je ne sais pas ce que je cherche. Suis-je le bien ? Suis-je un démon ? ses paroles haussaient d'un niveau, devenant des clameurs. Je ne veux faire de mal à personne. Monsieur, aidez-moi, je vous en supplie. Emmenez-moi voir l'aube. Emmenez-moi voir la lumière. Je ne veux pas de ces ténèbres. »

Satan avait tout entendue. Soulignant son dégoût par un court soupir. Elle disparut d'elle-même dans le sol flamboyant. On pouvait la voir s'évaporer en terre tout en envoyant un doigt d'honneur aux personnages, heureusement, on n'entendait à peine les insultes qu'elle vomissait à foison. Une invocation bien rebelle et colérique. Le chat voulait pleurer, il n'y arrivait pas. Les chats ne peuvent pas pleurer et encore moins sourire. Les chats n'ont ni le droit au bonheur, ni le droit au chagrin. S'agrippant à la cheville du rongeur. Son unique œil visible plus rouge que jamais, effrayé par une telle arme. Le visage figé, aucune larme ne coulait sur son visage et pourtant, à l'intérieur, il hurlait de désespoir. Son étreinte le serrait de plus en plus. Ce n'était pas un comportement normal, tout était si bizarre.

Un sourire.

Soudain, l'air se rafraîchissait. De la glace. Ikaru se retira aussitôt et vint immobiliser les jambes de sa victime dupée. Black Tears, on venait de pointer la pointe d'une épée sur sa morose personne. Et cela, le faisait souffrir. Il n'écoutait pas. Il n'écoutait rien. La pénombre dissimulait le masque brisé d'un adolescent. Mais c'est lorsqu'il releva la tête, que ses cheveux d'ébène filtraient un portrait incandescent, le carmin de ses yeux incendiait sa froideur. Un dédain sans précédent en direction de cette minable scène. Une expression presque indescriptible. Se contrefichant de tout ce qui l'entourait, l'appel était beaucoup trop intense pour lui résister. Aussitôt, le Compagnon bondit en arrière, accroché en hauteur contre une colonne de pierre, l'environnement vibrait. Quelque chose n'allait pas chez le jeune homme. Il n'était plus maître de quoique ce soit, encore moins de son propre corps. Des sphères. Elle s'extirpaient littéralement de son corps. Ces sphères noirs imbibées d'un halo lumineux, vinrent très vite former une terrible masse au-dessus de Black Tears. Il était là maintenant, lui. Le blanc de ses yeux noircissait soudainement. La bête avait faim. Le chat avait trouvé une petite sourie avec qui jouer aujourd'hui. Il voulait la dépecer, voir ce qui allait sortir de ce corps chétif.

« Tu voulais savoir de quel côté j'étais petite souris et bien, je vais te le dire. passant ses doigts entre les quelques mèches, une façade de folie furieuse tourmenta les lieux. Je ne suis du côté de personne ou d'aucune notion. Je suis le seul maître de mon destin. Je n'appartient à personne ! Tu vas être une des victimes de la fatalité, de mon chemin infernale. Je vais te tourmenter à jamais ! Ha hahaha... ! reprenant son souffle après ce rire exagérément aberrant, il commençait à se lécher le bout de ses doigts aquilins. Tu es un monstre, tout comme moi. N'est-ce pas difficile d'accepter une pareil existence ? N'est-ce pas difficile de rencontrer quelque chose de plus abominable que soit-même ? Nous allons vérifier ça immédiatement. levant le bras vers les cieux avec une expression encore plus dérangé. Voyons voir lequel de nous deux est le plus horrible. » 

Les sphères virevoltèrent sur elle-même avant de tourbillonner pernicieusement au-dessus de la cour. La masse toxique très dense, telle une tornade, descendait doucement en direction de la cible coincée dans un petit bloc hivernal. Balançant son bras, le triste égaré manipulait cette émanation à son aise avec grâce, il jouait avec, la faisant valser avec les quatre vents. Le nuage s'ouvrit comme une fleur toujours en fonçant vers la nourriture que le félin venait de trouver. Des mains. La densité se métamorphosa en mains noir comme la nuit et crochues. Envoyées telles de nombreuses lances, une pluie diluvienne de ces paumes acérées submergea la zone dans laquelle se trouvait le curieux damoiseau. Les murs tremblaient de nouveau sous un tel choc, le parvis de pierre blanche fissuré de part et d'autre par une telle attaque. S'asseyant sur le rebord du toit, balançant ses jambes tel un enfant, le rictus malsain s'agrandissait pour devenir le rire d'un chérubin cruel.

« Voyons voir si avec ça, je ne l'ai pas trop cassé. Tu peux arrêter de te cacher, j'ai horreur de jouer à cache-cache, surtout avec la nourriture. »

Musique : One who gets in our way ~ Xenoblade Original Soundtrack
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