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Le Pardon Enchaîné

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le Lun 16 Mai 2011 - 1:13
Fabrizio, rends à la Forêt de Sherwood. Mais n'y vas pas les mains vides ! Prends ce paquet. Pour réparer, nous avons demandé conseil à un expert en bâtiment et il en a profité pour jeter un coup d’œil à tout le château. Tu n'imagines pas le nombre d'amélioration qu'il a fait... Et en échange, tu dois lui apporter le contenu de ce paquet. Mais tu devras faire vite, car ce qu'y est à l’intérieur à précieux et les gens de Sherwood voudront surement le récupérer...

    Ok, sur le papier ce n’était pas très dur. En principe ça ne l’était pas. C’était tout un monde ça, quand même. Passez l’expression. Une des rares missions en dehors du territoire du Sanctum pour Fabrizio. Il n’en sortait jamais outre mesure, alors il se demandait sur quoi il allait tomber. Ce plaisir était un peu atténué par le fait qu’il connaissait quelques choses éparses sur ce monde, récoltes dans des livres et les on-dit. Il n’était pas du genre à partir se jeter dans la gueule du loup en fait. Ce monde dans lequel il allait n’était pas en proie aux guerres qui lacéraient tous les mondes. Il était en état d’amélioration, paraissait-il. Étrange, non ? Enfin, il verrait bien sur place. Dans le vaisseau Gummi, il repensait à ce qu’il avait appris. Quelques généralités, Sherwood, la foret des hors-la-loi, le Shérif, les bases pure et dures. Ainsi il savait à peu près où il allait, il le pensait du moins. Il devait se rendre dans le village où résistait cet architecte (ou quoi qu’il fut) pour lui donner le présent . Tout bénèf’ ! Mais apparemment il devrait se défendre : il se pourrait que quelques personnes voulaient ce qu’il y avait dans le paquet qu’il devait transporter. Super, aucune mission sans risques non ? Alors il y allait le cœur léger, parce que si les risques étaient cachés il étaient pires. Ce n’étaient pas deux ou trois péquenauds qui allaient lui faire peur !

    Il débarqua à la lisière d’une foret dense. L’air était vraiment frais, comme si la mer n’était pas loin. Un chemin était tracés par le passage successif de chariots dans la terre humide de pluies apparemment fortes. Super… quoi de mieux ? Cela lui rappelait Paris en automne, ses quelques plus mauvais souvenirs de son monde natal. Il n’aimait pas avoir froid, pour tout dire il détestait ça. Autant ne pas y penser. Il n’avait pas de manteau sur lui, ses vêtements actuels ne le protégeaient pas des coups de vent trop violents mais le protégeraient tout du moins d’une crève trop forte. Super, déjà ça de pris, tu parles d’une mission.. La foret de Sherwood, tu parles, le marais oui ! Si ce monde était en amélioration, c’était juste matière à dire, il faisait un temps purement horrible. Les améliorations n’étaient pas météorologiques, c’était sûr. Enfin, il n’était pas là pour se plaindre comme qui dirait. Il n’était pas le plus grand partisan du « se parler à soi-même en espérant une réponse divine », quoique se plaindre faisait partie de ses qualités, même si, en fait, ce n’en était pas une.

    Or donc, il lui fallait rejoindre le village, pour cela il devait traverser la foret… Hallelujah, ladite foret de Sherwood qui grouillait de brigands, super. Pourquoi toujours lui ? Toutes les missions étaient comme ça ou juste les siennes ? Inutile d’y penser, i-nu-tile. Ca ne servait à rien à part le ralentir, il avait suffisamment de mal avec la foret. C’était comme si le bois ne voulait pas qu’il passe, le chemin exigu sur lequel il était s’affinait de mètre en mètre. Les branches le griffaient, c’était comme un organisme qui se défendait contre un intrus. Pas mal, manquait plus que les deux-trois squelettes dans un coin et c’était parfait dans le rôle du bois d’où personne ne ressor…

    « Halte-là, maraud ! Tu entre en notre territoire et jamais tu n’en ressortiras… fais-nous honneur de ta bourse et de ton précieux chargement, esclave du Sanctum ! »

    tait.

    L’archevêque jeta un regard froid aux trois voleurs devant lui. Ok, il ne savait pas que c’était des voleurs, mais ils en avaient l’air, c’était pour quoi il les considéraient comme tels. Ils étaient vêtus de pied en cape comme tels, sois-dit en passant. Des capuches masquaient leurs visages, des foulards cachaient leurs traits, il n’y avait que leurs yeux de visibles. Chacun avait une arme, sauf celui qui sauta de sa branche et alla s’avancer vers Fabrizio. Les deux de derrière possédaient un fléau, ceux que l’on utilisait pour battre le blé dans les champs ainsi qu’un couteau, pour le second. Une longue lame effilée et tranchante. Hallelujah. Des voleurs quoi.

    « Avant de faire quoi que ce soit… dégagez. Que je m‘énerve pas vraiment.» Ajoutez un bon dies irae, dies illa en fond de trame et vous avez l’image qui faut. Il n’avait pas envie de se faire ennuyer par des simples voleurs de bas étage. Aussi malins qu’ils puissent être. Il n’en avait cure et, alors que le chef s’avança vers lui, il continua de marche sans lui jeter un seul regard. Vaguement blasé, il s’apprêtait à les quitter. Comme de juste, les deux acolytes lui barrèrent le chemin.

    « Hola ! Tu n’imagines même pas repartir comme si de rien n’était !? »

    «
     Bein… si. »

    Il devait bien faire vite, non ? Alors il n’avait pas l’intention de se battre et de perdre du temps avec des idiots pareil qui parlait en argot et faisaient les fiers. Il n’en était plus là, non ? C’était ce qu’il pensait juste avant de sentir dans son dos la sensation du brûlure qui suivait souvent le coup avec un objet dur. Il devait être rapide alors, l’armure remisée au placard laissait vacante la protection qu’elle apportait mais il ne serait pas retardé par son poids. Il n’aurait jamais du penser à ça, il le regrettait au moment où il s’étalait de tout son long par terre. Cela l’énerva d’autant plus que la terre était dégueulassement mouillée. Et que ça faisait mal. Plus parce qu’il avait honte de s’être fait avoir, même s’il n’avait rien fait pour l’éviter. C’était bien sa veine tiens… Enfin bon ! On reste calme, zeeen, aucune raison de s’énerver non ? Si. C’était qu’ils s’acharnaient les tarés, il avait l’impression qu’il n’en avait pas reçu qu’un, des coups de fléau. Au moment ou il commença à comprend l’espace entre les coups (dont certains étaient manqués) il se retourna sur le dos et attrapa l’arme paysanne du voleur et la tira de toute ses forces. Déjà emporté par on élan, il tomba juste à côté de lui. Et de un. Rapidement, le jeune archevêque se releva et attrapa une pierre sur le chemin. Sa main s’enfonçant dans le sol meuble, il ne réussit qu’à balancer une poignée de boue au visage de l’homme au poignard. Il maudissait ce temps pourri. Au deuxième essaie, alors qu’il roula par terre expulsé par un coup de poing monstrueusement fourbe de la part d’un des adversaires, il réussit à attraper une belle pierre et, à grand renfort de vitesse et de neurones en inactivité il frappa à plusieurs reprises le visage de l’homme au couteau. Avec ladite pierre. Ouais. So délicat, vous ne trouvez pas ? Ainsi donc, le second homme s’écroula, il n’en restait qu’un Celui-là, hors de question de le combattre. S’attendant à une réaction rapide de sa part néanmoins, Fabrizio attendit, une seconde, puis deux.

    Non, rien ne se passa, l’homme souriait d’un air suffisant, les bras croisés. Que préparait-il ? Cela n’attirait aucune confiance.

    « Viens à moi, mon obligé ! » hurla-t-il en écartant les bras d’un geste théâtral.

    Pendant un moment, il crut bien que c’était lui qu’il appelait comme un chien, mais il se ravisa au dernier moment. Non, non ce n’était pas exactement à lui qu’il s’adressait.

    « Nan mais ça va pas de ma parler comme à… ça !? »

    Il vit une brume se former autour de l’homme puis se diriger devant lui. En deux temps trois mouvements un énorme molosse s’invoqua sous sa commande. Oups ?

    Il fila sans demander son reste. Non, ce n’était pas son affaire. Le sac contenant l’objet à livrer pendant toujours à son côté, dans le sac qu’il protégeait. Bien vite il traversa le bois. Et, entre nous, bien vite, c’est un euphémisme, si on additionne le temps du combat ainsi que la fois où il s’est perdu dans les buissons, tombé dans le marais, accroché à un arbre et hurlé de terreur dans un mystérieux nuage de chauves-souris vampires c’est une moyenne très honorable. Ainsi, il arriva dans le bien nommé village de Nottingham, dont il ne voudrait plus jamais entendre parler. Il était composé de quelques chaumières au toit de pailles (de chaume, d’où leur nom, mais ce serait se répéter) et aux mur de terre et de briques humides. Il le traversa sans ramager sur la beauté du ciel chargé de pluie qui ne menaçait que de lui tomber dessus, il en avait la nausée. A peine fut-il sur la place du village qu’il jura entre ses dents. Oui il y avait des maisons. Non elles n’étaient pas bucoliques non plus. Le fait de son énervement était dans le fait qu’il ne savait pas dans quelle maison c’était. Ainsi, il alla les fouiller une par une. Ce fut un concert de claquage de porte à la figure pour certains et de « Hm… ah oui.. Intéressant » pour d’autres. Des vieilles louches et… vieilles le toisèrent de haut en bas et des hommes tout aussi bizarres essayèrent de marchander le contenu de son sac. Au bout d’un moment, une femme (qu’il considéra comme un cadeau des Éternels) lui indiqua avec un sourire (de pitié ?) une maison au bout d’un chemin en pente qui menait au lieu de travail de cet expert en bâtiment. (que ton nom soit sanctifié, ô inconnu de la douzième maison de Nottingham)

    Lorsqu’il arriva au bout du chemin, il pleuvait à verse. Super. Ce fut avec un air morne qu’il toqua à la porte, un type -un animal ? Jamais il ne s’habituerait à ça, à ce monde. Enfin, un type vint lui ouvrir. Il ne se rendit pas bien compte exactement que c’était le type qu’il cherchait. Il lui demanda bien qui il était, posa quelques questions pour la forme et donna le paquet qu’il était chargé de lui donner. Remerciements, tous truc du genre. Il refusa d’entrer, repartit après avoir plutôt annoncé qu’il fallait remercier le Sanctum. Non, il ne sut jamais ce qu’il y avait dans ce paquet. Mais oui, la crève qu’il eut après était plus horrible que le temps de ce monde dont le soleil était aussi timide qu’absent.
 

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le Lun 16 Mai 2011 - 23:01
J'ai beaucoup aimé.

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