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 Parce que c'est mieux quand on y croit ~ [mission avancée]
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Le Pardon Enchaîné
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Dim 8 Mai 2011 - 3:01
«Fabrizio. Tu as faits des preuves, c'est un fait. Et même si les guerriers du roi Stéphane sont bon, j'aimerais que les entraines, qu'ils deviennent plus fort encore. Ils t'attendent dans la cour, prêt à recevoir leur entrainement. En fait, je ne veux pas d'un entrainement lambda... Je veux que ses soldats reçoivent une éducation militaire... différente. Tu n'es pas soldat de vocation, ta vision ne sera pas la même que la mienne par exemple, apprends leur ta propre vision du soldat, du combat. Faits-en de bon soldat. Ah, ils semblent que quelqu'un soit récalcitrant.»

    Euh, sa vision de l’armée ? Angeal faisait dans l’original. Il n’était pas commandant du genre commandant de troupes, lui était juste commandant sur la paperasse, le reste c’était pas lui qui gérait ce genre de trucs. Mais comme qui aurait dit, qui ne s’essayait pas à tout ne pouvait rien faire. Et il n’allait pas refuser une mission sous prétexte qu’elle ne lui convenait pas, non ? Dommage, ça aurait pu être sa troisième mission en une seule journée s’il aurait eu le temps, mais la nuit était tombée alors qu’il finissait la seconde. Tant mieux, car c’était à l’aube qu’il avait prévu de commencer ladite mission. Il avait passé une partie de la nuit à se demander comment faire, que faire. Non il n’était pas très avancé sur le coupe, ce n’était pas son truc de prévoir ce qui est prévu. Un petit plan vite construit dans la rue pour éviter quelqu’un c’est vite fait mais quelque chose sur le long terme, ça finissait en chose lamentable. Éduquer militairement des personnes qui l’étaient déjà et ce alors que lui n’avait jamais approché quoi que ce soit de militaire de sa vie. C’était eux qui pouvaient lui en apprendre ! Bein voyons, il était encore bien loti aujourd’hui.

    En général, quand il y a une échéance de plus en plus brève, peut importe dans combien de temps elle arrivera on a toujours l’impression qu’on a du temps avant, pour glander un peu, réfléchir. En somme qu’on peut rester zen. C’était ce que Fabrizio se disait en effet, après avoir reçu son ordre de mission il avait prévenu les soldats de se rassembler dans la cour le lendemain matin, tôt, à peine le soleil levé. Ce soleil qui refaisait son apparition alors qu’il tournait et retournait encore en rond dans sa chambre, il le regarda avec une pointe d’appréhension rendre le ciel bleu comme de l’acier. Il avait toujours aimé l’aube, il n’avait pas l’occasion de la voir à moins qu’il ne dorme pas de la nuit, elle se levait trop tôt. Le ciel qui quittait ces ténèbres sourdes et s’éclairait pour devenir d’un bleu limpide. Les premiers éclats de l’astre diurne, leur chaleur qui réchauffait plus l’âme que le corps et brûlait ses yeux chargés de fatigue. Il regrettait de ne pas avoir pu dormir plus (dormir tout court en fait, dans ce cas là) mais ne pouvait s’apitoyer sur son sort, se foutre la tête dans de l’eau glacée le réveillerait sûrement. Mais il était réveillé et c’était dans cet état d’esprit qu’il sortit de sa chambre pour aller directement dans la cour. Il en aurait pour la journée ? Ça, il le pensait. Un entraînement, c’était plutôt long, non ? Militairement parlant, il n’en savait rien. Il aurai bien aimé avoir une discussion un peu plus ample avec Angeal sur le sujet, il regrettait de ne pas avoir été lui parler de toute la nuit. Il l’avait vraiment passée à rien faire, des heures et des heures passée à penser à des bouts de plan qui finissaient en cul de sac. Génial, il avait encore géré sur ce coup tiens. Il était possible qu’il rate cette mission ? Elle lui paraissait si facile en fait… il n’y avait pas d’ennemis à battre, il n’avait pas à sortir du Domaine… Mais c’était quand même pas n’importe quoi… Les soldats de ce royaume, s’il les aiguillait mal, il les rendrait lamentables avec des idéaux idiots et idéalistes. Il l’était, idéaliste, et savait clairement que ses idées pouvaient être fausses. Longtemps il n’avait eu d’avis que par les autres. … Quand une échéance est dans pas long, on trouve toujours le temps de penser, penser et repenser encore même si on fond de nous il y a cette pensée forte que l’on a plus le temps, parce qu’encore en dessous on se dit qu’on a le temps. C’est horrible ce fait avéré.

    Le jeune homme termina sa course à l’entrée des jardins. En fait, il n’y déboula pas comme un idiot, zen, comme qui dirait. Il devait le rester, fier aussi. Il devait pas se montrer… quelque chose comme classe ? Sûrement, il devait inspirer la confiance ? Être un modèle, sûrement… seulement il n’était pas de ceux qui inspiraient la confiance d’un seul regard. Angeal était de ce genre de personnes, pourquoi tout le monde au Sanctum lui faisait confiance ? Il y avait cette raison, il en avait de la prestance, lui au moins. Enfin bon, là il était temps de réfléchir. Quelle était sa vision des choses ? Il fallait déjà qu’il le sache un peu lui-même. Il n’était pas du genre à se creuser la tête, mais cela lui viendrait non ? Il avait toujours fait comme ça, attendre que tout lui tombe tout cuit dans les mains quelques fois. Mais il avait toujours l’impression que cette fois là il faudrait qu’il y mette du sien, pour une fois. Il n’allait pas faire grande impression sûrement. C’était rare qu’il se considère comme ça mais dans ces moments là il avait bel et bien l’air d’un gamin à qui on confiait une mission bien trop importante pour lui. Mais il ne voulait pas flinguer cette chance, c’était pas une mission aussi simple qu’elle en avait l’air non ? C’était ce dissident dont il s’inquiétait. Et s’il ne savait pas comment le cadrer ? S’il se faisait complètement ridiculiser ? Il n’était pas si doué que ça avec la parole en fait, il ne parlait pas souvent pour tout dire. Depuis qu’il avait rejoint le Sanctum il était resté silencieux. Mais là apparemment ce n’était plus le temps, il se dirigea vers le groupe, l’air neutre. Il n’avait pas envie de paraître louche, il se souvenait clairement des discussions à propos des membres du Consulat avec ses frères, à quel point ils paraissaient étranges, c’était pareil ici ? Il ne le savait, et le saurait peut être.

    Il devait y avoir une vingtaine de personnes, pas plus. C’était bien, même un peu trop pour tout dire. Ils se tournèrent vers lui dès qu’il s’approcha, sans un mot il se plaça devant eux. Certains, pour pas dire la plupart étaient plus grands que lui. Quelle horreur… Bon ! Zen, ça ne servait plus à rien de penser à autre chose… C’était peut être pas obligé mais nécessaire, pour faire des lapsus et changer de sujet. Eeeeenfin, on se calme.

    «    » ça commençait bien. Il fallait une entrée classe. Le jeune homme les toisa quelques secondes, l’air encore neutre. « Vous espérez que je commence par quoi ? Arrêtez déjà de me regarder comme ça, c‘est pas des manières ! »

    Il avait trouvé le truc. Les quelques soldats le regardèrent, intrigués, puis se ravisèrent. « On dit comment chez vous, garde à vous ? Allez, on se tient droit, votre travail pour le moment c’est de m’écouter. Vous faites pas un geste sans que je vous le dise, le premier que je vois bailler même si c’est pas de sa faute il s’en remettra pas ! »

    Fallait commencer par donner une relation de sorte à ce qu’ils puissent savoir qui est le leader, non ? C’est comme ça partout, y’a un chef et des suivants. Genre. Or donc, la suite. Il leur ordonna de… faire des pompes. Pourquoi ? Il avait une idée bien précise en tête. « Continuez jusqu’à ce que vous en pouviez plus. Et même encore après. » L’idée de base, c’était de les fatiguer. Tous s’exécutèrent. Ou pas.

    « A quoi ça va nous servir de faire ça ? A rien. A quoi ça sert de nous priver d’un jour d’entraînement pour rien carrer ? » demanda d’une voix forte et teintée d’ironie un des soldats, le dernier qui restait debout. Il avait cet air plein d’assurance que portaient les vainqueurs et ceux qui étaient sûrs de gagner. Il donnaient envie de frapper, de le frapper, en général. C’était leur tête elle avait quelque chose ! Rien de personnel ! (ou si peu) Ils étaient horripilants.

    « Tu contredis un archevêque ? » allez, on sort le côté connard. « Le Sanctum est lié au gouvernement de ce domaine, tu me contredis, tu contredis le Primarque et ton roi. Et tu contredis les Éternels.  Mais le plus important c‘est que tu me contredis avant tout. C’est pas ce qui me plaît le plus… » Le jeune homme leva les yeux au ciel et soupira profondément. « Ca va pas te servir à grand-chose, toi et tes deux neurones encore en marche. »

    Il avait bien l’intention de leur communiquer sa vraie pensée. C’était bien ça le but de cette mission, non ? Alors voila, il comptait bien faire ça, sans faillir.

    « Pour moi, un soldat et une personne qui est capable d’endurer tout ce qui et possible pour défendre ce qui lui tiens à cœur, la défense de son monde. La guerre et là, elle l’a été et le sera aussi. Personne n’est vraiment à l’abri sans quelqu’un pour les protéger. Les Éternels nous regardent agir, ils ont tous confiance en nous… et qu’est-ce qu’il se passera si personne ne bouge, hein ? On ne sait pas ce qui se passe chez les autres en ce moment, ailleurs. Ils se renforcent, tous ! Et viendra bien le moment où tout le monde devra partir au combat. »

    Le discours de la paranoïa en trois leçons. Une, vous prenez un gosse innocent. Deux, vous attendez que la guerre se propage. Trois, soit tout va bien, soit il finit par croire que tout va lui retomber sur le coin de la gueule. Voila, vous laissez le gosse en convaincre d’autres et ça y est. Seulement, pour que ça marche, il fallait que le mec ne soit pas conscient de cette chose. Seulement, le problème était que l’archevêque l’était, exit donc le plan super fun d’une armée qui a peur de son ombre. Il savait qu’il se faisait des idées, mais il les savait justes. Il savait qu’une guerre couvait. Quand on avait foi en quelque chose, on rendait toujours la chose plus intéressante. C’était prouvé. Quand on écoutait quelqu’un qui croyait en ce qu’il disait, on avait l’impression que tous ses mots étaient justes. Pas forcément exacts, bien placés ou géniaux mais justes. Y croire, c’était largement suffisant. La foi déplaçait des montagnes. En ce moment, Fabrizio voulait simplement que ces gardes prennent conscience de ce qu’il racontait. Le récalcitrant s’était tut pour le moment, il ne grogna que contre tout ce qui suivait. En outre après les pompes, ils durent tous se combattre entre eux. « Non je vais pas vous faire arrêter » qu’ils entendaient venant de la bouche de ce commandant qui n’arrêtait pas de les assommer avec des discours étranges. Ils les comprenaient de plus en plus, comme si tout se liait en fait. Ils se rendaient compte qu’ils ne tiendraient plus longtemps s’ils continuaient de se battre ainsi. Il tombaient par terre plus qu’autre chose pourtant, rien n’indiquait une fin proche.

    « Dans une situation réelle, quand bien même vous supplieriez pour arrête, vos ennemis ne vous laisseraient pas faire et vous vous retrouveriez morts sans même vous en rendre compte ! »

    Et une bonne partie de la journée ce fut ainsi. Oui, il n’y avait pas grand-chose d’autre à dire. A grand renforts de discours, le jeune homme essayant aussi bien que possible de leur donner sa vision de ce qu’était un soldat . Fier et fort, il repensait à son père et toutes les impressions qu’il avait bien pu lui donner. Ça remontait déjà, il n’en avait plus que quelques souvenirs. Ça lui était revenu tout à fait inconsciemment, il n’y avait plus pensé pendant longtemps. Il avait toujours été cette figure de force, de droiture. Le meilleure homme sur terre, la classe incarnée. Celui qui l’avait protégé et accordé sa confiance. Le fait qu’il l’air ruinée, cette confiance, ne rendait que plus durs ces souvenirs.

    « Pensez que vous êtes le dernier rempart, celui qui protège directement les habitants de ce monde ! »

    «Mais rien n’arrivera, la Sanctum est là ! Nous on fait juste figuration dans tout ça, c’est pas notre guerre ! »

    «Quand la guerre vient, elle vient pour tout le monde. Un soldat ennemi ne fera ni la différence entre un père, une mère, un gamin. Il fauchera tout sur son passage si rien n’arrive pour l’en empêcher ! »

    Ce n’est qu’alors que le soleil déclinait qu’il les fit cesser de se battre. Aucun d’eux ne resta debout bien longtemps. Il soupira également, ne sachant que penser. Il avait dit tout ce qui lui venant à l’esprit, une ligne de pensée lui était apparue spontanément, il n’avait eu qu’à la suivre. Ça avait été simple en fait, et compliqué à la fois.. Il voulait qu’ils comprenne que tout pouvait s’écrouler du jour au lendemain, sans espoir de retour total en arrière. Leur rôle était que cela n’arrive pas. Il avait du le comprendre en même temps qu’eux. Il détestait trop penser. Ça l’obsédait des nuits entières. Mais là n’était plus la question, cette mission était finie.

    « Si les gens du coin ont confiance en nous comme dans le Sanctum ça devrait aller peinard. Je sait pas comment vous faites, je vous ais jamais trouvé normaux. »

    Ça, c’était hors mission, l’archevêque ne répondit même pas.
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L'Ainé des Surhommes
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239/350  (239/350)
Dim 8 Mai 2011 - 14:22
J'ai perdu mon commentaire, la flemme de le refaire. En gros c'était long et bon, t'as un bonus

40 points d'expérience (dont 10 bonus)+ 300 munnies + 3 PS. Def

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