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Le Traître

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le Ven 15 Avr 2011 - 3:37
Présentation de « Shanks le Roux »

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    Identité

      N o m : /
      P r é n o m : Shanks
      S u r n o m : Le Roux
      Â g e : 37 ans
      C a m p : Errant
      M o n d e d' O r i g i n e : Île du Destin
      R a c e : Pirate !

    Descriptions
    P h y s i q u e :
      Tortuga. Qu’est-ce que je dis ?… Tortuga ! L’île que tout le monde connaît, de mauvaise ou de bonne réputation. Tortuga, c’est la ville qu’on aime ou qu’on déteste. Tous les chemins mènent à Tortuga et Tortuga, tout le monde y est allé au moins une fois, dans le coin.
      Mais on n’a jamais trop suivi cette folie furieuse et ce délire sur cette île. On en reparlera plus tard mais pour un peu expliquer tout ça… Vous y êtes déjà allés ? Là-bas, la piraterie n’a aucune limite, aucune loi et encore moins de respect. Et si la piraterie était le seul problème, cela irait mais les pochtrons, les prostituées… Ce n’est pas mon monde, ni celui des autres gars. Notre bande vit dans le plus beau de tous les mondes, le plus chaleureux et surtout le plus trépidant. On a de beaux idéaux, vous savez, peu de choses nous séparent des pillards et des autres pirates mais on ne leur ressemble pas.

      Et sur les côtes, l’encre à la mer, les voiles repliées, le bateau était amarré à un rocher. Le navire est d’une beauté… C’est exceptionnel. Il a été façonné dans un bon bois, un bois solide et ses parures sont finement sculptées. C’est un trois-mâts et donc par conséquent, un gros bateau, imposant et presque trop beau pour nous. Les voiles sont blanches et vierges de toute peinture. Et au sommet du mât central, il flotte… Notre drapeau noir, notre drapeau pirate. Une tête de mort devant deux sabres croisés et sur l’œil gauche du crâne, trois cicatrices parallèles comme faites par des griffes.

      Ce bateau… C’est mon bateau. Et je l’aime autant que mes amis. Et ensemble, nous sommes des pirates.

      Bien en dessous de ce mât, sur le pont du navire, nous sommes tous là et on fait un vacarme monstrueux. Mais là où on est, on est invincible. C’est bien simple, personne n’ose nous provoquer sur ce grand navire à la hauteur de notre cohésion. Ce qu’on fête… Car oui, nous fêtons quelque chose, sortant des tonneaux d’alcool, tous assis sur le sol : L’arrivée du marchands d’explosif d’ici même, de Tortuga. C’est pour l’inviter que nous sommes venus et accessoirement aussi pour refaire un stock de nourriture. Mais la fête, c’est sur le bateau.

      Difficile dans ce groupe de forbans de me trouver. Y a pas de trône ou même de siège, on est tous aussi simplement assis, la troupe ne gravite pas forcément autour de moi.
      Mais je me rends. Je suis là, entre un énorme gars qui s’empiffre d’une cuisse de poulet et un autre à l’allure cadavérique, qui porte à ses lèvres une cigarette. Et moi… J’explose de rire, gorge déployée, hyper bruyant.

      C’était il y a dix ans…

      Je portais alors un chapeau de paille qui me donnait probablement un air de touriste et pas du tout l’allure d’un pirate. Et en dessous de ce chapeau que je tiens fermement et abaisse jusqu’à ce qu’il cache mon nez et tout ce qu’il y a en dessous… Et bien il y a mes cheveux roux et longs, partant sur ma nuque. Ce rouge flamboyant m’a valu mon surnom et faut dire qu’à part mon équipage, c’est limite si tout le monde ne m’appelle pas par ce titre.

      Je suis Shanks le Roux et j’étais alors l’un des plus grands pirates voguant sur les mers de l’univers entier.

      Mon visage est celui d’un homme simple en apparence, souvent sympathique aux gens qui me renvoient cette sympathie. Un visage un peu allongé, le front à découvert. De fins et longs sourcils qui surmontent mes grands yeux. Et un très grand sourire, à la fois blagueur, sympa et fier. Fier d’être là entouré d’amis.
      Petites oreilles, nez pointu, rien de bien important. Je portais déjà une barbe très courte, entourant ma bouche et passant par le menton. Ce genre de petites choses pas bien importantes que j’aime bien, un bon symbole de ma liberté… Une barbe mal rasée, c’est un élément indispensable pour un pirate, dans la tête d’un enfant !
      Et mes yeux ont justement cet éclat d’enfance, de rêves irréalisables et de projets d’aventure.

      Sur ma tempe, comme sur le drapeau, trois cicatrices traversent mon œil gauche, du front jusqu’à ma joue. Une blessure qui à ce moment là était encore récente et qui avait bien failli emporter mon œil.

      J’étais aussi grand que maintenant, quand j’avais justement vingt-sept ans et…
      Ca me rajeunit pas tout ça… Je fais un bon mètre quatre-vingt, taille moyenne donc… Je suis plutôt costaud, de bons abdos se dessinent derrière mes vêtements. Avec des épaules larges et au moment de cette fête, ces mêmes épaules étaient surmontées d’une chemise blanche. Cette chemise blanche fait presque partie de moi, je la porte presque toujours. Je la retrousse au niveau des manches pour… Et bien je ne sais pas trop pourquoi mais quand je me bats, j’aime avoir mon bras effleuré par l’air. Je pourrai vous expliquer cela un peu plus tard.
      Ma chemise est ouverte sur mon torse et heureusement mes poils sont trop clairs pour être distingués sinon quoi ça ferait faux viril. Et même si cette chemise était longue, dans mon souvenir et sur ce bateau, elle était enfouie sous une ceinture de tissu rouge. Et lui… Il fait très pirate.
      Attaché par la ceinture, je porte toujours un pantacourt… Tout le temps. Mais pas nécessairement le même, souvent marron, parfois avec des motifs de fleur, de symboles. Il est même souvent coloré et m’arrive… Un peu en dessous des genoux.

      Mes jambes sont ensuite nues jusqu’au niveau de mes sandales… Ah, fidèles sandales… Vous allez me dire que j’ai à peu près ce même amour pour tous mes vêtements et c’est bien vrai, je m’y sens extrêmement bien. Mais ces sandales… Si je vous laissais y poser vos pieds, vous pourriez voir. Elle sont super confortables… Et elles sont brunes, accessoirement.
      Je n’étais pas armé, je ne représentais pas la moindre menace pour quiconque qui m’aurait vu. Et je respirais la forme. Mes vêtements me donnent une constante impression de liberté. Ma chemise n’est pas collée à mon corps, mon pantacourt non plus… Cela peut sembler bête mais j’adorais et j’adore toujours autant ça.

      Mais ce souvenir prend fin en même temps que ma gorgée et je me « réveille » dans un bar de Tortuga. Ici rien n’a changé. A moins que ce ne soit encore plus sale qu’avant. Je suis assis au bar, cette bouteille d’alcool à la main droite. Ne m’engagez pas dans un cliché du vieux loup de mer assis au bar qui radote des vieux souvenirs. Les souvenirs dont je viens de parler sont pour moi et pour moi seul, en la mémoire de tout ceux que j’ai perdu et à la santé de ma solitude.

      Les années ont passé sur mon visage aussi, il est un peu moins rond parce que je mange moins… Mes yeux sont ternis parce que je ne suis pas en mer…

      J’affiche un léger sourire, tout en regardant le bar en baissant les yeux. Cela me rend un peu triste mais quelque part, le souvenir de mes amis me donne une raison de continuer à vivre cette vie…

      Mes habits ne sont pas tout à fait pareils. Ma chemise blanche recouvre cette fois ma ceinture en tissu mais sur mes épaules, une longue cape noire qui m’arrive jusqu’aux chevilles. Ce n’est pas nouveau, je la portais déjà il y a dix ans mais elle a trouvé une utilité toute particulière… Vous ne remarquez rien et c’est bien là son but. Mais ce qui est sûr, c’est que vous ne verrez jamais mon bras gauche sortir de sous la cape. Avec cette dernière, on peut penser que mon bras est juste enfoui sous les ténèbres de cette cape mais je ne l’ai tout simplement plus. Je suis ce qu’on appelle un manchot mais je ne regrette rien, c’est ce qui compte.
      Et enfin, accroché à ma ceinture, un nouvel élément… Un très long sabre dans un fourreau bleu clair. La poignée du sabre est verte et protégée par une grande garde et je dois dire qu’elle m’a sauvé mon bras restant plus d’une fois… C’est probablement lui qui dissuade tous ces gars dans le bar de me parler.

      Ce n’est pas plus mal… Je n’aime vraiment pas cet endroit. Je me lève, je ne souris plus, dépose vingt munnies sur le comptoir et pars sans un mot du bar. Comme cela, en mouvement, impossible de voir que je suis manchot. Mon bras droit est posé sur le sabre sans pour autant l’empoigner… J’ai besoin d’aller voir la mer…



      Question vis-à-vis du Physique :
      Décrivez le style de combat de votre personnage.

      Je suis… Fort. Plutôt rapide, plutôt agile, plutôt résistant. Pour me battre, je n’utilise qu’un long sabre et un pistolet que j’utilise très occasionnellement. Et en plus de tout cela, j’ai un pouvoir… Je peux faire émaner de moi une quantité effroyable d’énergie de force pure mais de façon tout à fait invisible. Et d’ailleurs cette force pure n’est absolument pas dangereuse physiquement mais quand je l’utilise au sommum de sa puissance, elle peut faire tourner de l’œil à à peu près tout le monde, alourdit extrêmement l’air et fatigue l’adversaire. C’est par l’expérience qu’on y résiste.




    C a r a c t è r e :

      La mer n’est pas cruelle… Je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui prétendent le contraire. La mer est une incomprise, un monde à elle toute seule, elle abrite des tas de vies et ne leur demande rien en retour. Non, elle n’est pas cruelle, il suffit de se pencher sur la question. Nombreux sont les marins qui maudissent cette mer, qui l’insultent et qui pourtant continuent à naviguer sur son manteau. Et pourtant la mer ne les a pas pour autant subjuguer de ses flots. Alors oui, ils vous diront que c’est parce qu’elle n’arrive pas à les crever, eux qui sont de vrais loups de mer. Mais c’est faux. La mer a toute la puissance du monde et si elle voulait vraiment détruire, elle le ferait sans aucun mal.
      La mer n’est pas cruelle. Au contraire, elle est gentille, clémente. Voyez la rapidité avec laquelle elle peut pardonner, c’est quelque chose. Un jour elle peut vous attaquer parce que vous méritez d’être attaqué et le lendemain… C’est comme si elle avait tout oublié.

      La Mer est une vieille amie. Nous nous connaissons depuis que je suis gosse et c’est toujours en tant que mer qu’elle m’a traité. Mais je vais aller encore plus loin…
      Je suis la Mer.
      Je me tiens là sur une falaise de Tortuga sur laquelle se heurtent les vagues de la mer… Je suis tout proche de sa bienveillance. Je souris à nouveau mais plus de nostalgie. Mon sourire est fier, heureux de me tenir devant la mer. Ici personne ne passe jamais, il y a juste une vieille statue de Pieta qui me fait toujours rire, sans aucune raison.

      Soudain je lève ma main droite jusqu’à ma cape et me la retire des épaules avant de la jeter au sol. Je mets ma main sur mon sabre et fais de même. Et sans ma cape, on peut distinguer un pistolet accroché à ma ceinture que de la même façon je mets au sol. Et pour finir tout cela, j’ôte mes sandales et me rapproche du bord. Le vent est fort et me fait chanceler, me procurant la plus délicieuse des sensations… L’odeur de la mer m’obsède et l’air de cet endroit envahit mes poumons. J’expire tout l’air encore mauvais que j’ai dans mes poumons et me les remplit une nouvelle fois de cette atmosphère avant de faire un grand sourire, ricanant de joie.

      Et brusquement je saute du précipice, un plus grand sourire aux lèvres. J’ai sauté suffisamment loin pour ne pas craindre m’écraser sur les falaises et puisqu’il n’y a plus de raison de m’inquiéter, je profite de ma chute.
      En fait, sur mes trente-sept ans, j’ai complètement passé mon temps d’inconscience, temps qui n’a jamais duré que le temps de mon adolescence. Mais ce n’est pas de l’inconscience que de faire le grand saut, comme on dit, non c’est juste que je suis téméraire, que je n’ai peur de rien… Mise à part de ce qui peut arriver aux autres… Ca ça me fait peur, très clairement. D’ailleurs alors que je suis toujours prêt à faire un truc fou, dès que j’apprends que quelqu’un que je connais a des problèmes, je me mets à paniquer. Y a pas vraiment de degrés dans ce cas là, soit je suis cool, soit je me ronge d’inquiétude. Mais je déteste rester inactif !

      Je chute à une vitesse vertigineuse et sans paniquer, je me mets tête vers le bas tendant mon bras droit comme vous feriez un plongeon avec juste un bras en moins. Et je pénètre violemment dans l’eau. Violemment mais sans douleur et sans trop de bruit car même avec un bras en moins… Je suis un excellent nageur.

      Et tandis que je fais de la brasse en immersion, je ressens chacune des plus belles sensations qu’un homme peut recevoir. Je vous parlais tout à l’heure je crois de mon amour pour mes vêtements qui ne collent pas à mon corps, qui me laissent une grande liberté dans mes gestes. Je n’ai pas de regrets d’avoir perdu mon bras gauche. Mais depuis, je fais tout pour ressentir le maximum de choses avec mon bras restant ainsi qu’avec tout mon corps.

      J’avance vite et bien, cela fait déjà… Une bonne minute que je suis sous l’eau. Sans pour autant manquer d’air, je remonte à la surface et reprends une bouffée d’air avant de m’y replonger, encore avec ce grand sourire aux lèvres. Ce bon vieux sourire gentil.

      C’est le premier truc qu’on dit sur moi, j’en suis sûr. Bah ça me fait plutôt marrer, qu’on sache que je suis gentil. Ca me donne un peu un air de pirate looser mais c’est pas important. Il faut dire que réellement, j’ai la même gentillesse que la mer. Je suis sympa avec… Tout le monde. Même quand j’ai pas une très bonne impression d’une nouvelle rencontre, je tâche d’abord d’être sympa avec lui. Parce qu’il ne faut jamais juger en dehors de son contexte !
      Je peux être blagueur bien sûr et souvent je le suis mais ce n’est jamais méchant.
      Poli, je ne jure jamais. Je me tiens à des éternels : Mince, ah c’est dommage. J’ai une sorte de langage d’instituteur, comme si je faisais toujours en sorte de ne choquer personne. Et dans la même lignée de politesse, je ne suis pas du genre à me permettre de charmer une femme. Je me contente d’être moi-même, gentil. Charmer une femme pour un pirate, c’est comme forcer sa chance. Un pirate sait qu’il est un criminel et que dans ses folies, il emportera toujours quelqu’un d’autre… Et à moins qu’il n’ait pas besoin de charmer pour entretenir une relation, le pirate ne doit pas apporter des ennuis aux autres.

      Et je suis ce genre de bon pirate. Sauf si elle sait dans quoi elle s’engage, je ne veux pas qu’une femme m’aime.
      Et tant qu’on parle de bon pirate… Quand j’avais encore un équipage et un bateau, je n’ai jamais rien pillé. C’est le genre d’activité qui ne me plait pas du tout, au contraire. On ne sait pas qui on va toucher avec un tel acte. Et puis j’ai pas besoin d’argent, je suis un pirate ! Un pirate peut vivre de pain et d’eau fraîche parce que justement on s’est engagé dans une voie qu’on savait difficile avant même d’entrer dans un équipage.

      Tandis que je nage, j’accueille doucement des vieux souvenirs qui remontent doucement en moi. L’amitié, la fête et les vieux idéaux. Les choses que j’aime le plus dans la piraterie, en fait. L’amitié, c’est tout ce qui assure la survie de mon sourire. Il n’y a pas plus fidèle que moi vis-à-vis d’un ami, d’un copain ou même d’une connaissance et souvent, cela devient réciproque. L’idée même d’être trahi ne m’a jamais vraiment effleuré quand j’étais capitaine. C’était et ça me paraît encore complètement fou. Pourquoi se séparer si on se marre bien ?
      Et comment, on s’amusait ! On faisait la fête tout le temps, pour une victoire ou pour une défaite ! On s’en fichait pas mal de la raison, tout était bon pour qu’on sorte les tonneaux d’alcool et les provisions. Et on mangeait tout sans la moindre retenue.

      Si je n’étais pas aussi content d’avoir vécu cette vie, j’en pleurerais presque.

      Il se passe deux minutes durant lesquelles je ne respire plus et doucement, je commence à saturer. Je remonte calmement et quand j’ai enfin sorti ma tête de tout cela, je porte mon regard sur Tortuga, déjà très loin. J’ai rien de mieux à faire que de sourire à l’idée d’y retourner à la nage même si je me sens capable d’aller encore bien plus loin. Mais au lieu de prendre une décision, je me couche sur le dos, flottant comme un enfant. Et je regarde le ciel. Mon sourire perdure mais est plus léger, ne dessinant qu’un trait sur mon visage.

      Je me demande… Combien sous ce ciel se souviennent de Shanks Le Roux et de son équipage ? Ils devaient se compter sur les doigts d’une main, probablement. Ca ne me gênait pas plus que cela, c’était juste de la curiosité. Je ne suis pas du genre ambitieux et la gloire, l’honneur, ça ne m’intéresse pas du tout. Je ne cherche pas à atteindre tout ce qui crée les problèmes. Je pourrais même être le plus illustre inconnu de la terre, ça ne me gênerait pas. Je ne vis que pour moi et pour mes amis.

      Et l’honneur, c’est encore pire. Je m’en fiche complètement, on pourrait presque dire que ça m’amuse. Qu’on me ridiculise, qu’on me crache dessus, je ne suis pas du genre à me prendre super au sérieux. Et je n’ai rien à faire de tout le mal qu’on peut penser de moi.
      Mais si je ne réagis pas à la provocation et à l’humiliation, c’est avant tout pour éviter les problèmes. S’il y a des morts parce que je n’ai pas su garder mon sang-froid et prendre tout ce qu’on m’a dit à la rigolade… Alors il n’y aura vraiment plus de raison de rigoler. Si une bataille n’en vaut pas la peine, je ne la livre pas. On peut dire que je suis très calme et d’un naturel plutôt pacifique… Mettons, si mon adversaire veut se battre avec moi pour une mauvaise raison, j’essaierai toujours de faire profil bas pour qu’il se résigne.

      Et c’est pour cette même raison que ce long sabre que j’ai laissé près de la statue… Et bien je ne le porte que par nécessité, que si je sais que je vais avoir à m’en servir. Sinon je me la joue cool. Je n’ai absolument pas envie qu’on rabatte les volets et ferme les maisons à clé quand on me voit arriver dans une ville avec mon sabre à la ceinture. C’est ma sagesse à moi.
      Je suis plus intelligent que j’en ai l’air et je peux être sérieux quand le temps s’y prête. Enfin je parle d’intelligence mais d’un certain type de l’intelligence. On va dire tout simplement que je sais réagir de la meilleure façon à toutes les éventualités. Mais pour le reste, ça n’est pas glorieux. Je suis curieux mais pas du style à retenir tout ce que je vois et pour ce qui est de l’intellect pure, je suis un peu à la masse. Je suis un type tout à fait normal de ce côté-là. Je suis un pirate.


      Je vous ai donné mon avis sur la mer. Je vous parlais de sa gentillesse et ai ajouté que si elle voulait vraiment vous punir, si vous arrivez à la mettre en colère, alors vous n’aurez aucune chance de lui survivre. Et cela est on ne peut plus rare.
      C’est la même chose de mon côté. La Colère est un sentiment qui ne m’habite quasiment jamais et je dois dire que je mène ma vie très bien sans elle.
      L’amitié et mes principes… Ce sont les deux choses qu’il vous faudra ne jamais toucher. Je ne supporte pas de voir un de mes rêves se briser mais surtout… Je ne tolère en aucune manière que l’on maltraite l’un de mes amis.

      Ma colère est terrible. Je peux pardonner quand j’en veux à quelqu’un mais quand je suis en colère contre quelqu’un, ce sentiment engendre une haine en moi envers ce quelqu’un. C’est seulement quand je suis en colère que je révèle toute l’étendue de mes capacités.

      Vous l’aurez compris avec ma mentalité et mon physique. Je suis libre et j’aime cela. La Liberté est la plus grande amie de la Piraterie… Et qu’est-ce que c’est qu’un pirate ?

      C’est un homme qui vit au jour le jour et pour lui-même, sans jamais regretter la veille et qui traverse la mer avec des idéaux mais surtout avec un grand amour…

      L’aventure.


    G r a d e . v i s é :
      Maréchal.

    H i s t o i r e :
      J’ai nagé… Tellement nagé que je ne savais plus où j’allais. L’eau m’a porté là où je devais affronter mon destin. La mer et les Océans voulaient que je tourne la page, que je redevienne un homme, un capitaine. Et moi je me suis laissé emporter… Il fallait juste que quelqu’un me pousse, je n’ai plus envie de me voiler la face derrière un bar de cette ville miteuse. Il faut juste que quelqu’un me pousse…

      C’est comme un rêve... Où tout peut arriver sans que cela paraisse impossible. J’ai nagé jusqu’à ce que je puisse toucher le sol de mes pieds et j’ai marché vers cette petite île qui s’offre à moi… Je foule le sable chaud de sa plage, ici tout est beau… Mes vêtements complètement trempés sèment des milliers de gouttes derrière moi, et j’halète de fatigue, marchant à petit pas vers une barrière en métal. Quand je l’ouvre, elle émet un grincement strident qui donne un côté vieillard à l’endroit. Et je m’avance dans cette mer de marbre…

      Les tombes défilent à mes côtés… Leur nom gravé sur l’épitaphe ne me dit rien mais chacun des tombeaux m’ôtent à chaque fois une partie de moi-même… Ils me volent ma nostalgie pour que je m’avance sans aucun regret vers le fond du cimetière, ils me laissent tout de même un peu de ma peine car elle me permettra de parler avec mon cœur.

      Et j’y arrive. Une trentaine de tombes disposées dans un coin de cet endroit et qui me donnent l’impression de n’être qu’une seule et immense tombe. Je me place devant elles… Et je leur parle.


      « Salut les gars. »

      J’attends, laissant passer un profond silence et je souris comme je vous ai souri en mer.

      « C’est un endroit parfait pour être mort… Une vue éternelle sur la mer et vous êtes entre en vous, entre amis. »

      Non je ne les envie pas, je ne suis pas stupide au point de vouloir mourir, même si c’est pour les rejoindre… Je me couche sur l’herbe, mon bras soutenant mon crâne et encore une fois je regarde le ciel… Fredonnant un air oublié.

      Oui… C’est tout à fait cela. Dans leur tombe, ils devaient bien se marrer à m’entendre chanter et je crois que si je les entendais maintenant éclater de rire, je ne pourrais pas m’empêcher moi aussi de me marrer.
      Cette simple idée me donne l’envie de ricaner et je me redresse pour leur adresser un air triomphant avec une bonne idée dans la tête.


      « N’empêche, vous devez bien vous embêter, ici. Ca vous plairait que je vous raconte une histoire ? »

      Un silence et bon... Qui ne dit mot consent, comme on dit. Alors je m’assois en tailleur et les regarde avec des yeux de père conteur.

      « L’histoire que je connais le mieux, c’est la mienne. Alors… Ca commence à l’Ile du Destin. Je ne surprends personne, on y est resté tout un temps et je vous ai déjà dit que j’y étais né. Enfin soit, je ne suis donc pas natif d’ici… L’Ile du Destin était une Île vraiment très belle.

      Et je suis super content d’être né là et pas ailleurs. Et attention parce que vous allez régulièrement entendre mon refrain du super heureux.

      Ma mère était une artiste. Elle peignait des trucs magnifiques et elle chantait tout le temps. Elle avait une âme bien libre, une sorte de bohème mais c’était une bohème qui s’est posée et s’est résignée à épouser un mec beaucoup plus rigoureux qu’elle.
      Ce mec, mon père que j’adorais autant que ma mère. Lui était un marin et par conséquent, il venait bien moins à la maison qu’il ne l’aurait souhaité. Mais il était trop drôle, dès qu’il venait il m’apportait des trucs super, j’étais fou de son boulot. Et avec ce qu’il me donnait, je faisais perdurer mon adoration pour lui. C’était simple pourtant, quelques nœuds marins, une pièce d’or volée à des pirates ou encore un drapeau bien déchiré. C’était un bon marin, fier de ce qu’il faisait.

      Et bon, comme tous les parents, ils se disputaient, ils me grondaient. En général mes gaffes n’était jamais trop graves, y avait jamais mort d’homme. J’étais du genre à ne pas faire mes devoirs, à traîner trop avec des potes. Ca se résumait à ça.
      De toute manière, ils le faisaient surtout pour faire bonne figure, pour que je devienne peut-être plus qu’un marin ou qu’un artiste. Et ça c’était déjà réglé parce que je n’avais absolument aucun talent artistique. »


      Je lâche un nouveau rire tout en fermant les yeux. Quand je les rouvre, c’est comme si je pouvais deviner un sourire imaginé devant moi. Et je continue sans paraître surpris.

      « Je crois qu’ils ont jamais vraiment voulu que je devienne un bureaucrate, un fonctionnaire ou quelque chose de ce style. De toute manière, ils étaient pas idiots, ça se voyait que j’étais pas fait pour ça. La pomme n’est pas tombée bien loin de l’arbre mais disons que… Elle n’est pas du tout allée dans la direction à laquelle ils ont pensé. »

      Je ferme une nouvelle fois les yeux et souris une Nième fois en repensant à mon père. Quand il rentrait à la maison, il devait probablement me regarder avec des étoiles dans les yeux en souhaitant que je lui annonce que je voulais devenir marin tout comme lui. Mais la vie de matelot n’était pas pour moi, c’est sûr. Je garde mes yeux fermés et écoute le son de la mer, en continuant à parler.

      « A neuf ans, je leur ai donc dit avec toute ma conviction : « Je veux être pirate, papa. Je veux être pirate, maman. » Mais c’était pas un rêve d’enfant comme si je leur avais dit que je voulais être cosmonaute… Ils savaient très bien que je tiens toujours mes engagements, même à neuf ans. Mon père s’est approché de moi et m’a foutu la torgnole de ma vie avant de me secouer comme un prunier ! »

      J’éclate de rire et j’entends des bribes d’autres rires qui viennent danser autour de moi. J’imite alors une voix plus grave pour me faire penser à mon père.

      « Il me disait « Non mais tu es fou ?! Tu veux vivre comme un criminel toute ta vie ?! » et puis moi je lui ai répondu que je serai un bon pirate. Et visiblement, ça a au moins rassuré ma mère. Elle s’est approchée de moi et m’a prise dans ses bras, me serrant bien fort contre elle durant quelques bonnes minutes. Mon père s’est calmé, c’était probablement le but de ma maman.

      Après ça, on a abordé plein de fois le sujet mais mon père n’a plus jamais essayé de me dissuader… Je ne pense pas qu’il était fâché que je suive cette voie là, il avait juste peur et puis surtout… Il était probablement déçu de ne pas voir son fils marcher sur ses pas. Et pour ma mère, tout ce qui comptait c’était que je reste libre de mes propres choix. Que je fasse ce que j’ai envie de faire. »


      Je peux maintenant entendre des respirations lentes ou bruyantes… Et quelques ricanements sortent souvent de ce tas de marbre.

      « Pour la forme, ils m’ont demandé de finir mes études… Alors j’ai accepté et je n’ai plus pensé qu’à ça. J’ai d’ailleurs fait la rencontre de l’un d’entre vous... Lucky. Mon premier meilleur pote. Dès lors on était ensemble dès qu’on le pouvait. »

      Une silhouette énorme et un sourire suspect prennent place alors mais cela reste translucide.

      « L’Île du Destin a quelque chose de magique… Ma mère me disait quand j’étais gamin que ce monde promettait à ceux qui y naissaient un grand avenir et qu’ils deviendraient grands dans leur cœur.
      A dix-sept ans, mon cœur était déjà trop énorme pour rester. J’aimais tout ici mais je voulais aimer bien d’autres choses ailleurs. Et pour la première fois de mon adolescence, j’ai rompu la promesse que j’avais faite à mes parents. Et faut dire que c’était aussi pour marquer le coup, je devenais un pirate ! Enfin… Lucky et moi, on devenait des pirates.

      J’ai laissé une longue lettre pleine de bonnes intentions et de jolis mots sur mon lit. J’ai dit tout ce que j’avais sur le cœur et ce n’était que de belles choses.
      Et Lucky et moi sommes partis pour l’aventure et on n’a jamais cessé d’y croire. A ce moment là, y avait pas la Shin-Ra et c’est donc en payant un marchand ambulant qu’on a pu joindre un prochain monde.

      C’était… C’était… »


      Je baisse la tête et regarde finalement Lucky mais c’est une autre silhouette qui apparaît pas loin et qui prononce le nom en question. Ce qu’il dit, c’est pas vraiment une parole, c’est plus un murmure incompréhensible que… Je comprends.

      « Oui, merci. C’était le Jardin Radieux. Vraiment un chouette monde. Lucky et moi on voulait tout découvrir et je vous apprends rien, même quand on était toute la bande, on est toujours resté très longtemps à chaque itinéraire. Cette fois on y est resté une année et on vivait comme on le pouvait, on rendait parfois des services. C’était une vie super tranquille. Y avait juste Lucky qu’avait une arme et bon, il savait s’en servir mais il s’en servait jamais tant il nous arrivait rien comme danger. La ville était très tranquille à ce moment-là… Et au bout d’un moment, un gars vient toquer à notre porte… J’oublierai jamais ça tant c’était énorme. Il était plus vieux que nous avec au moins vingt-cinq ans derrière lui et il était très riche. Un ingénieur de la ville ou quelque chose comme ça. Et il nous a dit en clair qu’il s’ennuyait dans sa petite vie tranquille, alors il nous a rejoint. Il a réglé ses affaires et a mis tout son argent dans l’achat d’un grand bateau… Ce même bateau qui est resté avec nous jusqu’au bout. »

      Je pose mon regard sur Ben qui me sourit tout en allumant une cigarette aussi irréelle que lui. Celui-là avait toujours été le cerveau du groupe.

      « Et direct, dès qu’on a eu le bateau, on est parti avec des armes, des munitions et des provisions pour un bon bout de temps. Sans toi, Ben, franchement on n’aurait pas tenu deux jours. »

      Sans tous mes gars… J’n’aurais jamais tenu tout court, faut bien que je me le dise. Ils ont été ma vie. Ben m’interrompt dans mes pensées pour me dire la suite.

      « Ouais je me souviens. On a fait cap sur la Terre des Dragons. Là bas ils n’avaient jamais entendu parler des pirates donc on a pas pour autant eu l’air effrayant et bon c’était pas vraiment notre but. Mais on est arrivé en temps de grands troubles. On se dirigeait vers un village habité pour un peu en apprendre d’avantage sur ce monde. Et on en a appris bien plus que prévu. Il a fallu que le village le plus proche abrite un regroupement de soldats de l’armée de Chine. Ils étaient prêts à mener une opération assez dangereuse et on est arrivé tout les trois, un peu penaud…
      On était tous armés. Moi d’un sabre et d’un pistolet à ma ceinture, Lucky d’un seul pistolet et Ben d’un fusil à pompe genre énorme. Ils ont vu qu’on n’avait pas du tout la même tête que leurs ennemis et leur chef s’est avancé vers nous… C’était un samouraï et solennellement nous a demandé qui on était. « Des pirates en quête d’aventure ! »… Et il nous a simplement demandé si on était prêt à relever une dangereuse aventure en sa compagnie.

      A ce moment là, le bonhomme devait bien se dire qu’on était trois gars complètement inconscients qui ne seraient bons qu’à attirer les balles. D’autant plus qu’on allait rien tiré de glorieux de cet acte, jamais personne ne saurait ce qu’on allait bientôt faire. Mais toi, Lucky, t’étais au moins aussi enthousiaste que moi tandis que Ben, tu me faisais confiance et tu m’obéissais déjà. Je pense que c’est à ce moment là que t’as clairement dit que c’était moi qui devais devenir le Capitaine du bateau. Et l’idée m’a direct plu. Je ne suis pas spécialement ambitieux mais j’aime être le maître de mon destin et je me suis toujours fait confiance.

      Si je me souviens bien… Il s’agissait d’aller dégommer un commandant des Huns qui se basait avec toute sa clique dans une grotte. Cette grotte était assez bien située pour piller des villages proches. Les hautes instances de ce monde là jugeaient que les pertes subies par les victimes du groupe de Huns là n’étaient pas assez grandes pour essayer de les éliminer. Mais le Samurai était certain, complètement buté dans son idée de sauver ces villageois. Ca nous a plu…

      On l’a donc suivi dans cette grotte et y avons trouvé tout ce qu’on attendait. On s’est battu avec foi et assez sauvagement. Ils étaient une belle vingtaine mais c’est sans le samouraï qu’on a livré bataille. Et on a gagné bien évidemment. C’était pas sans efforts mais on les a tous battus. On a alors avancé dans la grotte et avons vu la fin d’un « duel » entre le chef des Huns et le Samurai. Ce dernier était au sol, battu… Et l’ennemi était à deux doigts de l’abattre quand le plus rapide d’entre nous… En l’occurrence, cette fois-ci c’était toi, Lucky, tu lui as tiré dessus froidement.

      Mais notre compagnon d’infortune était au seuil de la mort… Avant de partir, il m’a néanmoins offert son sabre qu’il voulait entre de bonnes mains… C’est ce sabre que j’ai toujours…

      On a été invité à dîner au palais ce soir là… A ce qui paraît, l’Empereur était content que cette maigre menace ait été abattue. Ce fut une très belle fête… Et si mes souvenirs sont exacts, il me semble que tu es tombé raide amoureux d’une geisha, Lucky. »


      Mon assemblée spectrale éclate alors de rire, Lucky se gratte la tête d’un air gêné et Ben acquiesce avec un éternel sourire aux lèvres… Les silhouettes d’une grande partie d’entre eux se dessinent de plus en plus devant moi et je souris.

      « On y est resté longtemps, un peu moins de deux ans. Le monde en question était une pure merveille et on a pu recruter trois volontaires qui étaient tentés par nos beaux discours. Quand on est parti, nous n’étions que cinq mais c’est là réellement qu’on pouvait se prétendre pirates… Un capitaine, un bateau et quelques matelots.

      Et c’est en tant que bateau pirate qu’on est passé de mondes en mondes, restant plus ou moins longtemps dans chacun d’eux. On prenait au moins un bon mois par monde, jamais moins. Et quand bien même le monde ne nous intéressait pas, on accueillait toujours ceux qui étaient prêts à nous rejoindre.

      Ouais, on devait être une bonne vingtaine, cinq ans plus tard, j’avais alors vingt-six ans et on découvrait pour la première fois Agrabah.
      C’est à peu près à ce moment que les mondes ont nettement perdu de leur tranquillité. Vous vous souvenez de ces trucs bleus foncés qui pullulaient ? Ils avaient des yeux rouges qui leur donnait un air maléfique et ils puaient la malveillance. C’est là qu’on les a vus pour la première fois et qu’ils nous ont attaqués. On a souvent combattu pour une raison ou une autre mais ils étaient de tous nos ennemis les plus étranges… Jusqu’à ce que dans les tréfonds de ce monde, près d’une caverne, Ben, quelques gars et moi qui partions en reconnaissance durant la nuit, on a vu plus horrible encore que ces créatures… Un vieillard qui maniait une keyblade et la magie. Il ne nous a pas dit son nom mais quand on l’a surpris à faire je ne sais quoi, il n’a pas voulu en rester là… Tu t’en souviens, Ben ? Enfin en même temps, je vois mal comment tu pourrais l’oublier, c’était la première fois qu’on voyait quelqu’un exercer de la magie et se battre avec ce genre d’armes. Je t’ai ordonné de remmener les gars au bateau et t’as obéi… Heureusement…

      Pour lui, je ne devais être qu’un vulgaire pirate. Il était monstrueusement fort, je l’ai combattu comme je le pouvais mais sa magie me subjuguait, je ne pouvais absolument rien faire sauf contrer ses coups. Au bout d’une quinzaine de minutes, quand j’étais sûr qu’il ne vous retrouverait pas, je suis tombé à genoux, trop fatigué. Le retarder, c’était tout ce que je pouvais faire… Mon arme est tombée à mes pieds, le vieillard a levé la main vers moi et avec un sourire profondément mauvais a lancé un sort noir… Un sort noir, ouais je vois pas comment expliquer ça autrement. C’était trois sortes de flèches de ténèbres qu’il projetait de sa main… Juste avant d’être touché, j’ai tenté de me jeter en arrière… Les flèches m’ont atteint au visage… L’homme a ricané et est parti, convaincu de m’avoir tué. Et je dois dire que j’ai bien cru aussi que ces souffles difficiles qui s’échappaient de ma poitrine seraient les derniers de mon existence.

      Et c’est seulement trois jours plus tard que je me suis réveillé sur le navire… Vous étiez tous… Complètement crevés, comme si vous n’aviez plus dormi depuis deux semaines et vous avez hurlé de joie, sortant aussitôt absolument toute nos provisions et nos tonneaux pour faire la fête avec tous les habitants d’Agrabah.
      Une belle bande de malade ! »


      Toutes les silhouettes sont à présent dessinées. Vous êtes presque tous assis sur vos tombes, certains sont debout et m’écoutent, d’autres encore se sont rapprochés. Vous riez mais une bonne partie d’entre vous doit bien se forcer. Vous savez que ce vieillard m’a infligé trois cicatrices sur mon œil gauche, trois cicatrices qui me font toujours mal alors que les années ont passé et qui resteront là jusqu’à la fin des temps.

      « Ce combat m’a salement défiguré, ouais. Et le souvenir de ce combat nous a tous un peu refroidi dans l’idée de demeurer à Agrabah. Mais on a quand même décidé de rester durant tout le temps où ces sales créatures apparaissaient. On était tous d’accord sur un point… Si on peut au moins protéger un monde à notre façon, autant le faire plutôt que de continuer l’aventure. Les gens là-bas ont la vie dure et je pense que certains se souviendraient de ma pomme s’ils me revoyaient, même sans vous. »

      Je marque une pause, pensant à toutes ces créatures qu’on abattait pour protéger tout le monde. On était fier de ce qu’on faisait et ça rendait tout cela beaucoup moins pénible. Et puis, on a recruté quand même quelques gars.

      « Quand ils ont disparu, on a directe pris la direction d’un monde qui nous a semblé génial avec tout ce que tu nous en a dis, Ben. Port Royal. Et c’est vrai, on s’est bien marré, on y a fait nos griffes et nos plumards, quatre ans en tout. L’équipage n’a jamais été aussi en forme que là-bas, on a jamais été aussi nombreux. Je me souviens bien de la fois où à Tortuga, on était dans un bar, tranquilles… Impossible que vous ayez oublié ! Lucky est allé passer la commande et au comptoir, trois types ont commencé à l’ennuyer, à le menacer avec leur gros couteau et nous… Nous… De notre côté, on en pouvait plus ! Mais celui qui se marrait encore plus que nous, c’était Lucky, tu pouvais pas t’en empêcher, j’ai cru que t’allais mourir tant t’arrivais plus à respirer ! »

      Ce vieux souvenir me fait littéralement explosé de rire et comme une traînée de poudre, j’entraîne tout l’équipage fantomatique dans mon rire. Là… Ils sont tous visibles et on pourrait presque croire qu’ils sont à nouveau vivants. Mon hilarité m’arrache une larme qui me force à continuer mon histoire.

      « Et puis… Bam ! Grand silence… Les trois gars se retrouvent à terre, pissant le sang. On a tout de suite beaucoup moins ri mais qui entre à ce moment là dans le bar tel un justicier, un flingue à la main ? Yasopp qu’on connaissait pas du tout et qui voulait absolument rejoindre notre équipage. Il venait d’abattre comme ça trois mecs de sang froid ! Mais il ne connaissait pas nos coutumes et il s’est senti tout bête quand on lui a dit que chez nous, on ne cédait jamais à la provocation. Mais c’est une trop belle histoire pour qu’il y ait des morts et avec les bons médecins qu’on avait à bord, vous avez bien réussi à sauver ces trois lascars.
      C’est à peu près à ce moment là qu’on a commencé à se faire un nom. On m’a appelé Shanks le Roux, pensant que j’étais un pirate avide de sang, il me fallait un surnom !
      Et puis… »


      Je suis à fond dans l’histoire, complètement pris dans mon truc et je me rends compte d’un truc super important.

      « Hey mais dîtes, tout le monde la connaît la fin de l’histoire… Je la raconte quand même pour le fun ou vous en voulez une autre ? »

      C’est justement Yasopp qui parle et qui astique en même temps un pistolet que j’ai moi-même enterré avec lui. Il me dit de continuer… Il veut se souvenir. Et les autres acquiescent. Moi je ne souris plus qu’à moitié… Je peux pas m’empêcher de trouver ce qu’il vient de dire super triste et le reste de mon histoire l’est d’avantage.

      « Enfin… Après… Y a eu la fois où on a fait escale sur une crique, loin de l’Île de Tortuga. On était trente-et-un depuis bien un an. On a voulu explorer cette crique mais c’était le lendemain d’une grosse fête pour je ne sais quelle raison et on avait tous la gueule de bois. Alors on est que vingt à être partis en exploration, malgré notre mal de tête…

      … Quand on est revenu, complètement bredouille, on a vu un homme qui lévitait sur le bateau… Evidemment, ce n’était pas l’un des nôtres, on s’est dépêché et quand Ben et moi on est monté sur le pont, on a vu cet homme… Cet homme au milieu du reste de l’équipage, au milieu de vous onze, morts.

      L’homme a paru agacé de voir qu’il y avait des renforts et il s’est cassé en disparaissant comme s’il se téléportait… Il est parti sans même que j’ai eu le temps de dire un mot…

      Je n’ai jamais été aussi en colère que ce jour là… Supporter la mort de onze amis d’un coup dont toi, Lucky, qu’étais beaucoup trop crevé pour te lever de ton lit… Quand je t’ai retrouvé avec un grand trou dans la poitrine, je te promets que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. »


      Son sourire n’est plus le même. Lui qui est tout le temps heureux, plus encore que moi. Cette fois-ci il me regarde avec un sourire tendre et qui tient à me consoler. Je me reprends en forçant un sourire.

      « C’est ce jour là que ce drôle de pouvoir est venu.

      On vous a emmené ici, dans ce cimetière à la mémoire des marins perdus en mer et on vous a enterré. On a pris des heures à rassembler tous les objets que vous adoriez et à vous les donner pour que vous puissez les avoir toujours auprès de vous.

      On avait le cœur lourd mais on a fait une fête sur notre bateau, en votre honneur, pour votre mémoire. Ben n’a jamais autant bu que ce jour là… Et Yasopp, tout le contraire, t’as eu dur à finir un verre alors que t’étais toujours beurré. Mais tu t’es forcé. »


      Je posai mon menton dans ma main, essayant de me rappeler ce qu’on a fait juste après… Mes vêtements ne dégoulinent plus tant ils sont secoués par le vent.

      « J’avais trente et un an. C’est le destin qui nous a menés à retrouver sur notre route mon monde de naissance… On y était déjà allés quelque fois, vous avez fait connaissance avec ma mère qui avait tenu à faire un tableau de la bande, quand on était presque tous là. Cette fois-là, on y est pas resté très longtemps… Et la première chose qu’on a voulu faire, c’était de présenter nos condoléances à la mère de Lucky. Et pour la forme, on est resté quelques jours… En fait on y serait bien resté une année, si on avait suivi nos plans… On voulait un peu se reposer et si possible, recruter quelques gars. J’ai du supporter l’annonce de la mort de mon père… Et ça m’a démoli d’avantage…

      Mais on est vraiment tombé au mauvais moment… Quelques jours après notre arrivée, la nuit fut frappée par une immense tempête… C’était bien simple, on n’avait jamais vu cela, même quand la mer nous mettait à l’épreuve, rien n’était comparable à ce cataclysme.

      Les ténèbres se sont fondues sur ce monde…

      Je vous ai donné l’ordre formel de préparer le navire et de quitter ce monde « A l’instant même où vous voyez un sans-cœur, vous quittez ce monde sans moi ! » et laissant mon sabre et ma cape, je suis parti, courrant comme un fou vers la maison qui avait abrité mon enfance.

      On se serait bien battu contre ce cataclysme mais nous le savions… Ce monde était foutu. C’était la première fois qu’on assistait à cette scène mais on avait entendu plein de fois parler de la menace des sans-cœurs qui mangent les cœurs des mondes…

      C’est le seul ordre que tu m’aies donné, tout le temps qu’on s’est connu, Ben… « T’as intérêt à revenir, Shanks ! »
      Vous les gars, toi Lucky… Mon père… Je n’arriverais pas à supporter la mort de ma mère. Je l’ai réveillée, elle n’était déjà plus toute jeune et l’ai ramené au bateau en courrant comme un malade, la priant de se dépêcher.

      Et les sans-cœurs sont arrivés… On avait beau être dans l’eau, ils nous suivaient. Vous nous avez vu courir et vous criiez pour qu’on se dépêche. Même toi tu criais, Ben. On était plus qu’à cinq mètres à tout casser quand j’ai lâché la main de ma mère. Des sans-cœurs tiraient mon bras vers eux, s’y accrochaient et plantaient leurs griffes, me coulant progressivement… Je n’ai pas pu garder ma tête hors de l’eau, ils étaient trop nombreux. Mais vous n’osiez pas éliminer les sans-cœurs avec vos armes… Vous étiez sûrs de me toucher par accident. Alors au seul moment où j’ai réussi à sortir ma tête de l’eau… Je t’ai donné un nouvel ordre, Ben.

      Je t’ai demandé de couper mon bras. »


      Je m’arrête quelques instants et regarde ce bon Ben dans les yeux qui ne sourit plus du tout.

      « Que tu cries, que tu pleures ou que tu boives, t’as toujours été maître de ton sang-froid… Et de toute ma vie, c’est la première fois que je t’ai vu le perdre. J’ai pu voir une profonde panique dans ton regard… Je coulais avec ces sans-cœurs, hurlant de douleur… On avait vraiment plus le temps… T’as sauté à la mer avec mon propre sabre, tu l’as brandit et t’as frappé le plus bas possible… Mais pour toi, c’était déjà beaucoup trop haut. Tu m’as emporté avec toi, avec ta grande force, tu m’as remonté à bord pendant que mon sang partait dans la mer... J’ai posé un regard sur ma mère qui pleurait comme elle n’avait jamais pleuré… Et comme la fois avec le vieillard, je suis tombé de fatigue…

      Mais il m’a fallu une dizaine de jours pour me réveiller… Et une fois mes yeux ouverts, c’était exactement la même chose que la dernière fois mais vous étiez encore plus fatigués. Tout le monde était autour de mon lit, sauf toi Ben. Il t’a fallu beaucoup de temps pour que tu me regardes à nouveau sans avoir honte de toi.

      Pourtant, t’as toutes les raisons d’être fier… Tu m’as rendu un service… Un service que je n’aurais pu demander à personne d’autre. »


      Ils sont tristes, je le vois bien… Certains parce qu’ils se souviennent de ce moment là… D’autres parce qu’ils ne savaient pas que leur Capitaine est devenu un manchot… Mais tout le reste baissait les yeux car ils savaient que dans la fin de mon histoire, ils apprendraient leur mort.

      « Toujours envie de te souvenir, Yasopp ? »

      Il acquiesce. Lui avait toujours été un homme d’honneur qui affronte son destin, qui n’a peur de rien.

      « On a déposa ma mère en lieu sûr… Et puis, on est allé… »

      C’est plus difficile encore… Je sens les larmes monter, j’ai du mal à continuer tout en les regardant tous. Ils sont maintenant si réels… Si présents. Je ravale ma salive…

      « On voulait vivre la grande aventure… »

      Une larme s’échappe de mes yeux et je l’essuie directement, ma voix est tremblante, hésitante… Je ferme les yeux et me reprends, rassemblant toute ma force.

      « On voulait vous venger, vous autres… On s’est informé, on a voulu savoir qui était l’orchestre de tout ça. On était vraiment prêt à tout pour libérer vos âmes… J’étais vraiment prêt à tout… On y est allé… A la source de tous nos problèmes… »

      Je couvre mes yeux de ma main tandis que je ne peux plus retenir la moindre larme, elles coulent toutes et mon visage se déforme de toute ma peine.

      « Et je vous ai tous perdus... De ma faute, vous êtes tous morts… Je vous ai entraîné dans ma folie. »

      Je n’ose plus les regarder, je n’oserai plus jamais… Je masque mes yeux toujours avec ma main, n’osant plus que supporter ces ténèbres. Mes larmes ne s’arrêtent pas et tombent sur mes genoux, déferlent sur mes joues.

      « Je suis tellement désolé ! Les gars, je vous demande pardon ! »

      Cela fait plus de cinq ans que je vis leur deuil, que je n’ai pas osé retourner sur leur tombe… Ca fait cinq ans que je ne vis plus.

      « Je suis complètement paumé sans vous… Je ne sais pas quoi faire… »

      C’est alors que je le sens… Une main qui se pose sur mon épaule, elle est réelle… Je sens ce toucher, je sens la chaleur de ce contact. Je rabaisse ma main et le visage toujours en larme, je lève mon regard sur eux… Ben me tient par l’épaule et me regarde avec un grand sourire. Les autres sont juste derrière lui et me regardent tous avec… Avec de la joie. Avec une vraie joie. Et ils me disent avec ce sourire aux lèvres qui me…
      Ils me disent ces mots :


      « Vis pour nous. »

      Et ils disparaissent… Et je sens leur âme… Je sens leur âme entrer dans mon cœur.


    Les Questions
    Q u e s t i o n s :

      1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?

      Oui, comme dit dans le caractère. Il est tout à fait capable d’aimer mais sa priorité restera à toujours la mer et l’aventure.

      2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?

      Une tortue de mer.

      3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?

      ^^. A vrai dire, je ne pense pas que vous puissiez trouver plus fidèle que lui.

      4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.
      Quand il a fait la fête avec cette personne, quand il a ri avec cette personne...

      5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.

      Il ne le dit jamais mais une phrase simple le représente très bien :

      Méfie-toi de l’eau qui dort.

      6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points fort et points faibles?

      Non j’en ai marre de répondre de cette question.

      7) Pourquoi incarner ce personnage ?

      Parce que le tome 1 de One Piece est le premier manga que j’ai lu… Et que j’ai directement aimé ce personnage.

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le Ven 15 Avr 2011 - 23:10
Parce que je suis ton plus grand fan, j'ai envie de commencer.

Mais ne t'inquiète pas, je serai totalement objectif.

Débutons donc par le physique. Je dois t'avouer qu'initialement, en lisant les premières lignes, je me demandais clairement où tu voulais t'en aller... Tu détaillais le « physique » de Tortuga, certes, mais pendant l'espace d'un instant, j'ai eu peur que c'était tout. Enfin, ... Ensuite, j'ai été agréablement surpris : tu décris Shanks d'une façon qui sort de l'ordinaire, en amenant chaque sujet d'une façon qui est originale. J'ai bien aimé la comparaison de son habillement. Ce que j'aurais affectionné, c'est que tu décrives davantage son style de combat. Il est court et, de mon point de vue, je crois que ça manque un peu de détails en ce qui a trait à sa force « physique ». Il est plutôt résistant, plutôt rapide, plutôt fort et plus agile... Ouais, et encore? Favorise-t-il la subtilité, ou fonce-t-il? Il est résistant, mais à quel point? etc... Pour le physique, ça mérite largement général... Si le style de combat avait été un peu plus détaillé, maréchal aurait été facilement à ta portée... Enfin bref.

Le caractère... le caractère. Parbleu, cette partie est très intéressante, très bien écrite et très bien tout court. Comme dans le physique, la façon dont tu amènes ces traits de caractère m'a plu incroyablement. C'était encore plus subtil que dans le physique, et en plus ça sert d'introduction à son histoire. En général, j'ai bien saisi la psychologie, la mentalité et le caractère de ton personnage, ce qui prouve que tout est en ordre et que tout est bien détaillé. Et c'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet... Maréchal, sans équivoque.

Terminons par la biographie de Shanks, ou plutôt LA biographie de Shanks. Le concept est bien, original, et ça change des histoires linéaires qu'on peut lire habituellement. Tu as réussi à bien adapter son histoire à Kingdom Hearts, en plus d'avoir fait preuve d'originalité tout au long. Sa biographie m'a tenu en haleine jusqu'au tout dernier mot, principalement pour les mini-interludes entre les différentes parties (du genre, quand Shanks parle à ses amis ou quand ses amis lui « parlent »). Ça permettait de bien comprendre les sensations et émotions vécues, en plus d'ajouter un peu d'intensité à tout cela. Et finalement, c'est une fin digne de ce nom : le dénouement est puissant, et je dois t'avouer qu'un long frisson m'a parcouru le dos lors des derniers mots... Pour les raisons citées précédemment, je pense que tu mérites maréchal encore une fois...

Ça fait 7,66... points, sauf que je crois avoir compris que le personnage te motivait et t'inspirait. Sur la chatbox, je me rappelle avoir lu que tu avais adoré écrire cette fiche de présentation, alors, ça ne fait que prouver que ce personnage te convient... Et en plus, ton style d'écriture me plait et les fautes d'orthographe te craignent... Globalement, ça donne donc le rang de maréchal... objectivement.

Sincèrement,

Nota bene : Soyez indulgents quant aux incohérences... J'ai pas envie de me relire. ^^
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le Sam 16 Avr 2011 - 21:05
Tu vises un très haut grade, un grade jamais atteint. Tu te prétends excellent alors je me dois de casser tes rêves. Je ne vais pas te dire « Oh ouais, j’ai trouvé ça génial », je ne ferai que démolir ta fiche, dire absolument tous ses défauts… Parce que tu vises la plus haute cour et que par conséquent, tu es conscient de tes qualités, je n’ai plus besoin de les citer… Et je rajouterais un truc ça... C'est qu'en plus de ce qu'il y a de marqué dans ce petit spitch, j'ai entendu des rumeurs comme quoi le mec qui allait te noter est un gros connard.

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Bon, commençons par le physique. Je vais noter la prez comme toi, en 3/3. Et le physique sera aussi diviser par 3. Alors, je veux trois choses dans le physique.

Le premier et le plus important de mes trois critères c'est de savoir à quoi ressemble le perso. Logique, vu que c'est le but d'une description. Et toi, j'ai eu un problème. J'ai réussi à m'imaginer Shanks... il y a dix ans. Et là j'aborde un gros problème dans ton physique : LE HS ! Bordel.... Bon, la description de Tortuga est utile parce que ca permet d'imaginer Shanks, on se dit que c'est un pirate propre. Du coup ca aide. Mais putain... pourquoi tu me le décris y a 10 ans ? Qu'est-ce que j'en ai à foutre ? Du coup ca me gène, c'est con à dire mais c'est ça. Je m'imagine parfaitement Shanks d'y à 10 ans, sauf que là bah je sais plus trop à quoi il ressemble... Même si tu te dis "Ouais, - 1 bras et +de vécu sur sa tronche fatigué avec ses yeux fatigué" et les vêtements qui change, ouais.

La deuxième chose qui m'intéresse c'est l'impression que donne le perso. Et là, bah le coup des dix ans est devenu très utile, tout autant que tortuga. Mais WTF le bateau il fout quoi là ? J'aimerais bien te démolir sur 20 lignes mais sur l'impression que le personnage donne, sur son aura, rien à dire. Surtout que bon, tu as réussis à décrire légèrement son charisme.

Et le troisième critère c'est le reste, plaisir de lecture, émotion ressentit et ce genre de chose. Alors déjà, la manière dont tu as écris la description physique m'éclate, j'ai eu l'impression de lire... Je ne sais pas moi, mais j'ai adoré lire ton physique. Dommages que tu te perdes à cause des HS lourd et chiant.... Le bateau quoi, en fait, c'est un truc qui m'a fait chier. Tu arrêtes pas de répéter "Shansk est pirate ! Regardes c't'un pirate !" suivi d'un "Je rappelle que c'est un pirate !". Donc bien lourd par moment quand même.

La description de ton style de combat maintenant, description qui est à chier. "Je suis fort, agile, résistant, je t'envoie de la vague d'énergie pure qui t'éclate la gueule et j'ai un sourire sponsorisé par Colgate". Yep, c'est à chier. La description du style de combat, t'en a rien à foutre en fait et tu le fait mal à la va vite. La preuve, tu as justes énuméré ses capacités, rien d'autre. Sa stratégie ? Dans le cul ! Ses faiblesses ? Dans le cul ! Bref, c'était naze et t'en a surement bien conscience.

Et là je me suis rendu compte que tu savais pas décrire un personnage physiquement. Parce que si on regarde bien, dans ton texte, le perso n'est pas tant décrit que ça, et il est décrit de manière simple et direct. Et ensuite, tout ce qu'il y a autour (aura du perso, impression donné) fait qu'on arrive à se l'imaginer, mais bon, tu ne parles pas assez de lui sur un plan parfaitement superficielle.

General pour le physique.

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Alors le caractère... Je m'étais promis d'être méchant sur cette fiche mais je me rends compte que plus ca va et plus je m'adoucis, tant pis. Bordel, t'as assuré pour le parallèle avec la mer ! J'ai essayé de faire de même avec la foudre, mais c'était pas ça. Donc c'était super. Et pour le coup, t'as bien décris Shanks. Parce qu'en fait, sur Shanks, y a pas beaucoup dire, et en même temps y a plein de chose à dire. Mais, pour le coup c'est simple. Mais simple dans le bon comme le mauvais sens. En fait, je ne sais pas où te situer dans le caractère. D'un coté c'est génial, simple et bien. De l'autre c'est trop modeste, pas assez recherché. C'est... Comme une ballade en barque avec des amis, le tout avec de quoi boire et fumer (pas du tabac). C'est simple, tranquille, on s'amuse mais en même temps on fait rien. Je suis pas clair, mais c'est ton caractère qui m'embrouille. Bleusaille ou Officier ? Maréchal ou General ? Aucune idée.

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Contrairement au caractère ou j'hésite, l'histoire mérite clairement maréchal. Pour l'histoire je prends trois critères en compte. L'histoire en elle-même, que je sache c'était quoi la vie de ton perso. La forme, que ce soit agréable à lire et ce genre de chose. Et enfin, il faut que l'histoire aille dans le sens du caractère et même du physique pour un grade aussi haut. Bon bah là, j'ai envie de dire que t'aurais pas put faire mieux. Les trois critères sont remplis. Ton histoire, c'est ce qu'il faut pour être Maréchal.

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Et ta fiche dans son ensemble, j'en pense quoi ? C'était simple et sympa, pas prise de tête. C'est sans prétention si j'ose dire. Contrairement à Grell qui se la pète. J'ai beaucoup aimé la fiche de Grell mais lui, c'était exigeant, toi c'est l'inverse. Black Tears est torturé, complexe, sophistiqué et ce genre de foutaise avec l'amour, la joie, la peur et sa fiche le fait ressentir. Shanks est simple, tranquille. Avec lui c'est Carpe Diem.

...

Espèce de lopette, pourquoi t'as pas mis un grade entre General et Maréchal ? T'es nul.

...

Yep. C'est bon. Maréchal. J'ai passé un super moment en lisant ta fiche et je connais ton niveau. Y a pas à chier, c'est fluide et tu maitrises le verbe. Je connais ton sens du fair-play et toutes tes conneries. Je te mets Maréchal. Et vu que c'est un grade qui arrache le pelage du poney j'te préviens...

Sois-en digne où je t'éclate....
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