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 Le Centurio et ses plus beaux attributs.
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Dim 27 Fév 2011 - 22:32
    Pour des dizaines de raisons, Ravness aurait pu rentrer au plus vite dans son monde. Le château du roi Mickey, ce château où elle avait eu évidemment droit à une chambre certes modeste mais chaleureuse. Là bas, elle pourrait enfin oublier cette idiotie. Cette maudite mission qu’elle venait d’accomplir. Là bas, elle pourrait manger gratuitement quelque chose qui n’avait pas été touché par des pattes de cafard. Là bas, elle pourrait passer une nuit de garde, à guetter vainement les alentours du château de par les remparts. Et bien que le château n’ait jamais été attaqué depuis son arrivée dans la lumière, le simple fait de remplir ses occupations modestes et presque quotidiennes… Cela la rassurait.

    Mais face à ces quelques mobiles, il y avait une jolie centaine d’arguments et de pensées qui la maintenaient dans ce monde. C’était donc décidé… Elle ne rentrerait pas au château ce soir !

    Il ne restait plus qu’à savoir où elle passerait la nuit. Les options étaient infiniment nombreuses, par chance.
    Par exemple, elle pouvait enlever son armure pour être foutrement moins habillée, toquer ensuite à une porte, faire un joli sourire, et entrer dans la maison d’un vieillard pervers qui n’oublierait pas de fermer la porte à clé. Mais de toute façon, elle n’était vraiment pas douée pour faire du charme. Et si physiquement, elle était tout à fait acceptable, elle était de nature crispée quand il s’agissait de jouer avec la sociabilité.
    Mais elle pouvait aussi dormir à fond de cale d’un navire puant l’alcool… Ou encore élire domicile dans un poulailler en n’oubliant pas de décimer la volaille pour minimiser les bruits.
    Cependant la meilleure des options, c’était encore de retourner chez le vieux boulanger et de dormir dans un lit douillet, guetté par les cafards.

    Malgré toute cette ironie, elle était résignée à rester au Port Royal… Premièrement parce qu’elle était fatiguée. Ensuite parce qu’elle avait les nerfs à plat. Aussi du fait qu’elle avait grandement besoin d’un bon bain (parce qu’elle est une fille et qu’elle déteste les cafards, ce sont les deux seules raisons). Mais plus encore : Si elle voyait ne serait-ce que l’ombre d’un Général Mukuro… Elle détruirait sans hésiter cette dernière en déferlant sa colère dessus. Conclusion, elle ne devait surtout pas rentrer ce soir.
    Passons…

    Les rues n’étaient vraiment pas rassurantes… Il était déjà 21:00, le ciel rendait les rues aussi sombres que lui. Et elles étaient terriblement longues, comme si chacune était une très rude épreuve de discrétion avec comme mission suprême : Ne pas se faire repérer par les pirates et roublards tout aussi pervers comme celui imaginé par la capitaine, plus haut.
    Toutes ces choses étaient d’une certaine façon la pire des peurs pour une femme. Mais ça n’était pas le cas pour Ravness. Et contrairement à ce qu’on en pense, ce n’était pas parce qu’elle n’était pas sans défenses. Tout cela était du à la nuit… Cette dernière (et il suffit de connaître un peu la Capitaine pour le savoir) avait une influence sur elle, comme la plupart des phénomènes météorologiques. La nuit… La rendait plus calme. Et c’était aussi pour cela que l’envie de se faire un ragoût de chouette la quittait gentiment.
    Tout cela… Tout ce qui suivit n’aurait pas eu lieu sans la nuit… Car en pleine journée, jamais elle ne serait allée au bout de cette ruelle trop sombre. Elle aurait mesuré sa propre crainte du sexe opposé.

    Et il y eut comme une frontière… Dès l’instant où elle quitta cette rue, c’était comme si elle entrait dans un nouveau pays qui ne subissait pas la moindre influence de la part du voisin… Il y avait une auberge (Ou du moins cela y ressemblait). Une très jolie auberge en front et éclipsant toutes les autres maisons. Et si toutes les lumières provenant des autres demeures étaient elles-mêmes sombres… Ce halo qui entourait cette auberge était véritablement chaleureux.

    C’était tout vu… Ravness s’approcha sans pour autant changer l’expression de son visage, leva la tête pour voir une jolie pancarte où il était marqué « Le Centurio ». Et elle entra.

    Et à nouveau, il y eut une frontière. Car si avant, devant l’établissement, tous les cris de joie semblaient comme oniriques, provenant d’un songe lointain. Ce fut follement plus brusque. Une véritable bouffée de chaleur, un peu désarçonnante, l’assaillit violemment, décrispant ses muscles.

    Et à l’intérieur, certains criaient ou pleuraient de rire. Il y en avait quelques uns qui étaient un peu à l’écart, silencieux, sans pour autant faire tâche devant un tableau si… Pittoresque. La plupart tenaient un verre d’alcool à la main sans que cela en soit dérangeant…

    Toutes les tables étaient prises… Vous lui auriez peut-être fait remarquer qu’elle n’a pas besoin d’une table pour commander une chambre. Mais s’il y avait tant de mondes dans le bar, il était probable qu’il en soit de même pour les chambres. Elle se dirigea donc vers le bar… Elle voulait profiter quelques minutes de la chaleur présente avant de demander s’il y avait une chambre et de devoir partir, sans logement.

    Plus elle s’approchait et plus une silhouette derrière le bar lui était visible… Et plus elle voyait cette silhouette, moins elle parvenait à ne pas regarder celle-ci comme elle le faisait. Cette silhouette, c’était une femme accroupie, en train de chercher quelque chose dans des caisses d’on ne sait quoi… La Capitaine ne pouvait voir de face puisque la dame lui tournait le dos… D’où la difficulté à détourner son regard.
    Mais ce n’était ni le chapeau noir de cow girl et encore moins la cape sombre qui tombait sur ses bras que Ravness avait en angle de vue… C’était un corps de vraie femme et des attributs tels que des fesses et des hanches bien mesurés et à peine dissimulés sous une jupette transparente au possible.
    Pas de cause sans conséquence, la Capitaine ne put s’empêcher de rougir et de finalement poser un regard gêné sur le comptoir… Elle attendit… Encore et encore… Un peu… Un tout petit peu. Et enfin, quand elle se jugea moins stupide, elle parla d’une voix stricte tout en s’asseyant sur un des tabourets au bar.


    Mademoiselle ? Un thé glacé, s’il vous plait. »


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Mar 1 Mar 2011 - 21:47
Il faisait nuit, il faisait noir… A peine 20 heure, mais en hiver, quoi de plus logique ? Cette soirée était bien morne à Port Royal, cette grande ville qui, à son habitude, était toujours animée de partout. Ici, pas un rat ni un porc. Pas de chat, ni de pigeon, au sens propre comme au figuré. Les bars ? bien calmes. Ivrognes ? A peine quelques vielles éponge déjà amoché, affalée dans les ordures du coin. Des patrouilles ? On ne connaissait plus ça depuis le raid contre la compagnie des indes. C’était l’une des rares soirées… où il ne se passait vraiment rien ! Comment est-ce possible dans une telle capitale ? Mais est-ce comme ça partout ? Non, bien sur que non. Quelque part, fourré en plein milieu des dédales de ruelles sale et poisseuses, rayonnait un petit point bien ambiancé. Là bas, du bruit, de la chaleur, de la gaieté, tout l’inverse des rues froides du moment. Le Centurio était prêt à tout péter se soir.
A travers les carreaux de la bâtisse, des ombres s’agitaient sur un rythme effréné. Tout un peuple emporté par une musique, un air entrainant. Des cris de joie, de la bonne humeur et par-dessus tout, une convivialité qui faisait chaud au cœur en ses temps de merde noir qu’à peut prés tout le monde connaît dans la froideur de la saison.
A l’intérieure, tous avaient le sourire aux lèvres, chope à la main et bien hautes levées, acclamant la patronne des lieux qui, confortablement installé sur le bar, soufflait comme une acharnée dans son harmonica. Mais bon, pas la peine de se leurrait, étaient-ils tous là pour la chaleur et l’ambiance ou pour Oakley, trop acharnée sur son morceau et sa chanson pour voir tout les regards pervers sur elle ?

Dans mon sac de matelot, j’ai pris tout c’que j’avais de plus beau ♪
Souvenirs de tout pays, bouteilles de rhum, et de whisky ♪
Une montre qui ne marche pas, ma pipe et mon tabac ♪
J’y ais mis l’harmonica qu’j’avais acheté à Tortuga ♪


C’était l’éclate pour Oakley, elle qui passait sa vie le nez plongé dans les contrats. Voila qu’en plus d’être l’emblématique des soirées, elle se mettait en mode jukebox. Tous ses amis étaient là, comme ses fidèles mercenaires, soirée complice et privé ! Même les plus discrets étaient là, au milieu de la foule … Comme Auron et Mifune, qui, sous leurs airs de samouraï solitaire, digne, semblait apprécier la musique. Enfin, pour Auron, on n’en était jamais sur, mais le principe était là. Au fond, Natsu qui foutait encore le foin, gueulant sur un pauvre ivrogne comme quoi il aurait coupé la chanson de la boss. Même la Bête était dans la place, à boire son petit lait comme si rien n’était. Et Bell, cet enfoiré de première squattait le bar, le longeant pour avoir le meilleur point de vu sur le décolté de l’objet de tous ses fantasmes, sa propre patronne. Et on ne parle même pas de Youfie, planquée derrière Bell pour lui voler son portefeuille. Enfin soit, la sublime Oakley fit don de sa grâce à la clientèle du moment, se levant pour passer entre les tables, sautillante presque avec son harmonica en bouche, euphorique et électrique. Rares étaient les moments où la cowgirl semblait innocente et libérée. L’harmonica au bec, la voila rayonnante, bien loin des soucis du boulot.

Je l’emporte partout, une chanson prête à chaque trou ♪
Il sait des tas de refrain dont la plupart sont de marins ♪
A bord, pendant les quarts, à bord, il fait rêver les gars ♪
Il leur parle de la terre et du pays de leur amoure ♪


Mais plus qu’un simple divertissement pour les yeux, elle faisait l’âme des lieux. C’est pourquoi tout le monde l’accompagnait, fredonnant refrains et compositions personnelle entre chaque interlude musical. Si bien qu’à force, on avait oublié la première impression que donnait Oakley, une détraquée obsédée en habit de pute. Mais la joie ne dure qu’un temps, toujours. Alors qu’elle allait arrêter son air pour continuer de chanter à tue-tête, un guignol, sans doute rond, se leva et gueula haut et fort, croyant sans doute faire hommage à cette jolie donzelle qui lui tapait dans l’œil.

Celle qui a fait cette chanson, c’est Oakley, Boss du Centurio !
Si elle est à votre gout, les gars, faut lui payer un coup !
Avec sa mine de trafiquante, il faut bien lui rincer les dents !
Filez-lui …


Mais le pauvre inconscient n’eu pas le temps de finir que la music s’arrêta net. L’harmonica, objet des rêves de la patronne, vola littéralement dans tout le bar pour atterrir et s’incruster dans le visage du mec en question. Et alors, tout parti en vrille, au revoir douce Oakley.

Putain, il a dit quoi là ?! Il s’est foutu de ma gueule ou je rêve ?!!

Déjà, trois hommes retenaient Oakley de dégainer son arme, au risque qu’un meurtre soit commis. Mais est-ce que ça a cassé l’ambiance ? Bien sur que non !! Natsu encourageait la baston alors que l’hilarité générale masquait la petite rage passagère de la sublime femme, pleine d’ardeur. Mais soit, c’est, en fin de compte, une petite soirée comme les autres au Centurio. Et ainsi, le temps passait dans la bonne humeur, coups de gueules et alcool ! Mais les chopes se vidaient vite et à force, la patronne du puiser dans ses réserves.
Et nous en venons à ce moment fatidique, celle où elle était planquée sous le bar, cherchant la dernière bouteille de cette vodka rare que certain apprécie. Elle ne pu s’empêcher de râler, alors que personne n’en demande, voila un gugusse qui préfère ça au Rhum normal, sans blague quoi ? Et pourquoi un moment fatidique ? Car, alors qu’elle cherchait la perle rare à quatre patte, tout les gars du comptoir bavaient comme des crapauds, et ne parlons même pas de Bell qui cherchait en catastrophe son appareil photo. Et finalement, après avoir tout bazardé son plan de travail, elle ressortit des fin fond d’une punaise de boite en carton avec une grosse bouteille de la boisson tant désiré. Pour fêter ça, elle s’était même dit de faire un concours de « celui qui bois le plus sans dégueuler gagne ». Souriante comme tout, elle était prête à servir le demeuré fanatique de ce jus de chaussette mais … Une petite voix fluette, par rapport aux malabares du coin, vint lui titiller les oreilles.

C’est presque dans l’horreur qu’elle se tourna lentement vers la dite voix. Qui est la paumée du village qui l’appelait « mademoiselle » et pas « Oakley », « Boss », « Patronne », ou juste « hé, la cowgirl ». Mais bon, dans le dernier cas, elle aurait peut-être fait chauffer son arme. Et deuxième chose : un thé glacé ? Qui à Port Royal, même si il s’agit d’une femme, prend un thé glacé ?! Et ce n’est qu’en la voyant que … Sa manière de s’exprimer lui semblait bien plus charmante déja. Son petit air à l’instant agacé se changea en un haussement de sourcil interrogateur. Comment ELLE pouvait être là, dans son bar ? Sans rire, c’était … un petit ange à croquer en plein milieu des bouseux. Et d’après les gouts de la cowgirl, elle pouvait la qualifier de « mignonne ».

Mais soit, elle était cliente et il ne fallait pas trop faire attendre une cliente, surtout quand on dévisage celle-ci pendant un petit moment tout en ayant se réflexe de relever un peu son couvre-chef d’un doigt, montrant bien que l’étonnement était là.

Hum … Ok, euh … ça vient !

Et dans sa tête, le brainstorming. Comment faire un thé glacé ? Ou plutôt, comment en faire un dans un bar du Port Royal dont les clients ne boivent que de l’alcool fort ?! Elle se baissa alors un peu sous le comptoir pour chercher une autre perle rare, laissant au passage quelques vu sur ses formes généreuses, priant pour trouver quelque chose. Car oui, il ne fallait pas la remballer celle là ! Fallait pas laisser passer une bombe pareille, avec ses petites tresses tout mignonne. Et même si l’armure refroidissait, son air qui essayait d’être dur aurait fait craquer beaucoup dans cette auberge. Et finalement, elle se redressa, un grand sourire aux lèvres, un beau verre, pas une chope merdique comme les autres, à la main. Elle lui servit la chose avec une certaine fierté.

Et voila princesse ! Tout pour vos beaux yeux !

Et alors que n’importe quel barman aurait reprit son affaire après avoir flatté une cliente… Mais de toute façon, il s’agissait d’une barmaid, donc il n’y avait pas de comparaison possible. Donc, alors que tout barman allait reprendre tranquillement son affaire, Oakley se mit en tête d’en savoir un peu plus sur cette ravissante poupée. Elle qui d’habitude est réfractaire aux étrangers, l’exception confirme la règle et voila l’exception en question ! Sans même lui laisser le temps de boire, elle s’accouda à son comptoir, un air roublard se dessinant sur son visage comme pour se donner un genre, observant gentiment la belle inconnue.

Dite … Je ne veux pas me mêler de ce qui me regarde pas mais … Je vous ais jamais vu dans le coin. Vous devez être très courageuse pour vous aventurer dans un repaire de mercenaire comme celui là.


d'un air ironique, elle ponctua sa phrase d’un petit rire sympathique, c’était limite si elle voulait lever le pouce et lui faire un clin d’œil comme dans les illustrations soit disant comique que l’on peut trouver un peu partout. Mais fallait s’abstenir, au premier regard, on la faisait pas à elle.
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Mar 15 Mar 2011 - 20:52
    Apparemment, elle avait gaffé quelque part… La Capitaine s’imaginait déjà quelques mauvais scénarios. Si elle était entrée dans un club privée, elle aurait droit à deux trois minutes de honte d’être là alors qu’elle n’était pas désirée. Ou bien était-ce un problème avec l’armure… Probablement, en fait… Elle n’avait pas vu de gardes en ville et il n’y a avait pas plus d’une femme en armure dans cette auberge.
    Son hôtesse venait enfin de dévoiler le devant, d’une certaine façon. Et la Capitaine s’y attarda le moins possible… Par prudence, par pudeur. Cette aubergiste devait avoir l’habitude qu’on la regarde tant c’était un automatisme pour la plupart des gens. Mais Ravness venait juste de subir la mauvaise farce de son corps… Elle avait rougi, même si heureusement elle n’eut pas été vue.
    Elle garda ses yeux fixés sur ses gants, attendant qu’elle ne se retourne. N’étant plus sous le pénombre de la nuit, l’hypnose que cette dernière avait sur elle était grandement diminuée… Le calme la quittait peu à peu…


    « Hum … Ok, euh … ça vient ! »

    Et la capitaine se détendit alors pour poser un regard discret sur le visage de la serveuse. Plus grande, plus mure… Bien faite, blonde. Et surtout, elle ne devait pas cracher sur le corps qu’elle avait. Une bonne façon de réussir sa vie... Elle regarda avec un peu plus d’insistance, surprise de surprendre sur ce visage deux yeux rouges. Mais dans tous les mauvais présages que cela lui inspirait, étant restée croyante, elle n’en aperçut aucun d’exploitable chez la jeune serveuse. Elle n’arriverait pas à se convaincre d’avoir été touché par un mauvais sort de cette aubergiste… Voyez comme le simple fait d’avoir rougi l’avait gênée, même quelques minutes après.
    La Cow girl soudainement se redressa tandis qu’elle tenait un verre qu’elle servit avec de l’entrain de thé glacé…


    « Et voila princesse ! Tout pour vos beaux yeux ! »

    Rien n’était suffisant pour décrire la fierté qu’avait cette serveuse pour avoir servi un Thé Glacé. Sans déplaire par cela à la Capitaine qui était une nullité pour la plupart des travaux manuels et qui était donc particulièrement fière quand elle passait du niveau 1 au niveau 1,1 d’apprentissage. Elle força un léger sourire poli accompagné d’un austère :

    « Merci. »

    Et tandis qu’elle osa avancer ses lèvres jusqu’au verre qu’elle tenait d’une main fragile, l’aubergiste se rapprocha familièrement, coudes sur le comptoir et les yeux rivés sur elle. Et à partir du moment où elle se sentait observée de la sorte… Plus moyen de boire ou même de manger.

    « Dites … Je ne veux pas me mêler de ce qui me regarde pas mais … Je vous ais jamais vu dans le coin. Vous devez être très courageuse pour vous aventurer dans un repaire de mercenaire comme celui là. »

    Et ainsi tout s’expliquait d’une façon douce. Elle était une étrangère et cela devait être ce qui méritait tant de regards si différents les uns des autres de la serveuse. Et si cette phrase ne fut pas achevée par un sourire franc et chaleureux, la capitaine aurait pu pensé qu’elle était tout sauf désirée dans ce bar.

    « Je suis un soldat… De la lumière, venue pour accomplir une mission. »

    Et elle comprenait enfin ce qu’était ce bar… Un « repaire de mercenaires » et si cette mercenaire parlait de danger, c’est qu’il y avait probablement lieu d’être inquiète. Il avait donc fallu qu’elle trouve le bar le plus dangereux de cette ville… Elle devait avoir un don pour se plonger dans l’ennui. Et malheureusement, elle ignorait tout des agissements, de la cruauté et même du supérieur de l’Organisation des mercenaires. Elle savait juste que par principe, elle ne pouvait pas apprécier ces gens… Quoi de pire pour son idéal que ces gens là… ? Il fallait qu’elle parte, avant qu’ils ne dévoilent leur côté moins sympathique et chaleureux.

    « Je crois que… Je suis un peu entrée ici par hasard sans savoir que c’était le repaire des mercenaires. »

    Elle qui était dans le camp le plus puissant dans un entrepôt d’ennemis… Si elle y croisait leur chef, elle ne donnerait plus cher de sa peau. Elle se leva, précipitamment, ayant à peine bu du thé glacé. Et inclinant la tête devant la serveuse, parla tout en rabattant quelques mèches nerveusement derrière ses oreilles.

    « Oh quelle idiote. Je suis désolée… De vous avoir dérangée. Je m’en vais de suite… »



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Dernière édition par Capitaine Primus le Lun 11 Avr 2011 - 16:50, édité 1 fois
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Lun 11 Avr 2011 - 15:40
Décidément, il n’y avait pas moyen, elle devait au moins connaître son nom, histoire de la retrouver après cette soirée. Enfin, si ça se trouve, il y aura plus que de la causette après ce petit tour. La rendre saoul à l’alcool fort, finement dissimulé dans le thé glacé, ça marcherait surement, non ? Voila le genre de pensé qu’Oakley n’aurait jamais à l’égard d’une si charmante jeune femme, au contraire de la troupe de gros costaud qui commençaient à lorgné de plus en plus cette belle inconnue.

Je suis un soldat… De la lumière, venue pour accomplir une mission.

Cette information ne l’avait pas refroidit, mais avouez que « rare » n’est plus assez fort pour qualifier la présence de cette jeune femme. Soldat de la lumière, jeune femme à croqué, à Port Royal, dans son bar, et tout ça sans alcool. C’était vraiment quelqu’un de spécial. Outrepassé l’admiration de la cowgirl pour sa princesse en armure, la présence d’un membre d’un camp important ne lui faisait ni chaud ni froid. La preuve, elle restait prés d’elle à l’observer, dévorant du regard sa moue presque timide, embarrassé, inquiète, à vous de voir. Après tout, il est normal que les mercenaires fassent toujours bonne figure envers les majorités : c’est quand même grâce à elles qu’ils peuvent survivre ! Nulle personne ici présente ne l’ignore, sauf peut-être Natsu, un peu trop écervelé pour le concevoir. Une raison de plus pour coller la nouvelle Miss. Quand à la mission, pas de quoi s'inquiété. Si la lumière avait prévu une attaque surprise sur le Centurio, ils seraient vraiment bien cons ! Les mercenaires sont les meilleurs, après tout ! Et puis, les gentils, ça fait des trucs de gentil. A moins qu’un des gars d’Oakley aurait gaffé mais soit.

Je crois que… Je suis un peu entrée ici par hasard sans savoir que c’était le repère des mercenaires.

Et ben là, on était fixé ! Elle avait la trouille ! Car tout de suite, les grands mots. « Un repère de mercenaire », utilisé ainsi, ça faisait bien endroit dangereux, mal fréquenté, ou la mort guète entre chaque table, prête à bondir sur vous sous forme de voyou dérangé mentalement. Chose que le Centurio n’était pas. Qu’est-ce qui a bien pu lui passé par l’esprit pour en venir là ? Ce n’est qu’une auberge remplit de gens bien sympathique constituant presque une famille, pour la plupart. Et accessoirement, c’est le QG des mercenaires, oui, mais ça ne rime pas avec un endroit peu sécurisant. On fait juste la fête ici, pas de quoi en faire un fromage. Si elle est venue, même par hasard, c’est que l’endroit est accueillant, non ? Et rien de tel que les gouts de la lumière pour se situer dans une échelle de … De … Ben de lieux qui ont l’air accueillant.
Mais alors que la patronne restait bloquée sur son joli minois, avec le même sourire qui lui parcourait le visage, le soldat de la lumière se leva précipitamment…

Oh quelle idiote. Je suis désolée… De vous avoir dérangée. Je m’en vais de suite…


Elle s’inclina en remettant quelques mèches de cheveux derrière ses oreilles, mais qu’elle était mignonne comme ça, ça en ferait soupirer cette boss assez bourrue dans son … Ha, mais attendez une minute. Elle allait se barrer ? Comme ça ? Mais elle était loin d’avoir gaffé, c’était même une bénédiction du ciel de l’avoir au bar. Oakley comme les autres en pensait la même chose sans doute. Bon, surtout Oakley, car les autres, les poitrines opulentes et les forme bien fournie leur plaisait plus qu’un beau brin de femme comme elle. Un peu comme la pistolero. Mais l’heure n’était pas aux comparaisons douteuse, il fallait la retenir, c’était une question de vie ou de mort. On pouvait même lire une certaine panique dans ses yeux. Mais elle se ressaisit bien vite, imaginant la mise en scène à venir. C’est alors qu’elle prit une serviette et un verre sale, le lavant comme dans les clichés de barman, ignorant presque le soldat de la lumière.

Comme vous voulez, je ne peux pas vous en empêcher …


Ainsi, honteuse, la soi-disant intruse fit demi-tour pour s’éclipser du bar. Mais à peine s’était-elle retournée qu’Oakley déposa son verre, pris celui laissé par la jeune femme ainsi qu’une bouteille de rhum, tapota l’épaule d’un gars de confiance pour qu’il tienne le bar et se rua comme une démente en haut des escaliers qui menaient aux chambres. Le problème, c’est qu’elle était dans le bar. Le problème, c’est qu’elle ne se sentait pas la bienvenu. Après tout, c’est un peu le QG d’une autre grande puissance, il y a de quoi flipper un peu, même si les Mercenaires sont officiellement neutres. Mais cette fille lui était bien sympathique, et optionnellement, Oakley aurait peut-être plus de contacte avec les lumineux. Mais ça, c’est vraiment en option, ce qu’elle voulait, c’était … tenter sa chance et se faire une nouvelle « amie ». Car oui, à Port Royal, soit on l’évite, soit elle rencontrait des trainée, reprise de justice, délinquante, et on en passe. Enfin soit, une fois au premier, atteint à la quatrième vitesse, elle força presque la porte menant au toit avant de se jeter sur le rebord de celui-ci, en façade. Elle avait fait assez vite, la jeunotte était encore là, profitant un dernière instant de la douce et chaleureuse lumière du Centurio avant de s’enfoncer dans les Ténèbres froid de cette ville, morte pour un soir.

Hé !! La Lumineuse !


La Cow-girl attendit qu’elle se retourne, cherchant d’où venait la voix. Car oui, on ne pense pas toujours à regarder en hauteur. Elle claqua des doigts pour signaler sa position, la fixant dans l’ombre de la nuit, un pied perché sur le rebord, un bras sur le genou, la cape flottant légèrement au vent, fière et limite apeurante.

Je ne peux t’empêcher de partir … Mais on ne quitte pas MON bar sans avoir finit son verre ! Et sans s’être présentée surtout.

Elle posa le verre de thé glacé sur le rebord, et dé bouchonna la bouteille qu’elle avait dans l’autre main, en signe de petit verre en tête à tête. Bien vite, elle lui fit signe de monter en montrant les escaliers, dans la ruelle à coté, qui menait directement au toit de l’auberge. Ben oui, c’est toujours une sortie de secours et une entrée plus discrète. Toujours utile.

Aller, monte ! C’est plus calme et romantique sur un toit…

Elle lui adressa un sourire gaillard en relevant son chapeau, histoire d’enlever son air mauvais. Puis, elle s’assit sur le rebord, buvant un petit coup de Rhum avant qu’elle n’arrive. Car oui, elle ne pouvait décliner cette offre. En fille bien élevée, elle ne ferait sans doute pas attendre quelqu’un qui … l’attend, justement ! Et quand la Boss la vit enfin sur le toit avec elle, elle tapota la place à coté d’elle, pour lui dire de venir là et pas ailleurs.

Que tu sois mal à l’aise avec mes gars, j’comprend … mais si t’es venu chez moi, c’est pas pour rien. Si calme et posée, je dirais qu’une fille comme toi, ça rentre pas dans n’importe quel bar pour faire la fiesta !

Elle lui tendit son verre à peine commencer, souriante, confiante.
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Lun 18 Avr 2011 - 2:48
    « Comme vous voulez, je ne peux pas vous en empêcher …’’

    Elle se sentait d’une bêtise inouïe et la nervosité n’avait de cesse de la tirailler. Son erreur n’était pas vraiment la promesse d’une bataille prochaine mais c’était une hypothèse qu’elle ne devait pas écarter. Personne… Ici elle ne connaissait personne, ni de réputation ni d’autres choses. Elle était un soldat dans un monde inconnu mais elle serait prête s’il le fallait, à se battre…

    Sombres pensées… Elle n’en avait pas envie, elle ne voulait pas payer cette grosse erreur si ridicule en étant obligée de brandir les armes. La guerre n’était pas un jeu, il ne faut l’utiliser que dans les cas extrêmes et ne jamais en abuser…
    Les Mercenaires étaient des hommes… Des hommes et des femmes qui avaient certes choisi une voie bien différente mais qui restaient pourvus d’émotions. Elle espérait stupidement qu’ils la laisseraient partir.

    Stupidement, oui… Comme si d’une jolie serveuse qui nettoie un verre avec un regard nonchalant pourrait se dévoiler une ultime violence qui l’empêcherait de partir. Comme si de ces hommes qui riaient derrière elle, s’élèveraient de la foule des monstres bien décidés à la capturer et à lui faire subir les pires tourments… Je n’ai jamais connu Ravness comme étant du genre paranoïaque… C’était simplement la peur qui la rongeait. Elle était tant dans ses rêves de paix et de félicité qu’elle craignait que le mal et la guerre soient là à l’affût, partout, et prêts à démolir ses espoirs à l’instant où elle baisserait sa garde.

    Quand elle sortit du bar, rien… Ni hommes, ni monstres ne l’attaquèrent. Elle avait juste croisé des regards… Des simples regards. Certains étaient vides, d’autres étaient songeurs, d’autre joyeux. Quelques hommes la regardaient d’un air intéressé, à se demander ce qu’elle pouvait bien faire là et ce que la serveuse avait bien pu lui dire pour qu’elle s’en aille à toute allure.
    Au bout de quelques mètres, elle était au seuil de cette auberge, profitant encore quelques secondes de cette chaleur, des rires… Elle se demandait ce qu’elle aurait encore à subir avant de pouvoir dormir. Combien de ruelles sombres allait-elle devoir affronter ? Et à quel point se sentirait-elle seule quand elle entendrait des bruits produits par… Je ne sais quoi.

    Triste personnage qu’était la Capitaine de la lumière. On a tort de penser qu’elle ne se sent fragile que quand elle est n’est plus en armure. Sa fragilité, ses angoisses et ses plus sombres pensées la suivaient où qu’elles aillent et jamais, ô grand jamais, elle ne parvenait à les fuir… Vous connaissez cette sensation très désagréable que l’on ressent quand on ne se sent chez soi nulle part ? Et bien c’est cette émotion qui s’empara cruellement d’elle, faisant doucement monter les larmes d’un désespoir solitaire.

    Elle commença donc à marcher, précipitamment comme pour ne pas avoir le temps de regretter la cheminée du Centurio, l’ambiance du Centurio, les chambres du Centurio mais aussi la serveuse du Centurio.


    « Hé !! La Lumineuse ! »

    Et à l’instant de ce cri… Si certains habitants du quartier dormaient déjà paisiblement… Considérez qu’ils s’étaient tous réveillés en sursaut avec la seule envie de crier à leur tour sur cette source de bruit.
    La Capitaine sursauta et s’arrêta en un éclair, se retournant promptement et cherchant cette personne qui l’avait appelée de cette façon… Un claquement de doigt assez impoli, remarquez que Ravness se fichait bien du degré de politesse, signala la présence de cette… De cette serveuse. Elle était sur le toi, penchée dans le vide, comme prête à bondir sur la Capitaine. Et pour tout dire, si la garde n’avait pas déjà vu cette serveuse en tenue de cow-girl, elle aurait probablement sorti les armes ou fui à toute allure. Cette position de domination la rendait impressionnante. La Capitaine croisa son regard, ne sachant pas ce qu’elle devait dire à cette serveuse qui n’avait plus rien d’une serveuse.


    « Je ne peux t’empêcher de partir … Mais on ne quitte pas MON bar sans avoir fini son verre ! Et sans s’être présentée surtout. »

    C’était une drôle de coutume… Et une nouvelle fois, la capitaine ne sut pas comment réagir. Etait-ce bien nécessaire pour cette dame de monter sur le toit pour faire cette annonce, alors qu’elle aurait simplement pu la rappeler avant qu’elle ne quitte le bar ? Elle devait avoir un goût pour la mise en scène… Cela ne déplut pas du tout à Ravness… Elle avait beau haïr le concept du mercenaire, ces marchands de guerre… Elle devait bien avouer que des gens comme elle, il n’y en avait pas beaucoup dans le Château… C’était simple, dans la Province de la Lumière, tout le monde était sérieux et ne faisait que des choses sérieuses. Comme si la promesse d’un futur sombre et plein de deuil leur interdisait de profiter de l’instant présent.

    « Aller, monte ! C’est plus calme et romantique sur un toit… »

    Visiblement, c’était aussi une loi chez les Mercenaires. Au diable les « Tu viens me rejoindre ? »… La parole de cette femme tenait plus de l’ordre que de la proposition… Et Ravness se surprit à y aller sans hésiter.

    Je vous parlais de la tristesse que l’on ressent quand on ne sent pas chez soi… C’est exactement en rapport avec cela que la Capitaine marchait vers les escaliers pour la rejoindre… Elle la connaissait depuis dix minutes tout au plus mais cette aubergiste si familière avait un quelque chose en elle qui interdisait cette tristesse là.

    Ravness arriva enfin sur le même toit qu’elle et voyant qu’une place toute désignée par la serveuse lui était déjà promise, elle ne désobéit pas et s’avança timidement… Et cela se passa exactement comme au moment de son entrée dans le bar, elle regardait cette « Cow-girl » quand ses yeux se posèrent maladroitement sur son décolleté plongeant durant quelques petites secondes.
    Une nouvelle fois, les joues de la capitaine picotèrent et se pourprèrent de gêne… Elle s’assit néanmoins faisant mine de rien, juste à côté de cette femme et évita son regard, espérant que l’obscurité masquerait les couleurs de son visage.


    « Que tu sois mal à l’aise avec mes gars, j’comprends … mais si t’es venue chez moi, c’est pas pour rien. Si calme et posée, je dirais qu’une fille comme toi, ça rentre pas dans n’importe quel bar pour faire la fiesta ! »

    Si calme et posée… Deux mots qui n’allaient pas très bien à la Capitaine en cet instant… Elle baissa la tête, posant son regard sur ses propres jambes qui pendaient dans le vide tandis qu’elles étaient tout les deux assises sur le bord. Et ses jambes à la mercenaire n’étaient pas très loin. Une proximité régnait entre elles deux et elle sentait qu’elle pourrait la frôler au moindre mouvement… C’était d’autant plus étrange, elle qui détestait que l’on franchisse son espace vital, sa barrière d’intimité où elle commençait à dire avec sévérité « Eloigne-toi de moi ! ». Cette fois-ci et c’était peut-être la première fois, la proximité ne la rendait pas mal à l’aise, elle était juste un peu… Stressante.
    Le regard du Drapeau Blanc se posa sur la main de la mercenaire qui s’approchait d’elle pour lui tendre son verre de thé glacé qu’elle avait complètement oublié. Elle le prit, faisant bien attention de ne pas toucher ses doigts et le porta à ses lèvres avant d’en boire une gorgée et de se rappeler… Pourquoi était-elle venue ?


    « Je me suis sentie trop fatiguée pour rejoindre la Province de la Lumière… Et j’étais venue en espérant trouver une chambre libre, pour cette nuit seulement. »

    Elle répondait assez froidement pour masquer toutes ses émotions et n’être qu’un Soldat… Mais bien vite et par mauvais réflexe, elle se mordit la lèvre inférieure, se rendant compte qu’elle n’était pas très courtoise, premièrement… Mais surtout qu’elle se sentait un peu bête de devoir forcer son comportement. Elle reprit une plus grande gorgée de thé glacé, posant sans raison un regard sur la bouteille d’alcool de cette dame qui l’accompagnait.
    Un soupçon la hantait… D’après les paroles de cette « serveuse », c’était fort probable mais elle ne finirait pas la soirée sans en être sûre. Lorsque la Capitaine parla pour la seconde fois, sa voix était plus douce, moins forte et surtout moins certaine.


    « Vous… Vous êtes la chef des mercenaires, c’est ça ? »

    Elle n’attendit pas vraiment la réponse avant de poser son verre sur la seule surface de sa peau qui n’était pas recouverte… Le haut de ses cuisses. Le froid du thé mordit sa peau avec une certaine fraîcheur agréable, elle déposa alors son verre à sa droite et tourna son visage en direction des yeux de la mercenaire, ramenant ses genoux plus près de sa tête.

    « Je m’appelle Ravness. »

    Elle fit un petit sourire qui disparut quelques secondes après… Elle était dans une certaine perplexité, se demandant tout ce que cette femme probablement très puissante pourrait lui dire désormais.

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Dim 1 Mai 2011 - 15:55
En faite, après mure réflexion, quelque chose semblait clocher. Elle avait la trouille ? Peur d’Oakley ou quoi ? Ou non, c’était autre chose. Mais rien que la façon dont elle prit son verre, c’était louche. Un peu comme si elle allait s’évanouir si elle sentait sa peau frôler celle de la cow-girl. Bon, un peu exagéré mais vous voyez le genre ? Elle ne savait pas si c’était mignon ou pas... Ben oui, imaginer que votre copine se sent mal d’être à coté de vous. Ha, vous voyez ? C’est vrai aussi qu’Oakley ne s’est pas encore fait une nouvelle copine mais si elle ne voulait pas, elle ne se serait pas bouger le cul jusqu’au toit avec elle. Mais autre option ... Le soldat l’admirait peut-être ? Mais de toute façon, qui n’admire pas Oakley ? Franchement ...

« Je me suis sentie trop fatiguée pour rejoindre la Province de la Lumière… Et j’étais venue en espérant trouver une chambre libre, pour cette nuit seulement. »


La boss ne put retenir un soupire. De un, de soulagement car venant d’une émissaire de la lumière, on pouvait s’attendre à tout. Ça pouvait aller du contrat important à la déclaration de guerre à ... à quelque chose d’autre ! De deux, de déception car si elle allait passer une soirée chez elle, ce ne sera qu’une seule soirée. Coté positif, elle reste au moins une nuit, de quoi occuper les rêves de la gérante, si elle arrive à dormir. En y repensant, ça ne devait pas être le hasard si elle trainait dans le coin et pas dans un autre monde. Car oui, malgré ce que l’on pourrait croire, malgré le caractère un peu « je-m’en-foutiste » de cette femme pour le moins fatale, elle ne croyait pas au hasard. Enfin, elle y croit quand ça l’arrange et inversement...

Ho, ben si c’est que ça ... Moi qui pensait à une affaire d’état !

Mais trop préoccupé à fantasmer, elle ne remarqua que maintenant la dissipation de la lumineuse. Et par dissipation, Oakley entendait qu’elle ne semblait même pas avoir le courage de la regarder en face, malgré le ton pas du tout forcé de ses dernières phrases. D’ailleurs, c’est une idée ou elle lorgnait la bouteille ? Ha ça, ne fallait pas prendre un thé alors, ma vieille ...
Mais la mercenaire la remercia dans sa tête de lui avoir rappelé cette chose indispensable dans sa main. Un bon rhum bien tiraillé ! Elle enleva le bouchon avant d’en boire une bonne gorgée à la manière de tout bon saoulard : tête en arrière, bouteille levée, bien partie pour le cul-sec !

« Vous… Vous êtes la chef des mercenaires, c’est ça ? »

Oakley du se retenir de pas tout cracher et de tousser, lâchant sa bouteille un instant en regardant ailleurs pour pas montré qu’elle avait bafouillé. C’était une blague ? Ça devait l’être, oui ... La barmaid n’était pas assez égocentrique pour se croire connue dans tout les monde mais quand même. Faut se renseigner quand on plonge dans le Refuge des Mercenaire, quand même. Elle qui croyait qu’elle savait à qui elle parlait. Pas qu’elle ait besoin de fanfreluche du style « Ho, mademoiselle Oakley, c’est un immense, un royale plaisir de vous rencontrer » mais ... Voila, ça l’étonnait et c’est tout. Elle frotta sa bouche et fit un sourire de circonstance à sa voisine de rebord, avec une autre surprise. Mah ... C’était quoi cette stature ? C’est mignooon~, recroquevillée sur elle-même presque. Mais elle n’aurait jamais douté que quelqu’un ose se tenir comme ça en pleine « discutions ».

« Je m’appelle Ravness. »

Son sourire fut éphémère mais produit quelques frissons à sa nouvelle connaissance. Et dire que d’habitude, elle traite les étrangers comme de la merde. D’ailleurs, c’est vrai ça … Sans s’en rendre compte, elle venait de faire un pas en avant dans l’art de paraitre sociable. Ou bien était-ce juste l’envie de connaitre Ravness, cette demoiselle si charmante, qui avait submergé sa réticence ? Vu le beau petit lot, Oakley n’étais pas prête d’oublier se nom… Ravness … Peu commun au passage. Enfin, Oakley, c’est pas beaucoup mieux !

Rav’, hein ? Oakley Curtis, Boss colérique, mercenaire de qualité, joyeuse fêtarde à plein temps et cow-girl invétérée …


Euh… ça, il ne fallait peut-être pas le dire en faite. Une Cow-girl, ça peut être différente chose et on lisait la perplexité sur le visage de la lumineuse. Ce regard, de la part de n’importe quel homme, aurait valut une baffe bien placée pour remettre ses idées en place. Mais sa partenaire de toit n’était pas comme ça. Enfin, peut-être que si, mais non … Si oui, au moins, elles seraient du même bord mais là, on s’enfonce !

Non, pas CE genre de Cow-girl, voyons !

Elle se mit à rire pour cacher sa boulette, se penchant vers elle pour lui tapoter le dos d’une manière amicale. Non, en faite, elle posa carrément son bras sur ses épaules comme deux amis qui se connaissait déjà bien, ou qui se connaissaient plus encore … Sans le laisser transparaitre, cette proximité fit battre son cœur un peu plus fort. Depuis sa dernière conquête, qui date de bien des années, elle n’a jamais été aussi proche d’une femme, au sens propre du terme. Espérant arriver à quelque chose, elle la regardant droit dans les yeux pour répondre à sa demande, leurs visage très proche l’un de l’autre même si la petite Ravness tentait désespérément de détacher le regard de son visage ou… d’autre chose.

Tu sais, ma belle … On est complet. A ras-bord ! Mais pour un joli p’tit ange comme toi, je vais en foutre un dehors ! On ne refuse rien à une cliente. A moins qu’on partage la même couche, c’est encore une idée, hé !


Ouai, une très bonne idée. Elle ne pu s’empêcher de rougir en pensant à ça. Dormir à nouveau avec une femme, une belle femme … Ha, fallait penser à autre chose car ça n’arrivera pas. Et comme pour compenser, elle se resserra un peu contre elle tout en prenant un petit coup de rhum. Mais un détaille la gêna, physiquement comme mentalement. Cette armure … Pas à l’aise pour l’enlacer et même, est-ce qu’Oakley lui parle avec le Gun sous le menton ? ça faisait à peu prés le même effet.

Et si tu enlevais cette armure ? On… Tu serais plus à l’aise !
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Dim 15 Mai 2011 - 3:47
    Ho, ben si c’est que ça ... Moi qui pensait à une affaire d’état !

    Elle avait un côté rustre et hors-la-loi qui firent sourire Ravness malgré elle. Une affaire d’état, ça l’aurait bien fait rire si on l’avait envoyée elle, moins loquace tu meurs, pour converser avec un chef adverse au moins trois fois plus fort qu’elle. Et puis de toute manière, Mukuro Rukudo aimait trop jouer avec ses nerfs pour lui donner une mission sérieuse avec laquelle elle se ferait connaître des autres groupes. Et même si ça n’était pas son souhait, cela l’énervait d’être traitée ainsi.
    La Cowgirl ouvrit négligemment la bouteille avant de la porter à ses lèvres et comme l’aurait fait une pirate de ce même monde, presque se renverser en arrière et laisser le rhum envahir sa gorge et son corps. Le genre de manière très efficace pour être certain de se réveiller avec une irrépressible envie de s’ouvrir le crâne pour faire taire la douleur. Une nouvelle fois et discrètement, la capitaine laissa un sourire l’envahir.

    Après qu’elle ait posé la question qui ne lui avait pas semblé si idiote que cela, Oakley tourna radicalement et précipitamment sa tête pour faire Dieu ne sait quoi. La Capitaine effaça son sourire, prête à déjà demander à la mercenaire si tout allait bien, c’était comme si elle s’était étouffée… De longues secondes s’écoulèrent au bout des quelles la mercenaire acquiesça à la question de Ravness tout en souriant. C’était dit si simplement… Elle avait devant elle la chef absolue des Mercenaires, ces brigands qui lui obéissaient aveuglément parce que c’était elle qui faisait tourner la boutique.
    La Capitaine s’y était attendu et préparée depuis… Trois minutes environ, et là où ça aurait du la surprendre, elle acquiesça à son tour. Après tout, c’était évident à présent qu’elle n’aurait aucun problème avec cette nouvelle connaissance.


    Rav’, hein ? Oakley Curtis, Boss colérique, mercenaire de qualité, joyeuse fêtarde à plein temps et cow-girl invétérée …

    Elle avait tout pour… effrayer, d’une certaine façon. La Capitaine ne l’était plus qu’à moitié, peut-être un peu intimidée, ça s’arrêtait là. Elle avait en quelque sorte une grande dame devant elle, du niveau du dirigeant de la lumière… Elle était importante et son nom résonnait probablement dans les mondes qu’elle foulait de ses gros sabots.
    Rav’ était absolument le genre de surnom auquel la Capitaine ne s’était jamais habituée. Si peu de personnes connaissaient son prénom et encore moins pouvaient prétendre être assez proche d’elle pour lui donner un surnom affectif… Dans toute sa vie, elle avait peut-être entendu deux fois ce diminutif. Elle sourcilla et réfléchit alors silencieusement… Une Boss colérique, c’était mieux qu’un boss aussi cruel que Mukuro.
    Une mercenaire de qualité… C’était une question de point de vue, la Capitaine Primus devait bien avouer avoir un problème avec le concept des mercenaires qui vont à l’encontre de ses idéaux de paix.
    La Joyeuse fêtarde, c’était franchement à prévoir. La garde de la lumière afficha un nouveau sourire plus long, jusqu’à ce que…

    Une cowgirl invétérée…


    Non, pas CE genre de Cow-girl, voyons !

    L’idée eut à peine effleuré la Capitaine quand elle fut surprise par l’exclamation de la serveuse. Celle-ci déclencha un rire chez cette dernière et ensuite auprès de la garde qui ne put se retenir. Un rire léger, bref certes mais au moins elle avait ri. Elle sentit le bras d’Oakley enrouler sa nuque, se posant sans gêne sur ses épaules, ce fut là que son rire se tut, sa respiration cessa. Elle approcha son visage du sien, Ravness par réflexe tenta de détourner sa tête mais le bras de la cowgirl, probablement gêné par les épaulières, maintenait délicatement la tête de la garde vers elle. Soutenir son regard devenait difficile. La Capitaine, face à l’ennemi le plus cruel, ne baissait jamais les yeux, lançait toute sa haine contre l’adversaire, jusqu’à ce qu’il tombe… jusqu’à ce qu’elle meurt.
    Face à Oakley, son regard n’était plus glacial mais craintif et surpris.


    Tu sais, ma belle … On est complet. A ras bord ! Mais pour un joli p’tit ange comme toi, je vais en foutre un dehors ! On ne refuse rien à une cliente. A moins qu’on partage la même couche, c’est encore une idée, hé !

    Elle ne répondit pas à la proposition… Elle fut d’abord soulagée de savoir qu’elle pourrait dormir ici et ne pas devoir chercher un autre endroit où dormir, ce qu’elle aurait détesté. Ensuite, elle devait bien s’avouer surprise quand elle remarqua les joues d’Oakley qui se pourpraient. Elle ne l’aurait pas cru capable de rougir de la sorte, d’être… Quelque part gênée par sa propre audace.

    Et si tu enlevais cette armure ? On… Tu serais plus à l’aise !

    Elle stoppa net tous ses gestes, comme soumise à un sort de temps, elle ne sourcilla plus et même dans sa tête, plus rien ne marchait… Elle ne pensait plus à rien, pas même à Oakley, juste à sa proposition… Autant l’allusion faite pour que la garde et la cowgirl dorment dans le même lit, avait juste suffi à la gêner un peu… Autant cette fois-ci, elle bloquait littéralement aux paroles de la nouvelle connaissance qui avait gagné une partie de sa confiance…

    « Je… »

    Elle n’arrivait pas à émettre une phrase sensée, plus rien n’avait de sens dans son esprit. Tout était trop nouveau pour elle. Oakley qui la complimentait, qui flirtait avec elle, qui la complimentait d’avantage et qui flirtait plus intensément… Elle l’avait interpellée sans gêne, la tutoyait, mettait son bras sur ses épaules comme si elles étaient amies… Avant cette soirée, jamais elle n’avait connu cela. Quelques garçons avaient déjà essayé de la draguer mais toujours elle s’était montrée méchamment distante… Elle ne pouvait pas tomber amoureuse et de toutes manière, aucun ne l’intéressait… Il y a longtemps, elle avait souhaité qu’un jour, elle le rencontrerait et qu’elle saurait qu’il est le bon… Pour être une fille normale et vivre des choses normales.

    Mais après tout… Aujourd’hui, elle était montée, elle avait rejoint la Cow Girl… Ce n’était pas pour rien, c’était pour elle. Pour connaître Oakley d’avantage et pour son propre plaisir… Elle avait écouté cette voix stupide et foncièrement opposée à la raison, qui dans sa tête lui avait hurlé de rejoindre la serveuse.
    Tout cela, c’était nouveau mais est-ce que cela signifiait que c’était mauvais ? Pourquoi rester la même, elle ne s’aimait pas de toute façon… Elle détestait sa vie et voulait changer… C’était juste qu’elle n’y arrivait pas mais elle aurait tellement voulu être comme Oakley, aimer son corps, aimer son âme et profiter de la vie…
    N’était-ce pas l’occasion ?


    « Si. »

    Elle n’était pas certaine qu’elle se sentirait plus à l’aise mais si c’était un prix à payer pour évoluer, pourquoi pas ?
    Oakley retira son bras de son épaule, l’étreinte s’éteignit, la chaleur rassurante de la mercenaire de même. Ravness leva ses deux mains vers son épaulière gauche et les guida près de l’aisselle, au-dessus de sa poitrine où elle défit sans un regard la sangle qui reliait son épaule à la pièce d’armure. Elle arracha cette dernière et la mit à sa droite, pour ne pas gêner Oakley… Elle fit plus rapidement la même chose avec son épaulière droite, ayant à présent les épaules dénuées d’armures, recouvertes toutefois de cette chemise bleue qu’elle portait sous son plastron.
    Elle glissa finalement sa main gauche jusqu’au bout de ses doigts de la main droite, qui avec le bras droit tout entier étaient recouverts d’un gant qui lui-même supportait une coudière. Mais avant même qu’elle n’eut posé ses doigts sur le velours de son gant, son regard se porta sur le Port Royal. Au loin, probablement à plus d’un kilomètre, une lumière de lampe illumina une maison lambda, les rayons traversant la fenêtre et étant visible de sa position…

    C’était un détail… Plus insignifiant, tu meurs… Mais il suffit à rappeler à la Capitaine qu’elle n’était pas chez elle, qu’elle était dans un monde où on pouvait la voir telle qu’elle était vraiment. Et cela suffit à la faire une nouvelle fois arrêter tout geste. Un long frisson s’engagea dans son corps, faisant trembler quelques secondes tous ses membres…
    Elle se sentait vulnérable… Son regard balaya les alentours, comme à la chasse d’un monstre qui l’attaquerait… Même Oakley l’éffrayait un peu maintenant qu’elle n’avait plus ses épaulières. Elle ferma les yeux, essayant de se calmer mais elle était comme nue… Nue face à la foule qui se moque d’elle.
    Elle ne pouvait retenir sa peur qui engendrait en elle une bouffée d’émotions… Une larme se dessinait presque sur le coin de ses yeux… Elle tourna son visage vers Oakley dont le visage était perplexe.


    « Je t’apprécie, Oakley… Je regrette mais je ne peux pas enlever mon armure. »

    Elle ne comprendrait pas… Ravness le savait… Elle avait juste envie d’aller dormir même si malgré tout, elle voulait passer un peu de temps avec la mercenaire. Mais cette dernière ne pourrait comprendre la situation de la garde de la lumière…
    La Capitaine tourna le dos à Oakley pour remettre ses deux épaulières… Elle n’était pas prête… Elle ne le serait jamais.


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Lun 20 Juin 2011 - 16:42
Une simple demande aussi futile que ridicule, un geste si simple et habituel. Qu’y avait-il de mal dans ce qu’elle demandait ? Enlever son armure, c’était la moindre des choses, non ? Elle était un peu chez elle là. On garde souvent une armure pour dormir ? Personne ne faisait ça à la connaissance d’Oakley. Non, franchement, on aurait presque dit qu’elle lui demandait la lune… La cow-girl sentit sa nouvelle amie crispée, et ce n’est qu’un euphémisme. Quelque mot lui suffit pour la paralysé ! Elle la savait timide, coincé même, nerveuse, elle la savait tout ce que vous voulez mais on aurait dit que, d’un coup, elle était devenue malade. Son regard était vide, ses muscles tendu, figée dans le temps.

La mercenaire dévisageait Ravness qui semblait totalement ailleurs, plongée dans une 4eme dimension. Elle avait gaffé ? Elle avait dit un truc qui ne fallait pas ? Que quoi est-ce ? Au fond, Oakley croyait savoir. Elle avait rencontrer bien des gens durant ses nombreux voyage, que se soit du bon samaritain au salopard de service en passant par les détraqué mentaux et les petite frappe qui ne s’assume pas. Elle arrivait toujours à rapprocher les gens d’une de ses connaissances, elle arrivait tout le temps à faire une certaine comparaison. La jeune femme savait déjà bien plus sur sa compagnonne que n’importe qui à l’habitué. Même si ils se sont rencontrés il y a à peine 30 minutes, même si ils n’ont pas eu vraiment le temps d’échanger, Oakley s’était convaincu d’être proche d’elle. Ravness était complexée. Par quoi exactement, c’était la seule chose qu’elle ignorait. Derrière ses airs de forbans, de femme vulgaire que l’on pourrait accabler de défaut, la grande blonde était plus qu’une femme fatale. Elle savait analyser, résonner, déduire, voir même lire dans les gens. Si bien qu’elle se rendit compte que cette armure était un sérieux rempart dans leurs relations, amicale comme …

Finalement, Ravness se décida et répondit oui… Un petit sourire se dessina sur son visage, un sourire que l’on n’avait pas l’habitude de voir chez elle. Elle avait envie. Elle avait envie de la voir sans son armure.
Lorsqu’elles se sont rencontrées, Oakley s’était juste dit qu’elle était mignonne, elle s’était juste dit que c’était un joli brin de femme qu’elle se devait de connaitre. Mais en très peu de temps, elle découvrit en elle un être qui était … Fragile ? Ce n’était peut-être pas le bon mot mais c’est ce qu’elle inspirait à la cow-girl. A partir du moment où elle comprit ça, elle voulu se rapprocher de la lumineuse non pas parce qu’elle était mignonne, non pas parce qu’elle avait un début d’idée mal tourné. Quelque chose en elle lui disait d’adorer cette personne, de la protéger, de la réconforter dans les moments les plus grave. Tout le monde a déjà ressentit ça au moins une fois. Vous voyez quelque chose de si éphémère que vous avez envie de le garder prés de votre cœur pour l’éternité … Certain traduiront ça par de la pitié mais c’était toute autre chose pour la cow-girl, un sentiment qui la faisait vibrer quand elle voyait sa nouvelle amie, qui lui provoquait une chaleur troublante mais apaisante dans la poitrine. Oakley voulait apprendre à connaitre Ravness, elle voulait apprendre de quoi elle avait peur, elle voulait la protéger, la faire évoluer.

Elle se détacha de son petit joyaux, quittant l’espace d’un instant sa douce chaleur. Le soldat commença à défaire son atiraille, détachant ses épaulettes. Elle pouvait déjà deviner sa vraie silhouette, l’imagination précédant l’action. Ses yeux se fermèrent un peu, plongée dans se moment d’impatience, dans cette ambiance enivrante … Ses épaules, ses mains, son dos, ses cuisses, sa peau. Elle avait tellement envie de la prendre dans ses bras, de se plaquer contre son corps chaud, de passer ses mains dans ses cheveux et jouer avec et de l’embrasser … Surtout l’embrasser. Profiter d’un petit moment d’intimité et lui voler une chose si précieuse pour toute les femmes : un baisé.
Mais alors qu’elle s’attaquait à ses gants, la lumineuse s’immobilisa et bien vite, Oakley perdit toute ses envie d’effleurer son corps. Une larme était sur le point de perler sur sa joue, ce qui lui fit l’effet d’un éclaire qui viendrait fracturer son cœur.

« Je t’apprécie, Oakley… Je regrette mais je ne peux pas enlever mon armure. »

Elle l’appréciait … Mais Oakley voulait plus à ce moment là. Et cette fois, sans arrière pensée perverse, elle voulait que le soldat retire son armure. Même si ce n’était pas une bonne méthode, la mercenaire croyait dur comme fer qu’elle avancerait si elle n’avait plus ce lourd métal sur les épaules. Un regard de déception se posa sur elle, alors qu’elle serrait les dents, frustrée pour quelques obscures raisons. La Boss allait faire une bêtise, ça se sentait. Elle n’allait pas exploser de rage comme un enfant qui n’avait pas eu son jouet, elle n’allait pas bouder Ravness car elle n’arrivait pas à surmonter son malaise, mais par contre … Elle analysa, les yeux caché par son chapeau, son plastron et ses attaches.

Tu sais, Ravness … Ce n’est qu’un bout de métal plaqué contre ton corps. C’est tellement peu fiable, c’est tellement inutile au fond.


Elle parlait sèchement, ne cachant pas tant que ça sa pointe d’énervement. Elle avait demandé d’enlever son armure, d’une manière coquine et chaleureuse. Elle passait du bon temps avec cette femme, la situation était propice à la bonne humeur. Oakley ne se savait pas lunatique à se point là. Un simple mot de travers suffit à briser son espoir de la voir plus vulnérable, vulnérable dans le sens où elle pourrait peut-être ouvrir un peu plus son cœur.

Ton armure te protégera des lames et des balles mais en contre partie, et je sais pas pourquoi, tu dois te confiner à l’intérieur et tu dois t’éloigner de toute source de chaleur humaine. C’est quoi ton problème ? … A quoi ça sert de vivre et de survivre si on reste isoler de ses semblables ? A quoi ça sert de vivre si on rejette l’amour qu’on souhaite te donner ?

C’est elle qui disait ça, la plus coriace et renfrognée des coyotes de la bande des mercenaires. Elle soupira en détournant le regard de Primus, tentant vainement de se calmer car, se connaissant bien, elle savait qu’au plus elle lâcherait se qu’elle avait sur le cœur, au plus elle hausserait la voix. Discrètement, elle commença à lever sa main derrière sa compagnonne…

Une armure n’est qu’une faible compensation par rapport à l’amour en général … La vrai force n’est pas celle qui combine l’arme et l’amure mais la force du cœur. Chaque jour, on est sensé progresser, on est sensé partager avec les autres, endurer des épreuves avec eux, et ce n’est qu’à force de se battre pour les choses qu’on aime, les êtres qu’on chérit, que notre cœur devient fort et devient le véritable rempart contre les blessures quelles qu’elles soient !
Pour tout le monde c’est dur mais …


Et tout d’un coup, alors qu’elle avait improvisé se petit discours, sa façon de penser qui faisait qu’elle ne portait pas d’armure, elle agrippa les lanières qui fixaient son plastron sur sa propriétaire. Habillement, elle déboucla les deux boucles avant d’arracher, aussi rapidement que brusquement, le plastron de son corps, le laissant tomber sur le toit du Centurio. Puis Oakley enlaça Ravness et la colla contre son corps, s’écrasant contre elle pour qu’elle puisse sentir à quel point son cœur battait et voulait sortir de sa cage thoracique pour aller la chérir … Elle la regardant dans les yeux et l’obligea à faire de même pas la même occasion, voulant qu’elle ne puisse réagir avant ça.

… Mais laisse moi t’aider pour ça, laisse moi être ton armure.

Mais qu’elle dise ok aurait sans doute était trop facile, même après s’être emballé dans des discours surréaliste quoique parfois plein de vérité.
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Ven 24 Juin 2011 - 4:07
    Elle qui était d’habitude si soigneuse, pointilleuse et extrêmement disciplinée, elle remettait ses épaulières si vite et si mal… Trop pressée pour prendre le temps de bien le faire, trop peureuse pour faire un peu attention. Pour elle, seules ces épaulières à leur place comptaient… Tandis qu’elle essayait tant bien que mal d’attacher la lanière à la boucle de la ceinture, la larme qu’elle avait retenu jusque là prenait enfin la liberté de couler le long de sa joue. Elle tournait le dos à Oakley pourtant, elle avait envie de la voir et elle avait envie… D’être vue… Oui.

    Tu sais, Ravness … Ce n’est qu’un bout de métal plaqué contre ton corps. C’est tellement peu fiable, c’est tellement inutile au fond.

    La capitaine de la lumière fronça les sourcils à ces paroles. Je ne pouvais deviner ses pensées, bien évidemment mais cela devait être d’une extrême tristesse et même face aux paroles sévères certes mais justes d’Oakley, elle devait faire son possible pour refuser cette réalité. La Capitaine s’engageait aveuglément dans une fuite vicieuse. Elle ne regardait pas en avant, c’était comme courir les yeux fermés pour s’empêcher de comprendre que la chute est une prochaine étape.

    Ton armure te protégera des lames et des balles mais en contre partie, et je sais pas pourquoi, tu dois te confiner à l’intérieur et tu dois t’éloigner de toute source de chaleur humaine. C’est quoi ton problème ? … A quoi ça sert de vivre et de survivre si on reste isoler de ses semblables ? A quoi ça sert de vivre si on rejette l’amour qu’on souhaite te donner ?

    Elle s’appliquait, essayait de ne pas l’écouter… Tout plutôt que d’entendre ces paroles, de les comprendre, de se remettre en question. Elle savait à quel point elle était vulnérable et instable. Cela la poursuivait depuis tant d’années, elle n’avait pas besoin de se mentir à elle-même mais de se sentir protégée, d’une manière ou d’une autre. En cet instant, elle se sentait si mal. Si faible, si risible face à tout ce qui l’entourait, de plus grand, de plus beau… Comment se sentir forte et protégée devant un tel univers… ?

    « Arrête, s’il te plait… »

    Elle détestait autant qu’elle aimait cette armure. Elle était le symbole de tout ce qui était à venir, de toutes les attaques qu’elle aurait encore à subir, de tous ses coups qu’elle devra endurer… Elle détestait tant la guerre… Mais cette armure était sa seule amie, la seule chose qui se résumait à une carapace et qui la défendait, qui restait là même quand tout allait mal. Une vraie amie…
    Mais la mercenaire était plus forte que la volonté de Ravness, beaucoup plus forte et les paroles, toutes les paroles… Etaient entendues par la garde de la lumière, toutes la traversaient et la blessaient… Toutes ces paroles lui donnaient envie d’hurler.
    Elle réussit à attacher sa deuxième épaulière, elle était… Comme neuve, comme avant… Mais Oakley lui parlait toujours et plus que tout, elle avait peur de croiser son regard, elle ne voulait pas affronter la réalité. Elle resta immobile, en tailleur, les épaules baissées, les yeux sur le sol… Des perles de pluie naissaient aux bords de ses yeux. Elle regrettait tant… D’être venue, d’avoir trouvé ce bar…


    « Une armure n’est qu’une faible compensation par rapport à l’amour en général … La vrai force n’est pas celle qui combine l’arme et l’amure mais la force du cœur. Chaque jour, on est sensé progresser, on est sensé partager avec les autres, endurer des épreuves avec eux, et ce n’est qu’à force de se battre pour les choses qu’on aime, les êtres qu’on chérit, que notre cœur devient fort et devient le véritable rempart contre les blessures quelles qu’elles soient !
    Pour tout le monde c’est dur mais … »


    Ravness aurait tant voulu trouver les mots pour répondre… Mais quoi ? Pour dire quoi ? Qu’elle se trompait, certes mais qu’elle voulait continuer comme ça puisque pour l’instant, ça ne réussissait pas trop mal ?... Encore aurait-il fallu qu’elle y croie. Mais quand bien même aurait-elle eu quelque chose à dire, elle sentit les lanières de son armure se défaire, une force délicate qui les défaisait. Trop idiote à ses moments pour parler, elle laissa faire Oakley qui brusquement arracha son plastron pour le jeter avec désinvolture, sans le moindre soin, à quelques mètres de là… Et pour la première fois depuis des années, elle se retrouva en compagnie d’une adulte, sans son plastron, son principal rempart face à l’ennemi… Seule cette chemise bleue marine la séparait de la nudité… Elle resta de marbre, les yeux écarquillés…

    Elle la sentit… Oakley, qui se blottit alors tout contre son dos, l’enlaçant tendrement, la serrant tout contre son corps. La Garde comprit toute sa beauté, toute sa tendresse. La chaleur de ses bras la consolait, être blottie tout contre son corps lui procurait la sensation si brusque d’être enfin aimée. Le crane de Ravness n’était guère loin de la poitrine de la mercenaire et elle se sentit moins seule…
    Oakley renforça l’étreinte qui dura de longues secondes…


    « … Mais laisse moi t’aider pour ça, laisse moi être ton armure. »

    A ces mots, Ravness lui cacha son visage… Elle regarda à nouveau le sol et toutes les larmes qui avaient attendues jusque là coulèrent sans détour. La Capitaine émit un sanglot et elle se défit aussitôt de l’étreinte d’Oakley mais cette fois avec une pointe de violence, elle la repoussa avec toute la force qu’il y a entre une garde et une tireuse d’élite, sans difficultés. Son visage était en pleur, elle leva sa main et fit apparaître son épée par le plus stupide des réflexes et elle pointa son épée en direction d’Oakley, regrettant déjà son acte. La colère la gagna aussi vite que la tristesse, elle en avait assez de devoir se justifier. Remplie de regrets pour menacer Oakley mais certaine de ce qu’elle faisait… Elle parla ou plutôt se mit en colère contre la mercenaire… Tout s’était passé si vite… Il y a à peine quelques secondes, elle était encore dans ses bras.

    « Et qui t’a dit que j’avais besoin de toi ?!! »

    Elle avait hurlé. Aussi fort qu’elle l’avait pu, elle avait crié toute sa rage, toute sa tristesse et son envie d’en finir ! Elle baissa alors le ton pour poursuivre, ne voulant pas lui laisser sa parole. Contre Oakley, elle était trop faible si elle devait parler normalement, donc elle cria, cette fois.

    « Arrête de te mêler de mes affaires !! Qui te dit que… Qu’est-ce qui te dit que j’ai envie que quelque chose change ?! »

    Sa phrase, hésitante, brisée par un sanglot. Elle recula de quelques pas, le visage toujours en larmes, rongé par la colère.

    « Je n’ai pas besoin d’amis, pas plus que de toi ! Pas plus que de l’amour ! Et pas plus que des autres !! Alors laisse-moi… »

    Sa dernière phrase, son dernier ordre… Si triste, si désespéré. Elle baissa son bras et fit disparaître son épée… Et elle recula encore, sa voix était alors tremblante, suppliante. Ses yeux étaient rouges d’avoir trop pleuré et les larmes ne cessaient guère de la détruire.

    « Qu’est-ce que tu en as à faire que je sois mal dans ma peau… J’ai besoin de cette armure… Plus que tout, j’en ai besoin. »

    Elle se sentait alors tellement stupide de l’avoir menacée. Elle s’en voulait tellement d’avoir été si méchante. Pourtant, même si Ravness était plus forte physiquement qu’Oakley, cette dernière devait être bien plus puissante et pourtant… Elle n’avait rien fait, elle n’avait pas sorti son arme… Mais elle n’osait pas plus lui demander pardon… Elle resta immobile quelques secondes, ne sachant quoi regarder hormis son plastron toujours à terre.

    « S’il te plait, Oakley… Je suis très fatiguée… J’aimerais aller me coucher… »

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Ven 15 Juil 2011 - 23:16
Elle était bien … Elle-même se sentait bien, son corps collé à celui de Ravness, partageant leurs chaleurs, leurs tendresse. Mais, allez savoir pourquoi exactement, Oakley se retrouva soudainement en équilibre entre le toit et la terre ferme, bien plus bas. Elle se rattrapa et se crispa, tentant de comprendre. Elle l’avait repoussé ? Mais … Même si l’intervention d’avant était assez musclée, elles étaient si bien, là, l’une contre l’autre. Juste, pourquoi ? Pour une armure de merde qu’elle a plus sur elle ? Cette fille avait un grave problème, et la cowgirl le pensa encore plus fort lorsqu’elle vit la lumineuse faire apparaitre son épée. En temps normal, elle aurait répondu en sortant son arme, mais là, non. Elle se contentait de fixer durement sa nouvelle « amie », avec son regard de tueuse, celui qui devait inspirer la crainte et, dans son cas, la honte. La colère était montée d’un coup chez Ravness et avait provoqué celle de la mercenaire. On ne la traite pas comme ça, personne ne la traite comme ça. Il fallait craindre des représailles car la belle était rancunière et ça, pas qu’un peu.

S’en suivit aussi toute sorte de crie et de reproche, holala … A chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, elle enfonçait le clou un peu plus loin et donc, elle s’enfonçait elle-même. Oakley croyais dur comme fer qu’elle avait raison, c’est pour ça qu’elle ne ressentit que mépris lorsqu’elle entendit cette innocente jeune femme prendre soudain un ton qui ne lui était pas approprier, qui ne lui était pas permis. « Qui t’as dit que j’avais besoin de toi ? », et bien, toi, idiote. Cela se ressentait dans sa façon d’être ! Ne pas être sur de soit même, gênée pour un rien, qui n’aurait pas compris qu’elle avait besoin d’aide ! « Qu’est-ce qui te dit que j’ai envie que quelque chose change ? », rien, en effet, mais ce qu’Oakley avait prévus pour elle était certainement meilleur que vivre seule jusqu’à la fin des temps. Et elle pleurait, et elle pleurait … Pas vraiment, mais les larmes coulaient à flot sur ses joues. C’était le seule signe qui arrivait à peiner la tueuse, peinée de la situation au lieu de cette rage de se lever et de lui foutre une baffe, si elle n’avait pas cette épée sous le nez. La voir pleurer, elle ne voulait pas, elle préférait encore qu’on lui crie dessus plutôt que ce spectacle navrant. Phénomène malheureusement courant d’autodestruction d’une vraie personne … Pas besoin d’amis ? Pas d’amour ? Pas besoin des autres ? Pas besoin d’elle ?! Tout le monde a besoin d’amour, c’est le moteur de l’humanité. Sans amour, pas de vie. Et ça, Oakley l’avait expérimenté lorsqu’elle perdit sa mère … Lorsqu’elle se rendit compte qu’elle était la seule et unique personne qui l’aimait vraiment. Elle, elle avait perdu son humanité à ce moment, chose qu’elle regagna avec les gars du Centurio. Tout le monde a besoin d’une famille, pourquoi la rejetait-elle, cette famille ?!
Rav’ rangea son arme, ce qui eu le mérite de soulager, dans un sens, la boss. Mais elle avait l’air dans un état pitoyable. Toute les deux voulaient que cette scène s’arrête alors Oakley se leva mais en rajouta une couche plus qu’autre chose.

On ne me parle pas comme ça, pas quand j’essaie d’aider …


Par cette simple phrase, aussi sèche que dur, elle arriva à évacuer une bonne partie de sa haine. Elle soupira avant de s’avancer vers Ravness qui l’avait fuit si ardemment. Au fond, elle ne voulait plus piquer une autre crise ou encore lui faire la morale, non, à la place, elle s’abaissa pour prendre son plastron. Elle allait devoir prendre sur elle même, beaucoup, un énorme effort pour faire ce qui lui semble le mieux à faire car ça allait vraiment à l’encontre de sa nature. Ainsi, elle le fit tout en serrant les dents et en gardant un air dur, mais elle alla prés d’elle, plaqua son plastron contre elle et essaya d’être la plus attentionnée possible pour bien la rebouclée … Ce n’était pas la tueuse qui essayait de s’exprimer, ni la boss qui donne les contrat, ni cette petite adolescente renfermée qu’elle était et qui voulait être apprécié. Non, elle faisait cela comme quand on s’occupait d’un enfant. Oakley était, avant tout, une mère. Non pas d’un enfant, mais la mère d’une bande de gamin, de chapardeur, de petite brute. Elle était la mère de tous ses mercenaires qui arrivaient à vivre grâce à elle. Elle passa doucement ses bras autour d’elle pour aller resserrer ses lanières, lui offrant furtivement un autre contacte, une autre preuve qu’elle pouvait agir avec douceur et non pas comme une cinglée impulsif, comme elle aime se faire passer. Et quand c’était fait, elle lui refit face un instant, la regardant dans les yeux, avant de passer sa mains dans les cheveux de Ravness. Elle l’approcha et déposa innocemment, comme un réflexe, une bise chaude, tendre, sur son front.

Mais … s’cuse moi quand même … J’ai voulu aller trop vite.

Ses mots la libéraient mais lui piquaient horriblement les lèvre aussi, elle qui était toujours beaucoup trop fière pour s’excuser … Elle la garda contre elle un petit moment avant de se détacher et de se diriger lentement vers l’intérieur du Centurio. Sans se retourner, elle lui adressa quelques paroles, plus douce et calme encore.

Ta chambre est celle au fond du couloir … Demain, quand tu partiras, libre à toi de revenir un jour, si le cœur t’en dis.


Elle dit ça comme si elle s’attendait à un adieu déjà regretté. Elle ne voulait pas qu’elle s’en aille, elle voulait passer plus de temps avec elle, pour mieux la connaitre et l’aider, en douceur cette fois.
La chambre qu’elle lui avait indiqué, c’était la sienne. Personne n’y ait jamais entré à part elle. C’était son sanctuaire, sa source d’inspiration. C’est là où sont exposé les dernières photos de sa mère, celle des gars, de ses voyages … Il y en avait même une avec Judith qui est encore portée disparue. C’est là où il y avait aussi toute ses armes, les seuls objets qu’elle chérie peut-être encore plus que le Centurio … Elle ne le savait pas encore mais elle venait d’avoir accès à la chambre secrète du Centurio. Secrète, sacrée … Oakley était trop méfiante pour même laisser sa porte entre-ouverte lors des canicules et pourtant là, elle venait de l’ouvrir d’un seul coup. On aurait pu se dire qu'elle ne pouvait virer un client mais non, c'était autre chose ... De toute façon, elle ne comptait pas dormir, elle n’avait pas la tête à ça. Elle allait s’occuper du bar jusqu’au dernier client puis s’endormir dessus, certainement. Elle descendit les escalier jusqu’au premier étage, direction rez-de-chaussée où la fête avait à peine diminuer de volume. La nuit est longue, elle est donc loin d’être finie …
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Jeu 21 Juil 2011 - 17:36
    « On ne me parle pas comme ça, pas quand j’essaie d’aider … »

    Entendant ces mots… Supportant son regard meurtrier, semblant revenir de loin et de tous les maux… La voyant se relever et se rapprocher d’un air décidé… Ravness eut peur et n’eut qu’un seul réflexe, celui de faire un pas en arrière. Elle avait peut-être provoqué la fureur de quelqu’un de bien plus fort qu’elle, autant physiquement que mentalement, sans même l’avoir vraiment voulu… Non… Elle ne le voulait pas, elle ne voulait surtout pas être son ennemie. Ravness recula encore d’un pas, se sentant alors bien plus petite encore. Oakley se rapprochait mais… Dieu sait pourquoi, elle ramassa le plastron qu’elle avait tant maudit jusque-là… Ravness tremblait légèrement mais plus tellement de peur… Elle se sentait mal, elle était fatiguée et… Si elle avait quand même peur de ce qui allait se passer, de ce qu’Oakley ferait d’elle. Et elle pleurait, oui encore.

    Au lieu de jeter encore une fois le plastron, de le briser d’un moyen obscur ou de le mépriser de regards… La « serveuse » s’approcha plus encore de la garde de la lumière et doucement avec délicatesse, se pencha légèrement pour tenter de remettre son plastron en place… Ravness leva les bras pour qu’Oakley puisse attacher les lanières sous ses aisselles et malgré tout ce qu’elle avait dit plus tôt… Son souffle se calma quand elle sentit à nouveau la chaleur et le contact de la mercenaire. Durant quelques instants, c’était comme si elle était serrée dans les bras de quelqu’un qui l’aime et qu’elle aime aussi. Elle ferma les yeux l’espace de ce contact… Elle fermait les yeux pour un temps secret… Et Oakley ne saurait jamais qu’elle en profitait autant qu’elle le pouvait…

    Elle l’avait attaché tout contre son buste et ceci fait, la cow girl se détacha de la garde, toujours gentiment… Et elle la regarda dans les yeux, comme si elle voyait bien plus, comme si elle lisait à l’intérieur de Ravness… Elle passa une main dans ses cheveux si clairs tandis que la garde ne pouvait plus détourner les yeux, continuant toujours à la regarder, comme si elle la regardait pour la dernière fois… Et ce ne serait peut-être pas si faux… Oakley lui accorda un baiser sur le front… La chaleur, la tendresse la réconfortèrent…


    « Mais … s’cuse moi quand même … J’ai voulu aller trop vite. »

    Et elle ne répondit rien… Pourtant elle aurait pu, tant elle pardonnait volontiers… Elle aurait tout pardonné puisqu’elle-même lui avait pardonné sa méchanceté récente. Une dernière larme coula le long des joues de la guerrière de la lumière… Mais l’appeler encore ainsi était risible… Elle n’était plus l’ombre de Capitaine Primus… Et pourtant, c’était comme si elle avait tellement plus qu’elle… Cette larme était différente de toutes les autres, peut-être pour ça… Parce que ce fut la seule qui clama que Ravness était une femme plus heureuse que Primus.

    Non, ce n’était pas brusque… Mais pourtant, quand Oakley lâcha sa légère étreinte, ce fut comme une claque, un horrible frisson pour Ravness… Et ce frisson la fit trembler longtemps… Un tremblement qui ne s’arrêtait pas. Elle avait la bouche entre-ouverte, prète à dire quelque chose, n’importe quoi… Oakley lui tournait le dos… Et en cet instant, si quelqu’un de légèrement plus intelligent que Ravness contrôlait son corps, se fiant à ses émotions, elle aurait crié à nouveau… « Regarde-moi ».


    « Ta chambre est celle au fond du couloir … Demain, quand tu partiras, libre à toi de revenir un jour, si le cœur t’en dit. »

    Moi… A ce moment –là, j’aurais voulu faire un coucou discret à Oakley et la prévenir… Que Ravness n’écoutait pas son cœur et qu’il ne fallait pas espérer qu’elle revienne… Je lui aurais dit « Tu sais, c’est comme si Ravness n’était qu’un mur… Même quand tu lui parles avec ton cœur, elle ne te répond pas… Parce que son cœur est là mais trop profondément enfoui dans ce mur… Il va falloir que tu cries pour que des murmures parviennent jusqu’à lui. »

    Oakley était partie… Ravness regarda autour d’elle, farouchement… Et elle passa ses mains sur son visage, sous ses yeux pour essuyer les larmes et leurs ravages… Elle ne voulait pas qu’on la voit comme ça, elle ne devait pas être belle à voir… Elle attendit quelques minutes, regardant l’accès vers le centurio, attendant que les minutes se fanent, que la tristesse se meurt et que les peines s’envolent. Son cœur était plein de chagrin… Mais elle ne l’aurait jamais avoué à personne, pourtant elle est facile à comprendre.

    Elle avança lentement vers la fenêtre ouverte, ce chemin secret vers le Centurio… Elle s’y engouffra, toujours craintive et descendit plus tard des escaliers en bois… Elle était dans le couloir et plus loin, dans son fond, cette chambre qui lui était destinée. Elle s’y dirigea, baissant la tête quand des hommes passaient devant elle… Elle mit la main sur la poignée et entra, fermant la porte derrière elle, se plongeant dans une grande obscurité… Elle alluma la lumière, lentement…

    En parcourant la chambre, elle comprit… Il y avait quelques photos d’Oakley et de mercenaires probablement… Mais on sentait que l’intimité de l’endroit appartenait uniquement à la cow girl. Quelle que soit la photo, avec ou sans sourire, Oakley aux yeux de Ravness, était plus belle que tout ce qu’elle aimait.

    Ce ne fut pas la fatigue mais un sentiment bien plus étrange qui força Ravness à se détacher de tout cela… Une envie inexplicable… Elle s’approcha de la garde-robe et l’ouvrit précieusement… Il y avait beaucoup d’habits, très particuliers… Aucun ne lui irait, tout était là pour mettre en valeur le beau corps d’Oakley. Et en plus du fait qu’elle était bien trop petite et qu’elle n’avait pas assez de formes pour… Elle n’aurait jamais osé essayer ces vêtements, se condamnant d’office à ne pas être assez belle pour eux.

    Néanmoins, elle n’hésita pas tant à prendre une robe de nuit… Courte (pour Oakley) et en fait… Elle était du même genre que les tenues de soirée et de combat d’Oakley, c'est-à-dire, ouverte par un grand décolleté. Malgré cela, Ravness accepta… Elle enleva son armure qu’elle posa sur la table et après quelques minutes, s’eut déshabillée complètement, recouvrant à peine son corps désormais presque nu par cette simple robe de nuit qui lui tomba quelques centimètres au-dessus des genoux. Elle se glissa sous la couette et posa sa tête contre l’oreiller, sentant pleinement l’odeur d’Oakley, la réconfortant d’avantage…



    Elle dormit… Mais difficilement, se réveillant toutes les heures pour attendre vingt minutes, les yeux grands ouverts, balayant la place baignée par le noir… Elle ne savait même pas ce à quoi elle pensait… Elle ne savait pas ce qu’elle éprouvait. A la fois effrayée et confortée… Heureuse et triste… Seule et… Sous le charme.

    Elle se leva… Sans plus réfléchir, sans savoir si elle partait pour de bon ou si elle comptait faire un tour, elle rouvrit la garde-robe d’Oakley et laissa sa petite main se poser sur un pull qu’elle enfila aussitôt à la fois pour se réchauffer et pour cacher ce grand décolleté… Elle savait et ne savait pas… Ce qui l’attendait en bas. Elle franchit le couloir, descendit les escaliers et vit le bar complètement vide mais encore éclairé par un feu de cheminée… En pleine nuit… Oakley essuyait le bar… Ravness descendit encore, silencieusement… Oakley l’aperçut enfin… Ravness se rendit compte qu’elle était venue sans armure… Mais Oakley ne prononça pas un mot.

    La Guerrière de la lumière s’assit de l’autre côté du bar, à la même place qu’à son arrivée. Ses yeux se plongèrent dans ceux de la serveuse qui ne disait rien. Pas de larmes, cette fois. Elle croyait ne pas avoir fait de rêves… Mais il était possible que c’eut été le cas puisque seuls des rêves auraient pu convaincre Ravness de se laisser porter par son cœur.


    « Je t’ai emprunté une robe de nuit et un pull. »

    Car oui, Ravness avait un don particulier pour engager la conversation de manière catastrophique et navrante. Mais elle continua, sans trop hésiter.

    « J’ai un peu hésité pour mettre le pull… Avec seulement la robe de nuit, ça aurait été mieux… Enfin… Plus élégant. »

    Et elle laissa Oakley ne pas dire un mot… Ça ne la dérangeait pas.

    « De toutes manières, même sans pull, tu restes beaucoup plus belle que moi. »

    Elle baissa la tête, commençant à chercher les mots, un peu maladroitement.

    « Je regrette vraiment de t’avoir menacée, tantôt… Si tu savais comme je m’en veux parce que… J’ai fait ça sous le coup de la colère mais je n’aurais jamais voulu te faire du mal… »

    Une nouvelle fois, elle coupa son discours… Réfléchissant et continuant à regarder Oakley, sans honte, cette fois.

    « Je ne t’ai pas seulement menacée… J’ai été méchante avec toi, ça aussi je le regrette. »

    Oakley n’avait encore rien dit et pour Ravness, ça simplifiait les choses… Oakley l’intimidait toujours un peu et elle avait besoin de tout son courage.

    « Et je t’ai repoussée… Ca je n’aurais jamais du le faire… J’aimerais réparer cette erreur. »

    Ravness se leva, lentement et elle marcha, longeant le bar, elle en fit le tour… Elle passa la barrière et se retrouva dans le couloir d’Oakley… Elle s’approcha encore jusqu’à n’être plus qu’à un demi-mètre d’elle. Elle posa sa main timidement sur le bras de la mercenaire, comme pour demander l’autorisation… Et lentement, regardant le visage d’Oakley, elle s’avança d’avantage et se blottit dans ses bras pour l’étreindre, comme elles l’avaient fait quelques heures auparavant. Elle posa son front contre son épaule, son corps contre le sien, ses mains le long de son dos…

    « Je te demande pardon… De tout mon cœur.»

    Et elle avait envie de rester encore un peu dans ses bras… Priant pour qu’Oakley lui pardonne.

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Dim 14 Aoû 2011 - 22:41
La revoilà case départ, derrière son bar, avec ses pseudos potes, ses verres, l’alcool … et sans Ravness. Ouai, tout redeviens à la normal, comme avant, le bon vieux temps d’il y a même pas deux heure. Si seulement on pouvait effacer la mémoire, avoir des moments où on pourrait effacer des émotions pour son propre bien. Mais bon, Oakley aura beau dire ce qu’elle veut, ce n’était pas vraiment le cœur de pierre d’un mercenaire qui l’habitait. C’était juste ce cœur indomptable qui lui hurlait à la face « Mais qu’est-ce tu fou, connasse ?! Si tu la laisse partir, elle ne reviendra pas ! Bouge ton gros cul d’là et va lui dire ! ». Mais son cœur, elle ne l’écoute pas souvent. C’est avec ce cœur qu’elle a connu bien des malheur, alors elle préférait privilégier le cerveau, qui lui disait que si on ne s’occupe plus de cette histoire, tout redeviens comme avant. Ô combien il avait tord, son cerveau. Elles venaient de se rencontrer, elles se sont déjà disputé, elles étaient déjà dans des états pas croyable pour rien du tout … C’est soit le signe d’une grande rivalité ou d’un grand amour. Mais non, ça, bien sur, c’est bannis de son vocabulaire.

Les « je t’aime », ça passe, mais le vrai « Je t’Aime », son cerveau semblait l’avoir rejeter pour toujours. Si elle écoutait son cœur à se moment là, elle aurait pu remonter, lâcher tout ses abrutis qui n’en valent pas un rond, s’asseoir sur son lit avec Ravness et arranger les choses pour peut-être enfin lui proposer … Au lieux de ça, elle tirait la gueule au bar. Malheurs aux petites frappes qui venaient la faire chier en ses heures de mauvaise humeur. Et au final, elle ne supportait plus. Elle ne supportait plus cette bonne humeur qui régnait ici, les chansons guillerette qui se hurlait en boucle, les saoulard qui trinque, les Tchins, les joyeuses bagarre … Elle les flouta tous dehors. Même les mercenaires, tous dehors, même ceux qui logent à la base dans l’auberge. Elle tapa son scandale et menaça les retarde à terre avec son gun, histoire de les faire aller plus vite. La réputation du Centurio venait de diminuer d’un coup mais on s’en balance ! Qui peut s’en soucier ?! Elle venait de perdre une belle amitié qui aurait du, d’après elle, tourner en amourette ! Va donc chier, le monde ! Ras le bol des sentiments, c’est trop compliqué le cœur humain ! Elle se sentait pire qu’un jeune boutonneux qui demandait un rancard pour la première fois de sa vie … Elle ne manqua pas de marteler le bar pour faire passer sa crise de colère avant de se retrouver vidée d’énergie et de se résigné à laver les pauvres verres traumatisé par la scène…

Il commençait à se faire tard et la cowgirl n’arrivait même plus à tomber de fatigue, comme la plupart des soirs. Elle qui, d’habitude, se réveille affalée sur son comptoir, lavait encore celui-ci. Il allait presque faire jour, une nuit blanche, en somme. Pendant tout ce temps à nettoyer, elle ne médita pas sur ses actes où ceux de Ravness. Elle ne pensait pas au fait qu’elle aurait du ou pas arracher son armure, sur le faite que oui ou non elle avait eu raison de s’énerver rien que pour ça. Elle ne se demandait même pas pourquoi elle n’avait pas tout simplement accepté cette offre dissimulé, alors que la lumineuse était dans ses bras. Elle n’essayait pas d’oublier, elle se remémorait juste la scène, encore et encore, comme un vieux film qui aurait perdu les pédales. Ses crise de gosse de trois ans … son armure, sa timidité, elle aurait su, elle aurait aimé les supporter … Elle aurait aimé continuer de vivre ça, du moment qu’elles soient toutes les deux là. Cote à cote, la main dans la main, à veiller au bien être de l’autre, à s’entre aidé. Au lieu de ça, elle ne savait même pas si elle n’avait pas déjà ouvert la fenêtre pour s’enfuir ! Jamais elle n’avait eu de relation normal, juste une ou deux qui ne s’assumait pas et une folle timbrée peut-être pire qu’elle. Même en général, elle était mercenaire … Qui aurait une vie normal chez les mercenaires ? Bande de truand qui tuerait leurs mère pour du pognon.
Pour finir, la boss remarqua enfin la Guerrière au bord de l’escalier. Comme un choc qui la réveilla, elle se redressa en lâchant son torchon, fixant celle qu’elle croyait aimer sans dire un seul mot, sans exclamation, ni sourire, ni grimace. Elle était venu sans armure, ce qui eut le don de l’agacer un peur. Après tout se foin, oser se présenter sans armure ? Bordel, soit elle le faisait exprés, soit cette fille enchainait gaffe sur gaffe. Mais à la place, elle cru reconnaître une nuisette qu’elle ne portait presque jamais, sans parler du pull qu’elle emporte que dans de rares occasions. Elle était … belle comme ça. On pouvait presque deviner son corps sous ce vêtement, ses jambes fines et légère, ses courbes discrète mais bien présente … Si seulement elle pouvait enlever ce vilain pull ! Ravness alla s’asseoir là où elle était plus tôt, Oakley l’observant avec attention et toujours son air qui disait qu’elle ne savait pas quoi penser.

« Je t’ai emprunté une robe de nuit et un pull. »

Merci du scoop, Einstein, mais c’était pas vraiment ce genre de début qu’Oakley imaginait. Non, elle aurait plus vu ça au lit mais le blondasse restait plus sérieuse que ça.

« J’ai un peu hésité pour mettre le pull… Avec seulement la robe de nuit, ça aurait été mieux… Enfin… Plus élégant. »


Ha ça, ce n’était pas la tenue idéal, certe. Au pire, si elle avait froid, elle aurait du prendre le grand manteau blanc … Et au fond, pourquoi Oakley se disait des trucs pareilles ? Elle savait juste pas quoi dire, faire, penser ou quoi, elle attendait juste le moment où elle pourrait, ou Ravness, débloquer la situation.

« De toutes manières, même sans pull, tu restes beaucoup plus belle que moi. »


Ouai, et alors ? C’était pas pour des critéres de beauté que la mercenaire craquait. Si elle savait à quel point elle s’en foutait. Elle voulait juste la prendre dans ses bras, la garder contre son cœur et protéger cette petite chose fragile qu’elle faisait mine d’être. Elle voulait essayer d’exprimer sa tendresse, toute cette tendresse qu’elle n’a jamais l’occasion d’exprimer dans la vie de mercenaire, cette tendresse qu’ont besoin les femmes mais que son cerveau se refuse d’exprimer. La faiblesse, elle aimerait cesser d’être une jeune femme forte et déterminée, juste avec elle, juste en sa compagnie … Une fois ! Une fois avoir le luxe de ne plus être un boss important, juste une simple femme qui a envie de se coller à son amoureux … amoureuse, ici. C’est pourquoi elle commença à craquer lorsqu’elle poursuivit.


« Je regrette vraiment de t’avoir menacée, tantôt… Si tu savais comme je m’en veux parce que… J’ai fait ça sous le coup de la colère mais je n’aurais jamais voulu te faire du mal… »


Elle redressa la tête pour affronter Oakley, enfin, alors que celle-ci commençait à avoir le visage adoucie, décrispé.

« Je ne t’ai pas seulement menacée… J’ai été méchante avec toi, ça aussi je le regrette. Et je t’ai repoussée… Ca je n’aurais jamais du le faire… J’aimerais réparer cette erreur. »

Puis elle se leva avant de rejoindre doucement Oakley derrière le bar. Elle longea délicatement son bras et presque instinctivement, elles se prirent dans les bras. Oakley pouvait à nouveau sentir sa chaleur la traverser, mais cette fois, pour de vrai. Elles étaient enfin là, l’un contre l’autre, à étreindre. Son cœur indomptable commençait à être satisfait, battant à la chamade. En cet instant crucial, elle savait précisément qu’elle la voulait plus que tout. Elle voulait être avec cette fille. Elle la serra toujours plus contre elle, allant passer une de ses mains dans ses cheveux alors qu’elle reposait sur son épaule… Elle acceptait bien sur ses excuses, mais elle voulait maintenant lui dire … Profiter de cet instant, qui était magique à ses yeux, pour lui demander de rester un peu. Mais au lieux de ça, elle lui parla de tout autre chose, de ce qu’elle avait sur le cœur, de qu’elle avait pensé pendant cette nuit.

… Toute ma vie, j’ai du me cacher, m’adapter à mon monde. Depuis que j’ai perdu tout ce qui m’était cher, j’ai du me forger ma propre armure. Je devais oublier la petite Oakley insouciante qui rêvait de merveille rose bonbon et prendre la place d’Oakley, la petite rebelle dur à cuire et vulgaire qui joue la femme forte. Il me l’a fallut, cette Oakley, pour être digne de ma place aujourd’hui … Mais je suis fatiguée. Tellement fatiguée …

Elle parlait comme si elle avait complètement oublier cette histoire, comme si elle lui avait pardonné depuis longtemps et qu’il n’était pas nécessaire de précisait. Elle la gardait juste dans ses bras, ne sachant pas si ce qu’elle disait était à dire là, à elle. Mais les mots sortaient tout seul, en même temps qu’elle comprenait qu’elle ne pourrait plus vivre très longtemps sans une quelconque personne à se raccrocher.

Depuis trop longtemps, je m’empêche moi-même de retrouver les plaisirs enfantins et cette … douceur que je cache. Et pourtant, j’ai cru me retrouver, tout à l’heure, lorsque je t’ais engueulé …

Elle ne devrait pas lui dire tout ça … en résumé, c’est un peu comme si on demandait au malade de soigner la médecin. Mais à croire qu’elles forment une belle paire de malade. Elle s’arrêta un instant, caressant sa douce chevelure argentée, laissant planer ce silence qui prouvait qu’elle cherchait désespérément ses mots, pour ne pas paraître cruche.

Ravness, je me sens bien quand t’es là … Alors … ça te dirait de … de … Passer de temps à autre au bar ? De rester quelques jours, même ! …

Le silence perdura et elle sentait qu’elle n’y arriverait pas si elle ne changer pas encore les rôles. Et Ravness aussi semblait un peu perdue. Elles tentaient toutes les deux de décoder ce qu’elle voulait vraiment dire, c’était bête à dire. Elle reprit son role de boss un court instant, se détachant légèrement d’elle. Elle posa son poing sur son menton et le poussa doucement, un air faussement plus joyeux et roublard au visage.

Aller, accepte ou envoie moi bouler, mais me laisse pas dans le doute !
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Mar 23 Aoû 2011 - 4:04
    Je vous avais dit quelque chose tout à l’heure, quelque chose qui m’est passé par la tête… Une pensée aussi spontanée que profondément enfouie en moi. Je ne savais dire pourquoi je l’avais mais j’étais certain de ce qu’elle vous révélait. Et… Alors que la capitaine de la lumière était dans les bras de la barmaid, Oakley… Alors que cette fois-ci, elle la serrait contre elle, pour ne jamais rompre ce contact, pour que leurs corps continuent à être l’un tout contre l’autre… Maintenant, je peux vous le dire à nouveau et avec toute ma conviction…
    Si Ravness avait pleuré et avait pardonné à la mercenaire, alors qu’elle n’aurait jamais pardonné à quelqu’un d’autre de tels actes… Pour moi, ce n’était pas par amour mais pour une raison aussi triste que joyeuse… J’ai eu l’impression que Ravness, et non la Capitaine Primus, n’avait jamais été heureuse avant cela… Pour la première fois, Primus avait de quoi envier Ravness. Pour la première fois, Ravness Loxaerion était entière.

    Enlevez lui son armure, son étendard, son épée et son bouclier… Enlevez lui la pierre qui recouvre son cœur et l’acier qui panse ses peurs… Enlevez lui tout cela et Ravness ne sera plus que du papier, fragile, instable… Cela ne changerait jamais, elle resterait aussi fragile que malade de si peu s’aimer. Mais Oakley était pour elle comme la main capable de gonfler la vacuité de son cœur… Capable de lui donner de la force et de l’amour… Une main tendue.

    Et il y avait de l’amour.

    Ravness ferma les yeux et ce fut la première fois que les ténèbres des yeux clos lui parurent si beaux… Elle avait du mal à croire qu’hier encore, elle n’était jamais venue dans ce bar… Cela faisait si peu d’heures qu’elle était entrée dans ce lieu en quête d’un endroit où dormir après une horrible journée. Elle était entrée et avait rougi en voyant Oakley de dos, agenouillée… Et elle avait rougi encore et encore en lui parlant, que ce soit devant le bar ou sur le toit… Mais elle essaierait de ne plus rougir.
    En une soirée, cela faisait beaucoup d’émotions… Que ça soit d’être parti en se demandant lequel des mercenaires la tuerait en premier ou la peur qu’elle avait ressentie d’Oakley, intimidante dans ses heures perdues.

    Son front touchant l’épaule de la mercenaire, l’un de ses bras dans son dos et l’autre sur l’épaule de cette dernière… Elle n’avait jamais serré quelqu’un de cette façon, elle n’avait jamais aimé avant ça.
    Elle sentit une main se glisser dans ses cheveux argentés avec une délicatesse et une tendresse qui lui réchauffa le cœur… Et la jeune femme se sentit unique.


    « … Toute ma vie, j’ai du me cacher, m’adapter à mon monde. Depuis que j’ai perdu tout ce qui m’était cher, j’ai du me forger ma propre armure. Je devais oublier la petite Oakley insouciante qui rêvait de merveille rose bonbon et prendre la place d’Oakley, la petite rebelle dur à cuire et vulgaire qui joue la femme forte. Il me l’a fallut, cette Oakley, pour être digne de ma place aujourd’hui … Mais je suis fatiguée. Tellement fatiguée … »

    Elle avait beaucoup de mal à l’admettre mais la capitaine ne pouvait guère ne pas se reconnaître dans ces paroles. Il suffisait d’un peu la connaître pour comprendre que derrière cette armure, elle était fragile… A la différence qu’elle n’avait pas eu besoin de perdre ce qu’elle aimait pour être ainsi, elle avait grandi et cette peur du monde avec elle.
    Mais pour avouer tout cela, la cow girl avait un courage que la garde n’aurait jamais… Elle avait besoin de cette armure, besoin de se sentir protégée… Elle avait trop peur. Elle resserra légèrement son emprise, comme un réflexe, comme pour qu’Oakley ne parte pas comme elle-même aurait pu le faire.


    « Depuis trop longtemps, je m’empêche moi-même de retrouver les plaisirs enfantins et cette … douceur que je cache. Et pourtant, j’ai cru me retrouver, tout à l’heure, lorsque je t’ai engueulée … »

    Peut-être Oakley avait-elle en effet pris pour soi les remarques qu’elle fit à Ravness… C’était triste à dire mais peut-être bien qu’elles étaient fondamentalement pareilles… Si seulement la capitaine l’acceptait une bonne fois pour toutes, qu’elle se débarrassait de tous ces fardeaux… mais pour une fois, c’était comme si c’était à la capitaine de la rassurer, de lui apporter de la chaleur… Même si par les mots, elle aurait bien du mal.

    « Ravness, je me sens bien quand t’es là … Alors … ça te dirait de … de … Passer de temps à autre au bar ? De rester quelques jours, même ! … »

    Et si par tout ce qu’elles avaient vécu ensemble, la réponse semblait évidente, ça ne l’était pas tellement… Ravness se sentait elle-même capable, d’un matin se réveiller et de se dire que tout ce qu’elle avait ressenti pour Oakley… Ne devait être que du passé. Elle était encore plus capable de ne jamais revenir, de peur de se dévoiler comme elle le faisait, de peur se montrer vulnérable… Elle fut légèrement perdue et ouvrit les yeux, alors que les cheveux blonds d’Oakley s’éloignaient d’elle, la cowgirl se détachant légèrement de Ravness. Elle leva le poing et le posa joyeusement sur le menton de la garde avant de le pousser gentiment.

    « Allez, accepte ou envoie moi bouler, mais me laisse pas dans le doute ! »

    Ravness fit apparaître sur son visage un petit sourire pour répondre au geste d’Oakley et rapprocha légèrement son visage de celui d’Oakley…

    « Je ne me sens bien que dans ma maison, Oakley… Mais c’est toi… C’est toi, ma maison ! »

    Elle mordit sa lèvre inférieure… La mercenaire ne devait pas comprendre grand-chose… Ravness se reprit, soupirant légèrement. Dire ce qu’on ressent, ce n’est décidément pas si facile.

    « Je reviendrai... Qui sait, pour passer quelques nuits ici, s’il y a des chambres libres… »

    Un sourire un peu plus grand trôna sur le visage de Ravness… Elle était heureuse mais se sentait un peu bête d’être dans cette situation. Et pour une raison précise, elle voulait en quelques sortes que tout cela s’arrête en cet instant… Oakley était plus forte qu’elle, elle savait ce qu’elle voulait… Mais pour la garde, ne pas aller trop vite était une base, un principe. Elle avait aussi besoin de garder des repères, que le paysage ne change pas trop vite. Elle décola sa main de son épaule et la guida jusqu’au visage d’Oakley, relevant une mèche de ses cheveux qui traînait là et frôlant tendrement le front de la cow girl.

    « Je vais me coucher, Oakley… »

    Elle aurait voulu ajouter « J’ai passé une très bonne soirée » mais les mots ne sortirent pas. Elle s’approcha de la mercenaire et posa un baiser sur sa joue, la serrant une dernière fois contre elle. Elle se retourna alors lentement et marcha quelques pas avant d’hésiter… De se retourner encore une fois, de revenir en arrière, de poser une main sur l’épaule d’Oakley pour enfin se mettre sur la pointe des pieds et poser ses lèvres contre celles de son « amie ». Elle laissa le contact durer quelques secondes, s’attardant sur la lèvre inférieure d’Oakley et se détachant finalement d’elle, marmonnant timidement un :

    « Bonne nuit ! »

    Et quand elle sentit que ses joues se pourpraient, elle se retourna prestement et marcha rapidement jusqu’aux escaliers, les montant et regardant Oakley disparaître de son champ de vision… Elle soupira… Pour les rougissements, c’était raté mais un nouveau sourire plus vrai encore s’afficha sur un visage heureux tandis qu’elle retournait vers la chambre d’Oakley… Pressée de retrouver son odeur, dans son lit.

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