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 Au Clair de la Brume.
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Lun 7 Fév 2011 - 22:31
    Au diable les moyens standard, un voyage via le système Shinra serait nettement plus long que celui-là. Et dans les sombres dessins de la cité du Crépuscule, une sphère ovale de lumière se forma telle une fleur blanche qui éclot avec soudaineté. La Capitaine de la Lumière en sortit, droite comme à sa plus stricte habitude et fière tel un drapeau blanc. Elle changeait légèrement d’allure, en ce jour faste. Et il fallait avoir un œil averti pour repérer cela dans l’obscurité mais alors qu’elle portait le plus fréquemment en dessous de son plastron, une chemise à lacets bleu ciel, en ce soir, elle avait opté pour la même chemise mais noire cette fois-ci. Pour des raisons particulières ? Absolument pas, c’est ce qu’on appelle une femme.

    Si vous avez vu mon erreur, c’est que nous pouvons nous contenter de ces quelques lignes en guise de palabres… N’ai-je pas dit « En ce soir » ? Pour certains, pour la plupart en fait, ce sera un fait banal qui est déjà d’actualité depuis maintenant deux ans. La Capitaine n’en savait rien. A vrai dire, si elle obéissait à tout, elle avait le défaut regrettable de ne pas être au courrant des choses, même des plus importantes… Il devait être 1 :00 de l’après-midi pour un soleil noir. Si vous la connaissez, vous devinez sa tête qui restait la même, inébranlable, stoïque jusqu’à la mort. En elle, c’était légèrement différent puisqu’elle se trouvait devant le symbole même du règne du mal et des sans-cœurs.

    Le responsable du portail n’était autre que la deuxième puissance de la Lumière et aussi celui qui dirigeait bien souvent en l’absence du Maître Yen Sid. En outre, un de ses supérieurs dont je vous ai déjà parlé… Le Général Mukuro. L’homme dont elle se méfiait le plus, au sein même de la patrie qui l’avait accueillie. Je n’en répète plus les raisons.

    Ce dernier apparut à son tour, elle lui adressa un regard distant alors qu’il faisait disparaître le portail d’un geste de main. Son regard ne laissait pas présager son attitude farouche vis-à-vis de lui, il était juste froid comme sa lame.
    Lui, contrairement à la Capitaine, souriait comme amusé de la vie et de la ville. D’une catégorie gens qu’on appelle « ceux qui ont réussi », les cheveux dans le vent, le regard distant et la silhouette mystérieuse. Beaucoup pour pas grand-chose… La Capitaine ne l’aimait guère.


    « Mon Général… »

    Un salut respectueux, un salut qui n’était pas hypocrite. Car malgré toute sa méfiance, elle ne pouvait lui accorder quelques qualités, et notamment en tant que deuxième responsable de la lumière.
    Et instinctivement, comme on se protège de la pluie, elle se protégea d’un mal invisible en faisant apparaître une hallebarde dans sa main droite qu’elle tenait droite et en parallèle avec son propre corps.

    Elle était ainsi, une jeune femme paumée entre la lumière et les ténèbres. Pour la première fois de sa courte existence, elle s’était engouffrée dans ce tunnel blanc et chaleureux qu’avait produit Mukuro, la menant directement à destination. Et ne vous cachant plus rien, elle avait si facilement accepté ce baptême du portail en vue d’une empreinte, d’une trace que cela produirait peut-être sur elle. Elle savait, grâce aux rumeurs, qu’être exposé aux ténèbres lors notamment d’un passage dans un portail noir, assombrissait doucement mais sûrement un être à l’énergie noire en ce monde.

    Il était donc logique qu’il en soit de même pour la lumière. Etait-ce pour être égale aux autres ? Pour avoir une autre puissance qui lui permettrait d’être plus efficace encore, si néanmoins ses capacités ne s’arrêtaient pas là ?
    Ou simplement était-ce pour la quête de toute une vie, pour la quête d’une identité ? Si elle avait choisi la Lumière, c’était pour la paix et non pour l’élément en lui-même.
    Et là où elle-même avait innocemment pensé avoir le profil parfait pour un être de la lumière… Elle n’eut aucun signe, aucune preuve d’une quelconque appartenance à une race.
    Ici… Les Ténèbres régnaient, comme l’eut dit le Commandant qui lui avait donné sa mission.

    Pour deux raisons évidentes, Ravness devait laisser le Général guider l’expédition… Tout d’abord parce qu’elle n’était que Capitaine et bien que ce fut un bon grade, cela n’avait rien à voir avec le respect et l’autorité auquel un Général avait droit. Il était du devoir d’une moins gradée de se tenir derrière et à distance de son supérieur. Et si ces quelques traditions n’étaient pas toujours respectés par certains de son propre camp. Il suffisait d’avoir été instruite comme une garde pour être soumise à ce genre de règles.


    « Êtes-vous déjà venu ici, mon Général ? »

    Bien entendu, la deuxième raison était que la Capitaine n’avait absolument aucune chance de trouver son chemin dans cette ville, s’il n’y avait personne dans les rues pour l’y aider. Et pour cause, malgré toute l’expérience qu’elle avait, elle ne payait pas de mine du haut de ses vingt ans et n’était jamais venue à la Cité du Crépuscule.


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Mer 9 Fév 2011 - 14:45
    Ah... Que c'était bon de revoir ce monde, de revoir ces rues, ces bâtiments. Tant de souvenir déferlait en moi, celui de ma rencontre avec Konan, ainsi que celle avec ce prince de pacotille. En fermant les yeux, j'aurais pu me laisser bercer par ces doux songes. Rien n'avait changé, rien... Car au fond, les choses ne changent pas. La cité avait connu un tyran, maintenant elle avait le droit à un groupe aux intentions plus qu'obscur. Voilà ce qu'était devenu ce monde, à l'image de sa lumière, son Soleil, un océan de ténèbres. J'étais heureux... J'avais eu ma vengeance de façon indirect... Tous ces gens qui me considéraient comme un insecte, une vermine, connaissaient enfin le même sort que moi. Et pourtant, nous allions les aider. À la fin de cette scène ridicule, ils me remercieraient, kufufu... Mon sourire s'agrandit à cette pensée, mes yeux balayèrent la place et ils se posèrent sur une délicate silhouette, tout aussi dur que la plus froide et fine des lames. Que cachait-elle réellement sous sa carapace ? Qui était-elle réellement... Ce serait très divertissant de regarder ce que cachait son masque, kufufu.


    « Êtes-vous déjà venu ici, mon Général ? »

    Au lieu de lui répondre de suite, le signe dans mon oeil droit se changea et le chiffre deux en kanji apparut. Un hululement résonna dans la cité et des ténèbres sans fin de leur lumière, une chouette au plumage de neige se posa sur mon épaule. Son regard était aussi froid que mon oeil azur et aussi perçant que ma lame. Comme le Capitaine l'avait fait apparaître, un trident se métamorphosa dans mes mains et mon regard vairon se posa sur cette jeune femme si mystérieuse. Je laissais le temps couler encore un peu, avant de lui donner ma réponse, écrasant de mon pied une araignée... Maintenant que j'y pensais, j'avais une désagréable impression depuis notre arrivée. Un sentiment qui me rappelait les scientifiques qui me jugeaient... Je fermai mes yeux, mon visage devint dur, tandis je sondais ce monde... Non... Aux alentours de nous, ils n'y avaient rien qui pouvait nous espionner, était-ce réellement seulement une impression ? J'ouvris mes paupières, cherchant le regard du Capitaine.

    ''-Capitaine, ne sentez-vous rien ? Je veux dire, ne vous sentez-vous pas observer. J'ai cette désagréable impression depuis notre arrivée...''

    Ah... Quelle horreur c'était de se sentir épiait. Mon invocation quitta mon épaule, s'élevant pour regarder les horizons. Je n'avais pas répondu à ça question, pour tout dire... Je ne voulais pas parler de mon passé. Elle revint tout aussi rapidement qu'elle était montée dans les cieux. Qu'espérais-je ? Voir quelqu'un qui pouvait passer outre mon repérage... Je m'avançai légèrement, faisant signe au Capitaine de me suivre.

    Je me revoyais, enfant courir à travers les rues de la cité, créant de faibles petites illusions pour taquiner les adultes... C'était le bon vieux temps. Un temps qui s'était envolé dans la brume que recouvrait notre futur. Et alors que je repassais mon passé en tête, comme un doux film, une ombre apparut, rapidement suivie d'une dizaine d'autres. J'avais décidé de ne pas montrer toutes l'étendue de mes compétences, au cas où mon impression était bonne. Je m'élançai frappant d'un coup horizontal les créatures qui se trouvaient devant moi, tandis que la Capitaine donnait un puissant coup vertical, fracturant la ligne d'ennemi, tout en détruisant ce qu'elle avait frappés. Les ennemis furent vite vaincus, je couvrais les arrières du Capitaine et elle couvrait les miens. C'était une belle équipe, nous étions de parfaites antithèses.


    ''-Mukuro, est-ce bien toi ? Après toutes ces années tu reviens enfin... Dommage que t'arrive pour voir la fin de notre cité...''

    Je me tournais faisant face à la personne qui m'avait interpellé. Avez-vous déjà eu un trou de mémoire devant une personne qui semblait vous connaître ? Et bien, c'est ce qui m'arriva. Ma main vint à mon menton, tandis que je le cherchais dans ma mémoire... Il devait faire partie des enfants qui me tourmentaient et que j'ai fini par tourmenter... Je ne voyais que ça.

    ''-Oya, nous nous connaissons-nous ?''

    Son regard passa de moi, à Primus avant de revenir vers moi.

    ''-Tu n'es pas Konan, est-ce que je me trompe ? Et Mukuro... C'est normal que tu m'es oublié, je ne suis plus que l'ombre de ce gosse que j'étais. Toi, tu n'as pas changé, toujours cet air sûr de toi. C'est moi... Jean, tu t'en souviens ?

    -Jean ? Ah... Oui, en effet, tu as changé, kufufu.''

    Mon regard se dirigea vers Primus et je me souvins que nous étions en mission. Quel dommage que je ne puisse enfoncer ce sale gosse qui prenait un malin plaisir à me narguer... Hum... Je me serais bien vengé, kufufu. Autant profiter de sa présence pour savoir s'il avait vu deux jeunes enfants.

    ''-Dis-moi Jean. Est-ce que tu aurais vu deux enfants ? Leurs parents sont morts et on nous a envoyé pour leur trouver une demeure. Les aurais-tu croisés ?''

    Il prit quelque seconde pour réfléchir, avant de nous annoncer, qu'il les avait croisés sur la place, mais que de toute façon... Les ténèbres allaient venir les prendre, c'était leur fin. Et personne n'allait les aider... Non, personne... Ils avaient bien trop peur de la mort, de souffrir... Ils étaient humains et étaient terrifiés. Ces jeunes enfants étaient comme moi. Abandonnés, seuls et sans personne... J'avais envie de les aider et c'est ce que je fis, une fois qu'il eut terminé de nous parler, je partis en courant vers la place.


Dernière édition par Mukuro Rokudo le Sam 12 Fév 2011 - 21:06, édité 1 fois
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Ven 11 Fév 2011 - 0:21
    Cet homme semblait avoir été abandonné par l’espoir. Il regardait les deux officiers supérieurs de la lumière avec un terrible flegmatisme. On aurait presque pu l’imaginer s’affaisser au sol, mettre sa tête entre ses genoux et attendre que tout ça passe. La Capitaine le regardait avec une sévérité impressionnante, sans la moindre compassion pour lui. Cet homme avait tout du parfait peureux idiot, qui s’étonne et qui pleure la fin d’un monde mais avait-il seulement essayé de le sauver ? Cette simple question l’habitait et la secouait.

    « Je les ai vus… Encore ce matin, par hasard, sur la Place de la gare… Ils étaient là et fuyaient. A l’heure qu’il est, Mukuro, les sans-cœurs ont du les tuer, ces gamins… C’est peine perdue. »

    Elle se retint avec difficulté de frapper d’une gifle ce crétin... Elle se mordit la lèvre inférieure comme pour contenir sa rage dans un geste typiquement féminin. Elle tenait toujours fermement sa hallebarde droite et on put voir qu’elle resserrait la pression de son petit poing.
    Et pourtant, elle ne savait guère ce qui la dérangeait tant. Après tout, qu’avait-elle à faire d’un simple habitant ?
    Moi je la soupçonnais d’haïr son attitude d’une part mais d’autre part les révélations… Personne n’aidait deux gamins. Dans ce monde, la paix était bien lointaine.

    Ce furent des pas précipités et bruyants de bottes frappant le pavé qui la ramena à une mauvaise nouvelle. Le Général était déjà en route au pas de course, à grandes enjambées. Et ce fut d’une voix autoritaire qu’elle se tourna vers lui et parla suffisamment fort pour qu’il l’entende.


    « Général ! »

    Mais il ne se retourna pas, elle fit un pas vers l’avant comme pour affirmer sa volonté et cette fois-ci cria alors qu’il montait déjà une ruelle :

    « Général Mukuro ! »

    Il n’en avait que faire, il sembla à la capitaine que c’était à elle de céder à tous les petits caprices de son supérieur… Elle fit un nouveau pas vers l’avant, ne cédant pas à la colère mais juste à l’agacement quand des sans-cœurs apparurent devant et autour d’elle. Au nombre de cinq… Un défenseur et son gros bouclier en gueule de chien, deux bouquinistes armés de leur énorme livre et pour finir deux cartomanciens, ces sorcières se battant de la glace et sur une boule de cristal.

    Pour tout vous avouer, et connaissant plus que bien Ravness, je la savais troublée par ces ennemis. Leur nombre n’était pas grand mais comparé aux ombres d’il y a quelques minutes, elle fut décontenancée. Quatre sans-cœurs de force moyenne et un de force supérieure, voila qui changeait la donne. Elle n’avait aucune prédisposition pour la stratégie, tout se ferait donc dans l’instinct mais dans la discipline.

    Vous vous direz qu’elle était justement dans une mission et que celle-ci lui filait sous le nez… Si Mukuro rencontrait un adversaire trop puissant ou si même ça lui arrivait à elle, tout serait compromis. L’ennui étant la présence de ce citoyen qu’elle ne pouvait laisser seul avec les sans-cœurs… Un fardeau. Certes mais un fardeau qui remplirait sa charge de contribution pour le dédommagement.


    « Va-t-en… »

    Et elle se mit en garde, l’hallebarde pointée vers le défenseur qui était de tous le plus dangereux. Jean s’exécuta et sans discrétion se mit à courir. Et comme dans un merveilleux conte, deux sans-cœurs, sans pour autant bouger se mirent à charger un sort pour toucher le fuyard. Et comme par hasard, le cartomancien et le bouquiniste ne peuvent bouger en période de chargement… Elle s’avança d’un pas léger, mettant sa hallebarde à l’horizontale devant elle, les deux mains positionnées aux extrémités de la hampe et comme avec un bâton, elle frappa le cartomancien lévitant du manche de l’hallebarde avant de suivre la charge par un coup similaire mais du tranchant de la hache.
    Sans même vérifier de son état, elle fit une glissade jusqu’au cartomancien mais au moment où elle le frappa d’un coup de pied, la sorcière lança son glacier qui heurta avec une précision extrême Jean. Ce dernier s’écroula mais plus pour le fait de s’écrouler car la douleur qu’il a alors éprouvée, s’était effacée à l’instant même de l’impact… La Capitaine fit une grimace, éprouvant une douleur glaçante au dos. Grâce à Dieu, Ravness Loxaerion avait appris à instaurer presque instinctivement un lien de douleur avec un plus faible qu’elle.

    Elle s’approcha en vitesse du sans-cœur au sol, le maintint de sa botte et lui trancha la gorge vivement et traversant sa chair des ténèbres comme du beurre.
    Ce fut une sensation étrange et certaine qui poussa alors Ravness à se retourner, à repositionner convenablement ses mains sur la hampe et à bloquer un coup de bouclier du défenseur. Lorsque l’impact eut lieu, elle repoussa le bouclier vers sa gauche et fit un coup chargé sur le défenseur. Mais ce dernier, trop habile en défense imposa son bouclier, contrant à son tour le coup…
    L’hallebarde frappa la gueule du chien et ce fut comme si tout ce sans-cœur était un mur sur lequel elle aurait tenté le plus puissant des coups. Elle ressentit la puissance de la défense de l’adversaire, faisant partir en vrille son arme et brisant sa garde… Le défenseur ne fit que la pousser d’un simple nouveau coup de bouclier mais elle tomba au sol. Elle n’eut qu’un seul réflexe... Lâcher sa hallebarde et de sa main droite, toucher sa poitrine vivement.

    Au moment même où ses fesses heurtèrent le sol, le cartomancien, le bouquiniste et le défenseur lancèrent chacun trois sorts cumulés de brasiers ou de glaciers qui tous, touchèrent la Capitaine, soulevant un nuage de poussière…

    Les êtres des ténèbres relâchèrent leur attention. Aussitôt, les deux sans-cœurs de force moyenne furent projetés et mis au tapis par une puissance psychique… Ravness s’évada de ce nuage, sans armes mais la main tendue vers le Défenseur. On pouvait constater qu’elle était indemne et qu’au lieu des blessures, une aura turquoise la recouvrait et la protégeait grandement des dommages magiques. Par ce même pouvoir psychique, elle tira le bouclier du sans-cœur vers elle qui le lâcha, trop surpris. Et brusquement, lorsqu’il fut proche d’elle, elle le projeta avec une puissance inouïe sur le sans-cœur… Elle fit une ruée et en un minimum de temps, fit apparaître son épée et transperça la poitrine du défenseur.

    Elle fondit quelques instants après sur les deux survivants, sans la moindre pitié, tel un bourreau, tout en faisant disparaître sa barrière. Elle se retourna, parcoura d’un regard le terrain sans voir Jean qui n’était visiblement plus dans ses pattes…
    Alors apparut…

    Non je ne vais guère vous le raconter ou vous le décrire. Pour résumer la chose, il s’agissait d’un sans-cœur semblable à un opéra jaune, sauf qu’il contrôlait le feu, qu’il était presque de taille humaine et surtout que sa puissance de brasier était dévastatrice.

    Pour la suite, ce fut une terrible erreur de circonstance… Elle courrait à toute allure, tenant hallebarde et épée maladroitement, en direction de là où était allé Mukuro. Et sous la panique, poursuivie par des rafales d’explosion, elle s’engouffra dans un bâtiment par une porte…

    Et ce qu’elle avait cru être un bâtiment, n’était rien d’autre qu’un tunnel… Et maladroitement, comme une fille qui n’y connaissait rien ( parce qu’elle n’y connaissait réellement que dalle), elle appuya sur un gros bouton dans le tunnel qui ferma la porte brusquement derrière elle…

    Elle soupira longuement, se traitant intérieurement de sombre idiote. Elle qui pensait fuir pour gagner du temps alors qu’en remettant sa barrière en place, elle aurait écrasé le sans-cœur en deux minutes. La voila dans un tunnel dans un lieu qu’elle ne connaissait pas.

    Elle s’avança un peu, faisant disparaître ses armes, essoufflée et sentant son bras droit comme engourdi. Il y a avait non loin un panneau avec des numéros. Chaque porte avait un numéro et ici était indiqué le lieu dans lequel on arrivait en empruntant un tel numéro…

    Son objectif, la place de la gare… Elle devait rejoindre Mukuro au plus vite. Et il s’agissait du numéro 5… Sans plus attendre, elle se mit en marche, certes mais en marche rapide (tout en restant militaire). Elle ne pouvait qu’espérer que ce crétin fini (pour reprendre le juron que je ne vous ai pas cité au moment où elle l’a prononcé.) continuerait à aller par ses propres moyens jusque là bas. Et advienne que pourra. Ce qui devait être une mission en duo serait une bien étrange suite d’évènements improbables.


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Sam 12 Fév 2011 - 21:03
    Je courais. Je me hâtai, fonçant vers la Place. Il fallait que je me dépêche. Il le fallait... Pour ma mission ? Non. Je m'en foutais. Pour la vie des gamins ? Non plus, c'était aussi ennuyeux que mes premiers jours d'existences. Alors, pourquoi étais-je aussi pressé ? Était-ce parce qu'ils me ressemblaient ? Qu'ils étaient seuls comme je l'avais été ? C'était certainement cela. Je voulais les aider, comme Konan m'avait aidé, comme Nagi m'avait aidé. Je voulais simplement leur offrir une seconde chance, comme on me l'avait offerte. Je courais depuis une dizaine de minute, perdu dans mes pensées funestes. S'ils étaient la proie des ténèbres, ils n'avaient presque pas de chance de... Survivre, tout simplement. La fuite était impossible quand une dizaine de sans-cœur nous traquaient. Je l'avais compris avec le temps. La fatalité est partout...

    Je m'arrêtai brusquement, une myriade de créatures des ténèbres vinrent à ma rencontre. Ils étaient une dizaine. C'était un groupe des plus... Ennuyeux, oui. Des sans-cœurs, encore et encore des sans-cœurs... Le groupe était composé de cinq fleurs bloquantes et de cinq lanciers. Je mis le bout de mon trident sur le sol, avant de commencer à parler d'un ton doux.


    ''-Capitaine. Je vous propose d'attaquer les lanciers, pendant que je m'occupe des fleurs. Qu'en pensez-vous ?''

    Le silence me répondit. Un de mes sourcils s'arqua. Un sans-cœur armée d'une lance fonça sur moi, son arme en avant. Je pris ma fourche de mes deux mains, la faisant tournoyer, bloquant le coup adverse. Il se perdit l'équilibre, hochant quelque peu, pendant que les plantes lancèrent des boules de feu. D'un coup, je plantai mon arme dans le sol, la pointe s'enfonça légèrement et un mur fit son apparition devant moi, arrêtant les flammèches. Je profitais de ce court laps de temps que m'offrait ma protection onirique pour demander d'une voix ennuyée :

    ''-Capitaine ?''

    Je retournai légèrement ma tête pour voir, qu'effectivement... Primus n'était plus là... C'était-elle perdue ? Où alors avait-elle oublié de me suivre. Je soupirais longuement. Ce sera bien plus ennuyeux d'être seul que d'être avec ce mur vivant. Puis... Au cas où un sans-cœur particulièrement puissant croisé son chemin, ce serait de ma faute. C'est dommage... Elle était peut-être morte. Le mur commença à se fissurer. Une brèche apparu, devenant plus grande à chaque assaut. Et avant que l'illusion ne se brise, je pointais de mon trident les ennemis devant moi. Un rayon noir en sortit, brisant définitivement le mur et frappant de pleins fouets les quelques créatures devant moi. Ma chouette s'éleva quelque peu dans les airs et mon regard vairon la suivi.

    ''-Va et retrouve la Capitaine.''

    Et comme si elle avait compris ce que je lui demandais, elle partit sans attendre. Les fleurs allaient encore cracher leur venin enflammé. Toutefois, le temps s'arrêta autour d'eux. Je me lançai un sortilège de célérité, puis prenant appui sur mes jambes, je m'élançais devant mes ennemis. Les fleurs étaient devant moi et le temps allait reprendre son cours. Mon arme les fouetta d'un même mouvement vertical et avant que le sort se dissipe, je sautai dans les airs, plantant mon trident devant eux et retombant devant les lanciers.

    Le sortilège se dissipa et alors que les sans-cœurs s'avancèrent, une explosion retentit, rapidement suivit par une dizaine d'autre. Les lanciers furent engloutis dans un geyser de ténèbres. Mon bras devant légèrement brumeux avant de partir en direction des plantes. Une fois qu'il fut arrivé, il éclata en un millier de fines aiguilles de vapeur, trouant les monstres sans leur laisser la chance de lancer leur attaque. Le nuage revint vers moi et mon bras réapparu. J'avais dû utiliser plus de sort que prévu... Il était plus que possible que la Coalition ait entendu l'explosion. Je pris quelques instants pour sonder l'endroit. Il n'y avait aucun amas de ténèbres qui se dirigeaient dans ma direction. Je m'avançais lentement, marchant tout simplement vers la place. J'étais perdu dans mes pensées. Devais-je retrouver Primus en premier... Ou devais-je aider les enfants... Ce mur m'aurait certainement dit de m'occuper des enfants. Que la paix était la plus importante et aurait brassé de l'air pour rien. Qu'est-ce que des enfants pouvaient faire pour nous... Rien. Ils n'étaient que des gosses. Mais... Peut-être que si nous les sauvions, les habitants pourraient enfin voir, qu'il est possible d'agir contre la Coalition. Ils seraient peut-être d'avis à faire une énième révolte. Oui... Je savais que faire, kufufu.

    La place était en vue. Elle était déserte, il n'y avait que deux enfants recroquevillé dans un coin. Abandonner de tous, simplement parce que leur destin était sombre. La vie est si injuste... Et c'est cela qui vous donne envie de vivre, non ? De la défier. De lui prouver à quel point, elle avait tort. C'est de jouer contre elle, qui est amusant. Je m'avançais lentement, faisant attention à ne pas les effrayer, un sourire collait au visage, une mèche recouvrant mon œil droit. À chaque nouveau pas que je faisais, les petits se recroquevillaient de plus en plus. Ils étaient terrifiés, mais n'était-ce pas normal ? On avait tué leur parent. On les pourchassait. En tout cas, c'était étonnant qu'aucun sans-cœur ne les ai déjà massacré.

    Un grondement sourd se fit entendre. Tel un éclair qui foudroie une place, un sans-cœur tomba sur le sol. Il était de la taille d'un humain basique, mais possédait de puissantes ailes, ainsi qu'une épée des plus imposantes... C'était l'Orcus. Un sans-cœur à l'apparence démoniaque. On aurait dit un démon fait de ténèbres. Un énorme cadran apparu au-dessus de la bête, l'emprisonnant dans les mailles du temps. Je courus rapidement vers les deux enfants, les prenant dans mes bras avant de leur chuchoter.


    ''-Ne bouger pas. Ne faite pas le moindre bruit. Je suis là pour vous sauver, j'ai été envoyé par la Lumière pour vous protéger. Ne bougez plus de là, attendez juste mon signal.''

    La seconde d'après, les deux enfants étaient devenus invisible pour toutes choses. Le seul moyen de les trouver, était de pouvoir les voir autrement que par les yeux. Un sans-cœur pouvant sentir les cœurs, mais il ne pouvait se concentrer s'il était harcelé de coup... Au final, je n'avais plus que deux solutions pour pouvoir m'en sortir. La première était loin d'être réalisable. Elle consistait à attendre Primus et à vaincre ce sans-cœur à deux. La seconde, serait de montrer toute l'étendue du pouvoir des illusions et cette solution me paraissait la plus embêtante... J'avais toujours cette impression d'être observer et dans le cas où la capitaine arrivait, je ne pouvais pas créer de dôme... C'était réellement ennuyeux... Contrairement à ma pensée, mon physique était tout le contraire. Je souriais d'un sourire sadique. J'allais m'amuser, certes... Une fumée aussi blanche qu'était la douceur d'un nuage, ou d'un morceau de coton enveloppa la place de la gare. La brume se contracta, créant une forme en face du sans-cœur. Une énorme lame. Dès que le temps reprendra son cours, elle s'enfoncera dans ses entrailles. Je n'avais plus qu'à attendre.

    Le sort se dissipa et l'épée fonça vers sa cible. La lame magique fut réduite à néant par une puissante onde de choc créait par le sans-cœur, je fus d'ailleurs moi-même balayait comme poussière au vent. Afin de limiter les dégâts, mon corps devint brume. Je me glissai derrière lui, laissant mon torse apparaître. Une fourche se matérialisa dans ma main et d'un coup, je lui enfonçai la lame dans ses entrailles. Des fleurs de lotus sortirent du sol à toute vitesse, encerclant l'ennemie et une imposante colonne de flamme jaillit du sol. Tel était l'enfer d'une illusion. Être emprisonné de lien irréel et pourtant qui font partie de notre réalité, bruler par un torrent de feu. Voici ce qu'était une illusion. Une vérité dissimulée... Toute la brume autour du sans-cœur se contracta, l'étranglant totalement.

    J'avais gagné... Ou, je le croyais... Une puissante vague détruisit les liens de vapeur, me projetant dans le mur. Est-ce que les enfants allaient bien ? Avaient-ils été touché dans cette attaque ? Mon regard se perdit sur les flammes qui commençait à se tarir... Je ne devais pas abandonner... C'était une simple mission... Je me remis debout en utilisant mon trident. Le geyser redoubla de vigueur. Non, je n'étais pas encore à terre.
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Mer 23 Fév 2011 - 22:14
    C’était bien simple… Elle allait le tuer.
    Elle ne savait pas encore comment elle déjouerait ses illusions si jamais il comprenait, mais elle le tuerait… Parce qu’elle en avait plus qu’assez de devoir marcher dans un tunnel, parce qu’elle lui en voulait d’être parti comme un voleur, la laissant seule dans une ville qu’elle ne connaissait pas. Et surtout parce qu’il était détestable à ne pas se soucier une seconde des autres personnes comme elle qui étaient dans le plus grand des dangers.
    Si ça contribuerait à la paix ? Sans aucun doute. Cet homme n’était un bien pour personne et il suffisait pour le comprendre de connaître ses antécédents.

    Elle marchait depuis dix bonnes minutes dans ce tunnel et était déjà passée devant la porte 1 et 3… Elle tenait toujours sa hallebarde avec une austérité aristocratique, tout en laissant sa colère la gagner doucement… Pour ce qui était du sens de l’orientation, elle n’excellait pas. Bien au contraire, elle était en dessous de la moyenne. Un de ses nombreux défauts comme son manque de sensibilité pour la magie et sa nullité légendaire pour les travaux techniques.

    Elle s’arrêta quelques instants et s’assit à terre, déposant son arme à ses pieds et mit sa tête entre ses genoux comme pour cacher son visage. Elle voulait reprendre son souffle qui lui manquait tout en exprimant ses lamentations au silence… Cet endroit était détestable… L’air était pesant, sans la moindre once de chaleur. Il n’y avait personne pour combler cette désolation. La Cité du Crépuscule avait trop peur pour qu’elle puisse y changer quelque chose à elle seule… Elle qui n’était qu’un garde.

    A l’instant même où elle pensa se relever, une sphère de ténèbres apparut et de cette dernière s’échappa un sans-cœur… Il était seul et peut-être était-ce mieux pour les autres créatures qui auraient voulu l’accompagner… Il les aurait probablement écraser tant il était énorme. Elle n’en avait jamais combattu, c’était même la première fois qu’elle en voyait un… Le Behemot. Ce sans-cœur quadripède mauve et difforme faisant pratiquement quatre mètres… Du bout de sa corne, il touchait le plafond… Elle se leva, sans peur et tout en brandissant sa hallebarde, fixait l’énorme créature dans le jaune des yeux.

    Elle s’approcha de par une glissade et fit un vif coup horizontal au niveau des pattes avant du sans-cœur. Elle se situait déjà juste en dessous de la gorge de la créature et rater une telle occasion serait indigne d’elle. Elle pointa le cou du sans-cœur et sans qu’il ne puisse faire un mouvement, elle fit un terrible coup d’estoc avant de se retirer en repli d’un bond... Sûre d’être débarrassée de ce parasite.

    Je ne sais si c’était parce que tout chez cette chose était terriblement musclé ou si c’était un monstre invincible mais il ne broncha même pas au pire coup qu’elle put donner. Et il chargea le plus naturellement du monde, sans même être en colère… Il n’avait réellement rien senti. Elle voulut faire une roulade au dernier instant mais fut percutée violemment par ce gigantesque corps.
    Son souffle fut véritablement coupé, comme si sa cage thoracique s’était brisée en même temps que sa certitude d’avoir vaincu. Elle se releva difficilement tout en essayant de récupérer de l’art et fit apparaître machinalement son épée avant de courir vers le sans-cœur et de faire un double saut pour tomber sans grâce sur son dos.

    Elle se leva en essayant de garder son équilibre sur l’être des ténèbres, leva son épée vers le ciel, lame pointée en direction du dos du taureau et sans plus attendre elle fit un coup verticale d’estoc. Mais son épée ne s’enfonça même pas dans sa chair, il ne fit que rebondir…

    Il ne restait donc que deux solutions… Soit il n’était sensible qu’à la magie et là… Ravness le payerait cash… Soit il était invincible, et là ce serait absolument impossible…

    Elle fit avec rapidité disparaître son épée et sauta au sol tout en faisant apparaître son large bouclier qu’elle accrocha à son dos pour amoindrir les chocs qui viendraient par derrière. Et sans plus attendre, elle prit la fuite en courrant du plus vite qu’elle put. Si elle en avait honte ? Pas du tout. Elle savait reconnaître l’échec et abandonnait aisément si elle pouvait s’en tirer à si bon compte. Sa mission était plus importante que sa fierté.

    L’ennui est qu’il chargeait plus vite qu’elle ne courrait. Et elle arrivait à peine à maintenir un mètre entre elle et lui, profitant du mieux qu’elle le pouvait des virages pour lui faire perdre quelques secondes. Et enfin arriva devant elle… Non, pas la porte… Mais une chouette aux plumes couleur de nuit arriva innocemment devant elle. Inconsciemment, Ravness la suivit en la liant d’un lien de douleur… Son plan serait de la suivre puisque elle-même ne savait pas du tout où elle se dirigeait. Et étrangement, bien qu’elle ne se dépêchait que dans les espoirs de Ravness, la chouette semblait prendre un chemin bien précis, comme si elle connaissait déjà l’endroit. Ce fut une aubaine et peut-être bien ce qui sauva la Capitaine qui enfin aperçut la porte Numéro 5 dans laquelle elle s’engouffra pour arriver à destination, fermant un grillage devant le sans-cœur…

    Et c’est un nouvel être des ténèbres qui trônait au centre de la place… Il était sous un geyser de flammes et ligoté, étranglé par des sortes de cordes de vapeur… La Capitaine de la lumière aperçut alors le Général, concentré…
    Elle eut comme une intuition et prit en un instant son bouclier attaché à son dos pour le brandir devant elle, se réfugiant au maximum derrière lui. Une onde de choc énorme se dégagea alors du sans-cœur, brisant les cordes de vapeur, atténuant le feu et venant frapper Mukuro et même la Capitaine qui malgré son bouclier, se sentit étouffée par une telle puissance. Elle ploya, mettant un genou à terre et regardant du mieux qu’elle le put l’évènement. Mukuro était à terre… Il parût tout de suite moins imbécile Ravness qui regretta soudainement sa défaite… Toute seule, elle avait peu de chances d’en sortir… Et les enfants, où étaient-ils ?

    Et tandis qu’elle guettait sans se faire voir la place, dans la crainte de trouver deux cadavres, Mukuro se releva et fit redoubler d’ardeur les flammes du geyser… Tant mieux pour Ravness mais il avait sérieusement l’air d’avoir besoin d’une pause… Elle devait au moins lui laisser quelques secondes et cherchant autour d’elle, elle aperçut la gare… Cette dernière était une base de tour qui semblait complètement détruire, comme si quelqu’un s’était amusé à détruire un édifice ici même. Elle aperçut par chance un morceau de mur qui faisait avant partie d’un ensemble plus grand… Dirigeant sa main vers ce dernier, elle le fit léviter et sans attendre, le projeta au niveau du corps du sans-cœur, arrêtant son prochain geste avec brio.


    « Très subtil, Général… Laissez-le faire encore un coup comme ça et on aura la mort de deux enfants sur la conscience. »

    Elle s’approcha du guerrier au trident sans vraiment lui apporter de l’aide et lui adressa un regard interrogateur pour connaître la position des enfants. Il lui fit un signe de tête vers une partie d’un mur.

    « Ils sont plus importants que ce sans-cœur… Couvrez-moi. »

    Même si le sans-cœur était assailli de flammes, il restait très dangereux… Ravness se dirigea vers les deux enfants, en espérant qu’ils n’aient pas bougé alors qu’ils lui étaient cachés par une illusion… Elle aurait bien tenté de se concentrer pour les voir mais il y avait bien trop de risques pour qu’elle se fasse exterminer par la créature. Mais à peine quelques secondes plus tard, il y eut un hululement de la chouette qui se mit à voler et à agresser le sans-cœur, retenant sa concentration.

    Elle s’appliqua donc à voir les enfants, à briser l’illusion à ses yeux, ne serait-ce que pour quelques secondes. Elle avait beau être apte à résister aux illusions mieux que quiconque, le niveau en ce domaine de Mukuro dépassait tout ce qu’elle avait déjà subi. Par chance et durant une petite seconde, deux silhouettes percèrent pour son regard l’illusion. Et sans plus attendre, elle établir un lien de douleur avec chacun d’eux…
    C’était sa plus grande capacité et la meilleure aide qu’elle pourrait apporter au Général… L’arcane du sacrifice.

    Elle n’essayait plus de voir les enfants… Il lui suffirait dès à présent de ressentir leur douleur pour pouvoir les localiser. Elle se mit aux côtés du Général et lui adressa un regard froid.


    « Cette fois-ci… Faisons cela à deux. »

    Elle fit apparaître sa hallebarde dans sa main droite, ajoutant un poids supplémentaire à sa panoplie, tenant déjà son bouclier. Et elle s’approcha doucement du sans-cœur, maintenant tout de même une certaine distance avec lui et des flammes de Mukuro. Elle mettrait le paquet, elle devait absolument le repousser jusqu’aux débris de la tour pour lui asséner sa plus puissante attaque.
    Mais le sans-cœur ne lui laissa pas une seconde de répit, frappant de sa large épée. Elle parvint par son instinct à interposer son bouclier mais ploya une nouvelle fois sur la puissance du coup. Alors, tandis qu’elle était presque à genoux, elle sentit une lame, un trident siffler au-dessus de sa tête pour s’enfoncer dans la chair du sans-cœur. Il eut un mouvement de recul de son épée, la Capitaine se releva tout en évitant le trident du Général et avec toute sa force enfonça sa hallebarde au niveau du ventre du sans-cœur. La Capitaine l’y laissa et recula… Elle n’adressa pas un regard au Général malgré sa reconnaissance. Son premier geste fut de s’envelopper d’une aura bleuâtre… Une barrière ++. Ensuite, elle brandit son bouclier qu’elle mit devant elle et sans se soucier des risques, elle utilisa son pouvoir psychique pour accumuler de l’énergie sous ses pieds et brusquement fut propulsée en direction du sans-cœur.

    Elle pénétra au sein même du geyser mais juste pour le temps de repousser de son bouclier le sans-cœur… Et il atteignit l’endroit où il y avait tant de débris de la tour… Elle tomba au sol violemment. La coopération viendrait après, elle devait tout faire à la fois ou ce serait obligatoirement l’échec. Elle se releva sans ramasser son bouclier et pointa le sans-cœur de ses deux mains… Luttant contre la chaleur des flammes qui étrangement, semblaient avoir touché son âme plus que son corps.

    Un petit tourbillon se forma autour du sans-cœur... Le piégeant et cela malgré le geyser… Et emportés par le tourbillon vinrent des centaines de débris plus ou moins gros… Ils tournaient énergiquement autour du sans-cœur… Et aussi brusquement qu’ils étaient arrivés, Ravness frappa ses mains l’une contre l’autre, refermant le tourbillon avec tout ce qu’il portait sur ce démon.

    Elle se mit alors à genoux… Pas pour ramasser à son bouclier, contrairement à ce qu’on pourrait croire mais pour supporter sa fatigue. Elle avait épuisé une grande partie de sa capacité psychique et même son corps en ressentait les effets… Malheureusement, si l’attaque avait été violente, le sans-cœur était toujours vivant… Il fonça vers elle qui n’eut pas le temps de s’emparer de son bouclier et de sa queue tranchante, il lui fit un coup horizontal un peu au-dessus de sa poitrine.

    Elle supporta la douleur du mieux qu’elle le put et en luttant contre la chute, elle s’empara du bouclier pour sauter en arrière, d’un repli.


    « Il est vraiment… redoutable… »


_______________________________
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Ven 4 Mar 2011 - 0:07
    ''-Kufufu.''

    Tout ceci était très drôle. Le combat, cette situation. Tout ce qui se passait à cet instant était comique. Primus, ce mur, cette personne froide était en train de se battre pour la vie de deux petits êtres. À la voir au quotidien, froide, distante, c'était réellement comique de la voir se battre pour la paix. Qui aurait pu penser qu'une si distante personne puisse vouloir sauver quelqu'un. Ne faisait-elle pas comme moi, porter un masque, s'éloigner de la réalité, se protéger de cette même vie, en s'accrochant à des chimères, à des illusions ? Cette armure, ne protégeait-elle pas une blessure ? Ah... Capitaine Primus, que tu es amusante, kufufu.

    Enfin... La réalité nous rattrapait toujours et là, cette même vérité avait la forme d'un démon, possédant une épée aussi imposante que ses muscles. Une aura aussi ténébreuse que celle de la nuit. Ici, dans cette cité au couleur de l'ombre, c'était des plus normal. Encore un peu et j'attaquerai. Encore un peu et je jouerai avec toi, Capitaine... Puisque la vie est un jeu. Et que le glas funèbre qui marquerait le commencement, sonnait...


    ''-Il est vraiment... redoutable...''

    Elle était devant lui et l'ombre s'apprêtait à foncer sur elle pour lui donner un coup des plus dangereux. Vu l'énergie qu'elle avait utilisée, elle ne devait plus être en forme. Malgré tout ce que je pouvais dire sur elle, sur sa froideur, elle m'avait bien aidé. Elle m'avait offert une courte pause et je ressentais cette aide comme une dette désagréable envers elle. Autant s'en débarrasser de suite. La brume, la vapeur d'eau dans l'air se rapprocha rapidement de Primus et se condensa en un mur. La vaine protection résista une première fois, tandis que le sans-cœur s'apprêtait à réitérer son coup. Le bouclier explosa, créant une multitude d'aiguille qui foncèrent telle une pluie vers l'Orcus. Il recula vivement, pendant que je m'approchais du Capitaine. Mon éternel sourire scotchait au visage. Ma main se posa sur l'épaule du capitaine. Elle eut alors la réaction que j'attendais. Un mouvement sec et rapide, pour enlever ma main. Elle ne m'aimait pas beaucoup, kufufu. C'était si amusant de regarder ses réactions. Quelle dommage que ce fut en mission. J'avais encore quelque tour dans ma manche. Et une question s'imposa en moi, avais-je encore l'énergie nécessaire à la réalisation de ces sorts ? Seul l'avenir nous le dira.

    Mon trident rencontra une énième fois le sol, le bruit qui en résultat sembla se prolonger, s'éterniser. C'était le temps. Le temps que je manipulais comme une marionnette. Toute chose en dehors de moi, était tel que mis en pause. Le sans-cœur semblait s'être totalement arrêté et c'était la même chose pour ma coéquipière. Je me mis à courir, profitant du temps qui me restait avant de rompre le sort. Oui... Tout était une question de seconde. J'arrivai rapidement en face de mon, ou plutôt de notre adversaire. Ma fourche vola et vint rencontrer son corps, le parsèment de coups.

    Et dans cette bulle temporelle qui m'entourait, j'eus l'impression qu'il se passe des heures. La fatigue rencontrant mes membres. Les faisant trembler. Je n'avais presque plus de réserve magique. Et ce qui devait arriver, arriva. Le temps reprit son cours et dans un dernier coup, je le frappai violemment, plantant mon arme dans son torse. Était-ce la fin ? Je n'aurai su le dire. Ce qui était sûr, ce qui était vrai à cet instant, c'était qu'il semblait me regarder de ses yeux rouges. Son épée s'envola dans les cieux et... Elle aurait dû me transpercer, ou du moins me frapper violemment. C'était ce qui était prévu. Ce qui aurait dû arriver. Alors...

    Alors, ma chouette fonça sous sa lame et pris le coup pour elle. Elle me laissa le temps d'enlever mon arme de son buste et de rejoindre Primus qui s'était remis debout. Nous n'étions pas dans un bel état, c'était le moindre de ce que nous pouvions dire. Mon animus rencontra le sol et une flaque rougeâtre se dessina au sol, autour d'elle. Ses plumes d'un blanc rivalisant avec les ailes des anges se tachèrent d'un rouge sombre et à l'aura d'un feu démoniaque. Plus sombre. Moins vivant qu'une flamme normale. Elle n'était pas morte, elle ne pouvait pas mourir, elle disparut simplement dans une gerbe d'étincelle blanche. Elle ne pouvait pas quitter ce monde comme Nagi et pourtant j'étais... Triste ? Peut-être en colère... Oui, c'était de ma faute, comme ce jour-là. Je les avais laissés mourir, je n'avais rien pu faire... Rien... à cette époque je détestais mon manque de puissance et maintenant que j'avais obtenue un plus grand pouvoir, je ne pouvais toujours rien faire... Et là, alors que de simples enfants aussi perdus que je l'avais été, dans ce même monde, dans ce même lieu, simplement quelques années en arrière. J'allais aussi échouer à les aider...

    Mon sourire avait complètement disparu. Combien de temps s'était écoulé durant lequel, j'étais resté là, inerte ? Peu de temps, à en voir la position des protagonistes. Primus avait son bouclier et sa hallebarde devant elle, prête à attaquer le sans-cœur, qui était devant nous. Je me retournai légèrement, regardant les gamins. Une fille et un garçon, deux enfants... Comme nous l'avions été, moi et Konan. Deux gosses perdus dans une ville immense. Avais-je changé ? Non... J'étais toujours le même, la seule différence, c'était... que j'avais des responsabilités. Et, l'une d'entre elle, était que je devais sauver ces enfants. Coute que coute.

    Et alors que le sans-cœur fonçait sur moi, Primus s'interposa. Avait-elle encore d'énergie pour se battre ? Ou était-ce autre chose... à cet instant, cette frêle femme était bien plus forte que moi. Même si elle était fatiguée, exténuée, elle continuait. Moi aussi je le devais. Pour garder la tête haute et pour montrer à ces enfants qu'on ne les abandonnait pas. Je me concentrai, pendant que le Capitaine occupait le sans-cœur, réunissant l'énergie qu'il me restait. De multiples sphères apparurent autour de mon trident, grandissante et se multipliant. Les boules s'unirent, dans un ballet frénétique. La résultante apparut soudain, lévitant au-dessus de mon arme. Je me concentrai, utilisant les minces pouvoirs psychiques pour prévenir Primus. Une simple phrase. Un simple mot : Pars. Un simple avertissement. Elle sembla comprendre le message, sans avoir besoin de regarder derrière-elle.

    Dans un mouvement sec, j'accompagnai la sphère vers le monstre, jusqu'à ce qu'elle s'avance d'elle-même, explosant à son contact. C'était un coup-bas, j'avais profité de sa surprise, mais... C'était nécessaire. L'onde de l'explosion souffla sur nos vies et sur les débris. Et dissimulé par le bruit du vent, j'éternuai. Ou plutôt, je crachai un liquide épais et rougeâtre. Il atterrit dans ma main, la même que je rangeai rapidement dans une de mes poches. Mon genou rencontra le sol et alors que je commençais à espérer que cette mauvaise pièce soit finie. Et pourtant... Elle ne l'était pas.

    Il était encore là, il était encore vivant. Ses jambes avaient disparu et il ne resterait plus très longtemps. Mais... Dans tout ça, l'ironie était que je n'avais plus la force de me défendre, ou d'éviter le prochain coup. Et encore plus drôle... C'était Primus qui m'avait sauvé, en plongeant son hallebarde dans le dos du sans-cœur et en l'achevant... Je lui devais encore quelque chose... Je me relevai, prenant appuie sur mon trident, plongeant mon visage dans un masque de joie. C'était là, une chose qui était obligée. Celle de faire croire aux enfants que nous allions bien. Que nous pouvions les aider et les protéger. Nous avions rempli la première partie de notre mission, retrouver et protéger les gamins, la seconde partie était de les réconforter. Ce fut tout naturellement que je m'avançai vers eux, plongeant mon regard dans le leur, tout en me baissant pour pourvoir être à leur niveau. Je fis mon sourire le plus doux, celui qui n'étais empli d'aucune émotion s'approchant du sadisme. Ma voix était plus lourde qu'à l'habitude et un de mes yeux étaient clos. Dissimulé derrière une mèche, les enfants ne verront rien.


    ''-C'est bon, tout est fini, tout est fini. Nous sommes là pour vous protéger, nous allons vous ramener dans votre nouvelle demeure.''

    Ce fut le plus petit, le garçon qui s'approcha de moi, se mettant devant sa sœur comme pour la protéger. Il aurait dû avoir peur. Ne pas faire confiance à de tels individus. Et même si nous étions venus le sauver, cela aurait pu n'être qu'une mise en scène, qu'une illusion. Toutefois, c'est comme ça que sont les enfants. Ils peuvent être effrayés, mais... pourtant, une fois qu'on leur donne une mince preuve de bienfaisance, ils commencent à se rapprocher. À tendre les bras vers l'espoir qui est apparu. Ils s'approcheront tout doucement vers la lumière, jusqu'à l'attraper, la prendre à bras ouvert.

    ''-Vous n'êtes pas de la Coalition ?

    -Non, nous sommes des gentils. Nous sommes venus vous sauver. Toi et ta sœur. Seriez-vous prêts à me suivre ?''

    Je levais la tête vers Primus, elle était dans un aussi sale état que moi. Mes habits habituellement d'un noir resplendissant était saupoudré de poussière. Leur donnant une teinte beaucoup plus terne. Il en était de même pour la Capitaine. Je me levai, plongeant mon regard dans le crépuscule de ténèbres. J'aurai aimé savoir ce qu'ils pensaient, savoir ce qu'ils éprouvaient. Perdre un être cher, était-ce pareil que de perdre quelqu'un de votre famille ? Je ne sais pas... Je ne le serais certainement jamais. Cela fait partie des choses que personne ne souhaiterait savoir, pourtant, la connaissance est un bien des plus agréables, qui nait de la curiosité, un mal d'après certain. Une petite main vint enserrer mon pantalon, mon œil à la couleur du saphir se dirigea vers la personne à qui appartenait cette main.

    Je ne l'avais pas vu, mais ils avaient pleuré. Des sillons brillant étaient incrustés sur leur visage. La réponse fut chuchotée, légèrement et doucement, tel un trésor qu'il ne fallait pas donner. La peur les avait marqué... J'utilisai mes dernières forces magiques pour nous téléporter hors de ce lieu. Primus, les deux enfants et moi. Au final... Ce fut une bien drôle journée.
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Dim 13 Mar 2011 - 16:28
    Alors c’est un rp bien organisé je trouve. On voit bien la personnalité de vos personnages respectifs et le fait qu’ils soient si différents ajoute quelque chose de plus.

    Primus, je n’ai pas grand-chose à dire sur tes posts à part que c’était bien écrit, bien décrit, bien vivant. Toujours très plaisant à lire

    Mukuro, en te lisant, je repense à quand je notais les missions de Saïx. Tu as toujours (ou presque) été original et ce que tu fais est prenant. Mais, parce qu’il y a presque toujours un mais, tu fais toujours des fautes. Bien sûr en moins grand nombre mais on les retrouve encore dans tes textes. C’est assez dommage parce que je trouve que tu as un très bon niveau et que ces fautes sont ta lacune principale.

      Atroce donc,

      Primus: 50 points d’expérience + 490 Munnies + 1 PS en Force + 1 PS en Psychisme + 2 PS en Défense.

      Mukuro: 48 points d’expérience + 475 Munnies + 1 PS en Force + 3 PS en Défense.


    Je laisse Yuki changer vos fiche, je ne peux pas le faire moi-même.
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