Le Drapeau Blanc

Feuille de personnage
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le Lun 24 Jan 2011 - 18:26
    « Garde à vous ! »

    Ils s’exécutèrent dans un grand fracas métallique qui dura une dizaine de secondes… Le temps que chacun se tienne droit, aligné à ses camarades et surtout à sa place, le Capitaine Primus avait déjà eu le temps d’un soupir, un regard de mécontentement et puis de pitié.
    Elle se mit elle-même au garde-à-vous et à défaut de ne pas avoir d’arme à la main, elle leva sa main droite dans un salut jusqu’à la tempe…

    Devant elle, il y avait alors une petite trentaine de gardes du château de la lumière qui eux faisaient un salut différent en fonction de leur panoplie. Ils étaient exactement vingt-huit et d’après ce qu’elle voyait, elle était dans la moyenne d’âge mais sans étonnement, se trouvait être la plus petite de ce grand groupe… Elle pouvait apercevoir quelques gardes de la dernière et troisième rangée discuter discrètement et dissimulant quelques sourires.

    Elle s’approcha tout en les ignorant… Elle ne commencerait pas par élever la voix contre eux… Elle se dressa, menue, devant la première rangée et la sonda d’un regard froid et imperturbable, tenant ses deux mains derrière son dos.

    Par la fenêtre de la plus haute tour, je pouvais la distinguer et de là où j’étais, je pouvais sentir sa prestance et la sévérité de cette jeune femme.
    Elle parla alors d’une voix sonore, se répandant en écho dans les préaux du château, elle détachait chacun de ses mots comme pour être comprise dès la première fois. Elle aurait pu parler encore plus lentement si cela avait pu lui ôter le doute de devoir se répéter, chose qu’elle haïssait plus que tout.


    « Soldats ! Je suis le Capitaine Primus… Et j’ai reçu l’ordre du Général Mukuro de faire en sorte que… Vous ne soyez plus trop mauvais et habitués à ne rien faire de votre épée. »

    Elle ferma les yeux, doucement et quand elle les rouvrit, son regard infaillible se posa instinctivement sur un soldat du premier rang qui, bien qu’au garde-à-vous, tenait une arbalète entre ses mains… Elle s’approcha jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres de son arme…

    « Lors du Garde-à-vous, il y a quelques règles indispensables et ridiculement évidentes à respecter. Tout d’abord, si arme légère il y a, j’entends épée, dague, arbalète, arc et tout ce genre d’accessoires… Jamais vous ne devez les garder en main, leur place est dans leur fourreau ou à votre dos… »

    Elle s’éloigna pour se remettre à sa place tout en parlant de cette même voix.

    « Si arme lourde il y a, c'est-à-dire dans votre cas, lance ou hallebarde, l’arme ne doit pas être pointée en direction de vos camarades et encore moins vers moi. Vous devez la tenir en parallèle avec votre corps, droite et à votre droite. »

    Lorsqu’elle eut fini, elle aperçut quelques gardes cesser de se mettre en garde, elle leur adressa un regard interrogateur qui les força à se remettre dans cette position inconfortable.

    « Votre Général vous a trouvé lui-même d’une grande nonchalance. Si même devant votre plus haut supérieur, vous ne parvenez pas à avoir l’air d’être entraîné, sérieux, et discipliné… Alors il est vraiment temps que je vous montre la définition de ce dernier mot… »

    Elle était déjà d’une grande sévérité… Elle paraissait véritablement mécontente bien qu’étant en réalité, plutôt dans son élément et assez satisfaite d’être là.
    Satisfaite mais pas heureuse, il n’était pas dans ses habitudes de douter de ses supérieurs en de pareils cas. Mais c’était là la première mission qu’elle obtenait du Mukuro Rokudo, un homme grand, charismatique mais étant trop habile et sournois pour qu’elle lui accorde sa pleine confiance.

    Mais la vérité, c’était qu’elle n’avait rien à faire du caractère de son nouveau supérieur. C’était son identité. Elle le connaissait et apparemment, il s’était souvenu d’elle. Dans ce château, seul lui l’avait connue avant qu’elle n’arrive. Il avait échappé de nombreuses fois à son père et toujours d’étranges façons.
    Elle reprit son discours et alors qu’elle prononça le mot fatidique, elle fit apparaître dans sa main droite son étendard suspendu sur ce long fer blanc. Elle tendit ce même bras vers la droite, le tenant droit…


    « La Discipline. La discipline est mon maître mot… Soldats ! Je vais aujourd’hui faire entrer de force cette chose en vous. Maintenant voici… »

    Elle se retira quelques instants et sortit d’un sac une affiche assez grande…

    « Vos tours de garde dès aujourd’hui. »

    Elle a dit ça d’une voix que je qualifierais de complètement naturelle. Comme si c’était la chose inévitable à dire au petit matin. Il y eut alors une poussée de soupirs d’indignations… Elle dévia son regard de l’affiche jusqu’aux soldats à qui elle adressa des yeux qui ne voulaient rien savoir…

    « Vos tours de garde dès aujourd’hui… Vous êtes l’escouade numéro 3… Il y en a trois autres dans le château avec le même nombre de soldats. Ce n’est pas énorme, je vous rassure… Voila comme cela va se dérouler… J’ai compté trente soldats par groupe. Chaque nuit de Minuit à 8 : 00 du matin, auront lieu quatre tour de garde de deux heures par deux soldat. Vous par exemple, vous opérerez dans la fourchette de 4 :00 à 6 :00 du matin, deux par deux. Vous aurez donc droit à deux tours de garde par mois… »

    Elle leur adressa un nouveau regard interrogateur pour voir s’ils avaient compris et en vue de leur visage perplexe, elle se retira une nouvelle fois avec la pancarte en main.

    « Tout est noté sur l’affiche… »

    Et elle se dirigea vers un mur, armé de papier adhésif. Elle était en train de scotcher cette ouvrage dont elle était fière d’avoir instauré une règle fixe tandis qu’elle pouvait entendre les murmures désapprouvant cette initiative… Mais sans y prêter attention, elle revient jusqu’au groupe. L’un des gardes s’avança d’un pas téméraire vers elle et s’approcha jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres du corps de la jeune femme. Il était plus vieux et regardait bien de haut le Capitaine.

    « Nous ne sommes pas d’accord, ces tours de garde sont strictement… »

    « Soldat ?... Vous ne portez pas de casque ? »

    « Toi non plus. »

    Et alors qu’on aurait pu douter de sa capacité à atteindre les épaules du garde même debout sur un tabouret, les bras levés, la Capitaine flanqua une baffe terriblement bien cadrée sur la joue du soldat qui s’éloigna sous l’impact, tenant sa joue d’une main… Aux alentours, tout le monde se tut, il n’y eut plus le moindre murmure.

    Dans son tempérament glacial, Ravness ne dit rien jusqu’à ce qu’elle se fut approchée de l’homme, il baissait la tête pour ne pas se prendre une nouvelle gifle alors elle l’empoigna par le col de sa cote de mail et le fit tomber violemment au sol. Elle s’approcha une nouvelle fois en silence et sans baisser son corps ou son regard, elle parla enfin…


    « Quand tu t’adresses à moi, tu m’appelles « Capitaine »… Ne t’avise plus jamais de me tutoyer... N’ose même plus t’approcher de moi en période d’entraînement ou de garde sans casque sur la tête. Cesse directement de me porter un tel regard de haine où je te fais subir ton affront en t’humiliant de plus belle et surtout… Surtout… Si jamais tu t’approches encore une fois comme ça de moi… Brise encore une fois mon espace vital… Et je te fais tuer sur le champ. »

    Si vous connaissez Ravness, vous devez bien comprendre que si elle ne regardait pas cet homme dans les yeux, c’était pour s’empêcher d’exécuter toutes ses menaces…

    « Je vous écoute, que vouliez-vous me dire ? »

    Le jeune homme parut comme terrifié et peu sûr de lui.

    « Je me disais que… Mon Capitaine… Je me disais que vous aviez tort de nous imposer des tours de garde durant… La nuit, puisque le château n’a pas été attaqué depuis maintenant des mois… Mais… Finalement, je crois que ça pourrait nous aider à être plus… Disciplinés. »

    « En effet… Soldat ? Vous ne portez pas de casque ? »

    Il se releva alors subitement et poliment, se pressa d’aller enfiler son casque.

    « Soldats, soyez tranquilles. Ce que je vous demande, je l’ai fait et je le fais encore… Mes tours de garde seront de huit heures par mois. Sur ce, divisons nous en deux groupes pour un exercice… Le Général semble d’avis que vous avez perdu l’habitude de combattre un danger inconnu et organisé. Nous sommes vingt-neuf, dans mon groupe je veux treize d’entre vous et tout le reste dans l’autre équipe… Notre terrain sera simplement ce vaste jardin. »

    « Capitaine, avons-nous des signes distinctifs pour nous différencier des adversaires ? »

    « Non, Caporal, nous avons juste notre mémoire et la discipline. Et ne prenez qu’une épée, un bouclier et la magie si vous la contrôlez. Je suis la seule à pouvoir prendre une arme de plus. »

    Alors ils se divisèrent… Ce n’était qu’un entraînement et pourtant, ce petit rien changea le visage de nombres de soldats, ils paraissaient comme excités… Et cela était contagieux, on pouvait voir des serviteurs, des habitants du château, des cuisiniers regarder ce champ de bataille improvisé.
    Le groupe de quatorze que la Capitaine Primus dirigeait était rassemblé derrière un haut bosquet les dissimulant à la vue de leurs adversaires mais pas des spectateurs. Elle leur parla à tous d’une voix discrète, comme distraite.


    « Trois choses sont primordiales pour se lancer dans un combat… La Confiance en ses coéquipiers, La Discipline pour ne pas hésiter et finalement, savoir dans quoi on s’engage… On peut y aller. »

    Ses subalternes la regardèrent avec des yeux quelque peu effrayés alors qu’elle les envoyait au combat avec seulement une belle parole et sans conseil avisé.
    Elle leur fit un simple signe pour qu’ils dégainent leur épée et leur bouclier, mêmes armes qu’elle fit apparaître dans ses mains, déjà prête. Alors ils s’élancèrent… Tous…

    Les ennemis apercevaient le groupe de la Capitaine et tels des guerriers du nord, sans même se regarder d’avantage, ils brandirent leurs armes et coururent à grande vitesse. Entendre des cris d’entre eux n’aurait pas été spécialement étonnant vu la violence de leur approche. Ils avaient l’air intouchables… Ravness fit un signe sec à ses coéquipiers pour qu’ils ne changent pas leur position et leur adressant un léger regard concentré, elle parla d’une voix discrète.


    « Y a-t-il parmi vous des magiciens ? »

    Deux des gardes levèrent leurs mains comme des élèves à leur professeur.

    « Et parmi les ennemis ? »

    La question leur parut tout de suite moins utile et ils n’osèrent répondre avec certitude tant ils étaient nerveux… Au bout de quelques instants, l’un des alliés rugit un cri.

    « Le petit ! Tout à droite ! »

    Ce petit qui n’était pas si petit mais juste frêle avait une certaine fougue dans sa course, il n’était pas si timide que son image le présumait. La jeune femme acquiesça et laissa traîner son regard sur ses deux mages.

    « Ne le ratez pas… »

    Ils s’avancèrent quelque peu timidement, les soldats ennemis n’étant déjà plus très loin (et heureusement, sinon ils n’auraient jamais touché leur cible) et plus ou moins simultanément, ils lancèrent deux sorts improvisés et de force mineure… Une magie de feu et une magie de vent. Le premier des deux sorts frappa le mage à l’épaule, l’arrêtant dans sa course dans un grognement de douleur tandis que le deuxième vint l’expulser…

    Et au même instant, tandis qu’elle admirait cette preuve de précision, elle eut une meilleure idée qu’un combat frontal et qu’une guerre de deux groupes. Elle cria en levant une épée…


    « On bat en retraite ! »

    A cela, même son groupe ne sut que faire mais ils se retournèrent et coururent aussi vite qu’ils l’aient pu à cet instant tandis que le groupe adverse s’arrêta, presque outré d’une manœuvre aussi bizarre. Et c’est en marchant qu’ils s’en allèrent combattre, en guettant les adversaires qu’ils imaginaient déjà cachés partout…

    Pour ce qui est du groupe du capitaine, lorsqu’ils se retournèrent pour voir leur chef, elle n’était plus là, elle avait complètement disparue… Et comme résignés, sans savoir que faire, ils finirent par marcher vers les ennemis… Et au moment même où les deux groupes se virent enfin, une brume épaisse tomba comme un rideau, enveloppant les deux camps.

    Et tenant son étendard dont le drapeau était de la même couleur et du même ton que cette brume, Ravness regardait l’ombre des soldats se perdre… La Brume ne cessait de se répandre sur le terrain, atteignant bientôt les murs du château, gênant la vue des spectateurs.
    Elle était à présent au sein même de cette nappe grise… Elle planta cette longue arme au sol et fit réapparaître son bouclier, uniquement son bouclier dans une de ses mains. Elle ne voyait que des ombres, certes mais si elle s’approchait suffisamment, elle pourrait distinguer son visage… C’est ce qu’elle fit, discrètement, s’approchant d’un petit gabarit qui leva sa main vers elle comme pour lancer un sort…


    « Qui est là ? »

    « … Calme-toi. »

    Le guerrier, reconnaissant la voix de son chef, arrêta son geste et parût désespérément soulagé. Elle s’approcha de lui et mit sa main sur son épaule en guise de quiétude, suite à cela, elle leva sa main et pointa une silhouette qui cherchait un adversaire, l’épée brandie.

    « Là… Lance lui un sort tant qu’il ne te voit pas… »

    Elle ne parlait plus d’une façon discrète, le son de sa voix était sonore et il aurait suffit d’être à une dizaine de mètres pour l’entendre.

    « Mais… Vous êtes sûre qu’il s’agit d’un adversaire ? »

    « Je n’ai aucune certitude… Mais il ne s’agit pas de le tuer, juste de l’assommer… »

    Il leva sa main, sans un mot, on pouvait la voir trembler… Cette simple chose lui rendit un sourire de satisfaction… Ce rictus était présent pour deux raisons. Tout d’abord parce que le Général lui avait demandé de faire en sorte qu’ils ne se laissent plus aller…
    Le magicien ferma les yeux et lança un sort de Glace de force moyenne qui frappa l’ombre de plein fouet, la faisant s’effondrer…


    « C’est très bien mais n’oublie pas de respirer. »

    Alors elle leva sa main droite et frappa violemment le jeune homme au niveau du poumon, le faisant s’écrouler, il tenait sa gorge comme cherchant la respiration… Cela durerait quelques secondes au bout desquelles il resterait probablement couché jusqu’à la fin de cette bataille. Alors elle ferma les yeux et se mit à parler, simplement, dans son esprit… Et tout ce qu’elle a dit fut transmis aux combattants.

    * Les règles ont changé… Désormais, votre seul but sera d’atteindre mon étendard… C’est lui qui a provoqué cette brume et si vous le renversez, tout redeviendra normal… Il se trouve au centre de l’arène et quand cela sera fait, nous pourrons reprendre l’affrontement. Jusque là, un conseil… Dès que vous voyez une silhouette, frappez la, assommez-la car il n’est pas impossible que ce soit moi… Autant vous prévenir, quoi que vous fassiez, vous n’êtes pas à l’abri, la zone tout entière est sous mon commandement. C’est sans la moindre issue. *

    Je vous ai dit qu’il y avait deux raisons à son sourire… La première étant qu’elle accomplissait sa mission. Et deuxièmement, parce qu’elle était en étroite relation avec le temps qu’elle créait. Et ce qu’elle était, lors de la brume, c’était une vicieuse.
    Son propre rôle : Les empêcher d’atteindre l’étendard… Pour se faire, il fallait le retrouver, certes mais par chance, son drapeau était imprégné de sa propre énergie psychique, ce qui lui facilitait la tâche.


    « Ne bougez plus, Capitaine… »

    Une épée vint se poser au niveau de sa gorge, par derrière, menaçante. Elle tourna légèrement la tête et vit le Caporal qu’elle avait martyrisé au début de l’heure… Apparût alors un autre homme qui se plaça devant elle, pointa lui aussi son épée mais vers sa tête, avec un certain respect.

    « Ca fait qu’on a gagné, non ? »

    « Vous êtes de mon équipe, n’est-ce pas ? »

    « Nous étions… D’une part, on s’est dit que si vous ne nous facilitez pas la tâche, c’est que vous n’êtes pas avec vous. Ensuite, on fait ce que vous avez dit, c'est-à-dire frapper la moindre silhouette que l’on voit. »

    « Et vous êtes deux… »

    Ils avaient eu la présence d’esprit de rester en groupe malgré la brume. Et c’est ce qu’ils auraient tous fait si elle était restée avec son groupe.
    Ils la regardaient sans trop savoir que faire… Lui était caporal mais l’autre n’était qu’une bleusaille. Soudainement, une onde de choc dont Le Capitaine était l’épicentre les déstabilisa… Ravness resta sur sa position, pointa sa main non armée vers le Bleusaille et sans pitié le propulsa avec une nouvelle onde de choc. Alors elle fit apparaître son épée, se retourna et para le premier coup du Caporal. Ce dernier avait un courage et une force de caractère déjà inouï…


    « Il est bien dommage, Caporal, que vous ne restiez pas pour la dernière manche. »

    Il ne répondit que par un sourire ironique. Au fond il savait très bien qu’il ne gagnerait pas et qu’il aurait du fuir… Mais il avait en quelque sorte déjà décampé une fois dans la journée et devant la même personne. Il misait tout sur la force et la violence, aussi savait-il parfaitement qu’il pouvait profiter de ses muscles et de sa grande taille pour submerger le Capitaine… Celle-ci savait aussi qu’être vicieuse pour ce genre de combat était véritablement utile.

    Elle fit un coup d’estoc au niveau de sa poitrine, suffisant à l’embrocher alors qu’il ne s’agissait que d’un entraînement. Elle vit d’ailleurs sa peur grandissante mais il parvint tant bien que mal à dévier l’attaque du plat de sa lame. Elle se retourna sur elle-même et fit un coup circulaire visant son bras… Il se savait trop grand pour se baisser et éviter ça alors se recula d’un bond… Et c’est à cet instant qu’elle lança une onde psychique au niveau de la main droite du guerrier, éjectant son arme à quelques mètres de lui. Il la regarda lui échapper des mains, elle profita de l’inattention pour brandir son épée jusqu’à la tempe du guerrier.


    « Ton bouclier… »

    Il le déposa, obéissant malgré sa déception.

    « Bel essai, Caporal. »

    Elle lui accordait cela, il avait très bien combattu. Alors elle distingua un nouveau sourire inconscient sur le visage du guerrier… Il s’avança et asséna un coup de poing à la Capitaine… Celle-ci, par réflexe, avait failli embrocher le garçon de son épée et mesurant son erreur, s’était empêchée de faire le moindre mouvement et avait reçu un coup terrible à la joue. Aussi vicieux qu’elle, il se tenait devant elle qui se tenait la joue.

    Alors brusquement, la brume s’estompa… L’étendard avait été renversé. Le Caporal le remarquait aussi alors qu’il regardait tout autour de lui pour enfin comprendre où il était et au moment où il fit à nouveau attention à elle, cette dernière lui asséna un violent dernier coup de poing à la figure qui le mit au tapis.

    Elle se dirigea alors, quelque peu énervée mais satisfaite qu’il y ait un si bon élément dans la garde, vers l’étendard dont elle pouvait aisément déterminer la position dès à présent. Son esprit était redevenu normal, elle n’appréciait guère être fourbe aussi évitait-elle le plus possible la brume.
    Elle n’en avait jamais battu que trois… Ca n’était pas terrible mais elle aurait pu faire bien pire. On pouvait aisément croire qu’elle était bien plus forte qu’eux mais seuls quelques grades les différenciaient, autrement ils étaient pareils. Elle faisait encore partie de cette classe des moins talentueux… Les gardes. Elle avait toujours eu cet état mais était maintenant la plus haute gradée dans cette fonction.

    Quand elle arriva au niveau de l’étendard, elle vit un affrontement important. Trois gardes du camp adverse affrontaient quatre gardes de son ancien camp.

    Si le Général Mukuro pouvait lui reprocher de ne leur avoir rien appris de concret, elle avait tout de même réveillé en eux un esprit de combativité et une certaine peur de l’affrontement. Une rivalité flagrante se lisait dans leurs gestes et regards. Le bruit des impacts entre les épées et boucliers résonnait dans tout le jardin… Et des vingt-huit soldats, il ne restait plus que ça ou des lâches qui avaient trouvé un endroit où se terrer.
    Elle distinguait aussi une certaine organisation, chacun attendait le bon moment pour frapper sans gêner un autre que ce soit dans son camp ou dans l’autre.

    Alors la nuit tomba… Et un grand calme s’empara d’elle, apaisant son visage. Elle aurait besoin d’être dans la quiétude pour ce qu’elle pensait faire. Elle s’approcha vivement mais sans être pressée dans ses pas, rejoignant ses quatre alliés. Ils furent surpris mais non mécontents de la voir. Elle se réserva un ennemi dans les trois guerriers, l’éloignant de ses deux alliés… Ainsi, ses alliés n’auraient plus de problèmes à gagner… Elle cumula les coups d’épée, sans être vicieuse, frappa d’une façon très protocolaire, d’une façon très facile à parer. Et au bout d’un moment, son adversaire voulut passer au niveau supérieur et mena l’attaque, faisant un coup d’estoc au niveau de son thorax, elle para le coup de son bouclier et profitant de l’attaque ratée de l’adversaire, lui asséna un coup de pied au niveau de l’abdomen. Quand elle se retourna, les autres ennemis étaient neutralisés devant les quatre survivants. Elle s’approcha d’eux, un sourire discret sur les lèvres…


    « On a gagné, Capitaine ! »

    « Et j’en suis pas mécontent… Deux trois fois, j’ai bien cru que l’autre camp n’allait pas se contenter d’essayer de nous assommer. »

    « Oui… Il reste juste une dernière chose… »

    Elle fit disparaître ses armes mais la nuit ne partit pas pour autant du ciel… Elle leva la main vers celui qui venait de parler… Ce dernier fut soulevé du sol et émettait des grognements en essayant de délivrer sa gorge d’une pression invisible…

    « Et si je n’étais plus moi-même ? »

    « Capitaine ?... »

    Elle levait sa main vers le guerrier et la resserra, redoublant les grognements.

    « Et si j’étais contrôlée par l’ennemi ? Comment le sauriez-vous avant l’heure de votre mort ? »

    Elle ne regardait que celui qu’elle étranglait et qui se débattait de tous les membres de son corps.

    « Capitaine, c’est vous qui… Arrêtez ça ! »

    « Et si je vous trahissais… Que j’essayais de tuer l’un d’entre vous ? Oseriez-vous m’attaquer ? »

    Elle resserra alors la pression mais entendit du côté des trois autres guerriers des cliquetis d’arme que l’on brandit…

    « Si vous nous trahissez, nous n’avons plus à respecter vos règles ! »

    Elle tourna la tête vers eux et aperçut trois arbalètes chargées et pointées vers elle…

    « Et bien faîtes, il ne respire déjà plus… »

    Alors les trois flèches fusèrent et c’est là qu’elle eut besoin de son calme, rompant l’énergie physique suffisante pour soulever l’homme et l’utilisant pour pointer les flèches de sa main et en une demi seconde à peine les arrêter dans leur trajectoire… Elle parût directement fatiguée par cet effort… Elle fit tomber les flèches en s’arrêtant d’exercer son pouvoir psychique et s’approcha de celui qu’elle venait d’étrangler… Tapotant ses épaules, elle essaya un sourire…

    « Ca va, Bleusaille ? »

    « Ouais, Capitaine… Je n’ai pas eu mal, étrangement… »

    Le mystère du lien psychique… Il suffit d’établir un lien de dégâts entre elle et un autre guerrier pour recevoir tous les dégâts qu’on inflige au garde. Elle se leva, respira une bonne fois et parla d’un dernier souffle.

    « Bleusaille Anna, Caporal Kahei, Caporal Alexandre et Bleusaille Tristan… Vous passez tous au grade supérieur… Ou du moins je vais faire en sorte que ça soit fait...»


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le Lun 24 Jan 2011 - 18:56
C'est une très bonne mission.

J'ai aimé, du début jusqu'à la fin, le déroulement, c'était vraiment très bon. Il n'y avait aucun défaut, tu respectes les lignes, d'ailleurs tu fais plus que respecter les lignes ^^
C'était un long rp, mais je me suis pas du tout emmerdé. En gros, "C'est une très bonne mission" dis tout ce que je pense.

Ce qui te fera donc.

25 xp, 240 munnies, 2 PS en Psychisme, 1 PS en Force et 1 PS bonus en Psychisme.

PS : Rajoute un lien de ta fiche de personnage dans ta signature, merci ^^
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