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Dim 2 Jan 2011 - 21:04
Mérope, Etoile des Pléiades

.

    Test RP


      « Sommes-nous humains
      parce que nous contemplons les étoiles
      ou les contemplons-nous parce que nous sommes humains ?
      Sans intérêt aucun.
      Les étoiles nous contemplent-elles en retour ?
      Voilà une question digne d'être posée. » Stardust

      « J’ai souvent tout donné pour que cette lumière étincelle,
      D’une clarté qu’on aurait trouvée à nulle autre pareille,
      Espérant en mon intérieur inflammable,
      Qu’au loin sur chaque monde j’existerais par une lueur improbable.

      Ce qui m’animait n’était autre que ma vie d’antan,
      Elle rythmait les rayons de l’étoile comme un cœur battant,
      Le souvenir d’une humanité révolue,
      Car j’étais devenue l’esclave de la nuit et je brillais pour guider les âmes perdues. »



      Le cratère s’étendait sur plusieurs dizaines de mètres, l’impact avait été bref, mais fracassant, la lumière qui avait été émise en ce bref instant avait été des plus aveuglantes. Cet évènement n’avait pas pu passer inaperçu dans les alentours, au-delà même du monde où elle avait atterri. Sans doute les mondes avoisinants avaient-ils eux aussi assisté à la chute d’une étoile. Mais qui regardait encore le ciel désormais ? Qui perdait son temps à assister à la naissance d’une étoile et à la mort d’une autre ? Qui regardait les vaisseaux s’envoler ? Peu de personnes avaient encore le temps de se préoccuper de la beauté du ciel et de son sort hormis lorsqu’ils étaient confrontés à une nuit « à la belle étoile » ou lorsqu’ils devaient le traverser pour rejoindre un autre monde. Les malheurs qui s’abattaient sur chacun des mondes, car peu d’entre eux étaient épargnés, ne laissaient aucun répit à leurs habitant. Les étoiles quant à elles, avaient tout le temps nécessaire pour observer les malheurs des êtres vivant sur les mondes. Une étoile y passait d’ailleurs toute sa vie, toutes les nuits apparaissant dans la voute céleste, elle contemplait le bonheur et le malheur des âmes, tentant parfois de leur insuffler un peu d’espoir en brillant plus fort. De fait, chacune d’entre elles avait un peu moins d’une éternité pour briller et admirer l’existence qu’elle n’aurait jamais. En un sens, toutes se devinaient que l’existence humaine était si dure qu’il valait mieux ne pas y être confronté, elles connaissaient les peines et les guerres, et avaient une vision extérieure et générale des choses qui approchait de l’objectivité. Mais parallèlement, chacune désirait secrètement connaître rien qu’un jour la saveur de l’existence, le poids des sentiments, l’équilibre de la conscience.

      Le destin avait voulu qu’en cette nuit étoilée, une d’entre elles ait été décrochée du ciel et n’ait eu d’autre choix que de s’écraser sur le monde le plus proche. La raison peu évidente de cet évènement inattendu et si rare qu’il n’avait été jusque là que rarement cité, était le résultat de la volonté d’un être désirant bénéficier des bienfaits du cœur d’une étoile. Pour réussir un tel exploit, il fallait une force non négligeable, une force que beaucoup qualifieraient de sombre et maléfique, car commettre un tel acte aurait pu avoir des répercussions alors inconnues. L’étoile était donc allongée au centre du cratère qui avait soufflé toute végétation aux alentours. Pendant plusieurs minutes, le corps était resté sans vie, et puis, peu à peu, il commença à s’animer, d’abord par un léger gonflement de la poitrine suivi de l’entrouverture de ses lèvres. Quand elle ouvrit les yeux, la vue qu’elle eut lui fut d’abord bien commune. Après tout, n’avait-elle pas en permanence un panorama sur le ciel et les étoiles ? Mais les sensations qu’elle découvrit alors furent plus que déconcertantes.

      Ce fut d’abord la dureté du sol sur lequel elle gisait, sentiment inconfortable découvert pour la première fois, elle qui avait toujours vécu dans le vide, n’ayant aucune notion de contact avec la solidité. Ensuite, elle sentit ses poumons gonfler et se dégonfler inlassablement en elle. Le plus marquant fut la découverte du cœur que cette nouvelle existence venait de créer à l’intérieur de l’étoile. Des battements réguliers mais dont la vitesse pouvait être perturbée selon les évènements. Quand elle leva intuitivement son buste pour arriver en position assise, elle dut reconnaître l’évidence même, de fines jambes élancées prolongeaient son nouveau corps, ainsi que des bras fins et peu musclés. Son corps dans l’ensemble était gracile et frêle, on sentait sa fragilité et son manque de résistance rien qu’à l’observer, assise en cet instant. Son visage en lui-même était fort joli. De grands yeux bleus canalisaient l’attention, ils lui donnaient un air innocent et crédule. Ses pommettes quant à elle agrandissaient l’impression d’avoir à faire à une enfant qui découvre le monde dans sa grande naïveté. Et ses cheveux blonds descendant un peu plus bas que ses épaules avec quelques mèches rebelles tombant sur ses yeux luisaient dans l’obscurité comme si une auréole de lumière volait tout autour. En l’observant, certains penseraient peut-être à un ange à défaut de voir le lien avec une étoile.

      Elle, une étoile depuis bien des années, bien des siècles et des millénaires en vérité n’était plus. Elle n’était plus que chair, os, et sang, dont les afflux augmentaient au même rythme que sa surprise. Elle n’arrivait tout bonnement pas à le croire, elle se demandait même si elle avait jamais été une étoile, si elle ne venait pas de naître, bien que ce genre de naissance soit inconnue à elle qui avait toujours observé les humains. Ou alors était-ce elle qui était à ce moment plongé dans un rêve ?


      -Un merveilleux rêve alors…

      Stupeur ! Elle porta ses mains à sa bouche comme si elle venait de dire la chose la plus horrible qui soit, comme si elle avait commis un crime en ne faisant que parler. Parler n’était pas à la portée d’une étoile. Celles-ci ne pouvaient que penser, désirer, des choses intérieures en fait, intérieures à une source de lumière. Mais elle le pouvait désormais, et alors qu’elle découvrait plus encore de toutes ces étranges sensations, la possibilité que cela soit un rêve se faisait oublier doucement. Mais ses désirs de ressentir plus la poussèrent à presser les choses, elle voulut se lever, marcher, elle qui avait toujours désiré savoir ce que tenir en équilibre sur ses jambes et « voyager » dessus procuraient comme sentiment de liberté. A priori, ce serait enfantin, les habitants des mondes semblaient le faire si aisément. Mais lorsqu’elle tenta de se dresser, toutes ses forces ne lui suffirent pas, ses jambes trop engourdies la confrontèrent à la chute et la véritable première douleur. Douleur connue souvent des petits enfants apprenant à marcher… Et elle, elle était déjà presque dans un corps de jeune femme et pourtant comme à un enfant, des larmes perlaient sur le coin des yeux. Mais elle voulait se ressaisir, déjà elle comprenait qu’il pouvait être dur et honteux de pleurer, même quand on était seul. Seule ? L’était-elle seulement encore ? Sa tombée du ciel n’avait pas pu passer inaperçue… Pourtant il n’y avait personne, nuit noire dans une sombre forêt, parfait pour l’isoler. Autour d’elle, le cratère, et autour de celui-ci, se dressant fièrement, des arbres et épineux lui empêchaient de distinguer la moindre source de lumière. Car la seule lumière aux alentours n’était autre qu’elle-même. Bien sûr, elle avait pris forme humaine, mais une douce clarté ne cessait d’apparaître autour d’elle, une aura des plus chaleureuses, créant des festivals d’ombres.

      Elle parvint enfin à se lever, se tenant à peu près en équilibre sur ses deux jambes et se mit à avancer, doucement, mais le plus sûrement possible, prenant un peu plus confiance à chaque pas. Ses pas la menèrent d’ailleurs au-delà de la forêt, au pied d’un château dont les lumières, et donc la présence de vie rassurèrent l’étoile. Elle n’eut guère trop de difficulté à rentrer dans l’enceinte du château, les gardes qu’elle rencontra, les premiers humains à qui elle s’adressait ne se sentirent nullement menacés par l’arrivée d’une jeune fille plus littéralement éblouissante qu’effrayante.


      -Eh bien Mademoiselle, qu’est ce qui vous amène dans notre château ?

      Elle pensa qu’il n’était nullement nécessaire de préciser qu’elle venait du ciel, elle connaissait suffisamment les humains pour les savoir incapables la plupart du temps de croire en des choses inhabituelles, rarissimes, impossibles dans leur langue. Aussi, mentit-elle.

      -Je me suis perdue, pourrais-je savoir à qui appartient ce château ?

      Ils parurent quelque peu surpris par cette question. Après tout, elle se trouvait dans le royaume d’une seule et même personne.

      -Eh bien, c’est le château du roi Stéphane ! Désirez-vous donc trouver auberge pour la durée de la nuit ? Il n’est nullement prudent de se balader dans le coin avec toutes ces sales créatures qui rôdent.

      -Ce serait fort charitable de votre part de me laisser passer, la nuit m’effraie, et ces terribles créatures comme vous dites…

      Elle n’eut pas besoin d’en dire plus pour que les gardes la laissent passer, à vrai dire, elle ne savait pas du tout de quelles créatures il s’agissait, et la nuit ne pouvait effrayer une étoile qui avait passé toute son existence dans le noir à éclairer les autres. Mais tout mensonge valait mieux que de se retrouver seule face à elle-même avec aucune information, ni points de repère. Elle aurait certainement bien plus d’aide à l’intérieur du château que dehors dans la forêt. Elle avait beau connaître assez bien quelques mondes et la façon de vivre des êtres humains, elle n’en était pas moins perdue dans ce mélange de nouveautés. Que faire ? Où aller ? Allait-elle seulement rester étoile longtemps ou cette nouvelle vie pouvait-elle s’arrêter à tout moment ? Elle était incapable de répondre à une seule de ces questions. A l’intérieur du château, elle rencontra encore quelques gardes qui parurent surpris par la lumière qu’elle émettait mais qui ne l’interpellèrent pas.

      -C’est une fée, non ?

      -Qu’est ce que tu racontes ? Tu l’as bien regardée ? Elle n’a même pas de baguette, puis elle a un air si bête.

      Ces voix féminines qui semblaient venir de nulle part la fit sursauter, elle regarda autour d’elle mais n’aperçut que trois petites lumières bleues, rouges et vertes. Ces dernières se mirent alors à croître pour finir par former des silhouettes humaines, petites et rondouillettes. Trois bonnes fées. Celle qui menait leur petite troupe semblait être la fée à l’habit rouge. Ce fut donc elle qui prit la parole.

      -Pardonnez la désobligeance de ma sœur, mais la lumière qui émane de votre corps nous a surprises. Seriez-vous l’une d’entre nous ?

      L’étoile sentit ses joues brûler et s’empourprer, sa lumière lui empêchait de passer inaperçue. Voilà qu’on la prenait pour un être hors du commun, mais pas celui qu’elle était.


      -Non, comme l’a bien dit votre sœur, je n’ai rien d’une fée. Et cette lumière… est une nature habituelle de là où je viens… Nous l’avons tous.

      -Quel plaisir de vous rencontrer Mademoiselle dans ce cas, c’est bien la première fois que nous rencontrons un être de votre lieu d’origine. Mais où est-ce au juste ?

      -Très très loin… Croyez moi, il est peu probable que vous ayez jamais rencontré quelqu’un qui y soit déjà allé…

      -Comme c’est intéressant… Mais qu’est-ce qui vous amène sur notre monde ?

      -Un concours de circonstances en vérité… Mais je ne vous cache pas que je me suis un peu perdue dans les environs… A vrai dire, je cherche à connaître mieux tous les mondes alentours et obtenir des réponses à certaines questions…

      -Eh bien, si nous pouvons vous apporter une quelconque aide…

      -Merci beaucoup pour votre sollicitude…

      Et elle quitta les trois fées pour parcourir le château et en apprendre un peu plus, et de plus près des humains. Mais elle fut forcée de se rappeler que la nuit, alors que les étoiles brillaient et « vivaient », les êtres humains quant à eux allaient dormir. Sa visite du château se passa donc sans qu’elle ait à faire beaucoup de rencontres. Il lui faudrait certainement s’adapter à ne plus dormir la journée et à ne plus vivre la nuit si elle voulait trouver les êtres qui lui donneraient ses réponses. Mais l’idée même d’aller dormir en cet instant lui paraissait non envisageable, il y avait tant à voir, à faire… Cependant, maintenant qu’elle avait devant elle tout le temps nécessaire, se presser de découvrir n’était pas une obligation. Quand elle rejoint les appartements que ses hôtes avaient bien voulu lui prêter pour la nuit, elle fut confrontée à la fois à une toute nouvelle solitude, mais surtout à une question obsessionnelle : elle avait un certain mal à comprendre tout ce qui venait de lui arriver. Elle ne parvenait même pas à y croire par moment. Une existence pouvait-elle changer de cours en une minute de façon si radicale ? Pouvait-on modifier sa propre nature, devenir quelqu’un, parler à des personnes qu’on pensait si lointaines que totalement hors de portée. Si la réponse avait été jusque là toujours négative, l’étoile était l’exception.

      -C’est après tout si précipité… en cet instant, j’ai l’impression d’avoir vécu comme si j’avais toujours eu cette enveloppe corporelle, en ce si mince délai, j’ai réussi à trouver refuge pour la nuit, à obtenir un minimum d’aide, à dissimuler mon origine… Ai-je seulement été un instant une étoile ? Ai-je seulement jamais été Mérope ?

      Ce nom… C’est ainsi qu’on appelait l’étoile quand elle était perchée dans le ciel. C’était aussi le nom d’une jeune princesse dans un monde si lointain en espace et en temps que personne ne devait plus le connaître. Du moins, c’est ce qu’elle avait toujours pensé jusque là… Ce monde était d’une beauté et d’une richesse inhabituelle en bien des domaines. La paix y régnait. Il ne devait pas être si différent de celui dans lequel elle venait de tomber… si ce n’est qu’il n’y avait jamais de nuit, et aucune créature sombre. De fait, il y avait bien peu d’ombre en ce monde, il n’y avait pas non plus de saison froide et humide. Il n’y avait que floraison, lumière, fruit, amour. Pour ses habitants, ce lieu avait tout d’un paradis, Eden était son nom.

      Eden n’était pas bien vaste, un monde capable d’accueillir plusieurs villages, un château, son seigneur. Mais Eden ne devait pas être habité par des êtres trop cupides et désireux, car si certains prenaient trop, pour d’autres, il n’en resterait pas assez. C’est ainsi qu’on savait en ce monde, qu’il fallait s’éloigner des biens matériaux. Sans cela, tout cet équilibre aurait été menacé. Cette vision idyllique d’habitants capables d’être heureux avec ce qu’ils avaient, aurait paru bien étrange voire impossible aux êtres des mondes que l’étoile avait observé durant toute son existence. Car on croyait désormais peu souvent au bonheur paisible et constant. De fait, Eden n’était à l’abri de sa perte, mais durant les premières années de vie d’une jeune fille, ces potentiels dangers avaient semblé bien étrangers.

      Elle était la fille du seigneur du château d’Eden. Une douce et jeune princesse pleinement insouciante vivant d’idées trop belles. Elle était également passionnée par tout ce qui l’entourait, cherchant à exister pleinement. Et tout n’avait été jamais dans sa vie que lumière jusque là, jusqu’à l’année de ses 16 ans.

      Des souvenirs et des fragments, tous ces épisodes qui la virent grandir en cette ultime année, en commençant par les plus beaux jours de sa vie. En ces jours, elle connut la jeunesse et les premiers émois, les seuls à vrai dire. Tous ces beaux sentiments avaient pour apparence un beau visage et un sourire des plus marquants dans les souvenirs de la princesse. L’amour qu’ils apprirent à se porter l’un à l’autre, bien qu’éphémère avait tout de celui qu’on conte dans les plus belles histoires. Il y avait alors beaucoup d’espoir, d’attente, de rêves dans leurs têtes. C’était bien normal de la part de deux jeunes gens dans un paradis, qui semblaient avoir la vie devant eux. Le jeune homme fit découvrir bien des choses à Mérope, dévoilant à ses yeux des lieux cachés, alors que cette dernière pensait avoir tout vu d’Eden. Il semblait vouloir faire tout pour l’émerveiller, la rendre heureuse, la passionner pour que jamais ne s’éteigne en elle cette lumière immaculée, presque parfaite.

      -Regarde, tout cela est à nous…Il suffit que tu tendes la main pour que les fées t’apportent tout ce dont tu as besoin.

      -J’ai déjà tout ce dont j’ai besoin, en ce moment précis avec moi.

      Des regards mélangés d’amour candide et de désirs. Tous ces regards ne purent durer bien longtemps… Pas autant qu’ils l’auraient voulu du moins. Alors qu’ils vivaient leurs jours heureux, Eden connaissait ses premières menaces dans l’âme de celui qui le dirigeait. Le roi lui-même avait commencé dans l’ombre à désirer posséder plus que sa part, plus qu’Eden pouvait lui offrir. Si seulement Mérope avait pu le voir, sans doute aurait-elle tout tenté pour sauver son père de ses desseins, mais elle était alors trop aveuglée pour se rendre compte de quoi que ce soit.

      Peu après que le roi ait commencé à agir impérialement pour posséder plus, des plaies s’abattirent au sein du royaume. Frappant au départ les habitants avec des maladies bénignes, mais on ne pensa pas à grave, on n’aurait jamais imaginé alors que les évènements étaient liés, qu’Eden les punissait de mal agir. Mais quand les maux commencèrent à se succéder un peu partout et même au sein du château, tous commencèrent à prier. Mérope trop ignorante du mal qui avait pris son père, ne pouvait comprendre la cause de tout cela, elle ne put que prier pour que la situation s’améliore et qu’ils puissent reprendre le cours de leurs vies. Mais un mal plus grand arriva, un mal contre lequel personne ne pouvait rien, ni son père, ni même un amour infini, car une maladie eut raison de la jeune princesse. Elle l’emporta bien vite, aspirant toute vie et trace de joie dans ses yeux, dans son teint. Tous pleurèrent beaucoup, et plus particulièrement celui qui l’avait aimée. Il supplia tous les dieux, toutes les âmes, tous les esprits, chaque brin d’herbe, chaque grain de poussière de l’épargner, d’épargner sa lumière, mais la maladie ne le lâcha pas. Ce fut la fin du jeune homme, ce fut la fin d’Eden, car ce monde perdit tout ce qu’il avait eu de beau et d’idéal. Et la nuit tomba sur Eden. La seule lumière qui en subsista fut celle créée dans le ciel par l’âme de Mérope devenue étoile.

      L’étoile ne savait elle-même plus vraiment si elle était cette princesse, cette âme arrachée à la vie. Cela faisait si longtemps… et si elle avait jamais été Mérope, de si longues années avaient passé depuis, bien plus que des années même… Elle chercha à oublier cette histoire, s’écartant le plus possible de son triste destin. Était-elle destinée à être malheureuse à jamais ? Le château du roi Stéphane était bien loin de tout cela, et elle se consola en se disant que tout cela appartenait à un passé révolu et que l’avenir lui laisserait la chance de vivre à nouveau. Elle ne voulait plus penser à cette princesse, elle voulait l’oublier, faire comme si elle n’avait jamais existé et qu’elle commençait une nouvelle vie, une vie véritable.

      Dans la douleur et les larmes, et sa lumière décroissant avec son malheur, l’étoile parvint à s’endormir jusqu’au lendemain matin. Quand elle se leva, elle trouva dans les appartements de quoi faire sa toilette et quitta ensuite la chambre. Dans les couloirs du château, on l’observait, beaucoup se demandaient qui était cette étrangère sans le moindre bien qui osait demander hospitalité au roi.


      -Oh vous savez ces vagabonds ! Pour peu, elle aura volé cette robe à un marchand et voilà qu’elle se fait passer pour une dame. Non mais, quel culot !

      La jeune fille évita ces paroles blessantes, pour les avoir observés, elle savait que certains humains pouvaient être médisants par jalousie. Mais elle n’en fut pas moins gênée de se promener dans un château comme pour y demander l’aumône. Elle ne souhaitait pas qu’on pense d’elle tant de mal… Elle avait juste cherché refuge le temps d’une nuit. Après s’être écrasée, n’avait-elle point droit à un peu d’aide ? Mais cette information n’était pas connue de tous ces gens, et elle devait bien leur concéder cela. Baissant les yeux, quelques instants après avoir entendu ces paroles, elle se trouva à un ou deux pas d’un jeune homme. Elle sursauta, un peu plus de distraction et c’aurait été l’impact. S’en suivit alors un rougissement de sa part.


      -Pardonnez-moi… J’ai été distraite.

      -Regardez où vous allez, bon sang.

      Ce fut d’abord l’effroi pour elle qui ne s’attendait certes pas à une phrase de courtoisie mais qui fut presque effrayée par la façon dont il venait de lui répondre sans même un regard. Cependant, quand il leva les yeux sur elle, il sembla changer d’avis.


      -Je suis navré, c’est mon erreur… La prochaine fois, je tâcherai d’épier l’horizon avant de m’avancer.

      Mais l’étoile était encore quelque peu bouleversée et n’osa pas soutenir son regard, préférant passer son chemin.

      -Excusez-moi encore…

      Elle sentit pourtant une force la retenir par le bras, ce n’était pas violent, elle sentit la main descendre vers son poignet et presser légèrement ce dernier. Son teint vira à l’écarlate, elle n’avait jamais… ou du moins pas depuis une possible existence précédente, eu de contact avec un être humain. La voix du jeune homme s’adoucissait progressivement.


      -Loin de moi l’idée de briser votre intimité, mais dites-moi, êtes-vous originaire d’ici ?

      C’était une question à laquelle Mérope avait déjà du répondre, mais impressionnée plus encore, elle savait que quand elle lui dirait qu’elle venait d’ailleurs, il faudrait lui dire d’où. Elle garda le silence, peut-être lâcherait-il prise se désintéressant d’elle. Après tout, n’était-elle pas une mendiante aux yeux de tous les habitants du château ?

      -J’ai passé une partie de mon enfance au Domaine, et je crois n’avoir jamais croisé votre regard.

      -Oh… Non, en effet, je ne suis pas d’ici, je viens d’un monde très lointain, vraiment, vous ne pouvez pas le connaître…

      Cela était plus que certain. Sauf s’il avait navigué dans l’espace et qu’il s’était arrêté sur une étoile nommée Mérope, située dans l’amas des Pléiades. Mais elle préféra ne rien ajouter à cela.


      -D’un monde très lointain ?

      Qu’allait-elle dire ? Elle qui ne connaissait pas un seul nom de monde. Elle ne voulait pas lui mentir plus longtemps et elle préféra fuir.

      - Excusez-moi, vraiment, il faut que j’y aille…

      Et sans lui donner l’occasion de répondre, sans qu’il puisse la retenir, l’étoile fila. Elle eut un léger pincement au cœur en pensant à la façon peu cordiale qu’elle avait eu de partir. Il y avait peu de chances pour qu’elle puisse jamais s’excuser, ou même s’expliquer. Ce jeune homme semblait pourtant avoir un bon fond…. Et même si elle ne connaissait pas son nom, elle garderait son visage gravé dans sa mémoire…

      Mérope trouva par la suite le moyen de quitter le monde dont elle avait appris le nom en entrant dans le vaisseau qui la mènerait loin : « Le Domaine Enchanté ». Elle pensa à Eden. Son errance l’amena plus tard à faire la rencontre d’êtres ralliés à une cause dite noble. Une cause de lumière, elle se sentir affectée par cette révélation… La lumière… Un espoir peut-être pour tous les mondes en danger qu’elle avait pu observer de son haut ciel. On l’informa également que c’était un grand magicien, plein de sagesse et de connaissance qui les guidait. Peut-être aurait-il des éléments de réponse. Alors elle décida de partir à sa rencontre, à la rencontre des membres de la lumière…




    Les Questions
    Q u e s t i o n s :

      1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?

      Oui <34

      2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?

      En prenant le risque d’entrer dans des clichés, je pense à un animal du même type que Pégase, donc un cheval blanc ailé.

      3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?

      Elle ne connait pas encore la véritable amitié, mais à priori, son caractère incite à penser qu’elle est fidèle à la cause qu’elle sert et aux personnes avec qui elle s’allie.

      4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.

      Aucune jusqu’à présent

      5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.

      Franchement… je ne trouve pas.

      6) D’un point de vue objectif, qu’est-ce qui vous semble être votre point fort, votre point faible ?

      u.u Bon bah : Point fort : relativement bon français, point faible : en régulière panne d’inspiration, je prends du temps pour répondre, et il m’arrive de tomber dans le banal.

      7) Pourquoi incarner ce personnage ?

      J’ai eu un élan d’inspiration en re-regardant Star Dust et j’ai pensé au concept d’une étoile. Ca m’inspirait

      8 ) Rang demandé :

      Lieutenant.



Dernière édition par Mérope le Lun 3 Jan 2011 - 3:44, édité 2 fois
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Dim 2 Jan 2011 - 23:26
    Bon, bon. Par où commencer? J'ai tellement de choses à dire sur cette fiche que j'hésite. Bref, trêves de bavardages : autant commencer par le début de la fiche...

    Tout d'abord, je dois t'avouer que j'avais initialement pensé que ce test rp ressemblerait à celui que tu avais fait pour la Reine de Cœur, donc un texte qui se rapproche plus de la biographie d'un personnage qu'une anecdote en soit. En fait, je sais pas pourquoi j'ai écrit ça, j'ai oublié où je voulais en venir... Passons, peut-être que je retrouverai ce que je voulais dire plus tard.

    Quoi qu'il en soit, le test rp en soit est très bien écrit. Tu as un style bien à toi, un style qui me plait énormément. Tu réussis à enrichir ton texte sans pour autant l'alourdir, tout en ne laissant au passage peu, voire aucune faute d'orthographe. Soit dit en passant, puisqu'il n'y a pas de différentes parties à noter, je séparerai mon commentaire en trois parties : qualité du français, originalité et autres. Dans cette ordre d'idée, pour le côté orthographe, syntaxe et grammaire, tu mérites indubitablement le rang de général. Mais comme je sais que tu veux un grade plus bas pour permettre à Mérope d'évoluer, je te donne le grade que tu veux...

    Mais ce qui m'a impressionné réellement dans cette histoire, c'est la façon avec laquelle tu réussis à intégrer chaque facette de Mérope, que ce soit son caractère, son physique ou son histoire. Ils sont admirablement bien insérés dans le texte, sans que ça fasse j'le mets là parce qu'il faut que ça soit . Aussi, sans avoir devant moi l'avatar de ton personnage, j'ai clairement réussi à imaginer la merveilleuse Mérope. Même chose pour le caractère et sa personnalité, qui ne sont pas écrits mot pour mot dans le texte, mais qui sont évidents à la lecture. Et finalement, pour ce qui est de la partie biographie, c'est original et tout et tout. Donc, encore une fois, j'te permets d'obtenir le grade que tu veux.

    Côté originalité. Bon, je peux pas commenter sur le fait que tu te sois inspirée de Stardust, parce que j'ai jamais vu (lu? entendu?) ce film (livre?). Mais sinon, le test rp est très original, un texte qui m'a tenu en haleine du début à la fin. N'ayant aucune longueur (ou presque), c'est un récit fluide qui coule bien (sisi, fluide qui coule bien). J'aime le fait que tu aies intégré les bonnes fées, et Ézéchiel. ^o^ Également, comme le grand Xaldin, je porte une affection particulière pour les personnages qui vont évoluer au fil de l'histoire. Pour l'instant, Mérope est encore au stade d'embryon (un peu plus loin quand même), que ce soit au niveau de son caractère, de son style de combat (inexorablement) et de sa façon de voir la vie. Elle est encore naïve face à tout ce qui l'entoure, ce qui me plaît beaucoup. So, le grade que tu veux, tu l'auras.

    J'avais promis trois sections, mais en voilà une quatrième. C'est Pégase, et non Pégaze (fin de la section).

    ...

    Globalement, tu mérites largement mieux que lieutenant, mais si c'est ce que tu veux... Prends très chère. J'ai évidemment très hâte de rp avec toi, parce que ça fait bien longtemps que j'attends ça. Pour briévisaliser (quelque chose du genre) le tout, ton test rp est fluide, original, très bien écrit et réalisé, à la hauteur de mes attentes (et bien plus encore!).

    <34
    La Bête, ou Boule Poil pour les intimes (non Konan, t'es pas considéré comme intime).

    P.S. : J'ai toujours pas trouvé où je voulais en venir avec l'histoire de la Reine de Cœur.

    Édit : Ah, et j'ai oublié quelque chose. Je tenais également à préciser que j'ai bien aimé la citation extraite de Stardust et le court ode que tu nous a concocté. J'ai trouvé que ça introduisait bien l'histoire de Mérope, tout en égayant la fiche. Donc bon, voilà. C'est officiellement la fin de mon commentaire
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Lun 3 Jan 2011 - 18:59
Merci de t'en être occupé, La Bête.

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