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  Acte III : Acta est fabula.
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La Terreur
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Mer 29 Déc 2010 - 0:31
Acte III : Acta est fabula.


C'était la nuit, et il pleuvait énormément. Il pleuvait comme s'il n'avais jamais plu auparavant. Il pleuvait si fort, que chaque simple goutte causait son propre vacarme. Mais cette pluie, aussi intense soit-elle, n'allait pas arrêter Déimos. Le destin l'avait d'ailleurs amené jusqu'ici, dans les rues étroites, lugubres et bondées de la Cité des Rêves. Il n'avait aucune idée de sa position actuelle. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il était arrivé ici clandestinement, en voyageant illégalement de vaisseaux en vaisseaux. Il s'était arrêté ici car le pilote de l'un des véhicules s'était aperçu de sa présence, et l'homme en question n'était pas particulièrement tolérant. Comme Déimos dormait à poings fermés, il n'eut point la chance de se battre, et à son réveil, il s'était retrouvé étendu entre un passant et un lièvre blanc, couché dans une marre d'eau froide et désagréable. Bref, déjà furieux par tout cela, Déimos n'avait pas envie d'être perturbé par quiconque, et marchait donc d'un pas nonchalant jusqu'à ce qui semblait être une cathédrale; un temple religieux gigantesque. Il se dit que pour sortir de ce trou le plus promptement possible, il devait demander de l'aide, car l'obscurité d'encre de la nuit l'empêchait de voir même à quelques mètres devant lui. Grommelant et pestant intérieurement contre les cieux, il cheminait lourdement vers sa destination.

Alors qu'il marchait presque paisiblement, un individu accourut à ses côtés et déroba l'un des poignards de Déimos; poignards qu'il avait reçus de son père lui-même. Médusé par cet événement, l'ex-demi-dieu resta sur place quelques secondes, tentant de comprendre ce qui venait de se passer. Le brigand, un jeune homme aux cheveux curieusement bleus, semblait déjà bien loin, et Déimos ne voulait pas le laisser partir. Il se mit donc à sprinter vers lui, mais lorsqu'il décida de tourner le coin d'une ruelle sombre, il n'eut guère le temps de remarquer la présence de passants. Résultat bien simple : il chuta violemment sur le sol. Aussitôt, une foule s'aggloméra autour de lui, mais Déimos détestait être le centre d'attention. Il se releva donc brusquement et bouscula tous les bons samaritains qui avaient eu le malheur de vouloir l'aider. Décidé à retrouver ledit voleur, il se dirigea prestement vers le parvis de Notre-Dame, là où il serait plus commode de retrouver quelqu'un. En quelques minutes, il débouchait déjà sur la grande place.

À son arrivée, il balaya promptement les lieux du regard, et ne parvint pas à distinguer le voleur. Il se fraya donc un chemin dans la masse, jusqu'à rejoindre le puits gigantesque qui régnait au centre du parvis de la cathédrale. Il s'y assit quelques minutes pour prendre le temps d'épier la place publique. Aussitôt, entre une belle-de-nuit et un vieux monsieur, il discerna la présence d'un être à la chevelure azure : il ne s'agissait pas du brigand, mais Déimos, dans le feu de l'action, n'avait pas pris le temps de bien observer son assaillant. Jugeant qu'il s'agissait bien de cet homme, il s'en approcha et empoigna brusquement son bras et l'amena dans une ruelle plus isolée, dans le but de pouvoir causer plus librement et sans être constamment dévisagé par tous les résidents de Notre-Dame-de-Paris. L'individu aux cheveux bleus, ne comprenant pas ce qui se passe, n'eut même pas eu le temps de réagir qu'il se trouvait déjà dans une voie étroite et déserte.

- Il est où mon poignard? Allez, donne-le moi immédiatement.

Sans attendre qu'il ne réponde, Déimos retourna brusquement Mukuro - parce qu'il s'agissait malheureusement d'un confrère de la Lumière qui avait décidé de se rendre à la Cité des Rêves -, et se mit à le fouiller. Il fouina dans tous ses vêtements, et dans tous les moindres recoins à la recherche de la fameuse arme. Oui, le poignard était délabré et il ne coupait point, mais il avait une valeur sentimentale hors-du-commun. C'était l'unique souvenir qu'il gardait de son paternel, le très illustre Zeus. Inexorablement, il ne voulait pas perdre la dague, pour une question de respect envers toute sa famille. Après quelques minutes de recherches qui s'étaient avérées vaines, l'ex-demi-dieu s'écria, d'une voix rauque comme à l'accoutumée :

- Le poignard est caché où? RÉPONDS.

Il respira un bon coup, puis continua :

- Je vois... t'es un p'tit malin toi. Tu ne veux pas parler... Tu vas le regretter!

Déimos poussa son interlocuteur violemment sur le sol, avant de le flageller des ses chaînes métalliques. L'impact fut plutôt brutal, puisque les vêtements de Mukuro se déchirèrent légèrement, présentant ainsi de longues plaies ouvertes. L'ex-demi-dieu était décidément furieux par toute cette histoire, et voulait retrouver le poignard de Zeus à tout prix. Il était prêt à tout... même à tuer Mukuro.
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Brume Vengeresse
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Mer 29 Déc 2010 - 18:46
    Il y a des jours sans, et des jours avec, aujourd'hui c'était un jour sans. Le vent soufflait rageusement sur la ville, la pluie tambourinait contre les habitations, c'était une nuit d'hiver, une froide et glaciale nuit. Les rues étaient plus remplis que d'habitude, les divers magasins encore ouvert, fermer leurs portes, la populace rentrait chez elle, la cité s'endormait. L'illusionniste mit ses mains dans ses poches, continuant d'avancer dans la brume et la fraicheur des ténèbres ambiants. Pourquoi se trouvait-il là ? La réponse était simple, il était là pour se divertir d'une quelconque façon que ce soit. Il se dirigeait actuellement vers un bar, d'où le gérant lui devait quelque petit service. Un petit verre de temps en temps ne faisaient pas de mal. L'illusionniste allait bientôt arrivé, quant une grande main velue, l'attrapa et le tira dans les profondeur de l'obscurité d'une sombre ruelle. Mukuro se laissa tiré, n'ayant pas envie de se battre pour le moment, il était venue pour s'amuser pas pour une vulgaire bagarre de rue. L'homme qui l'avait attrapé lui hurla, il n'écoutait pas, il s'en foutait, il n'avait pas que sa à foutre d'écouter un ivrogne criait. S'il continuait, l'ivrogne en question allait certainement se prendre la plus grande peur de sa vie. Le maître de l'illusion se fit violemment poussé au sol, la dernière phrase de son vis à vis rentrant dans sa tête. Oui, il s'était trompé, ce n'était pas un ivrogne, mais qu'importe le résultat pour cet affront reste le même. Deux lames volèrent lui déchirant ses vêtements, le blessant. Des perles rougeâtres coulèrent sur sa peau, doux paradoxe qu'était la froideur de la lame et la chaleur du sang ruisselant. Avant que le barbare ait pu faire son prochain mouvement, Mukuro ne perdit pas son temps, et lança une puissante illusion. La rue se tordit, le ciel disparut, le sol entourant désormais les deux individus, le ciel, la terre, tout cela était le même. Un mince craquement apparu sur le terrain, suivit d'une dizaine d'autres. Son regard vairon se leva en direction de sa cible, sa voix suivit le rythme.

    «-Kufufu, si tu veux jouer, alors jouons.»

    Le temps s'arrêta autour de Déimos, l'illusionniste fit apparaître son trident dans un mince filet brumeux, s'aidant de son arme pour se relever, puis le temps reprit son cours, usant de sa magie, Mukuro s'éloigna rapidement du guerrier. Le début de la vision des enfers allait pouvoir commencer, le sol entourant les deux protagonistes se craqua, des colonnes de flammes percèrent l'espace depuis les cieux, depuis le sol, dans ce monde onirique tout avait fusionné. Les geysers de flammes ne foncèrent que vers une seule cible, le barbare. Oui... Il allait jouer, il allait le faire payer. Ses cheveux de la couleur des abysses volèrent un peu autour de son visage, lors du choque que provoqua les flammes, Déimos devait souffrir, après tout il n'avait aucune idée que c'était une illusion, et même si elle était des plus faibles, il devait au moins être emplie de peur, de plus la chaleur des flammes étaient réels. Les secondes défilèrent, les geysers cessèrent, Mukuro regarda son adversaire, le méprisant, et pour la seconde fois de la soirée, il lui parla.

    «-Hahaha ! Alors comment c'est ?»

    Tout en disant cette parole, le sol s'ouvrit là où les fissures se trouvaient, la où les flammes avaient pris naissance, laissant transparaitre un endroit vide, sans fond, le sol se mit à tourner, derrière l'illusionniste on ne voyait désormais plus qu'un profond vide, de mince morceau de marbre errait dans ce néant fabriqué de toutes pièces.

    «-Mon monde !»

    De fines pétales rosées apparurent autour de lui, brillant d'une lueur mauvaise, maléfique. Elles le protègeraient de six coups de son choix. Mukuro sauta au dessus des crevasses, fonçant sur Déimos, trident en avant, les blessures se rappelèrent à lui, le faisant souffrir. Son prochain mouvement se fit plus forcé que naturel, il ne pouvait effacer les souffrances. Son trident fendit les airs en direction de Déimos, son œil rouge se fit entourer d'une mince flamme violette, preuve qu'il concentrerait les ténèbres dans ses prochains coups. Maintenant, Mukuro allait voir ce qu'il allait faire. En cette nuit glacial, l'illusion changerait tout.
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La Terreur
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Mer 29 Déc 2010 - 19:17
[HJ ; J'suis pas super content de ce RP, mais bon...]

Tout s'était passé à une vitesse fulgurante. Le décor s'était modifié, les flammes émergeaient de nul part, la chaleur calcinait peu à peu l'épiderme de Déimos, qui s'efforçait de ne pas laisser paraître sa douleur dans son regard embrasé. Il n'avait guère eu le temps de réagir à aucune des offensives de Mukuro. Décidément, l'ex-demi-dieu, en plus d'avoir fait erreur sur la personne, venait de signer son arrêt de mort, le contrat de la Faucheuse. La carrure et les années d'entraînement lui octroyaient généralement une résistance à tout, mais curieusement, les assauts répétés du jeune homme aux cheveux azurés ne semblaient pas prendre compte de cette défense accrue. Puis, le coup de grâce : le confrère de la Lumière s'élança sur Déimos, trident dégainé à la main. Les pointes de l'arme fendaient l'éther à vue d'œil, et l'empalement était imminent. Mais dans un élan d'espoir de réussite - en plus de l'adrénaline qui coulait à flots dans ses veines -, le guerrier céleste parvint à esquiver la fourche de Mukuro, évitant par le fait-même un destin fatal. Même si l'ex-demi-dieu s'épuisait au fil des secondes, l'illusionniste ne semblait plus être en pleine forme non plus, et Déimos profita de cette position pour faire tourner la situation à son avantage. Il dit tout simplement :

- Pauvre petit... Tu sembles si jeune pourtant.

Déimos se rit à rire sadiquement, l'écho amplifiant chacun de ses ricanements. Puis, sans ne plus attendre, il chargea sur son adversaire. L'un des pétales rosés qui encerclaient Mukuro se détacha de son champ corporel et virevolta à toute vitesse dans les airs, avant d'interrompre la course de l'ex-demi-dieu. Celui-ci, furieux mais pensif, devait trouver une nouvelle solution pour abattre son rival. Il chargea donc de nouveau, la rage s'étant emparé de tout son âme. Cette fois-ci, il bondit le plus haut qu'il pouvait dans la voûte céleste et dégaina ses chaînes. Par la même occasion, il entoura le cou de son adversaire de l'un des fouets métalliques et tira de toutes ses forces. Mukuro ne put éviter une chute brusque; un impact au sol si puissant que le sol se mit à vibrer intensément, comme si un séisme avait été engendré.

Mais cette offensive, bien qu'affaiblissante, n'allait certainement pas arrêter l'illusionniste, qui s'était déjà remis sur pieds et qui était prêt à contrer toutes éventualités. Déimos décida donc d'employer un peu des techniques magiques qu'il avait acquises en Olympe. Il engendra difficilement des éclairs plasmatiques et les dirigea directement dans la poitrine de Mukuro. Mais malheureusement, les pétales n'avaient pas dit leurs derniers mots. Par magie, les pétales se regroupèrent devant Mukuro et créèrent une sorte de mur qui bloqua efficacement le sort de foudre. La moitié des pétales se désintégrèrent néanmoins dans l'air, ce qui diminuait drastiquement la défense de Mukuro. Déimos, bien que faible, était plutôt fier de son coup...

Ainsi, le combat se perpétua. Le guerrier céleste tenta un ultime assaut. Il concentra toute son énergie pendant quelques secondes et s'élança de nouveau sur son opposant. Il se mit à le marteler de coups puissants de tous les sens, poings nus comme avec ses chaînes. Les pétales, bien que résistantes, disparaissaient promptement, ce qui faisait en sorte que Déimos reprenait rapidement du poil de la Bête. Mais de son côté, l'ex-demi-dieu se fatiguait... il se fatiguait beaucoup trop vite. Chaque coup porté à Mukuro engendrait des souffrances pénibles; des douleurs incomparables. Il haletait, il s'essoufflait, il manquait d'oxygène. Avant de tomber lourdement sur ses genoux, il flagella l'illusionniste à la tête, ce qui passait à peu de l'assommer. Puis, Déimos s'écroula, faible.

- Je... je vais t'avoir... connard.

Il tenta de se relever, mais en vain. Qu'adviendrait-il ?
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Brume Vengeresse
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Mer 29 Déc 2010 - 20:51
    C'était une tempête, une myriade de coup qui le repoussait dans ses derniers retranchement. Son bouclier de pétale avait été détruit, mais son plan avait fonctionné, son ennemi était à terre, exténué par ses assauts répétitifs. Il avait failli l'avoir, lui et sa faible défense. Tout ses coups avait engendré des dizaines de bleus sur son corps meurtri, et malgré tout ça, il avait gagné. Le géant de muscle était à terre devant lui, sans son trident pour le retenir, il serait lui aussi à terre. Il souffrait, mais la victoire aidait à faire passer la douleur.

    - Je... je vais t'avoir... connard.

    Oh, vraiment, c'est ce qu'on verra, il ne l'aura pas, non, il avait perdu, ce n'était plus que sa fierté qui parlait. Les derniers rochers qui flottaient tranquillement et légèrement dans l'étendu chaotique de son monde éthérique furent détruit, se disloquant du paysage. Tout était en train de se consumer, comme la vie de l'individu devant lui. Il allait le tuer, cela ne faisait aucun doute, pour cette tempête de coup, pour son corps meurtri. Alors qu'il sentait le regard du perdant sur lui, il disparut. Totalement, son corps devint un épais nuage de vapeur, puis la brume se dispersa dans l'air. Un pieu de vapeur apparut dans les airs, s'enfonçant dans la chair du perdant. Son sang se répondit sur le peu de pierre qu'il restait. Un second apparu, bloquant la seconde jambe, plus aucun mouvement ne serait possible. Mukuro repris une réel consistance, pointant le visage de son adversaire. Sa voix se fit lourde, tout en étant qu'un vague murmure, le sang qui coulait sur son torse pour finalement s'écrouler sur le sol était le seul bruit qu'on pouvait entendre. Un tintement des plus triste et long.

    «-Tu as perdu pour une seule raison, parce que j'étais ton adversaire.»

    Des lianes sortirent du vide, relevant le corps du guerrier à sa hauteur, l'une des dernières illusions qu'il lancera ce soir. Une illusion réelle, la plante onirique étreinte de ses puissants membres les bras de Déimos. Il était dans une position des plus désagréable et cela se sentait. Mukuro avait gagné, et n'ayant aucun amusement à torturer son adversaire, enfonça son trident dans la gorge de son vis à vis, l'achevant. Le sang gicla, sortant de son corps telle une fontaine. C'était la fin. L'illusion s'évapora, montrant une ruelle vide et sans-vie. Le corps du barbare tomba à terre, laissant son sang marqué les rues de Paris, tandis que l'illusionniste disparaissait dans un éclair noir et un rire murmuré, retournant au château Disney soigner ses plaies.

    En cette nuit glacial, un homme était mort... Au lendemain de ce cauchemar, la populace s'attroupera, et contemplera ce corps sans-vie. La mort l'avait fauché, les Dieux l'avaient abandonné dans cette douce fin cruelle.
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Mer 29 Déc 2010 - 21:41
(Fin du RP et de la vie Déimos; je vais transférer mes munnies à la Bête.)
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