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Mar 28 Déc 2010 - 20:14


    • Les neiges éternelles, beauté sans pareil, ce nom renvoie directement aux être divins qui eux aussi, sont éternels. Cette sensation merveilleuse d’entrer dans un domaine inaltérable était très forte. En de nombreux points, la chine traditionnelle est semblable au Nippon. Bien que les cultures diffèrent grandement, l’ambiance était telle, que le peintre si sentais déjà comme chez lui. Ce monde si différent des autres l’avait avant tout attiré par sa nouveauté, il ne s’était jamais rendu ici et découvrir de nouvelles choses l’intéressait grandement. Bien sûr, il aurait aimé découvrir le monde dont son précieux livre fais mention, voyager dans tout le nippon et aller sur l’incroyable Mont Fuji. Mais pour le moment ce voyage là se fera dans son esprit, au pays des songes là où tout devient réalité.

    Dans ce doux vent agréable et rafraichissant caressait la joue d’un homme qui marchait tout en lisant. Ce livre, toujours le même, le Kojiki qui raconte tout ce qui a fait de lui, l’homme tel qu’il est aujourd’hui. Pour ne pas perdre une miette du spectacle qui s’offrait à lui, il décida de refermer cet ouvrage et de la ranger. Comme il le savait très bien, c’était un endroit bien différent d’Illusiopolis ou encore la Forteresse Oubliée. Tout était sublimement différent même les odeurs, celles de la terre mes aussi des plantes ou de la nourriture venant du campement. L’homme marchait alors à travers les bambous qui lui cachaient le soleil. Tout ce qui l’entourait, il voulait le peindre, il ne savait pas où poser le regard tellement il y avait de chose à voir. Quittant peu à peu la bambouseraie dans une marche assez lente pour ne pas rater l’élément qui ferait d’une peinture un véritable chef d’œuvre. Pendant un temps, ce peintre voulait vivre de son art, le montrer à toute personne qui voudrait payer mais il a abandonné ce projet. Il serait inhumain de faire payer des toiles qui méritent d’êtres vues par le plus grand nombre même pas les plus démunis.

    Le décor changeait alors doucement mais sûrement laissant apparaitre un petit cours d’eau. Ukiyo s’agenouilla alors pour prendre l’eau au creux de ses mains afin de se rafraîchir le visage et de se désaltérer. Il prit aussi le temps de remplir une gourde car il savait qu’il ne s’arrêterait pas en si bon chemin mais un dilemme s’offrait alors à lui. Il y avait une route qui semblait difficile, en pente et qui se dirigeait vers des sentiers aux pierres branlantes. Celle-ci devait certainement mener vers la montagne où trônent les neiges éternelles. De l’autre côté, un chemin légèrement plus décoré par la végétation et qui était relativement plat. C’est de là-bas que venait cette odeur alléchante de nourriture mais ce n’était pas la destination du peintre. Ce n’était pas dans ses intentions d’être entouré d’autre personne pour le moment, il voulait découvrir le paysage panoramique qu’offrait la montagne. Il n’allait sûrement pas faire très chaud mais c’est bien le pris à payer si l’on veut voir une merveille.

    Le peintre avait changé physiquement parlant ces derniers temps. Ses cheveux avaient poussés et il les attachait donc en queue de cheval. Même ses vêtements était différents, cela ressemblait plus à un accoutrement de ceux qui prient dans certains temple. Ukiyo cherchait toujours à se rapprocher de plus en plus de ses passions et aujourd’hui, il allait peindre et cette peinture sera offerte à la première personne qui le verrait. Il ne voulait pas être connu comme un meurtrier ou une personne sans cœur même si parfois cela l’amuse. S’il devait être connu, ce serait sous le nom du Peintre des Rêves. Rien ne lui est impossible et il veut émerveiller les gens. C’est un but audacieux et peut-être même prétentieux mais il se sait capable d’accomplir ce rêve. C’était donc un long moment de marche qui allait se présenter mais rien de bien effrayant pour un homme comme lui. Mais cette montagne avait quelque chose d’étrange, Ukiyo le ressentait mais pas par rapport à ce qu’elle dégageait. Il n’y avait aucun sans-cœur pour s’en prendre à lui comme si quelqu’un venait de passer pour enrayer la menace. Mais, personne ne se trouvait là, ou plutôt, personne ne daignait se montrer. Quoi qu’il en soit, c’était donc un court périple sans bâton dans les roues.

    Il foulait alors la neige blanche et pure, l’air s’était fortement rafraichi. On pouvait voir quelques empruntes animales mais aucune humaine. Le peintre se savait donc seul et pouvait continuer encore un peu de marcher. Des aigles volaient et criaient chassant leurs proies. C’était le bon endroit alors Ukiyo déroula un rouleau qu’il avait prit avec lui. Il était bien sûr vierge et sa longueur lui permettait de peindre un paysage panoramique tel que celui qui se tenait face à lui. Cela n’a vraisemblablement rien d’intéressant pour lui, c’était le moyen de se libérer, de vivre même. Mais la tranquillité touchait à sa fin lorsqu’un homme tout de rouge vêtu est arrivé non loin de là. Il était grand et sa posture imposait le respect. Sa chevelure courte était semblable à la couleur de sa tenue. Bien que cette coloration capillaire ne soit pas d’ordinaire du goût du peintre, il était en admiration. Il trouvait cette personne belle et à la fois forte. Son visage semblait presque aussi pur que la neige si ce n’est un détail qu’Ukiyo restera incapable d’expliquer. Mais le véritable détail qui n’échappa pas au peintre c’était le fait que cet homme tienne le manche d’une épée d'une couleur semblable à ses vêtements. Il était donc bien difficile de connaitre les intentions de cet homme mais de la beauté qui en dégageait il n’en résultat qu’une envie.

    -Pardonnez-moi si ma demande vous parait audacieuse mais, pourrais-je vous peindre dans ce paysage?

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Ven 31 Déc 2010 - 3:33
    Genesis n’était pas… Comment appeler cela autrement que par méchant… Le sadisme, la méchanceté, la cruauté. Tous ces maux qu’il pensait avoir oubliés semblaient revenir le hanter. Sa dernière nuit fut véritablement pénible, il avait voulu dormir en solitaire ce soir là… Loin de Mizore, de celle qu’il aimait, loin du Consulat, de son groupe… C’était une habitude qu’il avait. Lorsqu’il commençait à se poser des questions sur lui-même, lorsque véritablement il se remettait en question, alors il avait besoin de se couper de son entourage pour ne pas exposer ses faiblesses, tout d’abord… Ensuite, pour ne pas importuner son amante. En effet, cette dernière se remettait à peine de son combat contre Kefka. Physiquement, elle était plus ou moins indemne mais elle avait l’air de vouloir réfléchir, en ces temps.

    Pour lui aussi, c’était en rapport au combat encore récent avec Kadaj, une sorte de copie de Sephiroth, ou du moins pour ce qu’il en avait compris… Il avait accompli cette mission sans le moindre problème, sans la moindre blessure. Une victoire écrasante et héroïque contre la vermine d’Astral tant détestée du peuple. S’il avait eu la chance de combattre ce garçon dans la place marchande de la cité, il se serait très certainement fait acclamer. Mais quand il repensait à ce combat, il n’en résultait que de la honte…

    S’il avait eu la chance de combattre ce garçon dans la place marchande de la cité, voyez-vous… Il n’aurait pas vaincu si facilement. En un bref bilan, tout ce qu’il avait accompli était cruel… Il n’avait rien accordé à son adversaire, ni de la pitié, ni même une mort digne…


    « Pardonnez-moi si ma demande vous parait audacieuse mais, pourrais-je vous peindre dans ce paysage? »

    Il ne l’avait guère vu... Il ne s’était même pas rendu compte de sa progression dans la montagne enneigée… Cela lui rappela pourquoi il était ici. Il avait eu besoin d’être seul et il s’était donné la mission de chercher le monde que convoiterait le Consulat, désormais, comme motif de promenade solitaire…
    Il ne l’avait guère vu… Et pourtant il n’était pas invisible. Au contraire, il était très beau… Et chose plus particulière encore, chose que Genesis aimait savoir en ses proches, son visage était extrêmement pale. Le Tragédien songea à la demande tout en observant le peintre… Il était assis sur un tabouret… Que pouvait bien faire un tabouret en un tel lieu ? Ce jeune homme l’aurait-il porté jusqu’à là ?... Cela avait quelque chose de loufoque mais ça ne lui allait pas trop mal. Il portait également dans ses mains un rouleau sur lequel il peignait.


    « … Je vous en prie. »

    Genesis s’avança un peu pour mieux se placer vis-à-vis du paysage. Il avait beau être de noble famille, amateur d’arts et dirigeant du Consulat, jamais on ne lui avait demandé quelque chose de pareil. Il ne changea pas sa pose, hésitant toutefois à garder sa rapière en main. De peur d’effrayer ce peintre.

    « Dîtes-moi si… Je suis mal placé… »

    Bien qu’il s’en inquiétait, il ne se gênait pas d’une immobilité parfaite, il tournait la tête parfois, tout en souriant de temps en temps, face au ridicule de la situation… Il s’était promené dans une montagne déserte à hauts risques d’avalanche et un parfait inconnu du coin lui demandait tout naturellement de prendre la pose.

    Dans une totale innocence, ce peintre silencieux parvenait à consoler quelque peu le Tragédien de son remord et de ses questions… Pour ceci, ce dernier trouva cette nouvelle rencontre quelque peu suspecte, il ferma les yeux doucement pour sonder l’individu et recela en lui une source magique non négligeable, subtile et paisible. Il rouvrit ses paupières et adressa un regard curieux au jeune homme qui devait avoir vint ans, probablement, à peine quelques années de moins que Genesis. Mais ce dernier ignora d’abord la question et observa ce paysage tout en parlant. Ce dont il parlait ? Et bien il répondait à une question… En quelque sorte, il avait imaginé une question comme « Que faîtes-vous donc dans ces terres si reculées, Monsieur Genesis ? » du peintre… C’était ce qu’il aimait chez les personnes silencieuses et au visage patient, on pouvait leur parler sans même attendre d’avoir une question à laquelle répondre.


    « Si je suis venu ici… En fait je n’en sais rien. Je pensais me connaître, figurez-vous, j’étais convaincu d’être quelqu’un… J’avais réussi, ou du moins je le pensais, à blanchir mes ailes, à apaiser mon âme… Mais il se pourrait en fait, que tous mes efforts n’aboutissent qu’à un échec. Mon aile est… »

    Il s’arrêta de parler, tandis qu’il contemplait la neige… Il affronta le peintre du regard et finit par détourner ses yeux, un peu troublé tout en cherchant une phrase tout à fait anodine à placer dans le dialogue.

    « Hum… Pardonnez-moi… Vous êtes d’ici ? »
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Ven 31 Déc 2010 - 15:07
    • Apaisant, c’était très certainement le terme à utiliser pour qualifier le lieu et à la fois la situation. Un peintre venu en solitaire dans le calme qui peint un homme venu certainement pour la même chose. Ce calme et cette quiétude qu’offre la montagne d’altitude. L’homme en question était peut-être principalement habillé en rouge mais chaque partie avait une nuance différente si l’on savait bien regarder. Les rayons du soleil se reflétant sur la chevelure en perpétuel vol au gré du vent, offraient une danse semblable à celle des flammes. Cette touche chaleureuse contrastait totalement avec le froid ambiant de la montagne et c’est ce qui faisait de lui une personne à la présence très forte. Cela traduisait aussi très certainement une force de caractère et peut-être même un conflit intérieur. Le langage des couleurs est très souvent négligé mais c’est le cœur qui fait ce choix sans qu’on le sache. Chaque teinte a sa signification même au sein du même couleur. Le bleu par exemple pouvait soit cacher une tristesse s’il plongeait dans le sombre et à l’inverse, montré un apaisement s’il s’élevait dans la clarté. C’est encore en cela que l’homme vêtu de rouge offrait de nouvelles informations à son insu. Bien que la couleur des yeux ne puisse être choisi, elle influe légèrement sur le caractère. C’est une personne assez forte physiquement pour régler les soucis qui doivent l’être et atteindre cet apaisement recherché. Mais tout ceci n’est pas une réponse à tout et peut parfois se montrer erroné. Quoi qu’il en soit, le peintre découvrait tout ces petits détails en laissant voyager son pinceau sur le parchemin comme une vague s’échouant sur la plage. Ukiyo ne prêtait pas réellement attention d’où se posait le regard de son modèle. Peut-être avait-il déjà remarqué qu’il n’y avait aucun flacon d’encre dans lequel tremper les poils de son instrument mais dans l’absolu, ce n’était pas important. Ukiyo savourait pleinement le fait de pouvoir s’adonner à sa passion sans subir des attaques de monstres ou d’autres entités qui soit. Il est vrai que l’épée était assez impressionnante mais il n’en avait pas peur. Il trouvait seulement dommage qu’elle ne ressorte pas plus, elle faisait trop partie de son porteur.

    « Si je suis venu ici… En fait je n’en sais rien. Je pensais me connaître, figurez-vous, j’étais convaincu d’être quelqu’un… J’avais réussi, ou du moins je le pensais, à blanchir mes ailes, à apaiser mon âme… Mais il se pourrait en fait, que tous mes efforts n’aboutissent qu’à un échec. Mon aile est… »

    Sans que le peintre ait eu à demander, les réponses venaient d’elles-mêmes. C’est souvent ce qui arrive au modèle qui n’en ont pas l’habitude. Un peintre de son côté, est dans son monde, le temps n’est plus important et le seul espace qui compte c’est celui que l’on peut retranscrire. Tous les sens restent cependant en éveil, chaque son, chaque odeur et même le touché affectent les impressions et de ce fait le rendu final de l’œuvre. Les réponses aux questions muettes semblaient dans un premier temps métaphoriques. Ça parlait d’ailes qu’il fallait blanchir, sûrement une image renvoyant à son âme mais c’est quand il a prononcé « Mon aile » que le peintre a réagi. Jamais personne ne parle symboliquement d’une aile unique. C’était forcément quelque chose de vrai. Mais si c’était le cas, s’il avait réellement une aile noire comme il le disait, en parler ne serait pas une façon de montrer sa force ? C’était un peu trop gros pour que tout cela soit si pacifique. Ukiyo sentait que les choses risquaient de déraper à tout moment, cet homme pouvait être une menace. Le peintre s’efforça tout de même de rester très calme et de continuer sa peinture.

    « Hum… Pardonnez-moi… Vous êtes d’ici ? »

    Le ton n’était pas innocent mais il avait au moins le mérite de calmer les inquiétudes du songe. Il n’était pas réellement effrayé mais cela l’ennuierait profondément de devoir partir alors que cet endroit n’avait pas encore donné tout ce qu’il avait à offrir. Sur son parchemin, il y avait encore tout une partie de vierge et avant de l’entamer, il prit la parole qu’il avait tant laissé à son modèle.

    -Rien de tel que les vastes étendues désertiques pour plonger dans ses réflexions, n’est-il pas ? Je suis moi aussi venu pour ceci à l’origine et la beauté de ce monde m’a interpelée. Je vous répondrai donc que non, je ne suis pas d’ici, je suis un artiste qui voyage recherchant toujours des nouveautés.

    C’était une question à laquelle il avait été simple de répondre, rien n’était à cacher de ce côté-là et ça ne porterait pas préjudice aux autres songes. Mais quant au fait de dire d’où il venait, bien que ce ne soit pas demandé, il aurait été incapable de répondre. Mais ce n’était pas ça qui le dérangeait, c’était tout autre chose, une envie. Un désir démangeant voire même dévorant de découvrir cette aile qui devait être à la fois un cadeau et un fardeau vu de la façon dont-il en parlait. S’il n’en voulait plus, il n’aurait pas parlé de la « blanchir ».

    -Puis-je… Puis-je voir cette aile ?

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Mer 19 Jan 2011 - 19:34
    « Rien de tel que les vastes étendues désertiques pour plonger dans ses réflexions, n’est-il pas ? Je suis moi aussi venu pour ceci à l’origine et la beauté de ce monde m’a interpelée. Je vous répondrai donc que non, je ne suis pas d’ici, je suis un artiste qui voyage recherchant toujours des nouveautés. »

    Les vastes étendues désertiques… Oui c’était tout à fait cela. Genesis se retourna complètement pour s’offrir ce panorama… Des plaines enneigées dont le sol semblait si lisse qu’on aurait dit que plus personne ne s’y était aventuré depuis des années…

    « Vous avez parfaitement raison… Là d’où je viens, nous manquons de ce genre d’endroits particuliers où l’on peut être seul avec la nature. Ce silence là loin de toutes futiles habitudes est un confident pour moi, il comprend tout de ses longues années passées durant lesquelles il a tout vu. »

    Cet endroit avait quelque chose de très sain dont le Tragédien ne pouvait guère se lasser en ces quelques minutes… Il se retourna vers le peintre et sourit en observant son accoutrement. Des vêtements très amples et aux couleurs chaudes mais qui à première vue ne devaient être très épaisses… Alors qu’il pensait au froid, Genesis prolongea son sourire en frottant ses deux mains enveloppées de gant l’une contre l’autre, amenant ses deux mains près de son visage et soufflant dans leur creux, lui apportant une maigre chaleur au niveau du visage. Le rendant moins crispé. Malgré cette douleur piquante qu’était la basse température, cela lui fit du bien… Comme une impression d’avoir son aimée à ses côtés, le tenant par le bras pour marcher plus facilement dans la neige épaisse. Bien sûr, elle n’aurait pas du tout froid, au contraire elle se sentirait alors parfaitement bien. Si ce n’est que des bribes de son passé tragique pourraient alors lui revenir.

    « Puis-je… Puis-je voir cette aile ? »

    Ces mots frappèrent Genesis impitoyablement tel un maillet d’un juge clément. Il demandait ça d’une voix plus sonore mais plus hésitante qu’à sa première demande, comme si celle-ci était d’autant plus importante.
    On aurait pu facilement croire, si l’on avait déjà parlé au Tragédien, que ce dernier n’aurait aucune honte à exhiber son aile pour rappeler qui il était… Mais ce qu’il était, lui-même ne le savait vraiment. La question restait sans réponse comme une équation trop compliquée pour un enfant… Alors l’enfant n’a d’autres choix que de regarder vainement cet alignement de chiffres qui lui sont quelconques. Et la seule chance qu’il a alors de s’en sortir, c’est d’attendre des seigneurs du ciel une illumination qui lui apporterait une solution qui lui semblera subitement spectaculairement évidente et « Trop simple, je cherchais trop loin. »

    Dans le cas du Tragédien, il ne cherchait plus à comprendre ce mystère qu’il était. Ni ses deux amis ni lui n’avaient vraiment aimé l’hypothèse selon laquelle ils seraient des anges, envoyés de Dieu.
    Mais dans cette situation-ci, il ne s’agissait pas d’une honte de posséder un mystère non résolu… Il se disait en ces instants qu’il avait peut-être fait une erreur tout à fait regrettable et qui pourrait lui être fatal en révélant par accident l’existence de son aile. Le Consulat était en conflit avec les trois groupes antagonistes. Les autres consuls ainsi que lui-même avaient défait Astral sans la moindre pitié, ils s’étaient alliés à la lumière, elle-même en guerre contre la Coalition Noire qui signait justement une alliance avec les similis. Ce garçon avait un potentiel magique, son appartenance à un groupe alors que le danger était toujours plus grand était quasi certaine.

    Mais Genesis prit un grand soin à garder son calme et ferma naturellement les yeux comme pour réfléchir à sa décision… Il refit la même opération qu’au début de la discussion, sondant le peintre mais cette fois, balayant aussi les horizons de son pouvoir de détection… Il ne faisait plus nul doute que ce peintre avec des talents mais aux alentours, il n’y avait aucune vie… Aucun renfort pour le peintre si ce dernier s’avérait être dans un camp opposé…

    Si Genesis croyait en cette hypothèse selon laquelle ce jeune homme n’attendait que de gagner sa confiance pour le tuer… Il n’en savait rien et ne pouvait être que prudent.


    « Voila que votre demande est encore plus audacieuse… Je vais mettre cela sur le compte d’un désir d’approfondir votre art. »

    Mais cette fois-ci, le Tragédien ne souriait plus, il leva sa main brusquement tel un salut et de son omoplate gauche surgit son immense aile noire dans un craquement sonore ignoble. Quelques plumes se détachèrent de cette gigantesque partie de son corps et déjà il ressentait à son aile le même froid qu’au visage… Une des plumes telle une feuille fut emportée par une légère brise et doucement glissa jusqu’au côté du peintre et lorsqu’elle toucha le sol de ce paradis blanc, Genesis reprit la discussion d’une voix qu’il espérait plus insistante tout en gardant une certaine chaleur cordiale.

    « Tant que nous en sommes aux confessions… J’ai en plus de cette aile et de cette épée un certain potentiel magique et j’ai décelé en vous une énergie talentueuse qui me laisse croire que vous avez vous aussi des capacités. Et quand je vois la subtilité de votre âme, quand je vous sonde, je n’imagine même pas que vous puissiez ignorer votre talent. Que diriez-vous de me faire une démonstration ? »
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Ven 11 Fév 2011 - 13:29
    • Voilà, tout avait été dit, il ne restait donc plus qu'à attendre la réaction de cet homme. Allait-il répondre à la requête du peintre? La réponse était oui, à peine quelques secondes plus tard, c'est dans un immense fracas qu'apparut cette aile noire. Sa couleur en parfaite contradiction avec celle de la neige ne la rendait que plus spéciale, plus attirante. Mais à peine avait-il eu le temps de l'observer qu'une question arrive tranchant une nouvelle fois le silence des ces montagnes brutes.

    « Tant que nous en sommes aux confessions… J’ai en plus de cette aile et de cette épée un certain potentiel magique et j'ai décelé en vous une énergie talentueuse qui me laisse croire que vous avez vous aussi des capacités. Et quand je vois la subtilité de votre âme, quand je vous sonde, je n’imagine même pas que vous puissiez ignorer votre talent. Que diriez-vous de me faire une démonstration ? »

    Ukiyo le savait pourtant, on n'a rien sans rien, pour chaque chose reçue, il faut en donner une autre de même valeur. Même si ce n'était pas toujours le cas, cette fois-ci, le peintre ne pouvait pas jouer de son visage angélique. Il était clair que cet homme avait vu clair dans son jeu, il restait juste à savoir s'il avait pu percer l'entière puissance d'Ukiyo ou seulement le fait qu'il ait une aptitude spéciale. Mais ce qu'il trouvait le plus gênant dans tout ça, c'est de se révéler à quelqu'un dont il n'avait aucune connaissance, même pas le moindre nom. Il était certains qu'il ne pourrait l'empêcher de fuir avec cette aile et donc il est peu probable de le retrouver facilement. Mais soit, s'il veut savoir ce qu'est un véritable peintre alors il faut le lui montrer. Cela n'a rien de bien sorcier et en plus de ceci c'est très divertissant et être au centre des intentions est parfois grisant.

    - Il est vrai que j'ai moi-même un talent et j'en suis d'ailleurs très fier. Je n'ai encore jamais vu un autre homme en être capable mais la vie réserve des surprises pour chacun de nous.

    Le Songe ferma lentement les yeux, serrant Yomi de sa main droite tout en inspirant lentement. Le vent semblait se calmer et même les aigles se taisaient. Ukiyo, heureux de pouvoir de nouveaux faire une démonstration pacifique commença par un simple geste de la main droite à créer une épée plus petite que celle de son interlocuteur. Rongé par le souci du détail ce n'est pas vraiment une arme blanche qu'il avait créé mais une vraie œuvre d'art très lourde. Il est bien évident qu’il est impossible de se battre avec cette épée mais quitte à montrer quelque chose autant que ce soit beau et impressionnant mais il était dur de lire en cet homme. Lui semblait pouvoir sonder le peintre mais l’inverse était infaisable. Peut-être que c’était un coup de bluff mais quoi qu’il en soit, Ukiyo aimait montrer de quoi il était capable.

    - J'ai une nouvelle demande… Nous parlons déjà depuis quelques temps mais je ne connais même pas votre nom. J'aimerai pouvoir raconter aux autres personnes que j’ai eu la chance de pouvoir vous peindre. Je pense que chaque personne est unique et que c'est une chance de pouvoir s’en servir comme modèle.

    Il y a peu de chance qu'Ukiyo connaisse cet homme de nom mais cette demande est plus en vue du futur que du passé. Le peintre n'aimait pas être dans le doute de cette façon. S'il avait vraiment pu sonder en lui, qu'est-qui prouve qu'il n'est pas capable de beaucoup plus? Dans la nature rodent tellement de pouvoirs inimaginable que celui de la télépathie ne serait pas si étonnant que ça. Le Songe paraissait souvent sûr de lui mais à l'intérieur il ne l'était pas autant que ses compagnons de routes. Ultimecia est une femme puissante et rien qu'à sa vue on sait à qui on a à faire et pour Jecht et sa masse musculaire c'est la même chose. Mais Ukiyo est un peintre, son physique est très soigné et cela peut nuire à l'impression qu'il donne. C'est partout la guerre et le peu de crédit qu'à Ukiyo à première vue lui à valut de se retrouver vite dans de beaux draps. Alors d'ordinaire il est moins méprisants mais là, cet homme ailé pouvait lire en lui. Sans comprendre pourquoi le peintre devenait confus, peut-être à cause de l'altitude mais il essayait de ne pas faire attention à ça malgré les quelques pertes d'équilibres.

    - Mais je suis mal élevé, pardonnez-moi, je me nomme Ukiyo, Peintre des Rêves.
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Mar 29 Mar 2011 - 21:07
    « Il est vrai que j'ai moi-même un talent et j'en suis d'ailleurs très fier. Je n'ai encore jamais vu un autre homme en être capable mais la vie réserve des surprises pour chacun de nous. »

    Un talent… C’était tout ce qu’il fallait. Tout allait peut-être se jouer à ce moment. Que le peintre ne prouve ses capacités qu’en attaquant Genesis comme il le pouvait, certifierait aussitôt les maigres doutes du Tragédien. Mais c’était improbable. Son âme, ses gestes, tout en lui était bien trop subtile pour un acte aussi suicidaire qu’une attaque frontale.
    Mais Genesis avait connaissance de certains pouvoirs d’ennemis. Si celui qui allait venir lui était connu, il agirait… D’un coup sec, il se servirait de son épée pour ne pas avoir à regretter trop longtemps.

    Mais ce n’était rien d’explicable qui aboutit des actes de ce peintre. Et rien de condamnable, loin de là.
    C’était magnifique. Il dessinait de son pinceau une arme et tout cela dans l’air, sans support. Il n’y avait que ce pinceau et ce doigté qu’il avait. Ses gestes étaient rapides mais précis. Et le tout donnait un ballet d’encre chinoise.

    C’était magnifique.

    Même achevée, il regardait encore cette arme posée sur la neige qui ne résistait pas sous son poids. De l’art pour de l’art. En tout cas, le peintre devait être sûr que cette arme là ne servirait jamais à verser du sang.
    Tous les doutes de Genesis avaient disparu avec l’apparition de cette épée. Il ne se posa plus de question sur les origines du jeune homme.


    « J'ai une nouvelle demande… Nous parlons déjà depuis quelques temps mais je ne connais même pas votre nom. J'aimerai pouvoir raconter aux autres personnes que j’ai eu la chance de pouvoir vous peindre. Je pense que chaque personne est unique et que c'est une chance de pouvoir s’en servir comme modèle. »

    Le Consul releva la tête vers le peintre, le regardant avec un certain mystère, une incompréhension dans l’iris. Il n’avait jamais vu une telle magie. En fait il ne l’avait même jamais imaginé. Elle sortait tout droit d’un autre esprit, comme une illusion.
    Il finit enfin par accorder un sourire au coin des lèvres. Un léger sourire ayant tout son sens. C’était plus que de la satisfaction…


    « Nulle épitaphe aux Millésimes. Je comprends votre fierté. Ce que vous faîtes est admirable. »

    Il détournait lentement la question, faisant durer l’attente dans le simple but d’en savoir encore un peu plus. Pour Genesis, ça n’était plus qu’une simple rencontre et il était désormais important de faire partager cette sensation avec le peintre.

    « Mais je suis mal élevé, pardonnez-moi, je me nomme Ukiyo, Peintre des Rêves. »

    « Et bien, Ukiyo… Sachez qu’avec mon contrôle sur la magie, je peux sonder la nature de votre âme. Mais cette capacité s’arrête là, je suis bien incapable de lire dans votre esprit ou de comprendre votre cœur. Je ne sais donc pas ce que je vais devoir faire pour gagner votre confiance… Je ne vous manipulerai pas, Ukiyo. »

    Il se demanderait sans aucun doute pourquoi le Tragédien avait prononcé ces quelques paroles. Mais pour lui, c’était évident. Genesis ne cherchait pas la confiance des autres avant d’accorder la sienne. Et c’est ce qu’il venait de faire. Il ne se méfierait plus du peintre, tout comme il ne se méfiait plus des autres consuls.

    « Ukiyo, Peintre des Rêves. Vous êtes un prophète parmi les hommes… Je suis ravi de vous connaître. Je suis Genesis Rhapsodos, Porte-parole et donc responsable du Consulat, le groupe des artistes et des Fils des Muses. »

    Ce fut au tour d’Ukiyo d’apporter un visage et une expression indéchiffrables. Tandis que le consul espérait une réaction, il ne put identifier celle qui traversait le visage du peintre.

    « Et c’est en tant que Tragédien que je vous invite à nous rejoindre pour propager non seulement votre art mais aussi tous les autres… Et ça, de la façon qui vous conviendra le mieux… Je ne vous forcerai jamais à combattre, Ukiyo… Mais j’insiste pour que vous me rejoigniez.... »
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Mer 30 Mar 2011 - 17:19
    • La neige venait ajouter à cette scène une note de pureté. Il semblait ne plus y avoir d'animosité d'un côté comme de l'autre. A vrai dire, tout se passait comme lors d'une rencontre quelconque d'une soirée en ville. Il ne viendrait à personne de se battre dans des situations telles que celle-ci malgré le milieu hostile qu'est cette imposante montagne. L'homme en rouge, ce chaismatique personnage était visiblement une personne de confiance, du moins il parraissait accorder la sienne au jeune peintre. Seulement Ukiyo est, et restera, une personne méfiante au vu de ses actions passées. Il y avait aussi ce ton qu'il employait, des compliments qui ne rendaient pas le Songe indifférent mais là encore il restait à savoir l'honnêteté de ses paroles.

    « Et bien, Ukiyo… Sachez qu’avec mon contrôle sur la magie, je peux sonder la nature de votre âme. Mais cette capacité s’arrête là, je suis bien incapable de lire dans votre esprit ou de comprendre votre cœur. Je ne sais donc pas ce que je vais devoir faire pour gagner votre confiance… Je ne vous manipulerai pas, Ukiyo. »

    D'ordinaire, c'est le genre de détail que l'on étale pas à la première rencontre, quelque chose qui se garde secret en cas de coup dur mais lui, il l'avait fait de but en blanc comme si c'était quelque chose de normal. Plus ça allait et moins le peintre ne savait comment agir. Il ne pouvait réengager la conversation à partir de là, c'était idiot mais il ne comprenait pas son interlocuteur. il aurait été en face d'un fou qu'il aurait saisi son comportement mais il ne faisait nul doute qu'il était en train de parler à un homme censé. Il y avait une intention derrière chacun de ses mots mais seul le temps saurait dire laquelle.

    « Ukiyo, Peintre des Rêves. Vous êtes un prophète parmi les hommes… Je suis ravi de vous connaître. Je suis Genesis Rhapsodos, Porte-parole et donc responsable du Consulat, le groupe des artistes et des Fils des Muses. »

    Dans un premier temps, l'unique mot qui percuta l'esprit du peintre était l'art. Dans la vie d'un homme l'art est primordial quelle que soit la forme sous laquelle elle se présente. Il en existe une infinité plus ou moins légitime et bien sûr, il savait que la peinture a eu une grande place dans toutes les générations et qu'elle perdure encore. Ce qu'il y a de noble dans la peinture c'est que c'est très certainement l'un des arts le plus ancien et aussi le plus connu. Les hommes la pratiquaient bien avant de savoir écrire ou même parler, elle est universelle et se comprend à travers les mondes et les âges. L'art, un mot qui à lui seul réussi à faire battre le cœur du Songe un peu plus vite que la normale. En parler des heures ne pourrait le lasser et de savoir qu'il était en face d'un autre artiste levait toutes les méfiances qu'il avait put avoir au sujet de ce Genesis. Tellement absorbées par ses pensés, Ukiyo n'avait même pas essayé de répondre, c'était la deuxième fois qu'il laissait passer cette occasion, ce n'était clairement pas dans ses habitudes mais alors qu'il s'apprêtait à demander de quel genre d'artistes il faisait partie, l'homme ailé reprit la parole aussi sec.

    « Et c’est en tant que Tragédien que je vous invite à nous rejoindre pour propager non seulement votre art mais aussi tous les autres… Et ça, de la façon qui vous conviendra le mieux… Je ne vous forcerai jamais à combattre, Ukiyo… Mais j’insiste pour que vous me rejoigniez.... »

    La Tragédie était donc la prédilection du Consul, cela explique son langage qui se veut assez riche, sa posture noble et tout ce qui pouvait transparaître. Ukiyo venait seulement de saisir tout ce qui lui avait été dit, toute la scène et cela ne pouvait être que l'oeuvre des dieux. Il allait donc pouvoir enfin répondre, même si sur certains éléments il avait un train de retard. Mais tout ça, il pouvait le dire avec un sourire franc et qui se veut chaleureux.

    -Le Consulat, à vrai dire j'avais déjà entendu ce nom quelque part sans y prêter la moindre attention. Je pensais à cette période qu'il ne s'agissait que d'un groupe de politiques et je ne suis pas très porté sur la chose. Votre rencontre aura au moins eu la saveur de me sortir de l'ignorance.

    Ukiyo eut un petit rire presque imperceptible à cause de faible vent qui soufflait. C'était un rire de gêne, il se sentait assez idiot d'être passé à côté de l'importance de ce Consulat. Il avait pourtant déjà fait escale sur leur terre.

    -Bien sûr, cela n'est pas tout ce que j'ai a dire, notre conversation m'apporte bien plus que de la simple connaissance. Vous avez su être franc avec moi alors avant de vous donner ma réponse à votre invitation, j'ai des éléments que je veux vous faire connaître. Dans l'absolut, je désire que cela reste entre nous mais il ne tient qu'à vous de respecter mon souhait.

    Comme si cela était difficile pour lui, le Peintre des Rêves prit une grande bouffée d'air avant de se lancer dans un monologue qu'il espérait ne pas regretter.

    -Pour commencer, même si cela n'a pas de réelle importance aux premiers abords, je me considère comme étant orphelin. Je n'ai aucune attache et il est vrai que le Consulat pourrait se rapprocher d'une famille. Les artistes ont souvent la générosité dans leur âme, vous semblez en faire partie. Ensuite, je vais aborder un sujet que vous avez évoquez précédemment, les Fils des Muses. Je ne suis pas sans savoir que cela vient d'une religion, mais je ne sais rien de plus à part que j'ai la certitude de ne pas en faire partie. J'espère que cela ne va pas me porter préjudice en quelques manière que ce soit mais je suis Shintoïste. Je ne pourrais me résoudre à renier cette partie de moi.

    Une nouvelle rafale soufflait, plus fort que la dernière comme pour rappeler au Songe qu'il devait respirer entre deux phrases.

    -Comme je le disais donc, je me considère comme orphelin, du moins au sens humain du terme. Même si je ne peux l'expliquer brièvement, je pense avoir des liens avec les dieux. Une déesse plus particulièrement qui se nomme Amaterasu. Je ne sais guerre si vous la connaissez mais elle est dans ma vie depuis mon plus jeune âge. Plus qu'un croyant, je suis un envoyé, un prophète comme vous l'avez dis plus tôt. Je suis d'ailleurs étonné que vous le pensiez avant même que j'en ai évoqué le sujet. Genesis, nos chemins ne se sont croisés que pour une seule raison, qu'ils se rejoignent et continuent dans un même sens. C'est alors avec grande joie que j'accepte de venir avec vous au Consulat pour vous aider à répandre l'art. J'ai cependant une requête à vous formuler...

    Les mots étaient sortis trop vite, était-ce réellement le bon moment pour demander de l'aide ? Ne devait-il pas attendre d'être plus intégré dans le nouveau milieu qu'allait lui présenter le Tragédien ? Sans compter qu'il fallait que les autres Songes sachent ce qui venait d'arriver, non que cela soit une priorité mais c'était bon à savoir pour eux. Quoi qu'il en soit, Ukiyo décida d'attendre une réponse plutôt que de continuer à parler seul, il n'avait que trop monopoliser la parole qu'il en était essoufflé.
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Mer 6 Avr 2011 - 23:43
    « Le Consulat, à vrai dire j'avais déjà entendu ce nom quelque part sans y prêter la moindre attention. Je pensais à cette période qu'il ne s'agissait que d'un groupe de politiques et je ne suis pas très porté sur la chose. Votre rencontre aura au moins eu la saveur de me sortir de l'ignorance. »

    Il suffisait d’entendre ces paroles pour trouver cela dommage, en tout cas pour Genesis. Qu’Ukiyo n’ait pas envisagé une entrée dans le Consulat parce que le destin avait voulu qu’il n’en connaisse pas le vrai concept… C’était une belle perte de temps. Mais cela ne faisait que renforcer la chance de ce jour là. Toute son ignorance à propos d’un groupe qui lui sied déjà serait restée intacte s’il n’avait pas pris la décision de monter un peu cette montagne.
    Il distingua un sourire sur le visage pâle du peintre et ce qui devait peut-être être un rire. Mais si ce dernier était trop discret pour être entendu, il engendra un rire plus franc mais très bref de Genesis. Il continua à parler avec un ton respectueux, agréable.


    « -Bien sûr, cela n'est pas tout ce que j'ai a dire, notre conversation m'apporte bien plus que de la simple connaissance. Vous avez su être franc avec moi alors avant de vous donner ma réponse à votre invitation, j'ai des éléments que je veux vous faire connaître. Dans l'absolu, je désire que cela reste entre nous mais il ne tient qu'à vous de respecter mon souhait. »

    Quelques minutes plus tôt, Genesis avait accordé sa confiance à cet homme qu’il connaissait depuis quelques dizaines de minutes. Mais ce petit temps fut constructif et passionnant. Son choix était fait, sa question était posée. Rien ne se passerait ce jour là que Genesis pourrait regretter plus tard.

    « Pour commencer, même si cela n'a pas de réelle importance aux premiers abords, je me considère comme étant orphelin. Je n'ai aucune attache et il est vrai que le Consulat pourrait se rapprocher d'une famille. Les artistes ont souvent la générosité dans leur âme, vous semblez en faire partie. »

    C’était on ne peut plus juste… Et même s’il y avait eu quelques exceptions notables… Les deux comédiens par exemple mais aussi le premier astronome, peut-être trop prétentieux. Il y avait une entente correcte dans le Consulat, en règle générale. Et cela n’était gêné que par quelques querelles. Mais c’était un esprit de famille qui était surtout présent. Une sorte de nationalisme en fait, tous les consuls, qu’ils soient fils ou filles de muse ou même simple artiste… Tous avaient un sentiment d’appartenance à ce groupe, une attache durable qu’était l’art.

    « Ensuite, je vais aborder un sujet que vous avez évoquez précédemment, les Fils des Muses. Je ne suis pas sans savoir que cela vient d'une religion, mais je ne sais rien de plus à part que j'ai la certitude de ne pas en faire partie. J'espère que cela ne va pas me porter préjudice en quelques manières que ce soit mais je suis Shintoïste. Je ne pourrais me résoudre à renier cette partie de moi. »

    Une nouvelle fois, Genesis émit un léger rire. Ce n’était pas que la situation devenait ridicule, loin de là, et c’était encore moins pour se moquer de la question d’Ukiyo. En fait, c’était parce qu’il n’avait jamais vraiment réfléchi à la question.

    « Si ça peut vous rassurer, Ukiyo… Il y a deux groupes religieux importants pour l’instant… Vous le savez peut-être déjà. Pour parler du Sanctum, c’est en fait le seul et bon mot. C’est un groupe de fanatiques guidés par des... Fous.»

    C’était venu comme ça… Il en était venu à parler du Sanctum et n’avait pu dire aussi facilement qu’il l’aurait fait avant ce qu’il pensait de leurs chefs… Parler d’un vieil ami comme d’un politicien hargneux… Cela n’était pas facile.

    « Au Sanctum… Tout est fait par la religion, au profit de la religion et à cause de la religion… Pour le Consulat, nous en sommes loin. C’est avant tout les arts qui nous intéressent. Et malgré tout l’intérêt que j’ai pour vous… Le dieu que vous priez et que vous aimez… Toutes vos coutumes et habitudes… Cela ne me regarde pas et ne m’intéresse pas plus que ça. Vous avez un pinceau et savez vous en servir. Il n’y a pas de religion là-dedans, Ukiyo. Juste vous et l’art. »

    Il y avait bien quelque chose à ajouter… Le Consulat s’était établi sur la Cité des Rêves dont la religion était complètement différente, monothéiste et assez répandu, notamment dans le domaine de Sherwood. Mais c’était ici plus qu’ailleurs, à la Terre des Dragons, que la différence serait la plus énorme… Cependant, il ne changerait rien. Tout était très beau. La plupart des consuls aimaient ce monde autant qu’Ukiyo et lui aimaient la tranquillité qui s’en dégageait… Ce contact avec la nature.

    « Comme je le disais donc, je me considère comme orphelin, du moins au sens humain du terme. Même si je ne peux l'expliquer brièvement, je pense avoir des liens avec les dieux. Une déesse plus particulièrement qui se nomme Amaterasu. Je ne sais guerre si vous la connaissez mais elle est dans ma vie depuis mon plus jeune âge. Plus qu'un croyant, je suis un envoyé, un prophète comme vous l'avez dis plus tôt. Je suis d'ailleurs étonné que vous le pensiez avant même que j'en ai évoqué le sujet. »

    A ces mots des plus troublants, il se contenta d’acquiescer pour reposer ses yeux sur ce glaive créé quelques minutes plus tôt. D’un côté, cela expliquait son don et plus encore, ça rendait son cas terriblement intéressant. C’était une chose qu’il n’oserait pas clamer tout haut, étant fidèle aux Muses mais Ukiyo… Il était le premier qui semblait avoir un don aussi semblable que les fils des Muses… Ce n’était probablement rien, qu’un hasard. Mais il n’était pas impossible qu’il soit comme eux.

    « Genesis, nos chemins ne se sont croisés que pour une seule raison, qu'ils se rejoignent et continuent dans un même sens. C'est alors avec grande joie que j'accepte de venir avec vous au Consulat pour vous aider à répandre l'art. J'ai cependant une requête à vous formuler... »

    Un soulagement mais pas tellement de surprise. Il avait eu un ressenti. Quand il l’avait invité à venir dans le Consulat, s’il avait douté de la réponse d’Ukiyo, il aurait demandé de façon plus prudente et plus subtile… Mais il était certain depuis qu’il connaissait son pouvoir, que sa place était chez les Consuls.
    Il se retourna, comme au début des premières minutes de leur rencontre et comme guidé par sa conscience, mit sa main sous sa veste pour en extraire un livre… Cela faisait très longtemps que plus personne ne l’avait vu faire une chose pareille. Cette chose qui avant, amusait Sephiroth et Angeal… Cette chose qui le calmait subitement, mêlant à son regard un tourbillon de passé. Il ouvrit le livre et à voix basse lut… Son ton était calme, presque onirique.


    « Le don de la déesse est un mystère infini…
    Pour l’atteindre, nous prenons notre envol.
    Des rides se dessinent à la surface de l’eau…
    L’âme errante ne connaît pas le repos. »

    Il referma le livre, son aile déployée dissimulant son visage à ce nouveau Consul… Lui-même ne comprenait pas ce qu’il faisait. Il n’avait qu’une seule impression. C’était comme s’il quittait le Genesis, Tragédien… Pour redevenir Genesis Rhapsodos, la corneille, celui qui se cherchait un but dans la vie.

    « Quand tu parlais de ta déesse, celle qui t’a envoyé… Je me suis laissé dire que nous deux n’étions pas si différents l’un de l’autre. Mais c’est faux. »

    Sa voix était plus tremblante, moins sereine que quand il lisait…

    « Je t’envie, Ukiyo. Toute ma vie, jusqu’à il y a quelques années, je n’avais de cesse de chercher un sens à cette aile… Et quand j’ai cru le trouver dans l’amour que j’avais pour une déesse… Il s’est avéré que je me trompais… Cette déesse n’a pas daigné m’aimer. La Tragédie n’est pas la déesse que j’attendais et que j’attends encore. »

    Il se passa… Quelques secondes qui se transformèrent en minutes. Un silence qu’Ukiyo n’osa pas troubler, au bout du quel Genesis releva la tête pour enfin se retourner…

    « Je vous écoute, Ukiyo… Demandez moi ce que vous voudrez. »

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Mer 4 Mai 2011 - 23:45
    « Le don de la déesse est un mystère infini…
    Pour l’atteindre, nous prenons notre envol.
    Des rides se dessinent à la surface de l’eau…
    L’âme errante ne connaît pas le repos. »


    • Même si le vent avait caché une partie de ces paroles prononcées à voix basse, le peintre avait comprit le sens global de ces mots. Durant un bref instant, il pensait même que c'était de lui dont il était question. Une déesse... Un don... Tout ça était arrivé à Ukiyo mais c'est vrai que depuis, il errait sans jamais atteindre son but. Jamais il ne voudrait devenir qu'une âme qui déambule à travers les mondes à la recherche d'un mirage aussi impalpable qu'est l'air. Mais, la peinture n'est pas la seule ressource sur laquelle pouvait s'appuyer le peintre. Oui, parce qu'il a des amis, peu nombreux mais l'amitié de puise pas sa force de la quantité. Les Songes sont et resteront toujours soudés quoi qu'il arrive. Si le choix cornélien d'être Consul ou Songe s'imposait, il fera ce que son coeur lui dit. Tout était déjà décidé et il savait que rien ne pourrait changer ça à part peut-être une trahison amicale.

    « Je t’envie, Ukiyo. Toute ma vie, jusqu’à il y a quelques années, je n’avais de cesse de chercher un sens à cette aile… Et quand j’ai cru le trouver dans l’amour que j’avais pour une déesse… Il s’est avéré que je me trompais… Cette déesse n’a pas daigné m’aimer. La Tragédie n’est pas la déesse que j’attendais et que j’attends encore. »

    Encore plus troublant que la confession du Tragédien sur sa recherche vaine sur la reconnaissance d'une déesse, c'était son changement dans sa façon de parler. Il était beaucoup moins posé, comme si un masque avait été enlevé. C'était véritablement la personne qui parlait et non pas le Consul. Il tutoyait désormais et c'était assez troublant. Ukiyo voulait répondre à ça mais n'y arrivait pas, les mots ne venaient pas. Sans doute par peur que ça lui arrive également. Il se réfugiait dans l'idée que s'il n'avait pas de réponse d'Amaterasu, c'était seulement parce qu'elle était prisonnière. Le doute qu'avait apporté Genesis dans le coeur du peintre ne sera que passager, après une nuit de sommeil sa foi sera intact. Qu'il ait une reconnaissance de ses actes ou non, Ukiyo délivrera sa déesse quoi qu'il arrive.

    « Je vous écoute, Ukiyo… Demandez moi ce que vous voudrez. »

    Vous... Il recommençait à parler comme précédemment comme si ma requête devait être écoutée au nom du Consulat et pas en celui d'un seul homme.

    -Le droit vous appartient de penser que ce que je dis n'est que superstition mais un mal va bientôt s'abattre sur les mondes. Je ne sais pas comment cela va se passer mais il est certain que c'est imminent.

    Le vent soufflant par intervalle, Ukiyo dû s'interrompre un instant lui laissant le temps de chercher comment formuler la suite.

    -Amaterasu, la déesse dont je vous parlais est prisonnière, et sans sa lumière divine le chaos menace l'équilibre des mondes. Le nom de celui qui sèmera la discorde est Yamata-No-Orochi. Je ne sais pas comment il va opérer mais il est très puissant.

    Ukiyo observait ce qu'il avait créé, une arme bien inutile qui n'aiderait en rien la libération d'une déesse. Si on pouvait clairement lire dans les yeux d'une personne, c'est sans doute de la colère qu'on verrait. La colère qui nait de l'impuissance, celle qui ronge plus sévèrement que toutes les autres. Être en colère contre soi-même fait souvent tomber les limites de la raison. L'épée se déformait alors pour se liquéfier et redevenir de l'encre noir coulant entre les doigts blancs du peintre. L'encre finissait par tomber sur la neige pour ensuite totalement disparaître. Puis la colère laissa place à la tristesse pour la même raison sans comprendre pourquoi tout ça lui arrivait devant le Consul. Ce qui était sûr c'est que ce n'était pas de la comédie visant à se faire intégrer dans le groupe. Alors le peintre se tourna un peu, baissant la tête pour pas qu'on puisse lire sur son visage.

    -S'il vous plait Genesis, aidez-moi à tuer ce serpent perfide qui ne mérite pas de vivre.


Dernière édition par Ukiyo le Jeu 2 Juin 2011 - 18:04, édité 1 fois
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Dim 15 Mai 2011 - 0:46
    Le droit vous appartient de penser que ce que je dis n'est que superstition mais un mal va bientôt s'abattre sur les mondes. Je ne sais pas comment cela va se passer mais il est certain que c'est imminent.

    Le visage du Tragédien resta de marbre face à cette révélation. C’était bien un prophète d’une divinité importante pour prévoir un tel malheur avec autant de certitude. Il n’acquiesça pas, regardait Ukiyo les yeux dans les siens. Un mot sonnait mal aux oreilles du Consul. « Imminent »… Donc la paix n’était pas pour bientôt, le Consulat allait devoir combattre avant de se reposer sur les arts. Pour son cas, ça ne lui posait pas trop de problèmes… Mais le Consulat était rempli de pacifistes qui, bien que faits pour le combat, ne l’aimaient pas pour autant.

    Amaterasu, la déesse dont je vous parlais est prisonnière, et sans sa lumière divine le chaos menace l'équilibre des mondes. Le nom de celui qui sèmera la discorde est Yamata-No-Orochi. Je ne sais pas comment il va opérer mais il est très puissant.

    Cela pouvait avoir l’air d’une affaire de foi. Comment croire de telles paroles si l’on croit en un Dieu unique… ? Et bien non, le Consulat ne rejetait pas les autres dieux et toute légende a sa part de vérité.
    Genesis était un homme très instruit, avec une grande culture qu’il avait extirpé des livres qu’il lut durant toute sa vie. Mais de ce que ce peintre parlait, il ne savait que peu de choses. A vrai dire, il connaissait juste Amaterasu de nom et pour quelle raison ? Parce qu’il avait lu dans un livre renfermant des techniques de combat ancestrales, les techniques d’Amaterasu, le Brasier noir, aussi lent que destructeur, rongeant tout ce qu’il touchait.
    Le peintre ne le regardait plus, détournant ses yeux en direction du sol, de son épée maintenant dissoute… Le Tragédien ne pouvait plus distinguer les émotions de son visage.


    S'il vous plait Genesis, aidez-moi à tuer ce serpent perfide qui ne mérite pas de vivre.

    Le Tragédien baissa à son tour la tête, il redoutait cette demande. Ce n’était pas rien.
    La peur n’habitait pas le cœur de Genesis, sa puissance lui permettait grands nombres de choses et s’il était prudent, il ne craignait presque rien. Mais plus que lui, il y avait le Consulat… Il n’était pas le chef, juste le porte-parole, celui qui gouvernait les mondes… Mais au stade où c’est tout un univers qui est menacé, ceux qui sont en mesure de combattre, ne peuvent se résoudre à baisser les bras et laisser faire les autres. Le Consulat avait un devoir aux yeux des Muses. Que ce soit avec ou sans cette promesse d’Ukiyo, ils finiraient tout de même par combattre si personne ne le faisait.

    Mais là, ce n’était plus des ennemis de l’acabit des membres d’Astral. Eux étaient puissants mais trop solitaires… Tandis que battre un être capable de maîtriser une Déesse aussi grande que celle d’Ukiyo, c’était s’interposer dans une bataille divine, se lancer au milieu d’un feu ouvert.



    « Si un Consul doit mener une guerre, Ukiyo… Ce n’est jamais sans le Consulat à ses côtés. Dès lors que vous avez accepté de servir les Muses, vous êtes devenu mon frère. Nous vous aiderons, Ukiyo. »

    Genesis afficha un sourire sincère avant de s’approcher et de tendre sa main droite au peintre… Le nouveau consul regarda la main avant de la serrer sans un mot et sans plus hésiter, une main peu robuste mais une poignée de main forte. Genesis prolongea son sourire avant d’amicalement tirer Ukiyo vers lui, pour qu’il se lève enfin et avant de finalement lâcher la main du peintre. Il parla à nouveau d’une voix confiante.

    « Prenez votre attirail et allons-nous en… J’ai de plus en plus froid et je n’en peux plus. »

    Il finit sa phrase par un petit rire nerveux, tout en frottant ses mains par-dessus ses gants. Cela aurait été plus efficace en enlevant ses gants mais rien que l’idée de laisser ses doigts en proie à l’air glacial, cela l’effrayait. Il aurait certes pu utiliser sa magie pour se réchauffer mais ce genre d’utilisation un peu hasardeuse de son énergie magique, il n’aimait pas franchement.
    Quand Ukiyo eut ramassé toutes ses affaires, il commença à descendre aux côtés du peintre.


    « Vous savez… Le Chaos est le pire ennemi du Consulat. Nous avons déjà exterminé par le passé, un groupe qui avait comme dessein de détruire les mondes. Ils ont d’ailleurs détruit la Jungle Profonde, d’ailleurs. Je crois par conséquent que les autres Consuls n’hésiteront pas à combattre votre « serpent perfide qui ne mérite pas de vivre »… J’espère juste qu’à votre tour vous saurez nous aider dans notre quête qui est maintenant la vôtre. »

    Il ralentit le pas, tout en songeant aux autres Consuls et tout en soupirant, il reprit la parole.

    « Je ne forcerai pas les Consuls à vous aider, vous devez le savoir… Et si même ils le voulaient et que cela devient trop dangereux pour eux… Je ne laisserai pas les membres du Consulat se perdre aveuglément dans une guerre de laquelle ils ne reviendront pas… Et cela compte aussi pour vous. »

    Ce qu’il n’osa pas dire à cet instant, c’est qu’il préférait encore faire mourir ses alliés (la lumière) à la place de ses consuls, s’il le fallait.
    En ayant parlé ainsi, il n’avouait pas à Ukiyo qu’à un moment ou à un autre, il l’abandonnerait…
    Mais si un jour, les consuls devaient, pour Ukiyo, entrer dans une grotte sans la moindre lumière et infestée de monstres sanguinaires et plus forts que cent hommes… Alors personne, ni le peintre ni même le tragédien, n’entrerait.

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Jeu 2 Juin 2011 - 18:06
Il y a des choses que l'on ne peut changer, c'est en nous. La liberté en fait partie.

    « Je ne forcerai pas les Consuls à vous aider, vous devez le savoir… Et si même ils le voulaient et que cela devient trop dangereux pour eux… Je ne laisserai pas les membres du Consulat se perdre aveuglément dans une guerre de laquelle ils ne reviendront pas… Et cela compte aussi pour vous. »

    • Genesis avait été pour le moins étonnant. Était-il sérieux lorsqu'il disait tout ceci? Pour le tragédien c'était facile, il n'avait peut-être pas la même foi qu'Ukiyo. Comment pouvait-on dire à un fidèle que si l'occasion de sauver sa déesse se présentait, il n'aurait pas le droit d'agir. Au fond de lui, le peintre est né grace à cette entité et pour celle-ci, toute sa vie est vouée à sa libération. Jamais il ne pourrait changer, arrêter sa quête juste parce qu'on le lui demande. Bien sûr, Ukiyo n'a eu aucune nouvelle de sa déesse depuis qu'il n'est plus cloitré. Parfois il la revoit en rêve mais elle ne délivre plus aucune message, aucune indication. Ce n'est en aucun cas de sa faute, elle était retenue prisonnière comme l'avait été autrefois le jeune Songe. Le fautif était Yamato No Orochi, ce serpent perfide qui finira par se trahir tôt ou tard. A ce moment Ukiyo agira qu'il soit seul ou accompgné.

    -Genesis, m'avoir accueilli parmi les vôtres est quelque chose que je ne peux décrire. Seulement, si un jour l'occasion pour moi de sauver Amaterasu se présente...

    Il marqua une pause, pas qu'il ne sache quoi dire, juste la façon dont il devait formuler sa phrase. Cela se devait d'être clair et surtout qu'on n'essaye pas de marchander sur ce sujet.

    -Si je devais choisir entre le Consulat et ma déesse... Sachez déjà que je quitterai alors mon titre de consul et alors tout se passerait comme si nous nous étions jamais connu. Je ne garderai aucun sentiment néfaste à votre égard même si vous m'en empêchez mais je ne pourrais jamais me résigner à renoncer.

    La conversation était devenue moins chaleureuse qu'auparavant. Ukiyo s'était permis d'être beaucoup plus direct quant à ses intentions mais il se devait de prévenir Genesis. Cet homme méritait de savoir qu'il ne pourrait rien faire pour l'en empêcher même si de l'extérieur cela semblait fou. Quelque soit la façon dont les choses se passent par la suite, rien ni personne ne pourrait changer la nature du peintre. Il s'est battu depuis son plus jeune age pour acquérir la liberté, ce n'est pas aujourd'hui qu'on allait mettre cet oiseau en cage. Au fur et à mesure que les deux hommes descendait, le vent se calmait et le froid avec.

    -Genesis, je crois n'avoir rien d'autre à ajouter pour aujourd'hui. Je pense également que si nous devions reparler à ce sujet, ce serait plus tard, dans un environnement qui correspond mieux à ce genre de débat. Pour ma part, si vous n'avez rien à ajouter, je vais de voir vous laisser, nous nous reverrons alors dans la demeure des Consuls. Je vous remercie pour cette discussion qui a égayé ma journée et certainement d'autres à venir.
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Lun 6 Juin 2011 - 23:52
    Je suis fatigué, comme à l’accoutumée. C’est un commentaire impertinent, n’est-ce pas?



    Ukyio, très cher Ukyio. J’ai bien aimé. C’était sympathique, léger, agréable à la lecture, presque poétique à certains moments. Ton style d’écriture semble versatile, et tu l’adaptes avec brio avec chacun de tes personnages. Tu écris bien, c’est une évidence. Le seul point négatif que j’ai à apporter : tu utilises quelques fois le mot « neige ». C’est bien, sauf que tu l’utilises dans un sens assez répétitif… La neige pure… Les neiges éternelles… Mais ce détail n’est pas vraiment important, et il n’interfère pas du tout dans la qualité de ton rp. Alors, oublie ce que je viens de dire…

    Genesis, joyeux-luron. J’apprécie la façon dont Genesis sonde l’esprit d’Ukyio. Aussi, tu utilises la compétence de détection pour autre chose que le combat, j’aime bien. Sinon, globalement, c’est comme Ukyio… Léger, agréable, admirable, très bien… Ton style d’écriture capte incessamment mon intérêt, et il me pousse à continuer.

    Une dernière chose : t’es qu’un traître. Genesis préférerait faire mourir la Lumière? Pfff… Tu laisserais même mourir Mickey? Comment peut-on laisser une souris mourir? C’est ignoble…

    Mission facile pour les deux…

    Ukyio :
    12 points d'expérience + 120 munnies + 2 PS en Magie…

    Genesis :
    12 points d'expérience + 119 munnies (traître!) + 2 PS en magie…

    Soyez sages...
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