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Le Tragédien

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le Mer 22 Déc 2010 - 2:49
    Savez-vous ce que c’est d’être quelqu’un… Quelqu’un d’important, que l’on salue dans la rue, que l’on craint, que l’on respecte. Tout le monde connaît ça, la question n’est pas importante. Maintenant, savez-vous ce que cela procure ?

    Genesis Rhapsodos marchait lentement sur la rue en pavés, les mains dans les poches de son pantalon, son manteau valsait à chacun de ses pas, il n’avait guère l’air important, il était juste insolemment riche. Bien entendu, nulle arme. Sa rapière était restée sagement dans sa tour. Il ne voulait évidemment pas attirer l’attention. Bien au contraire, à tout point de vue, c’était une chose essentielle… Il devait se faire invisible.

    Il était venu pour accomplir une vieille mission qui n’avait jamais été accomplie. Débusquer un voleur, un brigand et mettre ce dernier en prison. Mais sachez que vous vous trompez, ce n’est aucunement pour cela que le Tragédien devait « être invisible. » Comment expliquer cela autrement qu’en vous laissant découvrir cette trame.

    La Cité des Rêves était un monde qui appartenait presque aux Consuls. Bientôt… Bientôt celle-ci pourrait porter les traits et l’étendard du Consulat, des arts et des Muses. Les deux nations n’en seraient que plus riches, belles… Cette seule pensée contentait le Tragédien qui s’était largement impliqué dans l’affaire du Consulat, dans l’ambition de ses frères, de Frollo.

    Néanmoins, même à cette pensée en cet instant, le consul ne souriait pas. Sa mission avait quelque chose qui faisait briller en lui un éclat en ses yeux. Ces derniers projetaient un désir… Il allait détruire Carthage, par le feu, par le fer… Atroce serait son châtiment.

    Il finit sa promenade en s’approchant d’une échoppe qui semblait être une boucherie… Le vendeur l’aperçut aussitôt. Il était gras comme un vulgaire cliché de boulanger. Son tablier était tâché de sang de bête et il transpirait comme un porc.


    « Bien le bonjour, m’sieur, c’sera quoi pour vous ? »

    « ... Un renseignement payé par la reconnaissance du Consulat. »

    Ainsi le Tragédien mena un début d’enquête… Comme presque tous les commerçants, le boucher avait été volé par un brigand… Selon le boucher, ce voleur savait contrôler le temps car à chacun de ses vols, les bruits de ses pas étaient couverts par le son de la pluie… Et le fracas de ses coups se cachait sous le grondement bruyant du tonnerre. Le ton du marchand lorsqu’il délivrait ses palabres aurait pu être inquiétant, digne d’un film de suspens s’il n’exagérait pas tant les aptitudes du voleur. Le contrôle du temps était le joyau de ce mythe, la plus improbable des choses.

    « Lorsqu’il passe, m’sieur, on arrive plus à respirer, c’comme s’il n’y avait plus d’air, m’sieur du Consulat. C’est comme ça qu’on sait qu’il est plus là, parce qu’y a plus d’air, parce que sinon ça, m’sieur, on n’entend jamais ce voleur. Certains disent que c’est un fantôme, certains disent que c’est le fantôme de l’Evêque des Fous. »

    « L’Evêque des Fous ? »

    « Oui, c’tait le chef des gitans. Son nom, c’était…

    « Clopin… Oui je sais. »

    A cette rumeur, Genesis avait toutes les réponses… Certes, il ne savait qui était ce voleur et encore moins à quoi il pouvait bien ressembler, ce que vraisemblablement personne ne pouvait dire. Mais ce ne serait pas cela qui déterminerait sa réussite, c’était une promesse, un gage… Clopin serait vengé.
    Il était bien possible que Genesis ait regretté de ne pas avoir pris sa rapière en son voyage. Ce qu’il chassait était moins faible que ce à quoi il s’attendait.

    Mais il devait être patient. Ne surtout pas céder à une trop grande colère… Sinon quoi il redeviendrait le même que jadis. Aussi surprenant que cela puisse sembler, il entra dans une auberge. Et s’adressant à l’hôtesse, il parla court mais clairement.


    « … Une chambre payée par la reconnaissance du Consulat. Je vous remercie. »

    L’hôtesse obéit sans attendre, quelque peu troublée. Il n’avait guère le temps de jouer de sa bonne éducation. L’aubergiste lui tendit une clé qu’il accepta avec un sourire forcé.

    « Bonne soirée. »

    Il monta aussitôt, presque en courrant jusqu’à sa chambre qu’il ouvrit en trombe avant de s’asseoir sur une chaise donnant vue sur la ville… Il n’avait presque rien pour retrouver ce brigand. Mais il se contenterait de ce presque. En plein centre commercial, ça augmentait ses chances… Et les yeux clos, il attendit.
    Ainsi concentré, il ressentait la moindre âme dans un rayon de cinquante mètres… Du garçon qui cavalait dans la rue à l’adolescente qui se peignait les longs cheveux dans sa chambre. N’y voyez rien de pervers, sa détection n’était pas assez poussée pour qu’il puisse tout voir en détail. En cette heure et s’il voulait maintenir cet état longtemps, il ne voyait que des âmes, puissantes ou non, épuisées ou en bonne santé.

    A la question la plus commune qui germe dans l’esprit enfantin d’un simple lecteur, à quoi cela lui sert-il ? Et bien sinon le fait que le Tragédien n’avait que des rumeurs en guise d’information à propos de son homme, il faut savoir que dans toute rumeur, il y a un fond de vérité. Et sur ce fond de vérité, il devinait que ce brigand avait quelques pouvoirs s’il était capable de se cacher si bien ou même d’abattre un consul. Et un tel pouvoir dans un cercle de rayon de cinquante mètres, cela se repérait comme l’étoile perçant la brume et les nuages de la nuit.

    Les secondes devinrent des minutes, les minutes devinrent des heures mais elles n’eurent le temps d’être des jours quand la pluie se mit à tomber sur la Ville de Lumière. Et avec la pluie… Vint la foudre. Et vint le voleur. Une âme apparut dans la zone de détection, une âme dont l’essence semblait mystique. Il détenait des pouvoirs que le Tragédien n’avait encore jamais affrontés.

    Ce dernier ouvrit les yeux et en apercevant la nuit tombée à travers sa fenêtre, il monta jusqu’au toit et sentant la pluie tomber froidement sur ses cheveux, il observa la maison ou plutôt l’échoppe dans laquelle son ennemi se trouvait…
    Il devait être aussi discret que la proie. Mais il faut donner les moyens à ses ambitions. De là ou il était, dévoiler son aile serait comme gambader à dos de tracteur dans la rue. Au lieu de ça, il laissa son corps mûter du tout au tout.
    Ses jambes et ses pieds pour des pattes, sa bouche et son faciès pour un bec et un crâne d’oiseau. Il devint le corbeau et aussitôt, beaucoup plus petit, s’envola jusqu’à la maison pour s’engouffrer par un trou béant dans une des fenêtres de l’étage. Il s’arrêta sur le plancher et encore dans sa forme animale, chercha le voleur en sondant les environs… Il était au rez-de-chaussée… Genesis se retransforma aussitôt et discrètement en sa morphologie initiale… Il prit soin de se faire le plus discret possible, de rendre son pas léger mais il dut avouer la tâche ardue. Et ce voleur devait être un grand professionnel pour ne pas émettre un seul bruit. Le Consul arriva jusqu’en haut de l’escalier et sonda la maison, sans fermer les yeux en vue de la faible difficulté de la tâche… Le voleur arrivait doucement mais sûrement jusqu’à la caisse du magasin et lorsqu’il y arriverait et que Genesis descendrait de l’escalier, il bloquerait ainsi le passage du voleur jusqu’à la porte.

    C’est ce qu’il fit, il dévala très rapidement l’escalier sans chercher à se faire discret et s’arrêta… Pris d’effroi, il regarda autour de lui. Il n’y avait personne, pas l’ombre d’un voleur.
    Sa respiration se fit plus rapide, son sang-froid diminuait… Comment diable était-ce possible ?... Son souffle avait beau être plus rapide, il se raréfiait, s’éteignait… Le Tragédien était comme pris d’une crise d’angoisse, semblait-il, il ne parvenait plus à trouver l’air autour de lui… Bientôt il posa genou à terre, tentant de se reprendre…
    Alors apparût devant lui un homme, trapu… Comme la lumière, il avait pris place dans la pièce et il pointait sa main vers Genesis…


    « ... Minable, tant de temps pour m’envoyer un nouvel assassin et il est aussi décevant que le premier. Je pense mériter mieux. »

    Il sortit un poignard de sa ceinture et alors qu’il allait frapper, le Tragédien parvint à lever sa main, arrêtant le voleur de son geste… Et alors qu’il s’apprêtait à lancer un sort de brasier qui serait fatale, le brasier ne sortit pas de sa main… Le Consul comprit enfin.
    Et avant que le voleur ne lui assène un coup, il pausa la main sur le sol, devant les pieds du brigand, l’immobilisant aussitôt sous un sort de temps très éphémère durant lequel Genesis fit un bond vers le côté tandis que le brigand se libérait déjà du sort.
    Malgré cela, il pouvait à nouveau respirer et ainsi, il leva une nouvelle fois sa main gauche vers l’ennemi, chargeant sa paume de l’énergie du feu…


    « Oh… Pas mal, tu m’as eu. Je suis bon pour la prison, j’imagine. Mais avant ça, accomplis ma dernière volonté en m’expliquant la façon dont tu as compris. »

    « … Ce que je prenais pour une crise d’angoisse était un sort de ta part… Par je ne sais quel moyen, tu as créé une bulle invisible dans laquelle il n’y avait plus d’oxygène… Ce que j’ai compris en essayant de créer un Brasier qui instantanément fut étouffé. »

    « Bien et quel est mon secret, à ton avis, pour voler ? »

    « Un sort éphémère d’invisibilité et pour faire aussi peu de bruits… Tu utiliserais à nouveau ce sort pour priver une zone d’oxygène… Tu crées des fines zones de vide dans lesquelles tu peux librement marcher… »

    « Bien, bien… Et qu’ai-je fait, là ? »

    « … ? »

    « J’ai fait en sorte de te faire regretter de ne pas avoir tiré dès que tu le pouvais. »

    Et aussitôt, le brigand courut jusqu’à une fenêtre et la brisa en sautant et en la traversant. Genesis ne put rien faire, il tenta bien sûr de lancer un brasier mais le voleur avait créé une nouvelle zone de vide entre lui et Genesis. C’était véritablement un géni pour être si efficace avec si peu de sorts…

    Quand le consul fut sorti, il était déjà trop tard ainsi… Il ne voyait plus son homme. Mais il était aussi trop tard pour abandonner alors fit-il surgir de son omoplate son immense aile noire qui l’éleva dans les cieux. Ne pouvant toujours rien voir dans une telle obscurité, il sonda les environs et trouva l’homme caché dans une ruelle. Sa meilleure idée en ce jour avait probablement été de ne pas dévoiler son aile dès le début de la rencontre. Il vola à travers la Ville de Lumière jusqu’à la ruelle et avant même d’être vu, lança des centaines de plumes autour du voleur, le paralysant de stupeur aussitôt… Il s’approcha, doucement et se déposa tranquillement sur le toit faisant face au brigand. Ainsi, caché par l’obscurité, l’aile brisant les ténèbres, Genesis était effrayant…


    « Je n’ai guère l’intention de te faire croire que j’ai prévu ta fuite… Ce serait insulter ton talent, brigand… »

    « Tu… »

    « Ne parle plus… Il suffit, je ne veux plus jamais t’entendre… Chacune de tes paroles me rappelle qui tu es, chacun de tes souffles souligne le châtiment que moi, Genesis Rhapsodos, vais t’infliger. Jadis, si je n’avais pas connu tes crimes, j’aurais pu te laisser ta chance parmi notre patrie pour tes talents… Mais il suffit, je suis fatigué de cette histoire. Je suis fatigué… »

    Le brigand obéit, on pouvait distinguer quelques larmes improbables. Il espérait la pitié, cela se voyait. Le Tragédien, lui, ne semblait guère exprimer de la haine, son visage en rajoutait sur son monologue, il était épuisé.

    « Je suis fatigué de devoir haïr… De devoir vivre dans la vengeance… Je te laisse cinq secondes pour prier ton Dieu. »

    Le brigand ne put tenir d’avantage sur ses jambes, il s’écroula et sanglota.

    « Non pitié, monseigneur ! Pitié, je n’ai fait ça que pour vivre ! »

    « Trois secondes… »

    « Messire, ne faîtes pas ça, ces gens que j’ai volé étaient eux aussi des voleurs ! Ne voyez pas que mon arbre devant la forêt, messire. »

    « Une seconde… »

    « … Pitié… »

    « Tu n’en as pas eu… C’est regrettable. »

    Le Consul leva les bras et agita son aile, lançant quatre plumes, clouant littéralement le brigand au mur, de ses mains et ses bras. Suite à cela, il lança un puis deux, puis des dizaines d’autres Brasiers de force moyenne, qui se cumulaient, qui n’arrêtaient jamais… Le châtiment fut si long et atroce que le brigand ne devait plus être identifiable. Genesis n’en sut rien, il ne voulut contempler cette œuvre atroce de l’humanité.

    Deux jours plus tard… Un brigand a été retrouvé mort dans sa cellule… Un Caporal de l’armée locale a obtenu une bonne promotion… C’est lui-même qui a trouvé le corps, qui a déterminé la cause de la mort et qui a brûlé le corps.

La Danseuse Éphémère

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le Mer 22 Déc 2010 - 17:38
Paloum paloum, alors voilà que me vient l'immense honneur de noter votre mission Maître Genesis, j'espère en être à la hauteur *petite courbette*

Alors, j'ai trouvé cette mission extras, j'ai bien aimé j'ai trouvé cette mission bien écrit ^^

Alors donc voilà pour vous Maître Genesis


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