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 Yuri Lowell, Gardien des Souvenirs.
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Dim 5 Déc 2010 - 0:28
Présentation de Yuri Lowell


Bon et bien bon… Bon, bon, bon… Bon ? Bien.
Tout d’abord, je me permets de vous prévenir parce que je vais vous voler quelques heures de votre vie. Néanmoins, je vous aurais prévenu, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même et aux ritals (aux ritaux ?).
Cette fiche est probablement la plus longue à mon actif et aussi la seule que je fais de cette façon… Ce que vous verrez très souvent, ce sont des paroles de chanson de variété française (suffit de me connaître un minimum pour le comprendre.).
Le kit est bien entendu de Tempo.
La mise en page est bien entendu de moi (ça se voit ^^).
La présentation est bien entendu de Xaldin.
Si vous avez un problème parce que j’ai utilisé votre personnage sans vous le demander, sachez que je m’en tape.
Bonne lecture.

.

    Identité


      N o m : Lowell
      P r é n o m : Yuri
      S u r n o m : Gardien des Souvenirs
      Â g e : 21 ans
      C a m p : Lumière
      M o n d e d' O r i g i n e : Le Château de la Bête
      R a c e : Rien de plus humain

    Descriptions

    P h y s i q u e :
      Salut à vous, je me présente, Yuri pour vous servir et je vous le dis en ce vieux jour de Novembre, aujourd’hui… Ca va être une belle journée. La route est longue jusqu’au château, je me suis levé de ma couche improvisée et j’espère d’ailleurs que le chemin est le bon à suivre, ce serait bête de se refaire quelques centaines de bornes pour rien. Quand je dis ça, c’est autant de manière métaphorique… S’il s’avère que ce vieil hibou et que toute sa compagnie ne sont pas aussi méritant que ce que je pense, alors faudra encore que je cherche.

      Et puisqu’il me reste du chemin, je vais le passer en vous racontant une histoire, mon histoire.

      Parce que oui, j’ai une histoire, tout comme un bon explorateur qui se respecte. Et tout comme bon explorateur qui se respecte, j’ai une pose d’explorateur.
      Le regard distant, le chapeau (indispensable). Mon arme, très beau sabre. Le pommeau est en or, la fusée est fine, d’un blanc cassé et parsemé de petits points mis en relief, ressemblant à du braille. Mais que je vous rassure, vous n’avez pas affaire à un aventurier aveugle. Alors, la garde du sabre est elle aussi d’or. Ensuite, pour la lame, faudra attendre le combat puisqu’en bon homme de paix, je garde mon épée au fourreau, bien entendu. Cependant, le fourreau est brun et en métal, sur lequel est enroulée une longue banderole blanche, qui telle une cape, s’égare au gré du vent.
      Oui, le chapeau, ce n’est ni pour avoir un look d’aventurier, ni pour avoir un look tout court, c’est juste un accessoire idéale pour l’aventure, qui fait de l’ombre, qui protège de la pluie. Et je ne le porte qu’à ces moments que je m’offre, de promenade, d’exploration.

      Et en vous parlant de temps, je pense à jeter un regard amusé aux nuages pour voir ou ils en sont… Mes yeux sont aussi noirs que le jais et l’onyx. Par contre, je vous demanderais de ne pas penser au charbon quand je parle de mes yeux car il n’y a nul espoir dans le charbon, tandis que le jais brille. Ouais, je suis comme ça, j’apporte de l’importance à des choses qui n’en ont peut-être aucune pour vous.

      Mon visage est simple, on pourrait presque dire qu’il est sans caractère, sans aucun trait plus laid, plus dur ou plus sévère qu’un autre et je vais dire que je fais avec. Sans aucune modestie, je me trouve beau et j’aime penser que les gens ont besoin de voir, de temps en temps, un visage insouciant, qui n’a pas l’air tracassé. Je ne parle pas d’un visage libre, pas nécessairement. Je parle… C’est un peu comme une chanson.

      « Changer le monde, changer les choses avec des bouquets de rose. Changer les femmes, changer les hommes avec des géraniums. Changer les âmes, changer les cœurs avec des bouquets de fleur. La guerre au vent, l’amour devant grâce à des fleurs des champs. »

      Enfin… Sur la touche du visage, je vais finir par mes cheveux qui sont longs et bruns. Et quand je dis long, c’est comme on en voit très rarement cher les garçons. J’assume cette part de féminité en moi et cela fait quelques années que je n’ai plus honte de ce visage androgyne.
      En parlant de ça, j’apporte une certaine importance à ma propre beauté. Je suis imberbe parce que je me rase et non parce que je suis un gosse.

      « Pour les couleurs, les accords, les parfums, changer le vieux monde pour faire un jardin. »

      Je suis très souvent le sourire aux lèvres… Les gens ont trop tendance à penser que c’est parce qu’on est heureux qu’on sourit… Mais pourquoi ne serait-ce pas le contraire ? Moi, et je ne suis pas le seul, je souris avant même d’être heureux, ça simplifie les choses.

      Avant de vous parler de mes habits, tant que j’y pense, je vous signale – On ne sait jamais – que ma peau est pale, ce que vous comprendrez mieux plus tard.

      Mes habits, eux, sont rôdés au combat, m’offrant une certaine liberté dans ma vitesse. Attendez que je vous les décrive… Alors, un simple pantalon noir qui m’arrive jusqu’aux chevilles, je porte de grandes bottes beiges à boutons que je laisse très souvent ouvertes, sauf lors des longues marches comme celle-ci. Sinon, un t-shirt violet pastel à col ouvert. Ce t-shirt est recouvert de motifs, de spirales ressemblant à des vagues. Enfin, je porte une veste longue de couleur tourterelle dont j’ai retroussé les manches mauves pour qu’elles m’arrivent jusqu’aux coudes.
      Et pour empêcher que mes habits me ralentissent ou me gênent, je porte une sorte de ceinture au niveau du ventre qui maintient tout ça collé à mon cœur.

      Bon ce n’est pas pour tout de suite, le château… Donc je vais vous parler du truc qui marche peinard pas loin derrière.

      C’est mon chien… ‘Fin non, je veux dire, c’est un chien, un pote. Et quand vous l’aurez vu, vous ne l’oublierez plus. Alors, n’essayez même pas de le répertorier dans une famille de canidé, y a pas moyen. Déjà, rien que sa robe bleue pour le dos et blanc pour l’intérieur de ses membres, il y a juste sa gueule, partagée entre les deux au niveau des crocs. Ses yeux sont d’un bleu éclatant et vous percera s’il ne vous connaît pas. Il porte une crête complètement atypique de couleur bleu flash…
      Un gros chien musclé et qui se sert de ses muscles puisque lui aussi se bat avec une dague, en ce moment même rengainé dans son ceinturon qu’il porte. Mise à part cet atout peu commun, il porte à son cou une grosse chaîne de plusieurs kilos. Je ne lui ai jamais demandé, au début, je me disais que c’était une laisse mais comme il n’a jamais besoin d’être tenu en laisse, c’est un poil improbable.
      Et la chose la plus surprenante chez lui, c’est qu’il tient à sa gueule une pipe. Il est trop tôt pour vous dire d’où il la tient mais il ne la lâche que pour les combats. Sachez toutefois qu’il ne fume pas avec cette pipe, il la tient comme on mâchouille une tige de métal, un cure-dent ou du blé.

    • Question vis-à-vis du Physique :
      Comme vous le comprendrez dans l’histoire, je manie un grand nombre d’armes. Je vais donc vous dire ça par ordre décroissant.
      Tout d’abord, le style que j’utilise le plus est celui du sabre… Je détiens un avantage certain puisque je suis gaucher mais que j’ai appris l’ambidextrie (je ne l’explique pas dans l’histoire mais c’est parce qu’à l’école, c’était tout bonnement interdit d’écrire de la main gauche et aussi simplement que ça, j’ai appris à avoir un contrôle presque aussi parfait de ma main droite.). Cependant, je ne me bats pratiquement jamais avec une arme à deux mains par soucis de confort. Mes mouvements sont très amples, il ne fait pas bon d’être juste derrière moi lorsque je combats. A défaut de ne pratiquement jamais faire de coup d’estoc, j’en fais presque toujours des tranchants, tandis que de ma main droite, je frappe mon ennemi.

      J’ai la fâcheuse manie de chercher le contact avec l’adversaire et reste souvent très proche de lui, ce qui gâche un peu ma grande vitesse, certes mais qui empêche l’ennemi de lancer des sorts.
      Je manie plutôt bien l’épée et la hache bien que j’utilise peu cette dernière (cela dépend de l’ennemi). Après cela vint le bâton qui se résume à peu près à des mouvements amples et à une sorte de danse.
      La lance, à l’occasion, bien que je préfère les armes légères… De même pour l’hallebarde.
      Et enfin, le style que j’utilise le moins parce qu’il est moins efficace, les éventails de combat.
      .


    C a r a c t è r e :
    • Question vis-à-vis du caractère :
      Hiver, Printemps, Eté, Automne

      « Ma force, ce n’est peut-être pas de ressentir la même chose que les autres, c’est peut-être juste de me dire qu’avec tout ce que je ressens, finalement, je suis… Complètement banal…
      Ce qui m’importe le plus, au fond… C’est peut-être bien l’humanité. Avant d’être un tel ou un tel, avant d’avoir une situation ou pas, on reste quand même des êtres humains avec comme dominante, des sentiments… »

      C’est ce qui est probablement le plus simple chez moi et je tiens à ce que vous le sachiez avant de vous mettre à apprendre mon caractère. Et c’est en fait la seule raison valable qui m’a poussé à me rendre à ce château. J’ai eu le choix… On a toujours le choix. Quel que soit le gamin qu’on a été, on fait sa vie selon ses choix. Décemment, je ne peux pas combattre pour une mauvaise cause, je vais rejoindre des hommes qui ont, je l’espère, les principes auxquels je crois…

      Et si jamais ce vieil hibou, si jamais un de ces hommes me disait d’aller en dehors de mes principes, alors je n’aurais nul regret à le quitter. Je ne suis pas un homme de paix, ce serait mentir que de vous dire ça. Je ne suis ni le flambeau de la justice, ni son porteur qui doit passer par mille montagnes. Je le sais bien et qu’importe, ça m’est égal. Mais bon, que le porteur me permette de m’incruster dans son chemin parce que je vais lui ouvrir la voie.
      Tout ça pour une seule lutte, celle contre ces hommes et ces femmes qui aspirent à éliminer les sentiments.

      Bon on va commencer, faudrait pas perdre son temps.

      « Sarah, elle est belle mais seulement quand elle pleure. Quand elle voit sa mère au fond d'son verre. Et ce, quelque soit l'heure. J'ai vu tellement de feux éteints dans les yeux de Sarah. Et la peur des lendemains, bien cachée dans sa voix. On peut la voir sourire parfois depuis que son père dort. Il était bien trop triste et bien trop fort mais depuis qu'il est mort. Sarah sait qu'il existe sous les cerisiers blancs. L'espoir d'un rêve égoïste de vivre seulement. »

      Je suis l’hiver, vous savez, la saison sans pitié, celle qui vous mord dans votre solitude. N’entendez pas par là que je suis cruel… Non, je n’ai pas de défauts de ce genre, ou bien sont-ils tellement refoulés au fond de moi qu’ils ont appris à me laisser choisir. Quand je dis que je suis l’Hiver, j’espère que vous comprendrez que mon caractère n’est pas qu’un beau Printemps… Tout le monde connaît les cauchemars, tout le monde en a subi. Les miens ne sont pas comme les vôtres, les miens me connaissent. Je ne vous le dirais jamais autrement que par écrit mais lors de ces cauchemars, c’est la solitude qui me guette car c’est elle qui m’effraie. Je n’ai pas appris à vivre seul, inconsciemment, je cherche l’amour des autres. Je ne peux pas me sentir bien dans une pièce en me sentant détesté. C’est comme dans les clichés mais ça me donne l’impression que les murs s’approchent un peu trop… Ca me donne l’impression que je vais être écrasé.

      En découle une évidence… J’ai peur des barreaux, d’être enfermé, j’ai peur des voies sans issues, j’ai peur des causes désespérées et encore plus que tout cela, j’ai peur d’être oublié… Je crains de me réveiller un jour et d’avoir été effacé de la mémoire de tous, comme si…
      ‘Fin c’est bête mais c’est un peu l’impression que j’aurais si un gars en costard cravate avec des lunettes de soleil, de la matrice, venait me dire que je dois partir sur le champ… Qu’il me disait que je dois quitter ma vie, sans prévenir personne.
      Je ne sais pas pour vous mais moi, je crèverais de trouille et pas seulement pour l’aspect louche du type…

      C’est l’Hiver… Et s’il y a une vérité à propos de cette saison, c’est qu’elle ne change jamais. Un Hiver est toujours semblable à un autre…

      L’Hiver est de toutes la saison la plus nostalgique, c’est ce que Sarah m’a appris. Et dans un silence, il n’est pas impossible que je la reconnaisse dans tes yeux. Il n’est pas impossible que ce cœur d’un matin frais d’Automne, ne vous montre plus l’once d’un sourire.

      « Mademoiselle Chang, tout ce qu'elle demande, c'est de pouvoir comprendre ce qu'elle fait là. Mademoiselle Chang, si vous savez être tendre, elle se rapproche de vous. Sans que vos yeux demandent, les siens se font plus doux. Elle vous dit dans sa langue, Les mots qu'on dit partout. L'amour, elle l'appelle solena mais l'amour l'a oublié là.
      Loin elle sait cacher derrière son regard, toutes ses joies et tout ses désespoirs.
      Loin, son incorrigible espérance, son sourire, c'est sa force immense, son sourire, c'est son arme blanche. »

      Le Printemps… C’est ce qui me caractérise le plus, m’est d’avis. C’est le genre de saison qui sait tout à fait comprendre mes envies. Moi ce dont j’ai envie, c’est de me lever de bon matin, de me barrer de chez moi et de sentir le vent caresser mon visage pour enfin afficher un sourire presque vainqueur. Le Printemps a vaincu l’Hiver, la Renaissance a finalement détrôné la désolation. Un bon Printemps est frais. C’est l’humeur de la terre elle-même alors qu’elle remonte enfin la pente, elle se sent bien, elle se sent libre.

      Comme moi, et parce que la vie vaut la peine d’être vécue, je vais en profiter sans la moindre retenue. Je suis de ce style, sans être insouciant, j’aime vivre, j’aime les petites choses simples de la vie. De la pomme au pommier, du lever au coucher de soleil, du pain du boulanger d’en face à celui d’un autre. On peut dire que je ne me complique pas la vie.

      Ainsi je suis un gars qui sent la fraîcheur et j’aspire à ce que tout le monde soit content en me voyant. C’est pour cette raison que quand j’ai ce petit coup de spleen d’Hiver, je vais me cacher comme un gosse pour aller purger ma peine. Je ne veux pas paraître viril mais je ne…

      Enfin soit…

      Le Printemps, en moi, c’est en fait toutes ces petites choses pas du tout importantes. Que j’aime les fruits, que j’aime le ciel, que j’apprécie la présence des dames. Car ouais, ça c’est indéniable. Malgré tout ce qui a pu m’arriver, j’aime la gente féminine. De ce fait, je suis un sentimental et qui dit sentimental dit que j’aime la romance. Vous le verrez dans mon histoire, j’aime l’amour et tout ce qu’il représente… Sans dire que je suis savant dans ces choses là, je trouve la simple idée très agréable.

      « Mélodie d'amour chantait le cœur d'Emmanuelle, qui bat cœur à corps perdu.
      Mélodie d'amour chantait le corps d'Emmanuelle, qui vit corps à cœur déçu.
      Tu es encore, presque une enfant. Tu n'as connu qu'un seul amant.
      Mais à vingt ans, pour rester sage, l'amour étant trop long voyage.»

      Emmanuelle était tout ce qu’on ne lui devinait pas, son physique me laissait tout d’abord penser des choses qui n’avaient rien de vrai. Elle n’avait pas l’assurance de ses gestes et c’est en m’apercevant de cela que j’ai voulu lui prouver que la vie pouvait être un long fleuve tranquille si on l’entrevoyait ainsi. Et c’est en faisant tout pour la convaincre que moi-même je me suis changé. Ainsi je suis devenu l’Eté.

      L’été engage beaucoup des meilleures qualités mais certains défauts qu’on éviterait bien mais vous devez connaître cela. J’ai la chance de ne pas être impulsif, comme gars mais la haine, le désir de vengeance sont parfois en moi, malgré mes belles paroles de bon matin. L’été m’offre une détermination et des qualités chevaleresques notamment la bonté, la fierté et la vaillance. Mais cela m’a aussi exposé à un sentiment trop violent, celui de l’ennui… Je ne pouvais rester dans mon pays natal, il me fallait déjà bouger. En résulte une certaine impatience. Un abus de confiance en moi-même et la ferme impression de ne jamais faire d’erreur.

      Cependant, il y a quelque chose de raisonnable à l’été, au soleil… Ce dernier n’est pas toujours là quand vous avez besoin de lui, on en a tous fait l’expérience au moins une dizaine de fois… Et je n’ai pas que des qualités, ça c’est sûr… Aussi en vue de ma peur des causes désespérées, il m’est arrivé de « m’arrêter là »… J’espère… J’espère vraiment que ce n’est pas la lâcheté mais la raison qui m’y a poussé… Me dire que le verre suivant serait le verre de trop (on est dans une métaphore là, je ne vais pas vous parler de mon ivresse dans mon caractère).
      Mais sachez, alliés de la lumière qui lirez ces paroles. Que toujours, le soleil revient… C’est aussi mon cas… J’ai une raison, oui mais j’ai aussi une âme. Je ne peux décemment pas abandonner quelqu’un qui compte sur moi.

      « De mes tristesses me reste un grand manteau qui laisse passer le froid. De ces lambeaux de jeunesse un vieux chapeau qui ne me protège pas. Je sais mieux choisir un chemin, me méfier d'une main. Tu vois je ne sais rien.
      Le temps qui passe ne guérit de rien. Natacha, toi tu le sais bien. »

      Là vous me comprendrez mieux quand je vous dis qu’une saison reflète en nous des qualités et des défauts. Et c’est probablement de l’Automne que j’ai puisé mes plus grands défauts… En effet, il m’arrive d’être cynique. Face à l’ennemi, je suis aussi terriblement sarcastique, je ne lui laisse pas le bénéfice de m’être sympathique, je me moque de lui et ma tâche est moins ardue. Enfin… Ce serait mentir que de vous dire que ce n’est que devant l’ennemi. En vue de ma confiance en moi, j’oublie mon besoin d’être accompagné pour ne pas me sentir seul et ainsi je peux être froid, malhabile dans mes paroles et terriblement expéditif. Il n’en demeure pas moins que je suis un garçon souriant, quand je marche dans la rue, en toutes circonstances dans la paix. Et c’est un peu contradictoire vis-à-vis de ce que j’ai dis plus haut mais je n’attire pas toujours la sympathie, il m’arrive de répondre avec une once de méchanceté. Elle ne sera pas pour autant gratuite, il s’agira souvent de la conséquence de mon humeur. Si ma journée est mauvaise, je la finis désagréable.

      C’est l’Automne qui m’a sauvé de l’impulsivité. Et de fait, je ne parle pas beaucoup. Malheureusement, je ne profite pas de ces temps de silence pour réfléchir. On m’a déjà fait le coup de me qualifier de gars réfléchi, humble, stratège. Malheureusement, n’est stratège que celui qui le prouve et je ne l’ai pas prouvé… Je ne réfléchis pas tellement à ce que je dis et si je me tais, ce n’est pas pour être humble.

      Certes, je ne vais pas vous mentir, quelque fois, je vais parler… Beaucoup. En même temps, je ne vais pas vous dire tout ce que je dirais à toute circonstance, on a pas fini, sinon…

      J’ai encore plein de chose à vous dire sur mon caractère. Mais là ça me gonfle… Donc on va passer.
      .

    G r a d e . v i s é :

    … Général.

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Dim 5 Déc 2010 - 0:30
H i s t o i r e :


    Je parle aux chiens…

    Ouais j’avais envie de commencer mon histoire comme ça, une petite introduction sympa qui nous mettrait dans l’ambiance d’un récit sympa. Mais je suis sérieux. J’aurais pu vous le dire brusquement à la première occasion mais ça a quelque chose d’absurde.

    « Et puis là, je vois Tony, le Berger Allemand… Je lui demande si ça va bien… » (Ah et au fait, je sais parler aux chiens.)

    Donc, je sais parler aux chiens, un don que j’ai… Un don qui me fut bien utile et qui me confia le meilleur ami qui soit.
    Alors vous avez subi mon caractère et mon physique parsemés de paroles de chansons. Et je ne vais pas m’arrêter là. J’aimerais que ma vie soit décrite comme une sorte de comédie musicale, voyez le genre. Chanter un texte de trois minutes avec un orchestre improvisé pour commander un café. C’est la belle vie quoi.

    Si j’en suis aussi bas, c’est simplement pour égayer mon histoire, si je puis dire. Je ne suis pas le gars exceptionnel, je ne suis pas né héros, je ne suis pas né méchant… Lumière, Ténèbres ? Connaissais pas. Je ne me suis jamais ressenti attiré par l’un plus que l’autre. Je n’ai été l’élu de rien du tout. Ce genre de vie qui ne vous intéresse pas tant que ça, quoi. Mais moi quand je me la retrace, bien qu’elle soit courte, j’en suis super content. J’ai l’impression d’avoir réussi quelque chose de grand. Je suis tombé amoureux… Plusieurs fois et aucune fois je ne l’ai regretté. J’ai quitté l’école beaucoup trop tôt et bon, c’est grave ? Je veux dire, maintenant…C’est limite si on ne doit pas armer les gosses.

    Bon… On commence ?

    Emmanuelle.

    « L’humain est plus fort quand il croit au partage, qui devient plus beau quand il ouvre les yeux… L’homme est un solitaire qui a besoin des autres… Et plus il est ouvert et plus il devient grand. Découvrez ma culture, j’apprendrai la vôtre… Je pense donc je suis et tu es donc, j’apprends. »

    Ma vie a véritablement commencé à mes quinze ans. Avant ça, j’étais le gamin qui ne comprenait pas la moitié de ce qu’on lui disait en classe. Il lui manquait quelque chose aussi cherchait-il par delà la fenêtre de sa salle de cours, son regard à la poursuite des nuages. Si je parle comme ça de moi-même, ce n’est pas un hasard, j’ai littéralement changé un jour… C’était un jour de congé à l’école (c’est la version officielle… En vérité, c’est moi qui ai pris congé.) Et dès lors que je séchais (maintenant que je vous l’ai dit…) fallait que je me cache… Mes parents étaient tout deux boulangers donc je me voyais mal déballer devant la boutique pour entrer chez moi. Et si je restais dans le village, on me reconnaîtrait et ça allait chauffer. Donc en ce but, j’ai marché jusqu’au village voisin, à une dizaine de kilomètres à travers la forêt.

    Arrivé, ébahi devant la ressemblance de ce village avec le mien, chose dont on se balance royalement dans une histoire, je suis resté au même endroit pendant quelques minutes, méditant à ma façon. A ce moment là, lumière, ténèbres, le combat… Je n’y connaissais rien et je n’étais pas le seul. Nous n’étions même pas au courrant qu’il y avait chez nous un véritable monstre encore plus redoutable que les monstres des légendes de mon pays, plus puissant encore que les hommes loups.

    J’ai visité innocemment le village, sans traîner les pieds car c’était un belle journée, qui donne du cœur à chaque chose faite. Et c’est à ce moment là, tandis que je tournais la tête vers ma droite pour regarder ce qu’il y avait par delà une ruelle au hasard, mon regard balayant l’horizon, j’effleurai de celui-ci, une dame qui ne devait pas être bien plus âgée que moi. Mais ce moindre instant que j’eus passé à la contempler fut vivifiant, je me sentis vivre… Véritablement amoureux.

    Je la contemplai saluer avec un sourire à ses fines lèvres. Elle portait une robe bleue élégante virevoltant, valsant dans un vent tiède et léger. Ses cheveux roux lui tombaient jusqu’au épaule et ses yeux semblaient compatissant de la moindre chose. Elle portait une ceinture en ruban qui resserrait magnifiquement sa taille. Je la voyais s’éloigner sans le moindre scrupule pour mon regard.
    Mon papa me disait souvent… « Ose maintenant et tu auras honte durant quelques minutes… N’ose jamais et tu auras honte toute ta vie. »

    « Merci… Papa. »

    Je me mis alors à lui courir après, aussi vite que je le pus… Ce n’était pas le diable qui me poursuivait mais un ange que je rejoignais.

    « Mademoiselle, attendez ! »

    Elle se retourna, hésitante et quelque peu effrayée par cette initiative idiote. Farouche, elle m’adressa une interrogation timide. Mais dans mon plan… Je n’avais pas été jusque là...

    « Vous ne me connaissez pas et je m’appelle Yuri Lowell et je vous aime. »

    Ce fut dit avec une assurance hors norme, improbable et je l’accompagnai d’un sourire presque triomphant. Elle cligna des yeux vivement en une seconde à peine, troublée, gênée. J’avais du parler trop fort mais je m’en moquais. Une porte s’ouvrit alors brusquement, non loin, d’une maison traditionnelle. C’était une dame au regard aussi méfiant. La jeune dame qui me faisait face sans comprendre entendit la porte s’ouvrir et aussitôt, s’y enfuit, pénétrant dans la maison. Je pus entendre un bout de parole antipathique de cette femme qui devait être sa mère. « Qu’est-ce (…), à quoi (...), Emmanuelle ?! »

    Je m’approchai… Ma destinée m’échappait sous un claquement de porte. Je pouvais distinguer de par l’une des fenêtres le regard craintif de celle que j’avais aimé… Quelques secondes au moins.
    On m’a souvent dit qu’il y a un temps où un homme doit se battre et un temps où il doit accepter que son destin lui échappe. Que le bateau a levé l’encre et que seul un idiot insisterait.

    La vérité, c’est que j’ai toujours été un idiot…

    « Emmanuelle ! Je m’appelle Yuri Lowell et je vous aime ! »

    Dis-je en criant d’un presque hurlement qui percerait sans mal tous les murs.



    Les secondes passèrent sans la moindre réponse, ni de la mère, ni d’Emmanuelle. Et alors s’est ouverte une fenêtre au second étage, c’était elle… Elle me fixait de ce même regard farouche et enfin… Bien qu’il me faille l’attendre une bonne minute, elle sourit chaleureusement…

    Et c’est ainsi que ma vie a commencé. J’ai déjà pas mal écris, ouais… Mais bon… Je ne suis encore nulle part, vous n’en avez pas fini.
    Avec Emmanuelle, on a réécrit Shakespeare de notre plume. Nous nous sommes fait notre propre Italie, notre propre balcon... Elle était timide, réservée mais plus belle que le ciel, plus chaleureuse que le soleil et aussi craintive que la lune.

    Mais le dénouement fut le même pour nous que pour Roméo et Juliette. Il y eut un poison, celui de la haine…
    Et comme le Montaigu, je ne l’ai pas quitté comme je l’aurais voulu.

    Un homme du village d’Emmanuelle rassemblait tous les hommes et garçons bien portants avec des paroles violentes mais convaincantes, destinées à propager l’envie d’insurrection de chacun des habitants. Une insurrection contre une chose que Yuri ne connaissait pas. Celui qu’on appelait « La Bête » qui aurait enlevé une jeune fille du village, maintenant introuvable. Il rallia à sa cause l’entièreté de nos deux villages, mon père y compris et ce dernier me prit avec lui. J’eus droit à une hache aiguisée mais trop lourde pour mon bras.
    Nous marchâmes à travers les bois que mes compagnons de voyage craignaient comme la peste pour les loups qui s’y abritaient… Pour cette crainte, ils avaient apporté un grand nombre de torches enflammées pour effrayer les bêtes. Le Château du démon n’était plus bien loin alors que j’aperçus une chose atypique. Un loup bondit d’un buisson vers notre rassemblement et furtivement, le traversa sans même faire attention aux flammes, à nos haches. Il galopa jusqu’à bientôt ne plus être à portée de vue. Aussitôt que je vis cela, je me mis à courir dans cette même direction, à la poursuite du loup, ignorant les cris de mon père.

    Je finis par le rattraper quand ce dernier se mit à tourner en rond, comme pour attraper sa queue, sauf qu’il semblait terriblement paniqué. Plus de surprise si je vous dis que je lui parlai sans trop de mal ? Je lui ai alors demandé ce qui lui arrivait. Et il me dit…

    « La colère des tiens nous a tous condamné à un tourbillon de ténèbres… Ce monde est condamné. »

    Il reprit sa fuite vaine désespérément tandis que je réfléchissais dramatiquement à ses paroles… Je n’y comprenais pas grand-chose mais ce qui était clair, c’est que cette haine qui consumait mes parents, ceux du village contre cette Bête… Avait attiré le mal.
    Je pris moi aussi la fuite, hache recouverte d’une protection attachée à mon épaule. Mais ce n’était pas vain dans mon cas, je devais passer ces derniers instants avec Emmanuelle.

    Malheureusement… Les sans-cœurs ne m’ont pas attendu et plus jamais je ne l’ai revu.

    Je fis pris dans les tourmentes d’un océan noir qui engloutit le monde brusquement. Nous n’étions que quelques rares à avoir été sauvé de cet ouragan car au moment de la catastrophe, pratiquement tout les hommes avaient perdu la notion du mal et du bien.

    Sarah.

    Mais je me devais de faire un choix avant de me réveiller, cela sonnait distinctement dans mon esprit. Je devais choisir la voie des ténèbres ou la voie de la lumière. Je pris donc cette dernière pour trouver en moi la force de me réveiller dans un monde tout à fait différent.

    La ville de Traverse… Un monde étonnamment chaleureux pour ce qu’il est. La terre d’accueil des survivants des mondes détruits… Plus difficile, il me fallut envisager que mon monde n’était pas le seul. Comme les rescapés n’étaient jamais fort nombreux, les plus responsables de ce monde aidaient et logeaient les nouveaux arrivants et j’en faisais partie, bien évidemment.
    J’appris l’existence des sans-cœurs, j’en sus suffisamment pour ne pas regretter d’avoir choisi ce camp. Pour ma part, un dénommé Cid, grand mécano, m’installa dans une maisonnette du deuxième quartier de la ville. Il était encore tranquille à cette époque, seul le troisième quartier exposait les piétons à un danger certain.

    J’avais alors seize ans et c’était à la fois ma prise d’indépendance, je décidai de ne plus aller à l’école, de m’autoréguler. Et de ce fait, il me fallut de la même façon connaître mon baptême du combat. Il n’était pas improbable de croiser un sans-cœur dans son chemin et c’est à l’aide de ma hache que je m’en défaisais.

    Je vivais dans l’espoir que mon souhait se réaliserait… Qu’Emmanuelle ait reçu le même sort que moi, qu’elle était en vie et en sécurité. Elle avait un cœur bon, je pouvais y croire. Elle m’attendait quelque part.
    Je pris aussitôt une initiative. Il me fallait un boulot à ma portée pour m’acheter un vaisseau et partir d’ici… Je devins alors coursier, ce que personne n’avait eu l’idée de faire dans cette ville qui se construisait. De maison en maison, de quartier en quartier, toujours accompagné de ma hache, j’entrepris ce métier… Et vous seriez surpris du nombre de lettres que les derniers habitants du troisième quartier me demandaient de mener jusqu’aux deux autres. Ils n’osaient généralement pas sortir de chez eux et c’est d’eux que je recevais la plupart de mes revenus.
    Et si j’eus soudainement assez d’argent pour m’acheter un petit vaisseau, presque du jour au lendemain, c’est quand je dus accomplir mon travail auprès de dalmatiens. Deux dalmatiens dans une somptueuse maison qui avaient perdu leur petit et qui cherchaient à passer une annonce. Moi seul pouvant les aider, je reçus d’eux une importante somme d’argent…

    J’avais acheté le vaisseau un jour auparavant alors qu’un soir, la pluie battait la ville en son plein, déjà les rues étaient presque inondées. J’étais dans ma maisonnette, l’une des seules qui restaient éclairées en cette sombre nuit. Je réfléchissais, couché sur mon lit, à ce qui m’attendait quand me coupant dans ma pensée, je fus surpris par une pluie de coup toquant à ma porte. Et en vue de la cadence des frappes, j’en avais déduis que c’était urgent. Je me pressai d’ouvrir la porte, me laissant voir une demoiselle menue dont les cheveux étaient trempés comme si elle avait passé la nuit dehors. Elle portait un pull délavé et une jupe quelque peu abîmée. Elle semblait être dans l’effroi le plus total. La pluie touchait brutalement chaque parcelle de son visage et pourtant il me parut qu’elle pleurait.

    « Ils me poursuivent, pitié ! Aide-moi, je t’en supplie ! »

    Les sans-cœurs, bien entendu… Je n’ai pas réagi spontanément, je réfléchissais et il me fallut bien du temps tant des pensées chamboulaient mon esprit dans cette situation critique. J’apercevais les sans-cœurs approcher en nombre. Malgré le paysage nocturne, je pouvais distinguer leurs yeux jaunes. Je n’en avais jamais vu autant et je ne les avais jamais combattu que un à un. Elle repéra à son tour que les ombres s’avançaient vers elle et parut désespérée… D’un côté, j’avais ma raison qui m’ordonnait d’être prudent et de laisser cette femme à son triste sort comme cela arrivait souvent… Après tout, j’allais bientôt partir, il aurait été bête de renoncer à la vie alors que j’étais si proche du but.

    Mais d’un autre côté, j’avais ma conscience. Je hochai la tête, la laissant entrer en trombe dans ma maison. Hélas, une porte close ne suffirait pas, je me suis emparé de ma hache et suis sorti, conscient du danger… Je lui ai ordonné de fermer la porte et me suis mis en garde avec mes maigres notions de combat…

    Cette jeune dame brune attendait, refermée sur elle-même dans un coin de la maison comme pour ne pas être vue. Elle tremblait autant par le froid que par la peur, ses yeux avaient vu le diable.
    Les grognements du combat parvenaient jusqu’à ses fines oreilles et ce ne fut qu’après quelques interminables minutes que la porte s’ouvrit violemment, me dévoilant, blessé, épuisé et complètement trempé. Je me suis effondré sur mon lit, le tachant de mon sombre sang… Et me suis réveillé le lendemain, déshabillé sous ma couverture. Déjà je ne ressentais plus la moindre douleur et aux endroits ou je croyais avoir été frappé gravement, il n’y paraissait rien, il y avait juste de maigres cicatrices.

    Elle attendait mon réveil, inquiète, se rongeant les ongles… Elle s’appelait Sarah, nous avons discuté longuement et lentement. Son visage n’était pas désagréable mais transpirait de tristesse et de peur. C’est par de longs remerciements qu’elle me dévoila une vérité. J’avais sauvé sa vie au risque de perdre la mienne. Et le bien ressenti était intense pour moi. Et quand je lui ai demandé ce qu’elle faisait là à cette heure, elle me répondit sans astuce que sa maison avait été attaquée par des sans-cœurs qui étaient étrangement attirés par elle. Elle était donc sans domicile. Dans sa voix résonnait une peine et un désespoir qui m’attristait péniblement.

    « Elle attend que le monde change, elle attend que changent les temps. Elle attend que ce monde étrange se perde et que tournent les vents.
    Elle attend que l'horizon bouge, elle attend que changent les gens. Elle attend comme un coup de foudre, le règne des anges innocents. Inexorablement, elle attend »

    Je l’ai aimé quand elle pleurait, quand elle torturait ses mains… C’était toute autre chose qu’avec Emmanuelle mais je ne l’ai pas moins aimé. Mais envers Emmanuelle, j’avais une promesse, elle resterait donc ma priorité…
    Mais j’eus terriblement pitié de cette nouvelle rencontre, aussi lui confiai-je la clé de ma maison. Je n’en aurai plus besoin là ou j’allais... Et c’est quand je l’ai quitté qu’elle m’a enfin souri sincèrement, comme si elle voyait au loin un espoir. J’ai ainsi compris dans cette lueur ce qui avait tant attiré les ombres. Elle n’avait pas eu le choix… Elle était la première personne issue des ténèbres les plus noires que je rencontrais. Et je pense que c’est d’elle que me vient cette tolérance envers ceux qui n’ont pas eu de chance, comme elle.
    Qui que l'on soit au fond de nous, nous ne sommes jugés que d'après nos actes.

    Mademoiselle Chang.

    Le vaisseau que j’avais acheté à ce Cid me permettait d’emprunter les voies stellaires. En plus d’être armé, il n’était pas difficile à manier avec suffisamment de dextérité. Mes premiers essais d’observation furent vains… Je suis d’abord arrivé dans un monde qui se constituait simplement d’un hall menant à une porte qui menait elle-même à un living-room bien meublé certes mais ne menant à rien… Il n’y avait qu’une porte minuscule que je me voyais mal emprunté… Je ne me suis pas compliqué la vie et suis parti aussitôt.
    A la suite de cela, lorsque je fus sur mon vaisseau, j’aperçus un deuxième monde qui ne semblait être qu’une vaste forêt. Je ne m’y arrêtai même pas en vue de cela, il ne devait pas y avoir âme qui vive. Certes, inéluctablement, mon premier but restait de retrouver Emmanuelle mais avait germé en moi, cette envie… Cette envie indéfinissable. Je voulais découvrir, trouver une terre promise, apprendre… Tout apprendre. J’avais alors dix-sept ans.

    Je dédie tout un chapitre à ces petites excursions foireuses qui me fut donné de vivre, ainsi qu’à un autre passage éclair dans un monde tourmenté par la rage… Plus encore que le mien.

    Le troisième monde fut le résultat du hasard. Après une manipulation catastrophique de mon vaisseau, j’avais quelque peu perturbé mon programme et m’y était retrouvé. J’y ai passé les plus passionnantes heures de ma vie, et les mieux investies, par la même occasion. C’était un monde très différent rien que par les habitants… Ils portaient des vêtements amples et se tenaient tous de manière fort étrange. Vouaient un culte à des divinités dont je n’avais jamais entendu parler et respectait comme un Dieu leur Empereur. C’était la Terre des Dragons.

    C’était il y a quatre ans et encore à l’époque, le pays était sous tension, dans une guerre qui n’en finissait pas contre les Huns. Ces derniers étaient véritablement dangereux, me disait-on. Et je l’ai constaté peu après mon arrivée alors que je passais par un village pour chercher des informations. Une troupe de Huns saccageaient le coin avec une violence inouïe.

    J’eus toute liberté de choisir ce que j’allais faire, il n’était pas trop tard pour fuir mais il n’était pas non plus trop tard pour sauver le village. Voyez le genre quoi, il ne manquait plus qu’une chanson pour être fixé…

    « C'est nous contre leurs peines et le message est clair, les mots passent et l'indifférence règne. Si le mal me gagne, coupable seul de n'avoir rien su faire. Si l'on comprend que leurs mains sont à notre portée. Si l'on conçoit encore ce rêve. Toucher leurs larmes du bout des lèvres. Sécher leurs âmes, Cent fois sans gêne. Leur vie c’est de l’or, de l’or terni. Rendons leur alors, l’or de nos vies. »

    C’était ainsi que ça allait se passer. Je brandis ma hache et sans qu’il ne m’ait vu, j’ai frappé violemment un barbare dans le dos, tandis qu’il s’apprêtait à brûler une maison. Encore discret dans mes mouvements, j’ai vivement enfoncé la lame de ma hache de guerre dans l’abdomen d’un sabreur. C’est alors que les Huns me virent enfin… Ils laissèrent derrière eux le village pour m’encercler dans la plus grande haine. Ils étaient à vue d’œil, une petite quinzaine. L’un d’eux s’avança et d’un geste, signalait à ses compagnons que ce serait entre lui et moi. Malgré ça, j’aperçus deux archers bander leur arc vers moi…
    L’homme aux yeux bridés qui s’avançait était bien grand et bien musclé certes mais ne portait pas l’once d’une protection. Vous me direz que moi non plus mais moi, je n’étais déjà pas torse nu.
    Il brandit sa masse d’armes et me fit un coup circulaire extrêmement lent, j’eus tout le temps de le parer de ma hache mais la force de la frappe suffit à me déséquilibrer, il en profita pour s’avancer vers moi et m’asséner un maladroit coup de pied qui me mit à terre aussitôt. Il voulut m’écraser de sa masse mais je parvins à faire une roulade sur le côté et à me remettre en garde… Déjà ma hache était lourde dans ma main, je respirais bruyamment alors que le combat venait à peine de commencer. Il grogna et avant qu’il ne recharge, je pris spontanément la décision de lâcher ma hache. Je courus vers le guerrier, fit un léger saut et tout en tournant sur moi-même, lui infligeai un coup de pied au niveau de la gorge. Il fut à son tour déstabilisé et dans sa rage, lâcha sa masse d’arme pour s’emparer de mon corps avec ses deux mains et de commencer à me broyer.

    Une flèche fusa alors à mon épaule et transperça son épaule. J’ai tout d’abord pensé à une rebellion de ses hommes quand je perçus des nombreux traits de flèches, perçant l’air et frappant avec précision les Huns pris au dépourvu. Une trentaine de cavaliers sur des chevaux blancs débarquèrent de la forêt et armés de flèches et d’épées, extermina sans leur laisser l’ombre d’une chance l’entièreté des Huns.
    Après la brève bataille, un homme au regard très sévère m’accorda un signe de reconnaissance et m’avoua que j’avais aidé au bon déroulement du sauvetage en attirant toute l’attention sur moi… Je ne lui répondis que par cette phrase.

    « Qu’on m’apprenne à me battre comme vous le faîtes. »

    Car j’étais impressionné par cette précision à l’arc et à cette dextérité au sabre, tandis que je n’avais aucune notion de combat, juste un bon feeling et une arme trop lourde.

    « Cela me paraît bien inutile, mon garçon… Pour nous, en tout cas. »

    « Y a-t-il des chiens, dans votre palais ? »

    C’est indigné que j’ai appris que j’étais tombé dans la seule cambrousse de l’univers à manger du chien… Et j’ai aussi eu grave la pétoche en pensant qu’ils auraient besoin de moi pour convaincre les chiens de se laisser manger… Bien heureusement, l’Empereur avait un chien. Ils m’emmenèrent au palais où j’ai commencé un nouveau métier qui consistait à vouvoyer un chien blasé et à lui parler au moins trois heures par jour puisque selon lui « C’est d’un ennui, mon petit, de passer ses journées ici sans la moindre occupation. ». Cependant, malgré cela, c’en était très intéressant puisqu’a lui, je pouvais parler de tout et j’en ai appris beaucoup de ce chien. Ce boulot, d’après les serviteurs de l’Empereur, était prestigieux et ils m’ont quelque fois félicité d’avoir trouvé un travail aussi bien payé à mon si jeune âge.
    Mais je ne recevais rien de l’argent puisque ce dernier était converti à ma demande, en un apprentissage auprès de trois maîtres, des arts de combat locaux.

    Le premier m’a enseigné la maîtrise du sabre, de l’arc, du bâton, des poignards et pour finir de l’éventail. Ce fut sur ceux-ci que nous nous sommes concentrés alors que nous n’avons que survolé le combat à l’épée. Car selon lui, il valait mieux maîtriser la vitesse et la dextérité pour moins de force plutôt que de la force sans finesse. Il m’a aussi catégoriquement refusé de me battre avec ma hache. Et la lance, la masse et l’hallebarde connurent le même sort.

    Le deuxième professeur m’enseigna l’art du combat en général. Plus sympathique que l’autre, il me disait que l’important était de vaincre, quel qu’en soit la manière, tant que l’honneur restait sauf. Cependant il m’imposa souvent des restrictions comme me battre sans mes mains et uniquement avec mes jambes et ma tête. Il m’enseigna la vitesse, l’agilité, le silence et l’usage du décor.

    Le troisième professeur me sembla au début, complètement fou… Je n’eus jamais à me servir de ma force dans ce cour… Cour qui n’était au début, qu’une sorte de cours de danse. Après une forme de danse bien spéciale, il m’enseigna la sérenité intérieure et dernièrement, l’écoute de ce qui m’entourait… Le tout me permit de comprendre à quel point cet homme était brillant. J’acquis par cet enseignement quelques pouvoirs. Celui de faire disparaître une arme et plus important… Celui de guider et manipuler le feu, l’eau et les plantes.

    C’est alors que je travaillais, ou plutôt que j’expliquais à Ripide à quoi ressemblaient les loups de mon monde alors qu’il m’écoutait avec la plus grande intention, que j’aperçus au chevet de l’Empereur, une femme aux vêtements très amples… Lorsqu’elle marchait, il me semblait qu’elle marchait sur une eau pure, flottant presque. Son visage était maquillée de blanc, elle portait un long ruban dans ses cheveux et tandis que je l’observais sous le regard amusé de Ripide, elle m’adressa un regard qui absorba toute mon attention.
    Je ne pus m’empêcher d’aller lui parler lorsqu’elle sortit de la pièce. (Avec l’accord de Ripide puisque je restais son serviteur, en quelque sort.) Elle m’accordait toute son écoute lorsque je lui ai parlé sans timidité. Elle était si différente des femmes d’ici, même son visage n’avait rien à voir.

    « Excusez-moi mais qui êtes-vous ? »

    « Je suis Chang. »

    Lorsqu’elle me dit ces paroles, elle baissa la tête avec un sourire que je sentis… Affreusement faux…

    « Bien. Et quel est votre vrai nom ? »

    Je la regardais avec un sourire amusé tandis qu’elle relevait la tête avec des yeux curieux et étonnés. Ceux-ci parlaient pour elle…

    « Dans chacun de ses gestes un aveu, un secret dans chaque attitude, ses moindres facettes, trahie bien mieux que par de longues études. Un pied se balance, une impatience, et c'est plus qu'un long discours. Là, dans l'innocence et l'oubli, tout était dit.
    A ta façon de tourner les pages, moi j'en apprends bien davantage. La moue de ta bouche est un langage, ton regard un témoignage. Tes doigts dans tes cheveux s'attardent, quel explicite message, dans ton innocence absolue. »

    Ce jour là, je n’appris que son vrai nom, Chiwori. Ce fut le lendemain que nous nous parlâmes bien plus longtemps et petit à petit, j’appris sa vie, elle apprit la mienne. Elle venait en fait du Japon et pratiquait le dur métier de Geisha. C’était parce qu’ils ne connaissaient pas ces femmes en Chine, que les maisons de geisha en avaient envoyé pour « nous », si je puis dire. Voila pourquoi elle était différente et si elle avait changé de prénom, c’était parce que la Chine n’appréciait guère ce qui venait d’ailleurs. C’est un jour, alors que je parlais avec Ripide, que je lui demandais ce qu’il en savait…

    « Elle peint son visage pour cacher son visage, ses yeux sont une eau profonde, la geisha est l’artiste d’un monde flottant, elle danse, elle chante, elle vous diverti, tout ce que vous voulez, le reste ce sont des ombres, le reste c’est un secret. »

    Il me dit alors qu’en tant que Geisha, elle se devait de trouver un protecteur attitré, en quelque sorte… Je n’ai pas trop compris. Et son rôle quotidien était d’accompagner des hommes riches et à leur rendre quelques services. Puisque nous devînmes très vite amis, je me permis un jour de lui poser une question peu adroite.

    « Chiwori… Tu aimes ce que tu fais ? »

    « Et bien… Être Geisha, c’est être appréciée comme une œuvre d’art vivante. Donc je suppose que oui. »

    « Ouais mais… Je veux dire, quitte à choisir de faire ça à la place de quelque chose d’autre… »

    « Comment ça ? »

    « Ben… Je me demande pourquoi t’as voulu être Geisha. »

    Et ce fut probablement la première fois que je la vis s’énerver.

    « On ne devient pas geisha pour s’épanouir ou se réaliser, Yuri. Si on fait ce métier avant tout, c’est parce qu’on n’a pas le choix. »

    Et j’ai senti qu’encore une fois, j’avais sauté les deux pieds dedans… Je lui ai adressé des excuses maladroites et elle est partie. C’est bête mais c’est la dernière fois qu’on s’est parlé… Le lendemain, l’armée des Huns avait attaqué très violemment un campement militaire et nous devions les combattre… En vérité, je n’étais pas concerné, on m’a laissé le choix comme j’avais un rôle important pour l’Empereur. Cependant j’ai accepté, me disant que Chiwori me pardonnerait si je revenais victorieux…
    On s’est fait déchiqueter… Ils avaient préparé le terrain et avaient posé des pièges aussi bien que la moitié de nos chevaux fut percé de flèches par milliers… On les a combattu comme des bêtes et à la fin de la bataille, j’ai fait comme les autres, j’ai suivi le groupe en fuyant… Je n’en suis pas fier mais pas honteux non plus, j’ai fait ce qui me semblait juste…

    Quand on est revenu des semaines plus tard (puisque nous avions perdu nos chevaux), Chiwori n’était plus là… Et si mon entraînement pour le combat et la danse naturelle était fini, celui de la maîtrise des armes n’était encore qu’à la moitié du chemin…
    Je n’avais pas cette patience, je pris mon sabre offert par l’Empereur en lui-même selon le vœux de Ripide, l’attachai à ma ceinture dans son fourreau, fis disparaître ma hache que je pourrai faire apparaître à volonté et j’ai demandé audience au vieil Empereur…

    « Votre altesse, je vais partir pour un nouveau monde, il semblerait que mon apprentissage doive se terminer ailleurs. Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi. »

    Et alors que je me dirigeais vers la porte sous son accord d’un hochement de tête, Ripide aboya… Je compris ses paroles et alors que je m’apprétais à les répèter à l’Empereur, ce dernier me coupa.

    « Je sais pertinemment ce qu’il veut, jeune homme. J’imagine qu’il veut s’en aller avec vous pour votre aventure. C’est bien cela ? Et bien dans ce cas, pars mon ami, puisque c’est ce que tu désires. Mais viens que je t’offre quelque chose… »

    Nous partîmes une dizaine de minutes plus tard, Ripide n’avait pas changé, si ce n’est qu’il tenait à sa gueule une pipe et qu’il portait une ceinture sur laquelle était rengainée une dague. Ah et sans oublier que je ne l’ai plus jamais vouvoyé à partir de ce moment… Cependant, malgré l’amitié qui nous a longtemps uni jusqu’à aujourd’hui, jamais il ne m’a considéré comme son maître. A ses yeux, il n’en a jamais eu qu’un seul… Ne m’en déplaise.

    Noel.

    « Là où je vais, les sons ne sont pas pareils, le ciel est plus bleu, il y a plus de soleil. C'est un pays docteur, un monde intérieur. C'est un long chemin, je sais, là où je vais. Là où je vais. Là-bas les peines de cœur, on en rit. Le rire est un docteur qui guérit. Là où je vais, il y a la mer, on peut plonger dedans, On peut songer devant. »

    « Dis… Ca te prend souvent ? »

    Et tandis que je pilotais, je pose un regard interrogateur sur Ripide.

    « Hum ? »

    « De chanter comme ça… »

    « Ah ça… Ouais, tout le temps. »

    « Tu chantais pas quand on parlait, avant... »

    « Tu me voyais chanter devant celui pour qui je bosse et celui qui me paie, toi ? »

    Il ferma les yeux et assis sur le siège, comme il pouvait, prit quelques secondes avant de me poser une question…

    « Au fait, on t’a pas dit ? Pendant que vous reveniez vers le Palais, à pied… L’armée des Huns a été défaite… »

    « Quoi ? Sérieux ?! »

    « Ouais… Et j’espère que tu n’as pas trop d’amour propre… Parce qu’ils n’étaient qu’une petite dizaine contre les milliers de Huns. »

    « Ah ouais ? »

    « Ouais… Trois des gars étaient comme toi et venaient d’un autre monde… »

    C’est sur cette touche qu’il s’est remis à dormir, jusqu’à ce qu’on arrive dans un monde séparé en deux parties… La première était un Colisée gardé par deux colosses en métal pointant le ciel de leur glaive. Tandis que la deuxième était un plongeon pour les enfers avec un escalier terriblement sinistre.
    La réputation de ce monde le précédait, mon maître de combat m’avait appris l’existence de cette légende pour l’entraînement des héros.

    Ce que je… Enfin, ce que nous voulions faire puisque Ripide m’avait dit qu’il aimerait trouver une utilité à sa dague, c’était nous perfectionner dans le combat… Je me suis adressé au propriétaire du lieu…

    « Vous entraîner ? Et pourquoi ferais-je ça, hein ? »

    Dans mon pays natal, je m’étais sauvé grâce à ce don. Dans la Ville de Traverse, ce fut mon principal gagne-pain et dans la Terre des Dragons, il me permit de devenir très fort… Alors je me suis dit « On ne sait jamais… »

    « Vous avez des chiens ? »

    « Non ! »

    Ripide grogna et montra les crocs au satyre…

    « Woh ! Mets lui une muselière, mon garçon ! »

    « Faîtes nous passer un test. »

    « Vous n’y arriverez jamais… »

    Et ce fut à deux que nous passâmes ce test et si Ripide n’était qu’à ses débuts, j’étais devenu expérimenté…
    C’est ainsi que je fis partie de la liste des aspirants héros. A moi comme à d’autres élèves, certains plus jeunes, d’autres plus vieux. Mais quel que soit l’arme utilisée, je fus toujours en tête de groupe en vue de mes cours… Pas d’éventail ni de combat au sabre ici… Je pus apprendre à manier l’épée, la lance. Souvent les combats que nous disputions étaient longs et extrêmement violents… Un accident était vite arrivé tant nous frappions fort…
    Ce fut notamment le cas d’une jeune fille de seize ans aux cheveux blonds qui n’avait pu tenir face à l’agressivité de Ripide, qui ma foi, avait rapidement appris à bien se battre avec cette dague. L’adolescente qui était arrivée un an après moi, s’en était sortie bien qu’un peu minée par sa défaite cuisante…
    Philoctète, notre entraîneur, ne semblait pas certain que je puisse gagner lors d’un tournoi, ce que j’acceptais plutôt bien… Je suis restée de mes dix-neuf à mes vingt et un ans. L’une des raisons pour lesquelles je suis partie étant qu’un jour… Cette jeune fille que Ripide avait battu, s’était brusquement trouvé une nouvelle force. C’était sans la moindre difficulté qu’elle étala mon compagnon ainsi que tous les autres… Et quand ce fut à mon tour de la combattre… Le combat fut très serré mais chacun de ses gestes était différent et plus rapide que ceux qu’elle faisait jadis, je m’étais habitué chez elle à un style de combat qui avait été complètement perturbé. Ainsi je me suis fait battre. Je n’avais pas de mal à accepter cela, c’était un coup dur mais je ne pouvais lui en vouloir de m’avoir rattrapé. La seule chose étant que Philoctète lui proposa une place au prochain tournoi ou elle pourrait être connue du monde entier… Chose qu’il avait toujours refusé pour moi…

    La chose étant trop à mes yeux, malgré le départ précipité de cette jeune dame, je me suis moi aussi décidé à partir... Ripide m’a bien évidemment accompagné.

    V. Natacha.

    Quelques temps après cet évènement, je débarquai sur un nouveau monde avec mon compagnon.
    Il était fortement habité et depuis le début de mon voyage, c’était de tous, le monde qui ressemblait le plus au mien. Ses maisonnettes n’étaient pas bien différentes. Un cours d’eau passait au beau milieu de la ville. Seule différence, il y avait un immense édifice, une cathédrale qui réveillait la ville de son bourdon, qui l’égayait de ses clochettes.
    Mais dans les rues, il n’y avait personne… La plupart des boutiques étaient fermées, les auberges de même et c’est avec beaucoup de chance que je finis par trouver une chambre libre dans l’une d’elles. Epuisé par le voyage, c’est directement que je m’endormis, ignorant encore tout des mœurs de la ville.

    Et c’est le lendemain que j’ai rencontré Natacha… Son habit différait complètement de tout ce que j’avais pu voir dans cette ville. Il était de couleur plus vive. Un t-shirt bleu et un short brun et assez court. Mais le plus étonnant, c’était ses longs cheveux d’un bleu clairs et en queue de cheval.

    « C'est comme une gaieté, comme un sourire, quelque chose dans la voix qui paraît nous dire "viens", qui nous fait sentir étrangement bien. Elle a ce tout petit supplément d'âme, cet indéfinissable charme, cette petite flamme.
    Tape sur des tonneaux, sur des pianos, sur tout ce que dieu peut te mettre entre les mains. Montre ton rire ou ton chagrin. Mais que tu n'aies rien, que tu sois roi, que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi. Tu vois ça ne s'achète pas. Quand tu l'as, tu l'as ».

    Elle était debout sur une estrade improvisée, probablement un banc et parlait à haute voix des mots violents mais justes… Elle cherchait des volontaires pour attaquer le Palais de Justice, y entrer et délivrer les bohémiens qui : « Ont autant le droit que nous de vivre sur cette terre ! », selon elle. Je me fichais pas mal de sa cause, à vrai dire… Mais ce n’était pas le cas de tout le monde puisqu’elle avait déjà plusieurs dizaines d’hommes au visage sincère à ses côtés. Lutter pour une cause perdue ne m’intéressait pas tout particulièrement… D’autant plus qu’il ne s’agissait que de la destruction d’un symbole pour les dirigeants de ce monde.
    Et j’eus le même combat à faire… Ma raison me disait que « je n’avais pas à m’immiscer dans les affaires d’autrui. » mais ma conscience s’était alors liguée contre ma raison et avait étouffé ses cris, m’imposant une décision…

    « J’accepte ! »

    Ripide approuva d’un aboiement que je qualifierais de blasé, comme si pour lui ça lui semblait superbement évident et que j’avais réfléchi, en somme, pour rien. J’ai enfin croisé ses yeux, au début surpris, puis ensuite reconnaissants. Quelques autres villageois acceptèrent après moi et nous entrâmes dans la bande.
    Elle était belle à sa manière… Elle n’avait pas la timidité, la grâce et la méfiance d’Emmanuelle. Ni d’ailleurs la tristesse, la beauté et les peines de Sarah… Et encore moins la réserve, la finesse et l’allure de Chiwori. C’était une détermination et un charisme qui la rendait différente de toutes les autres.

    Nous avons attaqué la nuit tombée. Nous étions une grosse cinquantaine, tous armés convenablement… Natacha était une idéaliste, aussi nous demanda-t-elle de n’abattre nos adversaires que si nous n’avions pas le choix. Et avec cette restriction qui rendait la tache plus ardue, nous avons combattu. Moi avec mon sabre, Ripide avec sa dague, la plupart du groupe avec des épées courtes et Natacha avec un long bâton de combat. C’était tout à fait son genre…
    Je crois qu’inconsciemment, j’ai cherché à la protéger durant l’entièreté du combat… Et si bien qu’à la fin il ne resta plus qu’elle et six autres gars du groupe dont moi et Ripide, bien entendu… J’avais subi un lourd entraînement depuis mes seize ans et c’était sans surprise que je me trouvais être l’un des survivants…

    En effet, nous sommes joyeusement habitués grâce aux contes, à ce que les causes désespérées réussissent au bout du compte… Mais à côté de ces quelques victoires, il y avait les défaites… Nous fûmes tous les cinq mis en cellule, dans cette même bastille. (Pour ce qui est de Ripide, j’ai cru qu’il avait été mis dans un endroit moins humain… Du genre, les cuisines (sait-on jamais)).
    Et c’est dès le lendemain qu’on nous annonça que nous serions brûlés sur le bûcher le soir même…
    Quand on a vingt et un ans et qu’on nous annonce qu’on va crever comme un chien, c’est un truc à se rendre fou devant le peu de temps qu’il reste… On se dit qu’on n’aura même pas fait les trucs super importants d’une vie d’adulte. Ce fut aussi mon cas, ce furent des instants atroces pour moi. Je pensais à la satisfaction d’avoir des enfants brillants, à la gloire reçue lors d’une bataille gagnée…
    Les quatre autres gars m’ont prouvé un truc qu’on n’oublie jamais, maintenant que j’y pense… Dans une cellule sombre, sans la moindre ouverture vers le monde extérieur, avec des grosses pierres non loin…Et bien là dedans, quand on sait qu’on va bientôt mourir, humilié, sous les injures de tous, dans la honte la plus totale… On a vite fait de se rendre compte que le suicide devient une sagesse et qu’il est encore plus généreux de tuer un ami plutôt que de le laisser se détruire. C’est ainsi que ces braves gars sont morts. L’un d’eux avait « gentiment » dit aux autres de fermer les yeux, tandis qu’un après l’autre, il leur a fracassé le crâne.
    J’étais encore un gosse, j’en ai voulu affreusement au gars, je l’ai injurié tandis qu’il ne se défendait même pas. Il m’a juste dit « Tue-moi » et c’est ce que j’ai fait sans comprendre que je lui avais rendu service.

    Je pleurais… Elle aussi. Cela faisait longtemps que je n’avais plus pleuré devant quelqu’un.
    Elle se mit alors à fredonner une chanson, je la suivis à plus haute voix… Cela faisait longtemps que je n’avais plus chanté devant quelqu’un.

    « Comme un diamant qui se pose aux branches de mes doigts, tu brillais chaque nuit devant moi. Mais tes murs de sable rose ont perdu leur éclat, sous les ombres noires des soldats. Ville de lumière qu'ont-ils fait de toi ? Sur tes pavés de poussière et tes chemins de croix, tes enfants ne jouent plus comme autrefois.
    Et dans ma prison de pierre où je tremble et j'ai froid, je sais que je n'te reverrai pas. Ville de lumière qu'ont-ils fait de moi ? »

    Je compris alors que ses pleurs n’avaient pas le même sens que les miens. Elle priait pour que la ville redevienne ce qu’elle était et moi je pleurais stupidement pour la mort.
    Je lui ai fait part d’une question… Je lui ai demandé si elle ne se rendait pas compte qu’elle avait échoué, qu’elle allait mourir, sa réponse qui me marqua énormément fut celle-ci :

    « Sous ce combat, il y a plus qu’une victoire ou une défaite. Sous ce combat, il y a une idée, Yuri... Et les idées sont à l’épreuve du feu. »

    « Vous êtes libres, les filles. »

    Une voix forte se fit entendre dans le couloir de notre cellule… S’en suivit alors une longue discussion à laquelle nous n’avons rien compris… Mais quoi qu’il en soit, quelques minutes après, un gitan vint nous délivrer avec des clés qu’il avait trouvé on ne sait trop ou. Nous sommes montés avec quelques uns vers la salle des armes, avons défait les gardes qui s’y trouvaient et avons récupéré nos armes… Quand enfin nous sommes sortis, pensant quelques instants à ces hommes morts pour rien dans notre cellule, des centaines de gitans se battaient à main nue contre les gardes locales.

    Apparemment, semblait-il, quelqu’un avait réussi là ou nous avions échoué… C’est là que Natacha me fit ses adieux… Et m’offrant son baton, elle me sourit longuement.

    « Je n’en aurai plus besoin, à présent. Maintenant qu’ils sont libres, ils font ce qu’ils veulent. »

    J’ai accepté le présent en lui rendant ce sourire et suis parti, croisant Ripide dans une ruelle, qui apparemment, avait réussi à ne pas se faire coincé « lui au moins ».

    La Quête.

    Je suis Yuri Lowell… Ah et lui… C’est Ripide.
    Je viens de loin et j’ai probablement perdu autant que j’ai gagné. J’ai perdu toutes les femmes que j’ai aimées. Et j’emporte avec moi une multitude de souvenirs. Je garde beaucoup d’espoir et de patience pour ce que je vais affronter…
    Je serai le capitaine de mon âme. Un garçon des rues, un Gardien des Souvenirs.


Les Questions

Q u e s t i o n s :

    1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?

    Oui bien entendu, mon histoire l’a prouvé, il me semble.

    2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?

    Un Chien, mon histoire l’a aussi prouvé, je crois

    3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?

    Il est plutôt impeccable, je n’abandonne jamais mes alliés mais s’il me semble que ce que qu’on me demande ne pas juste, j’oublie la fidélité que je dois à mes collègues.

    4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.

    Tout d’abord il y a certainement Ripide, qui est mon meilleur ami depuis maintenant trois ans. Sarah, Chiwori et Natacha sont aussi mes amies malgré les sentiments plus que certain, que j’avais pour elles.
    Je pense que pour être mon ami, il ne faut pas grand-chose… Mais il faut quelque chose… (Euh…)

    5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.

    Il y en a tellement mais une seule me vient à l’esprit en ce moment… Ce que dit Roublard dans Oliver et Cie. « Le rythme de la ville, quand tu l’as dans les pieds, ça n’est pas difficile, t’es le roi du quartier ! » Ca ne vous parle pas ? En même temps, ce n’est pas votre devise.

    6) D’un point de vue objectif, qu’est-ce qui vous semble être votre point fort, votre point faible ?

    Bon euh… Mes points faibles… Ca commence par la longueur vraiment indécente ? ^^. Et puis j’en sais rien… Mes points forts, je passe, pas envie de réfléchir à ça.

    7) Pourquoi incarner ce personnage ?

    Sans surprise, c’est Judy qui me l’a fait découvrir… Sans dire que je suis direct tombé sous le charme, disons que je me suis dit que ça pourrait être intéressant, le personnage ayant l’air pas mal… Alors j’ai commencé à me documenter sur son caractère et me suis rendu compte que même s’il était bien… Je n’avais pas envie. Alors j’ai fait selon mon désir, je me suis fait un personnage avec un caractère que j’aime, avec une histoire que j’aime. Faut savoir que le personnage justement est un mélange pour moi de plusieurs gars… Trois principaux… Edward Bloom de Big Fish donc j’ai repris sans le moindre scrupule des répliques… Faut savoir que j’adore ce type.Roublard, même si ça ne se voit pas, m’a grandement inspiré. Et puis le sex apple que vous avez devant vous… Moi. Je me suis mis dans le personnage. Je lui ai donné cette sale manie de fredonner très souvent des chansons de variété française, entre autres.



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Dim 5 Déc 2010 - 9:52
Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais rien eu à reprocher à une fiche...Hm... Non, vraiment ça serait difficile de trouver quelque chose qui m'ait déplu... Je ne m'attarde pas sur les grades, à partir du moment où tu as général, c'est que j'ai trouvé la partie impeccable...

Physique => Général.

Caractère => Commandant.

Histoire => Général.

Pourquoi Commandant pour le caractère alors ? Deux raisons... D'une part, sans dire que c'est moins bon que le reste (c'est aussi bon, et foutrement plus que complet), il y a un petit truc qui m'a déçu. L'hiver et le printemps correspondent parfaitement, j'ai trouvé que la comparaison avec ses différentes humeurs tenait la route. En revanche, j'ai été moins convaincu par l'été et l'automne... Et secundo... Yuri a beau avoir subi des années d'entraînement dans de nombreux domaines différents, je ne le placerais pas au niveau d'un boss pour ce qui est de la puissance. En fait, c'est même plus pour ça que je te mets Commandant et pas Général, pour ce qui est de la fiche en elle même, elle est largement à ce niveau...
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La lame tueuse de dieux
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Dim 5 Déc 2010 - 11:10
Yuri Lowell a écrit:
Néanmoins, je vous aurais prévenu, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même et aux ritals (aux ritaux ?).

Silence, pauvre Belge Smile

Bref, soyons sérieux. En toute honnêteté, je ne vois pas pourquoi je m'éterniserais là dessus. Tout simplement parce que c'est parfait.

Physique, complètement et totalement parfait. Général.

Caractère... Je rejoins Marluxia, j'ai moins aimé. Je m'y suis même un peu perdu, par moments, entre les paroles de chansons et le reste, c'est assez désagréable. Mais bon, ça reste tout de même très bon, hein. Commandant.

Histoire.... Général. J'aime les remarques de ton Yuri. Evidemment, on s'attache inévitablement au personnage. Encore une fois, c'est parfait.

Et je te donne Général, en plus de ne pas être plus dérangé que ça que ton personnage soit au niveau d'un Boss. Tout simplement parce que, non seulement ta fiche le vaut, mais en plus, Yuri est au niveau d'un Boss. Connaissant le personnage, il faut savoir qu'il n'est pas n'importe quelle brelle inutile assaisonnée à la sauce Lapin Crétin. Il est incontestablement puissant. Alors, voilà. Général.

Axio, Astronome aigri du Consulat.
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Dim 5 Déc 2010 - 11:56
Bon, bon... Ca va ? Smile

Le physique ? Bah ouais tu décris le physique du perso, l'impression qu'il donne, ses expressions, quelques détails supplémentaire et des explications sur le pourquoi de ses vêtements. Bref, c'était précis, complet, long j'ai kiffé, j'ai adoré donc General...

Caractère bah... J'ai pas accroché et je me suis fait chier. Tu places mal tes chansons j'trouve en plus. Bref, c'était vraiment pas terrible. Puis ton trip des 4 saisons, je trouve que tu as mal utilisé le thème des saisons... Mais bon, ça vaut quand même officier... Heu... commandant.... Commandant parce que c'était quand précis, complet et qu'en faite je me suis pas fait si chier que ça.

L'histoire c'est vraiment la babouche par contre. Déjà c'est super bien raconté... Puis on s'attache vraiment à Yuri. J'ai bien aimé que chaque monde ou presque est sa propre donzelle... Puis en plus d'être super sympa à lire ca nous renseigne sur comment le p'tit Yuri à appris à se battre, sur son caractère et sur son chien... General...

Physique : General
Caractère : Commandant
Histoire : General


_______________________________

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Sorcière Vectorielle
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273/350  (273/350)
Dim 5 Déc 2010 - 12:55
Alors là, tu m'as bluffée, c'était parfait.

Alors, le physique, complet, parfait. Rien à redire. Général.

L'histoire, certainement le summum de ta fiche pour moi. Magnifique, on s'attache au personnage, c'est doux, c'est beau. Alors, c'était long, mais j'ai pas vu le temps passé. Général.

Caractère, bah, je dois être l'un des seuls à avoir préférer le caractère au physique. Je trouve que les paroles sont bien mises, et donne un bon style. Général.

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460/550  (460/550)
Dim 5 Déc 2010 - 13:47
Je rejoins l'avis d'un peu tout le monde sur cette fiche en fait. J'aime bien la façon que ton personnage a de se raconter. Ton texte est long et fluide, ce n'est pas lourd du tout et c'est prenant. Je n'ai pas été fan des passages musicaux du caractère, ça faisait une cassure parce que je ne trouvais pas toujours le lien. Mais encore je trouve que ce n'était pas trop grave tant le texte était bon. Je ne crois pas devoir rajouter quelque chose.

Physique => Général

Caractère => Général

Histoire => Général

Non Monsieur Andersen, je n'ai pas mis mon costard cravate avec mes lunettes de soleil pour vous dire de partir sur le champ mais plus pour vous féliciter pour cette longue et surtout belle fiche.
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Ancien Sage
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322/500  (322/500)
Dim 5 Déc 2010 - 14:57
Je suis peu partial parce que tu vas rejoindre mon camp mais de mon avis, tu as le rang de Général partout, tu suis une logique dans les descriptions que j’apprécie, avec en plus des chansons bien trouvées, la fluidité se retrouve dans chaque parties. Le Caractère je le trouve bien pour sa fluidité, mieux que le physique presque, enfin l’histoire j’ai d’abord cru voir un coureur de jupons mais finalement il n’en est rien.
Seul bémol : Je déteste les chiens Smile

En Résumé: Général Général Général
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Le Maître des Potions
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45/650  (45/650)
Dim 5 Déc 2010 - 18:48
Moi j'ai adoré ^^ C'était long, complet et précis ! En plus j'ai tout lu d'une traite et j'ai pas vu le temps passer ! Surtout que Yuri est super attachant^^ Franchement c'était superbe !

P.S : J'ai bien aimé les petites chansons ^^

Citation :
En Résumé: Général Général Général
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La lance Tourbillonnante.
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272/500  (272/500)
Dim 5 Déc 2010 - 19:09
Un très grand merci à tous d'avoir accepté, d'avoir lu et d'avoir aimé ma fiche ^^...

Maître Yen Sid, également, j'avais oublié que tu pourrais juger après Novembre mais ce fut une agréable surprise.

Enfin soit... J'ai bien compris tous vos commentaires. Et comme on dit.

Général.

Fiche validée et toutes conneries du style.

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