Argument Imparable

Feuille de personnage
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le Dim 15 Aoû 2010 - 16:03
    « Mais vous fai… faisez quoi les mecs, allez merde quoi ! »

    « C’te blague, t’as qu’à faire ton pari tout seul. »

    « Ouais c’est ça, bande de lopettes. Z ‘êtes des faibles, vous avez peur que vos gonzesses vous voient beurrés c’est ça ? »

    Si mes souvenirs sont bons, là je me suis éclaté de rire, tout seul dans ce bar puant. Je dois dire que j’y comprenais rien… A la situation. J’étais dans un drôle d’état secondaire lié à un choc post-traumatique important qui…

    « T’es ivre-mort, je ne te servirai rien de plus. »

    Ouais d’accord, j’étais complètement bourré… Et bon, ce barman avait tout à fait raison mais j’ai pas du tout aimé ça. Je me suis mis dans une colère de tous les diables.

    « Comment t’m’as traité pour voir ?! »

    Je l’ai pris par le col de sa chemise et je l’ai envoyé valsé à l’autre bout de la salle, cet enfoiré, hey hey… Euh… Bah vous vous doutez, de fil en anguille, comme la salle était remplie de mecs aussi bourrés que moi, c’est vite parti en sucette. Qu’est-ce que je me suis marré, j’oublierais pas cette soirée de si tôt. Un débile m’a bourré dedans genre pour me basculer, je lui ai foutu un crochet, je l’ai attrapé par le bras et usant de ma force de magnifique dieu de la force éloquent, je l’ai fait tourner autour de moi pour frapper avec un autre mec.

    S’en suivit une longue et périlleuse bataille. Mais bon je vous explique, faut savoir que dans les bagarres de bar, je vais jamais jusqu’à buter un mec, un coup suffit par personne. Après tout, en tant qu’homme épanoui, je me dois de m’inculquer l’autolimitation.

    Mais j’l’ai quand même gagné, c’te bataille en envoyant sur le tas un passant qu’était même pas bourré, le con. Il a du se demander quoi. Je me poile de rire dès que je repense à sa gueule quand…

    Tout a commencé tandis que je devais accomplir une petite course semblable à la dernière. Tout peter… Mais bon, là c’était différent, je devais faire en sorte qu’on pense qu’un groupe appelé Astral s’en soit chargé… Je connais rien d’eux si ce n’est que des lopettes. Ouais c’est sûr, tout le monde sait qu’ils veulent détruire l’univers. Ambition mes fesses ouais ! S’ils détruisent tout, ces sales lopettes, ils me détruisent moi aussi et ça, ça m’éclate pas vraiment.

    Mais bon, je devais me concentrer sur des navires, ça me semblait clair. Elle l’avait bien dit. C’était tout de même une de ces femmes. Bien faite, habillée classe, imposant à son public une tentation de succomber à son charme limite démoniaque. Ah ouais je me suis direct dit, en la voyant « Mon p’tit Jecht, cette donzelle vaudra jamais ta femme, m’a l’air beaucoup trop cruelle pour un mec aussi cool que toi. ». Un coup à me pervertir, tout ça…

    Déjà, tuer un humain, c’était vraiment pas ce que je préferais dans cette facette de ma situation. Je crois que c’est de loin ce que j’aime le moins, avec le fait de ne pas voir mon fiston grandir, draguer des jeunes filles en uniforme. C’te veinard, on n’avait pas la chance nous, d’aller dans une école ou les filles étaient en uniforme. Qu’est-ce que j’aurais pas fait pour ça, à l’époque. Avec ça, difficile de pas vouloir aller en cours.

    Mais bon, si ça m’énervait, je pouvais encore le faire. C’était jamais que ce que je faisais tous les jours. Je crois que c’est ce qui me différencie des autres Songes… Ce sont mes potes maintenant mais ils ont perdu depuis longtemps toute trace d’humanité en eux, je pense. Ouais, je sais que ça sera bientôt mon cas.

    Après la baston, j’ai du pas mal courir… Qu’est-ce que je suis con… Je dois faire un truc discret et je suis poursuivi par des tapettes habillées en collant, baïonnettes à la main. Ca se voit qu’ils n’ont aucune expérience. Plusieurs fois ils auraient pu me flinguer mais ils me gueulent que je dois arrêter de courir. Ouais c’est ça… Je fais quand même mine de m’arrêter, ils me rattrapent et je recours de plus belle. Diversion assez pourrie mais ça m’avait permis de me sauver peinard…

    Un coup de maître, maintenant que j’y pense… Et bien que je fusse bourré comme un rond de pelle…


    « Mon arme ! Fait chier… Je l’ai laissé à l’entrée du bar. »

    Donc, je vais peut-être vous raconter les trucs qui deviennent sérieux. Quand j’eus enfin récuperé mon arme, je suis monté à bord de…
    Euh, je dévie sur l’arme à nouveau. Ouais je sais, mon histoire n’a même pas commencé mais bon, ça m’a fait marré de voir à quel point aucune de ces tapettes n’osait me parler quand je l’avais en main. Quelle bande de tapettes…

    Ensuite… Je me suis écroulé… Ouais… Ecroulé parce que j’avais vraiment mais vraiment trop bu… Un mec m’a accosté. C’était pas tout à fait une tapette mais c’ était pas loin, son habit faisait tout de même un peu plus viril. Il a fait genre d’être mon pote puis m’a demandé de signer un document. Mon Dieu, l’idiot. Comment il pouvait croire que j’allais signer son putain de document de propagande. C’était un coup à me retrouver en train de nettoyer le pont d’un rafiot pourave. Vous vous doutez bien que…


    « Euh… Une croix, ça va ? »

    Et ainsi, je me suis retrouvé sur un bateau plutôt grand rempli de ces tapettes. Je vais peut-être les appeler autrement pour changer d’air, appelons-les les tarlouzes. Quand je me suis réveillé après une vingtaine d’heures de sommeil, dans les cales du bateau. Ma première réflexion était de me dire que j’avais un de ces putains de mal de tête, je vous jure, un coup à se tuer. Y avait un mec là, pas loin, un mousse je crois qui se fumait une clope.

    « Ah t’es réveillé. »

    « Ouais… T’es qui ? »

    « Je m’appelle Joe. »

    « Joe ? »

    « Ouais, Joe. »

    « C’est marrant, ça. »

    « Ah ouais ? Pourquoi ? »

    « J’avais un mec dans ma classe, il s’appelait Dassin. »

    « Ouais et alors ? »

    « Et alors, Joe Dassin ! »

    A nouveau, je me suis mis à me bidonner d’un rire gras, vite rattrapé par le mal de tête bien chiant.

    « C’est qui ? »

    « Aucune idée… Dis-moi, on est loin de la côté, ici ? »

    « La terre la plus proche est à des lieux de notre position. »

    « Ah ouais, donc si le bateau coule, on crève tous, pas moyen de nager. »

    « Tu penses. »

    Alors je me suis levé devant le mec, j’ai ramassé mon arme et je l’ai regardé avec un sourire qui voulait clairement dire « Hey, si on testait ? ». Et là, j’ai frappé le sol avec l’arme. Du bois de la cale s’est mis à s’échapper un geyser d’eau. J’avais visé juste mais pas assez fort. Le mec s’est alors levé et a commencé à beugler.

    « Mais t’es mal…

    Je l’ai attrapé par la gorge et je l’ai broyé aussitôt, d’une main…

    « Connard, avec ma gueule de bois, tu pouvais pas crier moins fort ? »

    [i]Je l’ai lâché, ai brandis une deuxième fois mon arme et j’ai récidivé mais en frappant le bois bien plus fort, le fissurant largement. A cette allure, le bateau serait dans les abysses dans moins de trois minutes. Je suis monté vers le pont, ai gueulé qu’y avait une fuite dans la cale en oubliant de mentionner la taille de la fuite. Je suis sauté sur une barque, la seule, ai coupé les liens et me suis retrouvé à la mer, à côté du navire énorme qui sombrait.

    Ce ne fut que quelque heures plus tard que j’aperçu non loin un petit bateau de pêche. J’ai ramé comme un fou jusqu’à lui et suis monté à bord sans faire attention aux deux pêcheurs à bord.


    « Yep. Je… J’me suis perdu, vous pourriez me ramener à la ville ? »

    « Euh, laquelle ? »

    « La plus proche. »

    Je peux vous dire avec mon expérience que les pêcheurs sont d’un emmerdant, je me suis fais chier un truc de fou. Ils étaient pas prêt d’être épargnés ces deux clochards. Un moment, l’un d’eux a commencé à bégayer et puis il a gueulé pour nous avertir de l’arrivée d’un bateau au pavillon noir.

    « Parfait, c’est mon arrêt, les mecs. »

    Valait mieux pas faire le con, ces deux là, pas sûr qu’ils ne puissent pas rejoindre la côté qui devait plus être si loin. J’ai foutu un violent coup de poing au plus chiant des deux, dans le ventre, le propulsant dans la flotte. Et pour le deuxième, j’ai écrasé sa jambe droite en un coup de ma claymore pour ensuite le faire basculer dans l’eau. Par sureté, j’ai tout de même gardé le bateau de pêche intact.

    « Hey toi, le basané. »

    Me suis retourné et j’ai vu le grand bateau pirate. Le mec qui semblait être le capitaine me parlait avec une familiarité et un direct qui me fit marrer.

    « J’t’ai vu les zigouiller, ces deux ploucs. Ca te dirait de faire partie de mon équipage. »

    « Et comment ?! »

    Bon, fallait que je trouve un moyen rapide et express. Je pouvais déjà voir la côte d’une ville insulaire. Si je détruisais le bateau, ils pourraient rejoindre la ville à la nage. Si je les tuais un à un, y en aurait bien un pour fuir. Me suis dirigé vers la cale machinalement, me disant que j’allais faire un mélange des deux et là, parfait… Des tonnes d’explosifs… Ca allait être grandiose, digne d’Astral.

    « Cap’tain ! Descendez un peu pour voir ! »

    Le capitaine du navire pirate proclama son arrivée et lorsqu’il m’eut rejoint, je pris son pistolet en un mouvement et fis tonner l’arme à feu, le tuant. J’ai tiré à nouveau mais cette fois-ci vers les cordes reliées de tous les explosifs. Ceci fait… Cassos.

    Et avant qu’ils ne le remarquent, j’avais plongé dans l’océan, suis monté à bord de ma barque et j’ai ramé comme jamais… Et j’ai eu bien raison, l’explosion fut absolument grandiose bien que c’est pas trop mon trip.

    Allez, ça suffira… Retour au bercail !


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