Larmes Noires

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
182/666  (182/666)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Jeu 6 Mai 2010 - 16:09
L'astre lunaire semblant flamboyer majestueusement dans le ciel étoilé, ce montrait particulièrement timide en cette belle soirée, cette nuit noir parée d'étoiles parsemées aux quatre coins de notre regard curieux si on daignait lever légèrement la tête pour contempler l'immensité stellaire même si nous restons quelque peu impassible devant un tel spectacle, nous Similis, êtres dénués de cœur et donc de tous sentiments. Pusillanime en se cachant dans les ténèbres, seulement une faux parfaite aux éclats radieux se distinguait parmi tout ces nuages qui venaient rompre cette harmonie en la rendant plus que grossière et rugueuse, un monceau de chantilly couvrant le croissant de lune qui, malgré ses apparences alléchantes, n'envisageait rien de très bon et les flots semblaient transparaître et certifier ce mauvais pressentiment, la surface des eaux ne perçait aucune attention mais c'était pourtant flagrant, comme si un immense serpent ondulait sous l'étendue océanique qui avait de quoi faire vrombir plus d'un navire malgré leur taille imposante, les lames de fond venant jusqu'à vomir une prescience d'une augure sinistre sur les bords des quais.

Des rires égayés se faisaient entendre au loin, accompagnant les lumières blafardes et tremblotantes, des plaisanteries ici et là dans les ruelles, des badauds soiffards et pour la plus part au physique effarant, courant après de filles de joies aux bas résilles apparentes dans leur course drolatique comme de vulgaires enfant jouant au chat et à la souris : Tourtouga, cette île au milles et unes débauches et plaisirs variés. Alors qu'une ribambelle des ces imbéciles passait en courant, ou du moins en titubant, après un groupe de ces prostitués, la ruelle sombre adjacente à cette idiotie se vit parée d'une imposant masse noir et profonde qui, une fois son rideau obscur baissé parmi toute ses ronces nuancées, une silhouette fine et élancée fit son apparition dans l'ombre ornée d'une long manteau noir. Des pas graciles se firent entendre dans ce simulacre condensé entre des murs agrémenté de souillure dont il ne vaudrait mieux pas en connaître l'origine, même si l'odeur en donnait déjà un bonne aperçue qui avait de quoi en faire défaillir plus d'un. De hautes bottes noirs se discernaient et c'est à ce moment là qu'un autre de ces autochtones abruti par l'alcool et ses fantasmes, à l'allure douteuse et portant une fragrance des plus immonde venait de s'arrêter devant l'allée sans issue, presque par reflex, ce spectre de noir vêtu se tapis dans la pénombre mais cela n'avait fait que mettre la puce à l'oreille du débauché ivre. D'un ton désagréable et aux paroles qui semblaient n'être clairs qu'une fois sur deux, oscillant le degré de voix, il s'aventurait dans le cul-de-sac zigzaguant d'une extrémité à l'autre en s'aidant des murs on ne peut plus souvent pour s'empêcher de tomber, ce qui arriva maintes et maintes reprise tout en s'approchant encore un petit peu plus de son interlocutrice mystérieuse, son haleine fétide qui avait de quoi réveiller un mort pour le tuer de nouveau.

Hey ! Salut ma jolie ... Sa te dirait une petite partie de jambes en l'aire avec le plus beau mec de c'te rade !? Tu seras pas déçue aller ... Fait pas ta bourgeoise.


A peine avait-il eu le temps de terminer sa désagréable phrase qu'il fût brusquement entraîné dans l'ombre avant de se retrouver nez à nez avec la silhouette vêtue de noir, dans le choc sa capuche se releva, laissant entrevoir malgré l'obscurité le visage cruel de la belle Larxene. Son sourire des plus sadique avait fait place à une grimace irritée en humant le parfum de sa victime, alors qu'elle l'avait plaqué contre un mur en le soulevant à quelque centimètres du sol à l'aide de son avant bras, sa main libre servant à masquer son visage ou du moins a faire barrière à l'odeur pestilentielle de sa proie. Profitant de ce moment de réconfort aux yeux de la jouvencelle, cet instant qu'elle qualifiait de plaisir personnel dans son esprit dépravé, comparable à ce petit morceau de chocolat que l'on délecte avec impudicité et sans aucune retenue, un flash blanc tremblotant vint éclairer l'impasse accompagné d'un hurlement de douleur rauque et agaçant, une personne avec un tel cri de détresse ne mérite tout simplement pas de vivre. Dans sa grande bonté et aussi pour le bien de sa mission, elle en profita pour lui poser quelques question, peut-être que ce rustre en savait long sur ce dénommé Genesis. Poussant un long soupire en ornant le visage de la lassitude, son teint vint vite changer en plongeant son regard perçant dans celui du gueux.

Excuse moi de t'interrompre pendant ta petite ballade nocturne, mais je cherche un certains homme vêtue de rouge en se trimballant une épée ou je ne sais quoi, il paraît qu'il vol aussi. Aurais-tu vue quelque chose qui ressemble à cette description ? T'as le choix entre deux alternatives, soit tu me balances tout ce que tu sais et je te tue rapidement, soit … Enfin, tu vois ce que je veux dire ? Hum huhu ♥

Je sais strictement rien … Ma jolie. Je vois tout à fais ce que tu veux dire, tu veux que je te réchauffe avec mon gourdin c'est sa ? Sinon tu serais pas là en train … De me draguer. T'es qu'une sale traînée, hein ? Avoue le !


Le visage crispé, la numéro XII a souvent tendance à perdre facilement patience et d'un tempérament assez irritable, elle ne supporte pas qu'on l'insulte ouvertement de la sorte, mais alors pas du tout. Un rictus sur la face d'une bombe à retardement, comme si elle était prête à exploser, la jeune femme ficha un coup de pied dans le ventre de ce pendard mal léché et en profita pour balancer des coups de griffes frénétiques, parsemant le corps du bandit de multiples lacérations enchaînées à une vitesse affolante. En une dizaine de secondes, il n'en restait plus que quelques morceaux éparpillés dans la ruelle, le sang coulant allègrement des membres taillés en pièces, la tête de ce dernier arrivant au pieds de l'empoisonneuse, elle posa son talon sur celle-ci et l'écrasa de toute de ses forces telle une gamine tapant du pied. Seulement une légère éclaboussure était parvenue à maculer sa inhumaine personne en venant décorer sa joue hâve, un tableau digne de film d'horreur, le sourire lui revenant aux lèvres en poussant son rire habituel et si glacial mais qui a de quoi lui réchauffer le '' cœur ''.

Couvrant son visage, elle s'aventurait dans le boulevard principale en quittant les lieux de crime comme si de rien n'était, une immense promenade au sol gris et terne contrastant les nombreuses lumières des bars, bordels et autres lieux ou le vice était roi et spectateur de nombreuses sauteries, à peine avait-elle marché quelque peu qu'un hurlement de terreur venait trancher l'ambiance festive de la place, mais il n'en fût rien, car l'assassin avait déjà disparut dans l'une des nombreuses veine de la cité. Flânant ici et là en recherchant sa cible, elle ne pouvait s'empêcher toute fois de regarder les lumières de nombreuses boutiques, de simples bâtonnets faisaient jaillir des milliers et des milliers d'étincelles, pour une fois que quelque chose la fascinait. Mais il n'en était rien, la simili se retrouva cette fois dans ce qui semblait être la grande place, vue l'auguste composition et architecture des lieux, encore plus de lumières venaient décorer les bordures et entrées des commerces, une orgie sans nom semblait avoir lieu autour d'une ancienne fontaine ou toute les greluches et autres péripatéticiennes étaient vêtues de longues et imposantes robes digne de l'aristocratie mais tâchées et ternie par la personne qui osent porter ces merveilles de la couture aux milles et une fanfreluches. Une buvette des plus populaire si situait non loin de là, peut-être que ce haut lieu de ragots et passage pour les voyageurs était un endroit idéal pour accumuler les informations sans '' tuer des innocents '' comme le disait Saïx il y a fort longtemps de cela, avant que Larxene ne parte en mission. Entrant timidement dans la buvette à l'ambiance plus que rustique, elle si fit même bousculer par un peloton de couards empressées de se saouler, sur le point de les réduire en miettes, elle s'abstenait au dernier moment en gardant son self-contrôle d'un long soupir libérateur. Scrutant un instant cet endroit douteux, une petite table semblait libre près d'une colonne de pierre non loin du comptoir, prenant place, une serveuse aux physique bien en chair et à l'opulente poitrine vint directement s'adresser à la nymphette, sur un ton d'hésitation, elle se demandait si prendre un diabolo grenadine en de tels lieux était approprié, mais se contre fichant complètement de la bienséance et de l'opinion populaire elle commanda toute fois sa boisson favorite qui fit osciller un sourcil de la tavernière mais qui reparti aussi tôt. Se balançant sur sa pittoresque chaise en écoutant attentivement les différentes discussions, dont certaines aurait-il mieux fallut faire la sourde oreille, un conversation attirait son attention, deux hommes dont un qui à première vue étaient des adeptes de pirateries en tout genre et l'autre sans doute un mercenaire des plus banal, parlait d'un phénomène des plus étrange, une silhouette rouge portant une imposante arme aperçue dans les rayons de la lune, c'était apparemment ce qu'ils disaient, des plumes noirs en étaient la preuve mais peut-être étaient-ce aussi celles des corneilles qui dévoraient les cadavres des vagabonds qui avaient trop abusées de la bouteilles, ces dernières auraient été aperçues près de la grande statue représentant un ange triste, une telle décoration urbaine devrait être très aisée à trouver. L'aubergiste apportant dans un grand verre la limonade rosée de la damoiselle, qui de suite paya son petit plaisir, se désaltérant allègrement avec soulagement, elle reprit de suite la route en cherchant avec minutie la dite sculpture de pierre, alors qu'elle s'empêchait de ne pas péter littéralement un câble devant les scènes affligeantes dont elle était témoin.

Les humains sont vraiment irrécupérables ...

Un discours emplie de haine et de dégoût, l'idée de recouvrer son cœur vacillait lourdement en regardant cette exhibition de la bêtise. Après tout, ce qu'elle voulait le plus au monde c'était sentir cette sensation de faire souffrir les gens, cette satisfaction et les entendre hurler dans douleurs atroces pendant que Larxene riait aux éclats d'une froideur tel un monstre assoiffé de ce liquide carmin merveilleux. Arrivée dans les bords d'une falaise, une superbe statue surplombait l'horizon, le décorant à sa manière et des plus parfaite qui plus est, le marbre terne se mariant parfaitement avec le bleu sombre de l'océan, elle était là, priant de toute ses forces comme celles du désespoir, ses larmes coulant sur son visage figé et comme si ces dernières s'envolait pour rejoindre la mer. N'est ce pas un cadre magnifique ? Si elle avait un cœur, elle serait touché par cela, mais la dureté et l'antipathie restaient le masque de la simili, cependant elle avait l'impression d'avoir déjà vu cette image quelque part. En effet, de son vivant, elle avait feuilleté de nombreux recueils alors qu'elle faisait de recherches sur les Sans-Cœurs, cette scène serait celle d'une femme il y a longtemps de cela, qui attendait son mari avec impatience, priant le retour de son aimé, mais il ne revint jamais, elle avait tellement attendue qu'elle c'était changée en statue de pierre. Cette fois-ci c'était un peu différent, cette dernière était pourvue d'aile, faisant dos à la mer et lorsque le vent se levait, ses larmes se déversaient dans les flots, étrange. Oubliant ces pâles pensées fugaces, la Nymphe Furieuse scrutait l'infini océan sur un ton de poésie, pensive, une plume noir près d'elle apportée par la brise marine et dévoilant son visage calme et doux des plus harmonieux digne d'une femme comblée, cependant quelque chose manquait à cela ou du moins lui manquait à elle : un c
œur.


Oui, les humains sont vraiment irrécupérables.


Dernière édition par Larxene le Lun 7 Juin 2010 - 16:30, édité 1 fois
Le Tragédien

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Boss
XP:
1114/500  (1114/500)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 7 Juin 2010 - 1:09
    « Mon Fils… »

    Et le rêve prit fin… Un rêve sinistre comme il n’en avait plus vécu depuis bien longtemps. Un rêve tragique. Genesis se leva, répugné par l’idée de se rendormir, cela avait suffit à l’en dissuader. Sa tenue de nuit se résumait à un pantalon de pyjama noir, tandis qu’il était torse nu. Son corps tout entier était en sueur d’un tel cauchemar qui prit fin dans un sursaut violent.
    Il se rassit sur une chaise et passa ses mains dans ses cheveux, les repoussant vers l’arrière, il s’arrêta dans son mouvement pour soutenir sa tête de ses bras.
    Il posa un regard curieux à l’horloge sculptée dans la pierre. Cinq heures du matin. Plus de trois heures avant le réveil des autres Consuls… Pourrait-il seulement le supporter ? Il doutait de sa force pour rester éveillé et repousser le sommeil jusqu’au soleil levant.
    Il pouvait certes s’occuper mais tout lui semblait dérisoire dans cette tour. Il avait moult œuvres dédiés à sa Muse mais tout cela ne lui convenait pas. En ça, il se sentait différent des autres Consuls. La femme dont il descendait était une femme peu joviale, sévère. Les sacrifices, honneurs à son nom, dons ou encore Tour entière ne lui servaient qu’à peu de chose. L’existence même de son descendait n’était qu’une fadaise. Sans doute ce cauchemar avait-il été crée par la Tragédie elle-même pour que Genesis se rapproche de son but.
    Après tout, depuis sa rencontre avec la descendante de la Muse de la danse, ses anciennes valeurs, ses buts ressurgissaient se son sombre passé. Devait-il donc se faire une raison ? Abandonner cet espoir de renverser Sephiroth, ne pas prendre ce titre de héros et s’en tirer à si bon compte sans représailles ou vengeance…


    « Mon âme, rongée par le désir de Vengeance… »

    Il se leva alors de manière brusque, faisant trembler le lit et se changea prestement. Il mit son pantalon de cuir, son pull noir, ses épaulières, et pour finir, son long manteau de cuir rouge.
    Il avait quelque chose à faire mais cela ne considérant que sa Muse, il ne voulait en aucun cas que les Consuls soient au courant, Frollo n’accepterait pas son projet et les autres lui en voudraient très probablement pour cette marque d’égoïsme…

    Six heures… Déjà… Les premiers consuls à se lever ne tarderaient pas à quitter leur logis pour s’entraîner ou faire quoi que soit de semblable et le guerrier ailé n’échapperait pas à leur regard. Aussi dut-il se dépêcher et sans vivres, sans bagages, sans trousse de secours, il prit juste une longue cape noire qu’il enroula autour de sa veste et capuchonnant sa tête, ne laissant entrevoir qu’une parcelle de son visage et son pantalon noir. Il quitta sans bruit sa tour, la fermant à clé et prit la direction de la grande place, là ou s’était établi le siège de la Shin-Ra, une entreprise marchande, assurant la transition entre mondes…

    Une heure après, enfin, il se trouva à l’intérieur de ce domicile, attendant l’arrivée de la nouvelle navette en direction du monde qui l’interessait. Toujours enveloppé d’une cape, il avait été contraint de marcher jusque là. En effet, si les citoyens se levant tôt l’avaient vu quitter le pays comme un voleur, ils le diraient sans doute aux Consuls. Or, beaucoup l’avait vu tant ses caractéristiques étaient nombreuses. Une aile, un habit rouge, des cheveux rouges, une rapière, déblatérant sur la littérature.

    Assis sur un siège peu confortable dans la salle d’attente, il ne pouvait réfléchir convenablement devant son acte. Il ne savait comment s’y prendre mais nul ne le savait, après tout. Il ne pouvait perdre son temps à attendre une réaction du Consulat.


    « Je vous prie de me pardonner, Fils de Calliope, Fils de Clio. Notre amitié s’arrête ici… Je ne puis vous suivre, ma mère me presse d’agir et celle-ci est bien sévère. »

    Ceci fut marmonné d’une manière si douce et désolée qu’il en baisse la tête tristement… Il avait ressenti ce besoin de parler de cela à quelqu’un, ne fut-ce qu’au silence… Soudain ouvrit-t-il les yeux, étonnés et effrayés à la fois. Il posa ses mains à plusieurs endroits de sa veste, ne sentit rien… Il avait oublié Loveless dans sa chambre.

    Le vaisseau arriva enfin. Son vacarme tonitruant le força à réagir. Il ne devait faillir à la mission que lui avait donnée sa mère. Aussi s’y engouffra-t-il.
    Durant la traversée de l’espace, il resta sur la passerelle, d’où il pouvait voir l’infini de l’espace. Il avait abandonné sa cape noire, demeurant appuyé sur le garde-fou…


    « Le Masque de la Tragédie… Il ne peut être que là… Et si je réussis à m’en emparer, peut-être ne m’en voudront-ils pas… »

    Trois jours après cela…



    Cela faisait trois jours, à présent… Ce monde était d’une telle barbarie. Les femmes n’étaient que catins, filles de joies, dansant et répondant aux désirs de voleurs. Les hommes eux, dégageaient pour la plupart une odeur à peine supportable, la débauche, la luxure, le vice… Tout était là… Tout…


    « Que cela est tragique… Ce monde sera détruit tel le furent Sodome et Gomorrhe. Mais comment puis-je blâmer un tel châtiment des dieux. Je ne souhaite être souillé de ce mal… Que cela est tragique… »

    Il avait du se battre contre des brigands, contre des équipages pirates… Tant étaient morts de sa lame, de sa magie et pourtant… Seuls trois jours s’étaient passés…
    Il l’avait vu… Cette perle au milieu d’un océan de pêché… Une beauté parmi le vice. Elle régnait sur une falaise non loin du centre de l ‘île… Elle était le seul répit du tragédien. Tournant le dos à l’océan, elle priait, les mains jointes. Les larmes coulant sur ses joues de pierre, ses cheveux de marbre semblant flotter dans le vent. Si le masque devait être quelque part, c’était là… Il ne savait rien d’elle mais l’aimait comme il aimait Melpomène, sa Muse…

    C’était alors la journée, le vent était agréable, caressant les plumes de Genesis… Ce dernier venait de récolter des informations en vain… Il ne savait rien de plus… Mais alors qu’à puissant battements d’ailes, il regagnait la falaise, il aperçut une silhouette d’un noir pure… Il atterrit à une vingtaine de mètres derrière cet homme, rapière à la main mais il laissa néanmoins son aile, ne sachant s’il avait à fuir en cas de guet-apens. Il s’approcha à pas vif et vit la carrure élégante d’une jeune femme et bien qu’elle ne fût pas bien grande, sa silhouette était élancé. Ses cheveux d’or reflétaient les rayons du soleil clément.

    Elle était face à la statue et semblait lui trouver une certaine beauté, mais la nature de cette femme ne laissait aucun doute. Son manteau l’indiquait… Il ne connaissait alors que deux groupuscules portant ce genre d’uniforme, l’Organisation XIII dirigée par un guerrier que Frollo avait réussi à mettre de son côté, d’une certaine manière. Et les Reflets du Destin, dirigés par un traître à cette même Organisation.

    Or, l’Organisation n’avait que faire d’une statue tandis que pour les Reflets, la question ne se posait guère. Leur but était mystérieux même pour un groupe d’instruits… Il ne pouvait s’agir que l’un d’eux.

    Le Tragédien cessa de dissimuler sa présence et approcha de la jeune femme aux traits doux, elle lui tournait le dos, il pointa sa rapière vers celui-ci et fit en sorte de se faire remarquer.


    « Dégainez, demoiselle… Je devine que c’est ce que vous cherchez et je ne répondrai que par la violence… »

    Il leva alors sa main droite où il tenait sa rapière et mit la poignée de celle-ci devant sa figure, tandis qu’elle était à la verticale. Et d’une voix triste et tragique, il marmonna ces quelques paroles.

    « Mon âme… Rongée par le désir de Vengeance… A vécu dans la tourmente mais s’éteindra avec ton salut… »

    Alors brusquement, il se mit en garde, pointant sa rapière vers cette guerrière et dit cette fois-ci d’un ton chargé de colère :

    « Et mon sommeil éternel ! Je rapporterai ton masque, Mère !... »
Larmes Noires

Feuille de personnage
Missions effectuées:
Grade: Maréchal
XP:
182/666  (182/666)

XP :

Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 21 Juin 2010 - 0:35
Une pathétique soirée sur des nuances contrastées par la douceur de la nuit, les étoiles parant le ciel, une rivière de diamants à l'éclat sans égal n'étant rien de plus que ces milliers de mondes au loin, spectateurs d'un astre au loin, le contemplant les yeux emplie de ce désir immense et irrésistible de libertés, ne voulant plus être que le vent et s'envoler de la monotonie pour enfin atteindre un brin de bonheur, même si cette joie n'est que pur moment fugace chimérique. Une des maille de cette immense toile venait s'échapper en laissant sur son passage une onde lumineuse blafarde, espoirs de certains êtres vivants en apercevant cela et croire en la bonne fortune, prier pour que cette dernière vient nous apporter d'elle même les bribes de ce même bonheur, de simples désirs envieux. Peut-être que c'était cela après tout, ce que cherchais cette femme de pierre, cachant tant bien que mal sa cupidité, non sa ne pouvait pas être sa. Les larmes qui décoraient ses joues ne pouvaient pas être qu'une simple lubie digne d'une comédienne hors pairs, de telle lamentations ne sont qu'un synonyme de détresse, de faiblesse, d'un besoin inéluctable. Malgré la torpeur nocturne, on pouvait facilement confondre les pleurs de la damoiselle avec l'océan qui faisait office de décor à ce spectacle, les eaux tumultueuses de la mer n'étant finalement que le chagrin significatif de cette damoiselle de pierre, les flots paraissant sans fins aussi profonds qu'une tristesse pétrifier. Mais les motifs de cette platitude grisante restaient inconnus aux yeux de tous, certains pensent que c'est une copie de la célèbre dame de pierre qui se languissait tellement de l'absence de son mari et à force de l'attendre et de prier pour son retour sain et sauf, cette dernière c'est retrouvée changé en statue alors qu'elle fixait continuellement l'horizon. Mais vue la description de cette légende, cela n'avait pas de rapport avec cette beauté que ce lieu malfamé ose s'offrir, un conte aussi poétique ne pouvait naître dans un tel rixe de dépravés, de débauches et autres vices de l'humanité qui la rend toujours aussi pitoyable. Ce qui rendais le plus perplexe les passants était cette paire d'ailes entachées dans le dos de cette nymphe, encore une pâle représentation de l'archaïque croyance qui se fait appeler la religion ? Mais même dans les images pieuses de premières communions, jamais un seul ange n'osait verser de larmes, ils devaient jouer plutôt un rôle salvateur et saint, alors que maintenant ce n'était plus que lamentations. Peut-être avait-elle elle aussi échouée dans sa mission ? Cependant l'heure n'était pas aux réflexions philosophiques digne d'un roman à l'eau de rose que les pauvres d'esprit trouveraient émouvant. Une émotions, seules les êtres possédant un cœur peuvent ressentir ces genre de sentiments. Intéressant, peut-être que cette statue avant finalement un cœur, il fallait prévenir l'Organisation XIII au plus vite.

Alors que Larxene fixait la statue d'un air glaciale et revêche, la Lune donnant encore un peu plus de poésie à tout cela, comme si on tentait de l'attendrir par de saisissants moments de poésie, mais en vain et heureusement pour elle. Les sentiments tel que la pitié, l'amour et autres émotions ne sont que faiblesses et rien d'autres, il n'y a que la souffrance qui vient apporter l'extase suprême, savourer ces doux instants baignés de sang et décorés de hurlements sans précédents. Il y avait comme une pression lourde, si oppressante et pesante, une mélodie stridente des plus surprenante accompagné d'un mouvement répétitif d'un tambour, était-ce le rythme qui accompagnait les défunts ? Une fumée épaisse vint soudainement s'échapper des vagues pour ne former qu'une brume, qui, au premiers abords, ne montrait rien de bon, une véritable purée de poids dissimulant l'horizon et tout ce qui se trouvait en contre bas de la falaise. Se tenant face à la statue, la numéro XII faisait mine d'ignorer cela, car quelque chose ce cachait dans la brume, quelque chose de malsain et emplie de ce besoin irrépressible de vengeance mais surtout de pouvoir, cette femme de pierre, peut-être est-ce cela qui attire tant de personnes envieuses de puissance par pur curiosité au départ, révélant la vraie nature poétique qui attire le regard sous un joug romantique ou bien pur influence. Le bruit, il venait dans cette direction, un battement d'aile irrégulier, s'approchant de plus en plus, si la Simili devait porter un sentiment, ce serait le masque d'une anxiété froide mais peu manifeste, une goutte de sueur venant perler perler son doux visage de nymphe habituellement colérique, sa vision troublée par l'angoisse cherchant désespérément ce qui pouvait provoquer cette frayeur, rien à droite, rien à gauche, elle se retournait, rien derrière non plus mais cette ballade avec la brise inquiétante était toujours là, ce frottement frénétique des plumes caressant le vent semblait abominable, une tension similaire à celle d'un prisonnier sachant pleinement qu'il ne lui restait que quelques minutes à vivre, sachant qu'il allait mourir, sachant que la mort est si près, omniprésent.

Tout à coup, la funeste berceuse cessa, faisant place aux simples aux simples murmures d'un âpre mistral, le concert avait pris un ton plus modéré digne des plus grand films d'horreur dont le suspens est sans égale, tel, qu'il pourrait surgir n'importe quand. Une silhouette, on pouvait distinguer l'ombre d'une personne, le pas léger et séraphin, une protubérance semblait également s'échapper de par dessus son épaule, du rouge, quelques couleurs ne se faisaient plus timide. Une bourrasque balaya une grande partie du brouillard montrant avec clarté les deux acteurs de cette scène. Une allure dominante et hautaine vêtu d'un long manteau de cuir vermeil, une chevelure tannée encadrant un visage envieux d'un désir paraissant bien cruel, une aile impressionnante au plumage sombre plongeant n'importe quel esprit induit d'une once de pensées didactique dans des ténèbres enduites de sangs mais pourtant salvatrices, Genesis, c'était donc lui qui avait attisé les flammes de l'Organisation XIII. Une apparence quelque peu brute mais bien dessinée telle la rafale d'un tango interminable, ayant cette impression qu'un serpent parcoure son corps de nymphe mais à la sauvagerie indéniable, cela pouvait se voir rien qu'en la voyant, un cadre flavescent miroitant les reflets de la Lune qui daignait de nouveau montrer sa face des plus timide, un portrait hargneux qui ne voulait qu'en découdre avec son adversaire, Larxene, celle qui ne subsiste que pour recouvrer cette sensation d'extase et de pleine satisfaction à procurer peines et souffrances. Il semblait s'approcher d'elle d'un pas calme et posé mais déterminé, lançant telle une hallebarde ses propos de boutefeu provocateur, sûr de lui. La Nymphe Furieuse venait de se retourner vers lui, posant un regard ambiguë et dédaigneux sur cet être dont elle se lassait de regarder, l'antipathie vint vite la gagner, l'ennui voulait se débarrasser de ce beau parleur, qui, malgré ses monologues de tragédien honoré de ses valeurs mais mimant une pièce de théâtre bien insipide. Un léger sourire s'exhibait avec un brin de cynisme face au comédien, passant une allègre main dans ses cheveux platines valsant avec le zéphyr, ce n'était que le lugubre prélude de la tempête. Dénotant toute sa personne comme arrogante et provocatrice, la belle poussait un rire discret immoral qu'elle pour sale habitude d'exprimer pour un oui ou pour un non, le sarcasme d'un soupir est toujours mieux à milles piques verbales lancer sur le qui-vive même si ce n'était que pour ciseler de belles maximes et cracher son venin sur des victimes déroutés par leur moral, altérées par de pâles convictions, vulnérables face aux sentiments qui leurs sont chers.

Humph ! T'es un petit joueur toi, un peu impoli d'ailleurs mais c'est pas pour autant que je le serai, je m'appelle Larxene, je doute encore si je suis enchantée de faire ta connaissance. J'espère que tu apprécies ton séjour ici, même si il risque de s'écourter si continus à me taper sur le système. Personnellement je n'aime pas cet endroit, des dégénérés courant dans tout les sens à la recherche du plaisir, je trouve sa répugnant …

Vue ta présence ici, je suppose que tu vaux pas mieux que ces sales loques, mais c'est le '' ici '' qui me pose une colle à vrai dire, cette statue t'attires également n'est-ce pas ? Ce serait dommage qui lui arrive malheur, un si joli minois tâché par le sang d'un monstre, ce serait dommage en effet. Ce doit être agréable de ressentir cette peur, non ? Comment ça non ? Tu as sans doute raison, l'appréhension est inutile quand une souffrance telle que le désespoir vient éteindre les lumières une à une. Poétique pas vrai, la méchante fille vient te barrer la route mon coco, il va donc falloir m'affronter. Quel dommage, tu fais pourtant partis du groupe de ce traître de Zexion, mais comme on dit, on mélange pas les torchons et les serviettes, les idiots n'attirent que des idiots. Genesis c'est ça ? Quel nom atroce, j'essayerai de ne pas l'oublier pour le graver sur ta tombe, je me demande d'ailleurs si les monstres méritent une sépulture … Ton avis m'aiderait beaucoup tu sais, entre deux cris sa ne te dérange pas, non ? Épargne moi tes mélodrames, descend de la scène Roméo, je ne suis pas ta Juliette, je serais ton poison !

S'avançant jusqu'à ce que seulement quelques pas ne la sépare de son assaillant, elle ramenait un bras confiant près de la poitrine avant de le balancer violemment, sa main tremblotait frénétiquement en parfait accord avec l'électricité qui se dégageait d'elle, faisant apparaître en un flash lumineux, ses poignards aux couleurs chatoyantes serrés entre chacun de ses doigts. Mais à peine avait-elle laissée le temps au tragédien de terminer son discours, que la jeune femme disparut subitement pour réapparaître devant l'homme vêtu de rouge, ouvrant le bal avec quelques estocades rapides et imprévisibles, une danse furieuse d'entrée de jeu. C'était tout de même la plus rapide des Similis, personne ne pouvais échapper à ses griffes imbibées de cruauté et de violence, relâchant son adversaire un instant, elle fit un bond an arrière, pirouettant sur le côté à deux reprise à travers quelques roues agiles, elle balançait dans le même temps une première salve de couteaux sous tensions pour mieux ensuite foudroyer sa cible sur place. Rassurée, elle en profita pour ramener ses armes contre son buste et se préparer mentalement et physiquement aux assauts éventuels du présomptueux qui avait osé la défier sur un ton qu'elle n'appréciait guère.

messages
membres