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 Frollo
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Feuille de personnage
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Mer 14 Avr 2010 - 17:23
Présentation de Frollo

.

    Identité


      N o m : Frollo
      P r é n o m : Claude
      S u r n o m : Pêcheur par Justice
      Â g e : 60 ans
      C a m p : Le Consulat
      R a c e : Humain

    Descriptions

    P h y s i q u e :
      Frollo a la peau claire, les cheveux gris et cours, le visage long, le menton pointu, le nez aquilin, les yeux noirs, les cernes et les lèvres légèrement brunies. Il ne sourit presque jamais, sinon d'un sourire mauvais est ambigü. Il a de longs doigts noueux et pâles. Il est plutôt grand et maigre. Il est vêtu d'une longue robe noire et mauve, aux larges manches et au col blanc. Il arbore une coiffe de la même couleur, de laquelle pend une étoffe rouge.

    • Question vis-à-vis du Physique :
      Frollo est un épéiste très amateur. La création de l'Epée d'Iblis lui a permis de compenser son manque de force et d'endurance, étant tout de même assez âgé. En combat, il se repose ainsi davantage sur le calcul et la tactique, n'hésitant pas à utiliser la magie procurée par l'Epée et ses connaissances très avancées en alchimie maléfique.


    C a r a c t è r e :
    • Question vis-à-vis du caractère :
      Misanthrope - Froid - Condescendant - Cruel - Intolérant.


      Bien qu'intelligent, Frollo est excessivement froid et cynique. C'est un extrême misanthrope, qui n'a jamais vraiment aimé qui que ce soit, et ne recule devant aucune folie pour asseoir sa justice. En plus, les sentiments qu'il éprouvait pour Esméralda relevaient plus du désir de possession charnelle que de tendresse amoureuse, contrairement à Quasimodo et Phoebus. Il a néanmoins une peur respectueuse des ténèbres, qui l'a poussé par aileurs à élever Quasimodo. Il ne cache jamais son mépris et c'est également un fin manipulateur.


    G r a d e . v i s é :
      Boss

    H i s t o i r e :

      Première partie : Les archives d'un juge

      Le Jardin Radieux, la nuit. Dans l'une des bâtisses des faubourgs, un vieil homme est penché sur un bureau éclairé par une bougie. Sa plume gratte fiévreusement sur de multiples feuilles de papier noircies par l'encre. Quand il a fini, il entame la relecture.

      La peur existe sous de multiples formes. Comme une maladie incurable, elle peut frapper les plus forts et les plus faibles, même si certains croient en être à l'abri. Je faisais partie de ceux-là, il y a vingt ans. Mais un terrible incident m'amena à revoir mes convictions d'homme puissant.
      J'étais un juge craint et respecté dans mon monde. La seule chose que peuvent encore redouter certains puissants, c'est que l'écart de pouvoir se réduise entre eux et les plus démunis. J'avais donc pour unique obsession de juger, et ma justice frappait la plus faible communauté de mon monde : Les bohémiens.
      C'était une soirée froide, au ciel d'un noir encore plus immuable que d'habitude. La neige marquait de sa blancheur les rues et les toits des maisons. La Seine était gelée. Seule une silhouette féminine, dans sa course frénétique, brisait le silence du décor. Affolée, elle fuyait les hommes qui avaient arrêté toute sa famille. Mes hommes. Et la naïve espérait sauver sa peau et celle de son bébé, tremblant entre ses bras. Mais je connaissais les rues de Paris mieux qu'elle, et je la rattrapai au pied de Notre-Dame. Cette femme pathétique frappait de toutes ses forces de son poing libre contre la lourde porte de l'immense cathédrale, sa voix enrouée criait asile. Elle m'entendit venir, et se retourna. Elle voulut se remettre à courir, mais elle manqua la marche et s'écroula comme un arbre tombé, envoyant son nourisson quelques mètres plus loin.
      Aujourd'hui encore, je ne sais pas de quoi elle est morte. Est-ce la faute de la chute ? D'une maladie ? De l'épuisement ? Ou même de la peur ? Je ne saurai sans doute jamais. En tout cas, je m'approchai du bébé qui pleurait dans la neige. Je le sentais tout tremblant dans mes bras, et sa voix m'était insupportable. Et quand je vis son visage, je ne pus retenir un cri de surprise. L'enfant était monstrueux.


      L'homme assis se frotte douloureusement les yeux. Remuer le passé n'est jamais facile, et la suite ne va pas faire exception à la règle.

      Un puits se trouvait au milieu de la place. Pressé d'en finir avec cette horreur, j'avançai d'un pas rapide. Mon bras suspendit l'enfant au dessus du gouffre noir et froid, mais la voix de l'Archidiacre retentit.
      Certains hommes ont le don de la parole. En eux, elle s'incarne en un monstre de puissance et de persuasion qui peut ébranler les plus confiants. Et l'effet en est d'autant plus fort quand ces hommes croient en ce qu'ils disent. L'Archidiacre faisait partie de ceux-là, et sa parole avait suspendu mon geste. Il me parla avec passion de Dieu, de l'Enfer, de la miséricorde et du châtiment des criminels qui ne se repentaient pas. Pendant qu'il parlait, mes yeux ne quittaient pas les silhouettes figées sur les hauteurs de Notre-Dame. Leur regard de pierre semblait me fixer avec pitié et colère à la fois.
      Les paroles de l'Archidiacre eurent un écho en moi.
      Même puissant, même juge, je partageais sa croyance.


      A sa relecture, l'homme éclate d'un rire hystérique qui fait trembler son corps. Quand il se reprend, il continue.

      Ma peur me contraignit ainsi à élever l'enfant bohémien. Quasimodo. Avec sa laideur, comment aurait-il pu s'appeler autrement ? Au fil des ans, je lui apprenais à marcher, à parler, à lire. Je lui inculquais même quelques notions basiques de mathématiques. Avec le temps, son physique ne s'arrangea pas, il devint même bossu. Je le cachais à la cathédrale, selon la proposition de l'Archidiacre. L'enfant que je voulais tuer était devenu sonneur de cloches.
      Je l'ai toujours haï. Il représente ma honte, la peur qui m'a fait céder face aux images de Notre-Dame. Et sa laideur me dégoûte toujours autant, lorsque j'y repense. Je l'obligeais ainsi à se cacher, je voulais le convaincre de ne jamais chercher de compagnie autre que la mienne ou que celle des cloches. Je lui dépeignais le reste du genre humain comme une nuée de cloportes et d'insectes vils, que l'on doit dominer ou écraser. Tout cela en toute sincérité.
      Mais cet idiot osa me désobéir. Le jour du festival, il osa quitter son refuge, et descendit parmi la foule. Les gens s'amusaient, riaient et buvaient, c'était pitoyable. En tant que personnalité de la cité, je devais y assiter. Je passai de l'ennui à la stupéfaction la plus folle lorsque je vis mon protégé danser sur la place avec sa couronne de "Roi des Fous". L'imbécile jouait et était heureux, les gens le voyaient et riaient de sa laideur. Moi, je serrais les points à m'en blanchir la peau.


      L'homme interrompt à nouveau sa lecture, car il vient d'entendre un bruit suspect qui vient de la rue. Il reconnaît le curieux chuintement qu'émettent des Sans-Coeurs lorsqu'ils apparaissent, mais il ne prend pas peur. C'est ce passant imprudent qui est en danger.

      Pour amuser la foule, on attacha Quasimodo et on lui jeta des tomates et du vin. Ses vêtements royaux partaient en lambeaux et coulaient de jus, c'était répugnant. Il m'avait reconnu, assis dans les gradins. Il suppliait d'une voix tremblante, d'une voix de petit garçon. "Mon maître ! Mon maître !". Je ne répondais pas, satisfait de cette punition que le destin lui avait envoyée. Ainsi, j'ordonnai fermement au capitaine des gardes, Phoebus, assis à mes côtés, de ne pas intervenir.
      Je n'ai jamais aimé l'humanité, je n'ai jamais aimé les hommes. Mais il y en a certains, pour de multiples raisons, que je déteste particulièrement. S'agissait-il de son stupéfiant charisme ? De son assurance militaire ? De sa volonté de justice inébranlable ? Pour plusieurs de ces raisons sans doute, je haïssais et haïs encore ce Phoebus.
      Le spectacle continuait, Phoebus semblait mal à l'aise, gêné de ne pouvoir aider ce garçon. Un nouveau coup du sort survint. Une voix de femme, puissante et pleine de passion, perça la rumeur du festival : "Ca suffit !". Le silence tomba, et tous les regards se tournèrent vers elle. C'était une bohémienne de taille moyenne, drappée dans une robe blanche et mauve. Ses yeux verts me frappèrent au sang. Sa bouche rouge s'était crispée dans son cri de colère.
      Tout le monde s'était tu. Elle détacha Quasimodo, lui donna à boire. Je me sentais bouillir de colère... Et d'autre chose, aussi. Un sentiment inconnu. C'en était insupportable, il avait fallu que j'ordonne à cette garce d'arrêter. Sa propre colère semblait doublée lorsqu'elle cria ce mot unique : "Justice !".
      Justice... Elle osait parler de ma propre loi, me défier devant la foule... N'y tenant plus, j'ordonnai à mes hommes de l'arrêter. Je ne sais pas si ces idiots s'étaient montrés particulièrement maladroit, ou si l'insolente était spécialement adroite, mais la bohémienne s'échappa. Elle se réfugia dans la cathédrale, grâce à l'asile.
      Plusieurs jours passèrent. Quasimodo était à jamais écoeuré du monde extérieur, et sa honte l'empêchait même de me parler, ce qui me plaisait, d'une certaine manière. La bohémienne, nommée Esméralda, restait terrée entre les murs de Notre-Dame. Phoebus supportait de moins en moins les arrestations de gitans que j'exigeais de lui. Et je me consacrais davantage à mon unique passion : L'alchimie démoniaque.
      Certes, la science est sévérement réprimée par la l'Eglise, et même de manière générale, elle est très mal vue par les gens. Mais l'art m'a toujours fasciné, et j'exerçais le plus souvent possible en cachette, attiré par les découvertes et les émanations noires de mes expériences.
      Cette activité me prenait ainsi de plus en plus de temps, je devais m'occuper. J'étais curieusement tourmenté, comme poursuivi par un spectre invisible qui causerait ma perte. Mon sommeil était très agité, je me réveillais la nuit subitement, couvert de sueur. Mes pensées se tournaient trop souvent vers Esméralda. Je revoyais avec une netteté inouïe ses yeux superbes, sa bouche fine, sa taille graçieuse... Je la haïssais plus que jamais, mais quelque chose de nouveau était né en ma haine. Et pour la première fois depuis des années, je fis en silence une prière : "Faites qu'elle soit à moi, et à moi seul.".


      Prier... Le vieil homme reste songeur plusieurs minutes. Est-il encore capable de prier quoique ce soit, désormais ? Sait-il vraiment quelle est sa religion ?

      Ce jour fatidique, deux bouleversements terribles survinrent dans ma vie. La première, qui prenait plutôt l'allure d'une réussite, consistait en l'achèvement d'une de mes expériences. Un bohémien fait prisonnier par mes soins était soumis depuis plusieurs jours à mes essais alchimiques. Subitement, il sembla s'envelopper d'un voile ténébreux. Bientôt, je ne pus plus voir ses yeux terrifiés, et je n'entendais plus ses cris. L'ombre se dissipa, et dévoila une petite créature sombre aux yeux flous et jaunes. Je souris de contentement. J'avais réussi à créer un Sans-Coeur. Le premier d'une longue liste. Hélas, seulement une heure plus tard, un soldat m'apprit qu'Esméralda s'était enfuie de la cathédrale. Furieux, je sentis mes veines se gonfler de colère. Seul Quasimodo aurait pu l'aider. Cet idiot bossu et boiteux avait osé aider par amour cette sorcière !
      Dans les jours qui suivirent, Paris fut à feu et à sang. Je déployais de plus en plus de Sans-Coeurs, ma main mise sur l'armée et la vile était désormais totale. Les habitants, terrorisés, dénoncèrent plsuieurs clans de bohémiens qui me servirent de nouveaux Sans-Coeurs. J'avais battu Quasimodo sans retenue, jugeant sa trahison impardonnable. Il ne pouvait plus me parler sans baisser les yeux, meurtri de honte. L'amour est un vice pervers qui frappe sans qu'on le sache, et oriente sournoisement nos pensées. Il nous mène aux folies les plus stupides et tue toute lucidité. Quasimodo avait complétement cédé à ce vice.
      Le ciel de mon monde s'était teinté d'un orange vif, parsemé de nuages écarlates. l'Archidiacre était chagrin, passait ses journées à prier. Il disait que ce ne pouvait être là que les signes de la colère céleste à venir. Je ne sais pas si le Ciel eut une quelconque colère envers moi. Mais je dus cependant faire face à la rage bien réelle de Phoebus. Un jour, en pleine mission, il refusa de noyer les bohémiens que nous avions arrêté. Ne pouvant supporter la moindre rébellion, je lançai mes soldats contre lui, mais il parvint à les défaire. Alors, je me battis à mon tour. Grâce à ma nouvelle création, l'Epée d'Iblis. J'étais fort mauvais épéiste. Mais cette arme magnifique me rendait fort comme dix hommes, et parfaitement invulnérable. Phoebus m'affronta avec fougue, mais ne put rien faire, et s'enfuit, blessé.
      Je parvins à le suivre, seul. L'idiot avait lui aussi trouvé refuge à Notre-Dame, et Quasimodo le soignit. Dans la nuit, les deux fous sortirent de la cathédrale et se rendirent au cimetière. Ils pénétrèrent dans une cachette située sous un caveau, et mes deux ennemis m'offrirent ainsi le rêve de toute une vie : la Cour des Miracles. Dans le nom de ce lieu secret transparaît tout ce qui a porté son existence. La grande Cour où coupe-jarrets, violeurs, et mendiants dansent et boivent, à l'ombre des Miracles qui les cachent aux yeux de l'humanité, et de ma justice. Le refuge des bohémiens.



      Le vieillard passe plusieurs pages. Lire l'arrestation des derniers gitans ne l'intéresse pas. Ce ne sont que des archives, rien de plus. Il veut juste regarder une dernière fois son passé avant de s'en détourner à jamais.

      "Choisis ! Moi... Ou le feu."
      Le visage rougeoyant de la bohémienne sous ma torche brûlait de colère. Depuis plusieurs, la grande place connaissait une chaleur frénétique. Le bûcher avait été monté vite. Les autres bohémiens, enchaînés, assistaient impuissants à la lente mains inéluctable exécution de leur soeur. Celle-ci avait insolemment répondu à ma clémence par un crachas sur ma figure. Je sentais mon coeur battre comme les tambours qui annonçaient l'exécution.
      Les flammes grillaient lentement les ballots et la paille. La fumée, noire comme ses longs cheveux, noire comme ma lame, noire comme les casques de mes hommes, noire comme les hautes voûtes de Notre-Dame, cachait sa belle silhouette, sans camoufler ses cris. La dernière chose que je vis d'Esméralda, ce fut son superbe oeil émeraude qui perça une dernière fois l'obscurité, dans une lueur d'horreur. La dernière fois, car une créature bossue et hurlante la détacha du bûcher et courut en direction de la cathédrale. mes hommes étaient déjà en train de lutter avec des dizaines de révoltés, des civils, qui ne cessaient de croître. Phoebus les encourageait et les menait. Le maudit leva la foule contre moi. Avec un cri de rage, je m'enfuis.


      Voilà, il a presque fini. Deux pages encore. La sueur coule abondamment le long de ses tempes, et il tremble un peu.

      Les marches de Notre-Dame semblaient se dérobaient à l'infini. Seul l'Archidiacre avait été assez fou pour vouloir m'empêcher d'user de violence dans ce lieu sacré. Je l'assomai d'un geste puis sortis ma lame, arrivé aux clochers. Accroupi devant un lit, je voyais mon protégé trembler. Sa bosse était secoué de tremblements, et je l'entendais pleurer. "Vous l'avez tuée... Vous l'avez tuée !"
      Son poing puissant me poussa dehors, sur le balcon. La pierre était fragile, je l'avais sentie se craqueler au contact du choc. Moi, je ne sentais rien. Quasimodo était sorti aussi. L'Epée d'Iblis fendit l'air. Il esquiva sur le côté, puis enchaîna une ruade. Je parai avec aisance, tout en enrageant d'avoir laissé ce monstre devenir aussi agile. Furieux, j'incantai la formule censée délivrer toute la puissance de mon arme. "L'Araignée devint Flamme de l'Enfer, et le supplicié sombra dans les éternelles abysses !"
      Je sentis mon corps grésiller, et tous mes muscles vibraient, comme si une puissance inconnue voulait broyer mon corps. Le décor semblait également subir cette pression, car le balcon fragile commençait à se fissurer. Quasimodo était troublé, et ne savait pas quoi faire. Tremblant, je ne pouvais même plus parler ou ouvrir les yeux. Ma bouche et mes paupières étaient fermées par toute cette énergie. Enfin, le sol se déroba. Mon corps s'écroula contre une gargouille, empêchant ma chute. Au-dessus de moi, agilement dressé contre la paroi de la cathédrale, se tenait un homme. Drappé dans un long manteau noir, rouge et blanc, il avait les mains croisées derrière le dos. Ses yeux rouges me regardaient, et son sourire était terrible. Pitié et colère à la fois, comme il y a vingt ans. Une pensée unique, comme une volonté divine, traversa mon esprit terrorisé : "Deviens mon disciple, Juge. L'Epée te tuera, son pouvoir est trop grand pour toi. Incline-toi devant moi, et sa force sera tienne. Devien mon disciple, Juge.".
      Je parvins à articuler ma dernière parole en ce monde : "Oui...".
      Ma chute sembla durer une éternité.


      Voilà, la lecture est finie. Fiévreux, l'homme rédige les trois dernières lignes.

      Mon nom est Frollo, et je suis Juge de la Ligue des Ombres. Ce qui s'est passé entretemps n'a pas à être inscrit ici, et si d'ailleurs, quelqu'un s'empare un jour de ce journal, c'est que je suis mort. mais désormais, la puissance de l'Epée d'Iblis est mienne, et plus rien ne pourra nous arrêter, mon Maître et moi.


      Deuxième partie : Une nouvelle religion


    - Si tu refuses, nous ne nous reverrons certainement plus, je t’en donne ma parole. En revanche, si tu es intéressé et que tu formes une alliance. L’Organisation ne s’en prendra jamais à vous et vous fournira la protection en cas d’attaque par une organisation qui serait dans une supériorité numérique.

    La Ligue des Ombres n'était plus, Frollo était seul, il ne put qu'accepter cette alliance improbable avec l'homme en noir. Leur poignée de main sembla sceller le sort du jardin Radieux pour les années à venir...
    *****************************

    Dis-moi, qui sait seulement ce qu'est l'Eloquence ?
    Je sais que Calliope s'en souvient, c'est selon.
    Est-ce que tu crois qu'un jour ou l'autre, ils sauront ?
    La Tablette et le Stylet y mettront un sens.
    Où est, en ces terres gastes, le bastion désolé ?
    Sans doute devant un juge bien infortuné.


    Ces phrases étranges n'avaient pas encore de sens pour Frollo, qui croyait à une hallucination due à la fatigue. Mais la rencontre d'un être singulier, et pourtant si proche du Pêcheur par Justice, fut une révélation.

    - L’émotion s’empare de moi. Fils de l’art, nous sommes d’une même famille… Genesis Rhapsodos, tel est mon nom et je prônerai, aux côtés de mes semblables, l’art tragique de Melpomène.
    - Bienvenue à toi Genesis Rhapsodos, fils de Melpomène. Je me nomme Claude Frollo, fils de Calliope.

    C'est ainsi que naquit le Consulat. Frollo avait trouvé en les neuf muses une nouvelle religion pour le guider, et dominer le monde...




    Les Questions

    Q u e s t i o n s :

      1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?
      Cela semble impossible, Frollo est trop vieux et aigri pour avoir une affection réelle pour quiconque.
      2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?
      Sans doute serait-il un monstre semblable aux gargouilles de Notre-Dame. Une créature perchée dans les hauteurs, posant un regard cruel sur l'humanité, mais néanmoins prête à la dévorer.
      3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?
      Frollo n'est pas un traître, il sait respecter ses engagements et sa parole(ce qui l'a poussé à élever aussi longtemps Quasimodo). Toutefois, il contracte ses alliances par pur intérêt, sans vouloir créer une camaraderie ou une amitié quelconque.
      4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.
      Il n'a pas vraiment d'ami, bien qu'un inconnu en manteau noir ait décidé de le traiter comme tel.
      5) Quel niveau de rp vous semble acceptable pour votre personnage ? Croyez-vous avoir le niveau ? Si non, donnez-nous une bonne raison de vous valider. Si oui, donnez-nous la quand même…
      Je pense que Frollo est un personnage avec un certain potentiel sur le plan de l'écriture, car il est l'archétype du "méchant vieux mais cruel". Je pense avoir réussi dans mes quelques rps à bien retranscrire ses traits principaux de caractère, et saisi sa psychologie.
      6) D’un point de vue objectif, qu’est-ce qui vous semble être votre point fort, votre point faible ?
      J'ai toujours eu une certaine facilité d'écriture, et j'arrive à adapter mon style et le niveau de langue suivant mes différents comptes. Je peux être très créatif et productif quand cela est nécessaire. Toutefois, mon inspiration est assez aléatoire, et il se peut que quelque chose qui m'ait motivé et enthousiasmé finisse par me lasser.
      7) Pourquoi incarner ce personnage ?
      Je voulais un compte original. J'ai remarqué que les membres de forums KH prenaient le plus souvent des persos FF ou des créations. Les persos Disney sont boudés plus souvent, de par leur côté manichéen peu engageant. Cependant, Frollo me sembalit un personnage intéressant et charismatique, dont je pouvais tirer quelque chose.
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La lance Tourbillonnante.
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Mer 14 Avr 2010 - 20:21
Et bien, une simple mais bonne description de l'année noire...

Tout comme une simple mais bonne description du physique et du caractère...

Mais bon, ton histoire est vraiment au-dessus du niveau, je te l'ai déja dit...

Et en tant que gros fan de Frollo, j'accepte bien évidemment et une nouvelle fois cette fiche de présentation...

Tu peux aller faire ta fiche de personnage...

Fiche validée et toutes conneries du style...

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