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le Mar 20 Oct 2009 - 18:24
Le ciel du Jardin Radieux était sans nuages. Clair comme d'ordinaire, avec un léger voile zinzolin sur l'horizon. Loin des fortifications de la ville, la rôche bleuâtre qui couvrait le paysage s'étendait tantôt en de longues plaines mornes, tantôt en d'étroits canyons escarpés. Le vent soufflait, et portait avec lui la fine poussière du minerai. Lorsqu'elle se levait haut dans le ciel, elle semblait offrir un ballet spectral, le ballet d'un danseur gris et immatériel, allant se perdre sous la voûte céleste... Mais qui aurait donc pu le voir, alors que si peu de gens erraient à cette heure ? Il y avait les Sans-Coeurs, et d'horribles histoires circulaient sur la forteresse vuidée qui se dressait, morte, loin de la ville.

Seul le juge Frollo avançait parmi l'étendue bleue. Lentement, pensif. Il aimait venir ici, dans cet endroit de ce monde. Il pouvait passer de longues heures à marcher seul bercé par le vent, plongé corps et âme dans sa méditation et ses tourments. La fine et haute silhouette du juge avait comme un aspect démoniaque. Les bourrasques donnaient à ses vêtements l'oscillement d'une flamme de bougie, mais une flamme noire et mauve parmi la roche bleue.


Oui, Frollo avait besoin de réfléchir, de se perdre dans l'abîme de l'énigme qu'il affectionnait tant depuis qu'il avait commencé à étudier. Il avait échappé à la mort, et en était revenu puissant. Mais cette puissance lui pesait. Comme le fourreau d'acier qui pendait à sa taille. Désormais, l'Epée d'Iblis le rendait plus fort qu'un simple homme. Il était déjà puissant et influent, mais il pouvait à présent tuer et combattre. Sans sous-fifres, sans soldats. Mais il ingorait vers qui diriger cette puissance, qui frapper. Maintenant, traquer les bohémiens lui semblait bien dérisoire. Ces chiens de gitants ne valaient rien, ne nécessitaient pas la divine puissance alchimique d'Iblis.
Frollo avait voyagé brièvement parmi quelques mondes, recueillir des informations. L'Organisation XIII, la Coalition noire, les Mercenaires... Cela semblait autant de formations capables de se mettre en travers de sa route, un jour. De menacer sa puissance arbitraire. Il lui fallait aussi compter sur les maîtres de la Keyblade, porteurs de cette arme redoutable certainement supérieure à l'Epée. Mais le but ultime, l'inaccessible, demeurait sans doute Kingdom Hearts...

Le juge s'arrêta à un mètre du précipice. Il avait marché longtemps, mais plutôt que de contempler la vue qu'il aimait toujours autant admirer quand il venait ici, il regarda autour de lui. Tout en dardant un regard hostile sur les environs, il mit la main au fourreau de son Epée d'Iblis... Il n'était pas seul.


Dernière édition par Frollo le Mar 20 Oct 2009 - 18:37, édité 1 fois
La lance Tourbillonnante.

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le Ven 30 Oct 2009 - 17:07
A nos actes manqués…

Tout n’est plus qu’ombre, rien ne ment. Le temps demeure et meurt pourtant. Tombent les apparences, nos longs, si longs silences… Solitaire à un souffle…Et puis cette ombre au fond de l’ombre. Et puis ces deux mains qui se nouent… Ces gestes faits et refaits sans en voir le bout… Et puis cette ombre encore debout. Le cri d’une sirène quand le jour a déteint. Parenthèse de peine, l’oubli jusqu’à demain…

Le seul endroit de la Forteresse Oubliée qui pouvait servir d’arène en un contre un, se nommait précipice des ténèbres… L’origine de ce nom était incertaine, n’étant pas sous une domination ténébreuse. Mais ce qui était certain, c’était que les plus grandes forces des ténèbres avaient foulé son sol… Il en était devenu un rituel, pour deux guerriers de camp opposé, d’aller s’affronter jusqu’à ce que la mort advienne. Mais le jeune élu de la keyblade, rejeton immature de la lumière avait jugé bon de sceller l’endroit en bouchant son entrée de rocs.

On avait pas jugé bon dans la Forteresse de rouvrir l’accès à l’endroit peu orthodoxe, chose tout à fait légitime. Il fut tout à fait oublié, jusqu’à ce qu’un Membre des ténèbres trop ambitieux le retrouve, et comme pour faire renaître le rite, il engagea un combat contre un compère des ténèbres. Le dénouement en fut inconnu, et peu de gens souhaitaient savoir.

Un homme marchait dans les plaines qui menaient à ce socle. Il n’avait rien d’impressionnant, au niveau de sa physionomie, il était de ceux dont on pouvait se moquer tant on regagnait de l’estime pour soi-même en s’y comparant… Un vieillard au visage aigri, aux traits creusés, comme s’il eut jeûner pendant des jours durant. Il était grand et maigre…
Mais pour en revenir à la moquerie, il y’avait peu de risques pour que cet homme fut la cible de critiques. Car s’il avait un habit d’aristocrate, il en avait prit cet air hautain et d’une sévérité sans borne, qui aurait certainement suffit, à défaut de preuves, à convaincre la brute qu’il n’est qu’une jeune vierge. De ces hommes avec qui il vaut mieux être ami, ou soumis si on eut moins de chance.
Le Magistrat pénétra dans la faille épaisse de la montagne, qui donnait au précipice des Ténèbres et le parcourut à pas lents.

Ses pas semblaient dire qu’il faut partir à la guerre, le mousquet au fusil. Qu’il faut vivre notre patrie mère et mort à l’ennemi. Que la mer amante est cruelle à la vie à la mort. Que nos montagnes sont belles et respectent les forts… Qu’ Ave Maria, Notre père, à nos pêchés pardon. Son silence était comparable à celui d’un clerc. Mais plusieurs indices dénonçaient la vérité.

Il n’y eut pas de pourquoi, juste le fait. Un membre de l’Organisation apparut sur la montagne adjacente au précipice. Celui-ci était certes devant un grand vide, mais restait encerclé d’un cirque de roc, d’où on pouvait voir ce qui se passait dans l’arène, sans être repéré. Et ce fut là que Xaldin fit son entrée. Il marcha jusqu’au bord de la canyon et observa le vieillard. Il n’était pas d’ici, cela était indéniable. Son style vestimentaire défiait toutes les fantaisies des habitants, maintenant en paix.

Le Numéro III partit en fumée noire dès qu’il fut repéré par cet être trop intelligent. Mais au lieu de fuir, il réapparut dans une même explosion de fumée derrière le Juge, ne disant mot. Xaldin observa le geste de l’humain, qui frôla une épée qui portait tout le poids du jugement. Cela lui serait bien inutile. Bien que Xaldin ne fut pas en garde, les deux bras derrière son dos, comme l’eut fait le maître de sa vie antérieure auparavant. Et au lieu de chercher l’attention de cette nouvelle rencontre, il maintint son sombre regard drapé d’une cagoule vers le sol stérile de tous ces affrontements.


- Si vous êtes ce que je crois. Vous regardez cette citadelle abandonnée… Vous vous demandez pourquoi elle l’est… Vous vous demandez pourquoi elle le resterait… Et vous vous demandez pourquoi elle demeurerait inaccessible. A tout un royaume, un gouverneur… N’ai-je pas raison ?

Aussi, la Lance Tourbillonnante pouvait être brute dans ses paroles et violent. Encore plus, il était en quête d’éloquence et pouvait sembler compréhensif.

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le Ven 30 Oct 2009 - 19:14
Frollo se retourna nerveusement. La silhouette sombre qui avait disparu du flanc de la montagne s'était rematérialisée tel un ectoplasme joueur derrière lui. En proie à la colère et la surprise, le juge se sentit pris soudain d'un effroyable accès de haine envers cet inconnu, qui venait le narguer par un tour de passe-passe au milieu de ses réflexions. Le Magsitrat toisa alors l'inconnu avec sévérité, l'examinant dans un premier temps. L'homme, si seulement c'en était un, était drapé d'un manteau noir dont la cagoule dissimulait complétement son visage, tourné vers le sol. Il était plutôt grand, et semblait également musculeux.
Frollo n'avait pas lâché la poignée de l'Epée, crispé et attentif.


- Si vous êtes ce que je crois. Vous regardez cette citadelle abandonnée… Vous vous demandez pourquoi elle l’est… Vous vous demandez pourquoi elle le resterait… Et vous vous demandez pourquoi elle demeurerait inaccessible. A tout un royaume, un gouverneur… N’ai-je pas raison ?

Cette voix était grave et basse, presque murmurée. L'étranger était étonnament sûr de lui, et sa posture elle-même suggérait la puissance contenue de l'individu. Mais ce qui troublait le plus Frollo, ce n'était pas cela. Encore moins le charisme singulier de cet "homme", ou les conditions dans lesquelles il lui était apparu. C'était plutôt l'impression d'immatérialité qui émanait de lui. Frollo, pourtant un homme de lettres habile à manier le verbe, n'aurait su décrire quelle était cette curieuse idée que lui inspirait l'étranger. Pourtant, il semblait bien fait de chair et d'organes, il l'entendait respirer. Faiblement. Trop faiblement, pas plus qu'n fantôme. Mais les pans de son manteau étaient bien affectés par le vent, alors pourquoi le corps qu'il recouvrait ne serait pas réel, lui aussi ?
Toutefois, c'est la voix qui demeurait le plus intriguant. Quand cet homme lui avait parlé, il avait l'impression d'entendre une voix de songe.


- C'est vrai, pourquoi ne pas occuper les lieux ? L'endroit est vide. Et la misérable populace des alentours n'aurait pas le courage de déloger les nouveaux venus.

Le Magistrat aimait effectivement bien cette forteresse. L'esthétique particulière de castel hanté était plus que séduisante. Mais jusque-là, Frollo ignorait si cet endroit avait une importance particulière, tout comme ses anciens occupants. Et le fait que cet inconnu lui en parle était des plus étranges...

- J'ignore qui vous êtes, ou plutôt ce que vous êtes. Sachez toutefois que j'ai horreur de toute cette vermine qui se croit supérieure en parlant par énigmes, et se cache sur les flancs des montagnes. Moi, je ne cache pas mon visage sous une cagoule, aussi laid et ridé soit il.

La voix du juge était étranglée par la colère.
La lance Tourbillonnante.

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le Jeu 12 Nov 2009 - 19:42
Donc, en plus d’avoir une dignité magistrate, il semblait livré à des guerres intestines. De lui émanait une puissante colère, sans doute la seule chose que Xaldin lui reprocha dans cette première approche… Certes, elle était légitime face à l’arrivée suspecte du Numéro III qui, en tant qu’organisé se devait d’être inexistant et sans influence dans la vie du badaud, pour préserver l’anonymat. Mais bien qu’il ait cru que cet homme détenait toute la patience du monde, il n’en fut pas déçu. Au contraire, cet homme lui faisait penser à l’être lui ayant le plus ressemblé et dont il savait tout : Beaucoup de haine et une grande avance sur les autres.

Xaldin avait fixé le sol et gardé une pose stoïque, du moins jusque là… Il n’avait pas répondu à la première remarque du magistrat, ayant attendu la suite de sa pensée. Mais de sa première parole, il en déduit que l’aristocrate était bel et bien un aristocrate… Un homme qui dirige de sa richesse et de son charisme demeure dans l’habitat qui pourra abriter son égo. Et celui-ci semblait apprécier cette demeure.

Son visage mélangé d’agacement et de haine, toujours la main sur la poignée de sa lame, il n’abandonnait pas l’idée de se défendre ou d’attaquer à son envie…
Quand Xaldin n’existait pas encore, son antécédent humain était certes un négociateur éloquent plus qu’un scientifique, mais il était de ceux qui abandonnaient toute idée de dialogue quand il ne jugeait plus cela utile, se mêlant très vite au combat. Il en avait adapté un moyen pour ne pas perdre son temps à parler si cela était vain. Pour la simple raison que de son vivant, ce qui différenciait Dilan de ses cinq collègues et amis, c’est qu’il était le seul à aimer combattre sans retenue.

Xaldin avait beau ne plus rien ressentir, il se souvenait de sa vie antérieure et fit, quelques jours après sa réincarnation, un pacte avec lui-même. Changer le moins possible, pour ainsi ne pas trahir ce qu’il fut. Combattre était devenu un réflexe et négocier, un devoir pour l’Organisation
Or, cette fois-ci, il venait de son plein gré et combattre n’était pas dans ses intentions…

Et quand le magistrat libéra tous son mépris contre la « vermine ». Xaldin rit à cette remarque, un de ses rares rires qu’on pouvait entendre, un rire qui n’était pas fort, mais que l’on pouvait entendre jusqu’à la Forteresse. Un faux rire évidemment, forcé. Mais qui n’était qu’une preuve de respect, et toujours avec un ton amusé, il parla enfin, employant le mot quelque peu paradoxale de simili.


- Un homme selon mon cœur…

Et se taisant à nouveau, il leva son regard vers cet homme. En effet, il n’avait pas de cagoule, mais il se cachait tout autant que l’organisé. Par des habits bourgeois et d’un manteau de haine.
Xaldin mit alors ses mains sur la cagoule qui cachait l’entièreté de son visage, et l’enleva. Le visage était alors à découvert, un facies laid mais sévère, des oreilles pointues, un piercing, des favoris et des rastas en guise de cheveux… Il restaura la pose d’antan, mais cette fois, c’était le regard du magistrat que le Numéro III retenait.


- Xaldin… Je doute que quelqu’un ignore encore ce que signifie mon manteau, ainsi que ce qu’il implique. Notre passé, notre échec… Vous savez désormais tout sur moi. Je me suis plié à votre volonté. Mais faîtes de même, racontez moi l’histoire de la haine…

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le Ven 13 Nov 2009 - 14:57
L'inconnu en manteau noir éclata de rire après l'intervention de Frollo. Pas de ces rires gras et lubriques qui peuvent animer les plus ridicules dans leur hilarité. C'était un rire tout en retenue, mais en même temps présent, comme le chuchotement du vent. De plus, ce ne semblait pas tant un rire amusé... L'individu devait être de nature aussi sévère que Frollo. Non, ce rire-ci était comme empreint de... contentement.


- Un homme selon mon cœur…
*Figure-toi justement que cet homme meurt d'envie de t'arracher le coeur.*

Qui était cet homme ? Que prétendait-il en s'appropriant ainsi le Magistrat froid et mysanthrope au coeur ? Frollo avait-il donc trouvé plus farouche et cruel que lui ? C'est alors que l'impensable se produisit : L'étranger releva lentement sa cagoule de ses deux mains, révélant alors son visage. Ses cheveux et favoris étaient noirs de jais, comme son manteau. Quand sa chevelure retomba sur sa nuque, libérés de la cagoule, Frollo ne put s'empêcher de songer à la cascade serpentine des cheveux de Gorgone. D'ailleurs, l'individu tenait aussi de cette créature mythologique l'intensité mystique du regard. Ce regard aux yeux bleux sombre, comme la voûte troublante du ciel nocturne, comme les flots torturés de l'océan sous la tempête...
Frollo était pétrifié. Ses yeux écarquillés, sa bouche ouverte en un silencieux hoquet de surprise...


- Xaldin… Je doute que quelqu’un ignore encore ce que signifie mon manteau, ainsi que ce qu’il implique. Notre passé, notre échec… Vous savez désormais tout sur moi. Je me suis plié à votre volonté. Mais faîtes de même, racontez moi l’histoire de la haine…

L'évidence s'inscrivait désormais en lettres brûlantes. Elle avait déjà commencé à naître chez le juge face à ce regard pas vraiment réel, ces pupilles d'une autre réalité. Mais grâce à ces mots, le mystère s'achevait enfin, et laissait place à une vérité complète et éclatante d'évidence.


- Xaldin. Un Simili de l'Organisation... Tu ne devrais même pas exister.

Allez savoir ce qu'entendait Frollo en se prononçant ainsi. Son ton était des plus ambïgus. Il pouvait aussi bien masquer le mépris des plus profonds que voiler une crainte respectueuse. Peut-être même qu'il y avait un peu de tout cela à la fois... En tout cas, l'identité de l'inconnu était fixée. Xaldin. Numéro III de l'Organisation XIII. Battu par Sora, comme tous les autres. Et revenu à la vie... Du moins pas vraiment à la vie. Plutôt à un simulacre d'existence. Et voilà que désormais le Simili voulait parler de la haine avec Frollo, insistant pour qu'il se confie.
Il ne put s'empêcher de se remémorer l'Eglise, avec cette situation. Les fidèles venaient voir leurs confesseurs, s'humiliaient devant eux, devant Dieu. Ils parlaient de leur vie marquée par le pêché et le remords, de leurs fautes, leurs envies, leurs désirs inavouables... Tout cela pour prier que la miséricorde divine lave leur honte et leur promette le paradis. Ici, Xaldin venait de son plein gré à Frollo, rappelant par sa seule présence la défaite qui détruisit l'Organisation, et sa terrible condition de semi-existence. Mais la chose n'était pas asymétrique. Le Simili pressentait que le juge avait ses hontes et son passé, tout comme chaque être rongé par la haine. Et surtout, quel paradis Xaldin attendrait-il en retour ?


- La haine ? Chacun la voit naître d'une manière différente, croit qu'elle revêt un aspect différent pour chaque mortel. C'est la plus grave des erreurs de notre humanité. La haine est une femme. Une femme que l'on voit danser et à laquelle on ne prête pas attention tout de suite. Puis la vie continue, les échecs et les colères se poursuivent. A chacune d'elle, on revoit la danseuse. Ses pas chaloupés et sa grâce sont d'abord agaçants, mais finissent par séduire. La danseuse hypnotise et guide les actions. Chacun de nos pas devient dicté par sa chorégraphie de succube. Certains parviennent à se débarasser de son influence, à l'écarter. D'autres continuent à être spectateurs soumis de cette soumission fantastique, et s'en oublient eux-mêmes.

Frollo afficha un curieux sourire, et ferma les yeux. Après les avoir rouverts, il prit une expression délibérément malsaine.


- Je la vois encore aujourd'hui, Xaldin.
La lance Tourbillonnante.

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le Dim 15 Nov 2009 - 21:15
En effet, Xaldin n’aurait jamais du exister, il était de ces gouttes de trop dans l’averse. De celles qui tombent à terre et dont personne ne saurait le nom, et son existence coulerait comme de l’eau pour être oubliée… Il aurait bien ri de cette remarque en guise de « C’est vrai, mais il m’importe peu », mais il ne le fit pas, l’idée ne lui vint pas. Il en aurait au contraire pleuré. Mais s’il pouvait se faire rire, pleurer lui était impossible… Il ne lui restait plus qu’une solution possible, faire taire à tout jamais le magistrat.

- J’aurais aimé te dire que certains sont morts pour beaucoup moins que ça, mais c’est en général après ce genre de réflexions que je m’en vais dans un voile de ténèbres en riant pour tenter de déstabiliser l’adversaire et de faire de moi un être pleins de mystères... Mais je doute que ce genre de mensonge te berne…

En effet, Xaldin n’aurait su définir l’impression qu’il avait du magistrat, mais il devait être tout sauf naïf… Une question se forma alors dans son esprit, qu’est-ce que le plus difficile entre mentir au magistrat et essayer de mentir au magistrat. Cela devait revenir au même, un bégaiement, une quinte de toux pour justifier la réflexion et un échec en guise de solution…

Mais l’atout principal à la décision de Xaldin de rester à parler avec le magistrat, était qu’il avait eu droit à ces critiques de nombreuses fois… Mais ce qui différenciait cette fois-là, était clairement le constat de l’aristocrate…
Il ne disait pas cela avec agressivité comme pour vexer le simili, mais comme s’il eut comprit de lui-même et que sa pensée eut été citée par mégarde…

Et alors que le Numéro III regardait à nouveau le sol malgré sa volonté, son regard atterrit sur les tours de la Forteresse ou avait régné le conseil des ténèbres… Ces hommes et femmes étaient tous maître d’un monde, ou bien respectés par tous, et ils avaient bien failli renverser la lumière… La Lance tourbillonnante ne savait si le magistrat régnait sur autre chose que sur ses sous, mais ce dernier aurait certainement pu entrer dans le conseil, qui comptaient certains éléments n’étant pas très futés. En effet, le magistrat ne cessait de jeter des regards de satisfaction vers cela… Le Prestige…

Le magistrat, nom qui lui allait très bien, commença alors le récit de la haine, sa naissance, son élévation et l’embûche qui la rendit croissante… Il parla d’une femme dont les mouvements semblaient des danses et dont le regard paraissait être de braise, ce qui surprit Xaldin… Il ne le connaissait pas, mais il n’eut osé l’imaginer s’encanailler avec des danseuses et rites bacchanales. Mais la suite de l’histoire parlait de haine pour se finir en soumission… S’en suivit alors un léger silence…


« Je la vois encore aujourd’hui, Xaldin. »

A cette phrase, Xaldin fronça les sourcils et ne pu à nouveau s’empêcher de détourner le regard. Cette phrase sonnait autrement que toutes autres… Un semblant de confession ou de révélation. Il y avait du vice chez le magistrat… Un vice incroyablement étendu, sans doute était-il égal à celui du Cynique Autocrate, que Xaldin avait croisé quelques semaines plus tôt. Sans doute supérieur à celui de la Légende Eternelle. Et cela, le Numéro III l’avait ressenti en un regard.

- La meilleure des passions est la pire des discordes… C’était une belle histoire, magistrat… Laisse moi t’en raconter une autre…


Xaldin leva sa main et la pointa vers la Forteresse de Maléfique.


- Il y a quelques années de cela, des hommes régnaient sur ce monde, dans ce château. Ils étaient tous des marchands de ténèbres et pliaient le monde à leur volonté, mais ils ont échoué car ils étaient les serviteurs des ténèbres… Nous avons suivi, nous membres de l’Ordre, avons vaincu tous ceux qui auraient pu se mettre en travers de notre route, mais nous avons échoué, car nous nous sommes servis du néant…
Mais il a existé des hommes… Deux hommes plus précisément, qui auront chacun réussit à installer la plus grande des peurs dans le cœur de chacun… Même nous, avons du nous replier… Et laisse moi te dire que rien n’aurait pu les détruire.


Le Numéro III rit de la même manière qu’il y a quelques minutes. Cette histoire n’avait pas la beauté de celle de l’aristocrate, mais elle était tout aussi vraie… Seul le vice peut supprimer le vice.
A côté de telles histoires, Xaldin n’avait sa place. Son histoire était sans vie… La connaissance, la force, la diplomatie, l’éloquence, la puissance. Rien n’aura jamais réussi à le faire hésiter… Et des histoires sans complications, cela n’existe pas…

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le Mer 18 Nov 2009 - 21:12
- J’aurais aimé te dire que certains sont morts pour beaucoup moins que ça, mais c’est en général après ce genre de réflexions que je m’en vais dans un voile de ténèbres en riant pour tenter de déstabiliser l’adversaire et de faire de moi un être pleins de mystères... Mais je doute que ce genre de mensonge te berne…

Même si Xaldin ne formulait pas de menace explicite, Frollo, plus que jamais, se rendit compte que ce n'était pas n'importe quel être qui lui faisait face. Ce n'était pas une entité dépourvue de puissance qui lui faisait office d'interlocuteur. Il pensa se rattraper le mieux possible, notamment en corrigeant ce tutoiement intuitif qui lui était venu, mais en se rappelant que le Simili l'employait à son tour, il se ravisa. L'homme en manteau noir se mit à contempler les tours de la lointaine Forteresse, et par un réflexe absurde, le juge l'imita. L'architecture laissait vraiment une curieuse impression. C'était un édifice qui inspirait aussi bien la désolation mortuaire des ruines séculaires que la magnificience écrasante des cathédrales. Ce singluier emblême de coeur était des plus fascinants...
Après son histoire, Xaldin complimenta le Magistrat, rappelant qu'il n'y a pas pire conflit que le brasier de la passion. C'était bien vrai. Comme son coeur avait été en paix avant de connaître ces tourments inutiles et destructeurs... A cet instant, il pensa que le Simili, dépourvu de coeur et de sentiments, détenait une supériorité non négligeable sur le genre humain. Les hommes sont esclaves de leurs transports, tandis que quelqu'un qui les maîtrise, ou mieux, n'en a pas, dispose d'un froid et d'un détachement qui se révèle terriblement efficace dans l'affrontement...
Puis Xaldin commença son histoire. Il parla de personnages importants qui siégaient autrefois ici, dominant les mondes par les ténèbres. Des ténèbres qui leur avaient été fatales... Le juge se remémora les Sans-Coeurs qu'il avait créés, et le pouvoir qu'ils lui avaient donné. Se pouvait-il que le Numéro III fasse allusion à ces créatures ? A la soif terrible de mal qui les accompagne comme la mort quit la peste ? Le Simili mentionna ensuite l'Organisation, et parla de deux hommes... Qui à l'entendre étaient plus que cela. Des demi-dieux, plutôt... Non, un demi-dieu est faible de par sa moitié humaine. Des dieux, alors ? Un dieu perd son pouvoir et sa superbe lorsque la croyance meurt, Frollo ne le savait que trop bien. Ce devaient être alors des êtres encore supérieurs aux dieux, si ils ne pouvaient être détruits. Et la langue, imparfaite, ne pourrait jamais les nommer.


- Je me nomme Frollo. Je suis un juge.

Une présentation sobre, mais le Magistrat était absorbé par ses réflexions et les paroles de Xaldin. Tout était dit, les deux étaient désormais mis à nu l'un en face de l'autre, sans secrets... Le Numéro III attendait-il encore quelque chose de Frollo ?
La lance Tourbillonnante.

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le Ven 4 Déc 2009 - 22:56
Ainsi donc, il se nommait Frollo. Ainsi donc, il était juge. Ainsi donc, il fut le gouverneur d’un monde. Ainsi donc, sa soif de pouvoir l’avait amené jusque là, dans ce monde ou désormais, la lumière régnait, en attente d’un nouveau maître. Et si ce nouveau maître n’était autre que le Magistrat. Le destin semblait l’avoir voulu, en l’amenant jusqu’à ce monde souillé par ce que les badaud appellent « la bienfaisance ». Jugeant cela de leur infime connaissance, ils se permettaient alors de cracher sur celui qui verrait la situation avec plus d’objectivité. De cela, Xaldin avait des preuves. L’homme qu’il était venu voir en ces terres, n’était pas le magistrat, mais celui qui combattit un membre des ténèbres quelques semaines auparavant et dont on ne su le dénouement.

Le plus interloquant élément de la rumeur à propos de cet homme ailé, résidait en le fait qu’il soit né dans les ténèbres, mais qu’il ait pu s’en dégager par sa seule volonté. Seulement, cela ne suffit pas aux habitants qui l’expulsèrent. Le Numéro III avait pensé, en venant en ce lieu, à manipuler ce cœur abandonné et à en faire un sans-cœur et un simili puissant. Au lieu de cela, il rencontrait un homme intéressé et intéressant. La déception s’était changée en satisfaction. Et le doute avait muté en certitude. Cet homme fut bel et bien un porteur de vices.

Xaldin rompit alors sa position si solennelle, et s’avança de quelques mètres pour être à la droite du Magistrat. Preuve que la Lance Tourbillonnante respectait cette nouvelle rencontre, se considérant à son niveau. Il tourna alors sa tête vers le visage aigri du Juge Frollo, qui portait en ses traits, toute l’expérience du monde...


- Frollo, en tant que juge, tu dois sûrement savoir différencier le mensonge de la vérité. Et pour ne pas t’apprendre ce que tu sais déjà, il faudrait que je te révèle ton avenir… Sans sortilèges et artifices, je saurai te dire ou tes vices te mèneront… Au sommet de la montagne, au siège de la vallée… Je ne t’ai pas raconté une histoire telle que celle là pour faire étalage de ma culture, mais pour que tu prennes conscience que tu seras le troisième régent des mondes…

Certes, Xaldin tentait une certaine manipulation envers le magistrat, mais sans mentir pour autant. Un tel élément qui serait susceptible de s’opposer à L’Ordre devait mourir ou traiter d’un pacte interdisant une quelconque immondice envers l’autre camp.

- Tu survivras, le Cynique Autocrate et la Légende Eternelle ne pourront qu’admirer. Je t’offre la protection de l’Ordre, ou du moins la mienne. Je ne te demande qu’une chose. Élève-toi et quand tu régneras, offre nous le cœur d’un monde.

Le cœur d’un monde, pour compléter Kingdom Hearts, ne serait qu’une babiole si Frollo réussissait à dominer l’univers. Et curieusement, alors que Xaldin soit dans l’incapacité de ressentir, il eut une impression. Il se souvint alors de la satisfaction que l’on pouvait éprouver après avoir enduré une épreuve. Il se sentait comme fier. Peut-être était-ce cela, l’amitié dont Axel et Roxas se vantaient en débitant leurs nombreux moments passés ensemble. Peut-être est-ce tout simplement un lien qui unit deux personnes, alors que l’une d’elles éprouve un « sentiment » oublié depuis bien des années.
Un rictus se dessinait alors sur le facies du Numéro III. Sans doute se faisait-il passer maintenant pour un soldat pratiquant de la propagande.


- Si tu refuses, nous ne nous reverrons certainement plus, je t’en donne ma parole. En revanche, si tu es intéressé et que tu formes une alliance. L’Organisation ne s’en prendra jamais à vous et vous fournira la protection en cas d’attaque par une organisation qui serait dans une supériorité numérique.
Je ne te le cache pas, j’espère que tu seras en mesure de défaire le Modéré Noir… Si tu ne le connais pas encore, cela ne saurait tarder que tu deviennes puissant ou pas. Il ferait tout pour dominer les mondes non-neutres et saura te trouver pour te recruter ou pour t’abattre… Mon ami, je ne saurai que trop te conseiller de bâtir un groupuscule à la hauteur de la Coalition Noire.


A y réfléchir, la seule chose que demandait Xaldin, c’était l’ascension du Magistrat. Ce qui allait suivre coulerait de source.
Le Numéro III fit un geste brusque et tendit sa main vers Frollo, pour officialiser l’accord.


- Si tu hésites, donne moi des conditions…

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le Sam 5 Déc 2009 - 19:49
Xaldin s'avança vers Frollo, ce qui le troubla. Il fut tenté de répondre avec son éternelle méfiance et de dégainer son arme, mais il s'en abstint, et parvint à se contrôler. Le Simili n'avait finalement pas l'air d'être un ennemi, il était venu apporter son histoire et ses conseil... Ainsi que son étrange discours ! Il prétendit que Frollo deviendrait le "troisième régent des mondes, que sa vie serait guidée par ses vices ! Jusque-là, ses propos avaient été construits et censés. Peut-être que Frollo savait lire le mensonge comme la vérité, mais n'importe qui aurait vu là une hypocrisie pure, destinée à plaire au juge. Quoique... Xaldin devait se douter qu'il ne serait pas dupe. Pensait-il sincèrement que le Magistrat deviendrait puissant ? Non, cela ne se pouvait... Frollo tenta de s'en persuader, par pure lâcheté, mais il regarda vite la vérité en face. Il n'était plus cet homme qui faisait trembler Paris et traquait les bohémiens. Il n'était plus qu'un vieillard seul, dans un monde qui n'était pas le sien, exilé à jamais de son ancienne gloire. Seule l'Epée d'Iblis lui donnait la force de ne pas finir comme un vulgaire mendiant... Il était certain qu'il ne pourrait pas vaincre seul cet ennemi qu'il ne connaissait même pas, ce monstre immense et informe qu'est l'humanité.
Le Cynique Autocrate et la Légende Eternelle... Se pouvait-il que ce fussent là les deux êtres exceptionnels dont avait parlé Xaldin ? Ces mots semblaient adaptés, mais ils prenaient ici un sens surréaliste. Comment ces personnages à la surpuissance innommable pouvaient-ils un jour admirer le juge Frollo ? Certes, son interlocuteur parlait de l'avenir, mais sa voix était d'une étonnante conviction. Et il lui offrait sa protection, en échange d'un coeur de monde, une fois que Frollo aurait dominé l'univers. L'offre était tentante, avoir le soutien d'un membre de l'Organisation XIII en ces temps était plus que profitable. Mais comment espérait-il seulement que le Magistrat puisse lui apporter ce qu'il demandait ? Qu'est-ce qui justifiait une confiance aussi soudaine et déterminée dans le destin d'un étranger ?


- Si tu refuses, nous ne nous reverrons certainement plus, je t’en donne ma parole.

Une parole ambïgue. Si le juge refusait, et que le Lancier l'exécutait sur le champ, ils ne se reverraient plus. Mais la suite du discours le convint qu'il ne s'agissait pas de cela. Former une alliance... Faire face à la Coalition Noire, qui faisait trembler les plus téméraires, même des êtres dénués de coeur... Devenir aussi fort que son terrible chef, le Modéré Noir... Mais autour de quoi Frollo pouvait-il rassembler des hommes ? Pour quoi ? Avec quelle promesse ?
Un ami... Cela semblait se vérifier. Ces vauriens de Quasimodo, Phoebus et Esméralda lui avaient mis suffisament de bâtons dans les roues au nom de leur stupide amitié. Comment le pauvre Frollo, qui avait toujours vécu en mysanthrope solitaire, pouvait se représenter ce qu'était un ami ? Comment pouvait-ce être autre chose qu'une persone sur laquelle s'appuyer en cas de détresse, et réciproquement ? Cet ami tendait la main...

Frollo serra la main de Xaldin, lui répondant par un sourire confiant.


- Tu veux vraiment Kingdom Hearts, mon ami ? Moi, je veux un royaume. Et tout royaume a été bâti à partir d'une première pierre. Je m'en vais récupérer la mienne.

Sur ce, le Magistrat salua le Lancier en inclinant le buste. Puis il prit un chemin tortueux et escarpé sur le flanc du précipice, et commença sa marche vers la Forteresse Oubliée.
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